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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
15 BRIDGE STREBT MILL BRIDGE STkKET
WITNEY • OXFORDSHIRE 0X8 6YH
Telephone; (0993) 776396 Fax: (0993) 779043
NATIONAL^
U
AUX ASSIGNAIS}
PAR B R KSS ON,
Député du département des Vofges..
_.l«r»IMS i-AR^ORORI RI LA CojfXCVTJON NATIONAItf
wn'fif, le
1
? Ceft demain ceft faut étayer u1
«Édifice qui croule & va nous écrafer; le retard d'un jour
«ft une^rahmité encore quetql1e. décades & tout eft
pèidu voilà ce que chacun fe dit ce que chacun fé-
pete dans la plus douloureufe. anxiété; cV cependant, p*c
une incqnféquenoe tare, les féances fe
fondent Tans fruits comme fans réfulutj,
contre l'égoïfme, des menaces contre l'agioiâge des;
fotties comte les -prêtres, des reproches au*
notre détreffc, des théories de 1 impôt, dci "cakals <iW-
d'antres fi vagues, fi -lointains des
cernées des critiques au lieu de des
déclamations au lieu de plans, des hy^thèfes & non
aes-m£fnrt;s pftà ce que j'entends
toujours depuis qu'on paçle finales. Oui je le foutiens
'«a lieu de s'approcher le rxK.s'élofgne ;'« pourquoi?.
principe, de l'approfondir;
'de on à préfcftté cent à-la-bis;
c'eft que cjque orateur s'eft -abandonné dans une route
• particulière qu'il nous a annoncé être la feule bonne,"
.la feule praticable; c'eft qu'on a promené notre imagi-
nation de fyftême<n fyftème, au lieu de clouer notre
uifon fur une queftion précité, unique. Quel eft celui
dc nous. qui ne foit moyens, plus in-
oukt du fuccès qu'il ne l'étoit il y a quelques jours.
Je le prévois, on aura dévoré une décade entière cV
après nous être épuifés à parcourir un efpace immenfe,
nous ferons trop heuteux de revenir au point d'où nous
«s» fommes partis.
Que voulions-nous foire ? Diminuer la
onits.- Où f3fnrhes-noiis l'impqt
dîme" de Vauban, la
ïerhie aux pentes, aux courtiers de^clwngei
arriverons fans, doute aux; douanes, m
aux droits i mettre fur ,les;
chevaux, les chient, les cheminée» &c
Rh*. ne voyez-vo;ts pas li flamme qui j'élance dtjl
Jufqu'ati faîte? De l'cau des pompes, des échelles!
caries de ce défaftre', des précautions prendre paitf
1 empêcher l'avenir, des réparations faire, de-la
diftnbuùon nouvelle à donner au bâtiment!
Mais dit on, c'eft un- plan de finmcesçoiul fauç
-combmer. Un plan de finmee grand dieu îTorfoue ]\
République confomme
mois. abforbe les produits de deux anné^; lorftjn'it tint
piédpiter dans le gouflre de la guerre, ragvicùJrtue
nnduftrie le commerce, les tnilîitrds lis hommes,
pour fauyer la liborcéôV prendre la paixd'a^aut? un plan dji
financés! mais attendez doncquejetorrtfu de nos liépenfe^
révolutionnaires' fpit tari, queMaconfCirution foie f.utie iltf
chaos, aa"un'^ouverne'ment robufte, fier, ait comment
,.̃ ù marede rapide Se majeftueuf<f^ alors féuhrinent' vous
• ratTemblprez les élémçns ép.iVs de la fortune" publique ,)
alors Vous rappellerez l'ordre, fi long* temps cha(Té pa<
la rwain. intense de l'anarchie alors vous mettrez cit
harmonie les recettes & les dépendes, alors vous cher:;
checei lentement les moyens* les plùi sQrs d'augmenté
.le'$ unes fans vexation, de diminuer Ics^tutrés fans par-
cimonie i alors vous travaillere* pour té temps pour là
gloire, pour la profpérité de la France..
Mais aujoïirdjiûi arrêtez les progrès du mal & vous
aurez- fait le plus grand bien j empêchez le difcrétîic
d'augmenter, Se vous aurez fauve 1 afllgnst j faites qu«
noirs barehions encore fixrmois,-& nous arriverons in-
failliblement au port.
Un plan été préfenté,par le comité, combiné d'après
ce priHcipe qu'il s'agifloit -non de reftanri r les finance,
leur rnine comment t'a-t-on attaqué?
On s'en (ut la loi qui
4
dire; en Kngot, eil vaiflellc, en orfévr«ric, ou conftnc
Bien cu'il ait cette qualité; nuis en monnoie, on la lui
icfufe. Eh quoi! pour être divifée en morceaux plus ou
moins grands, pour avoir telle empreinte, telle forma
dïrTécçnrc, uôû matière cdfc d'être la même La roqunoie
çft *u lingot, ce que le boirtcau, la
tu muid, ce que la psrchc de terre cft à l'arpent. Si la
France;écoit (épatée de tous les peupUs par ujî vaflç
océan, il leroit, non pas utile, m«is pjlhble de
de l'or & de l'argent des figues, des valeurs particulières r
te léga'es j mais 'nous au milieu de l'uni ver», liés a toiues
les natio.ns' par les plus pressons befoin?, par notre in-
duftrie par nos innomb'cabUs telitions! Qu'on force don¿
té Suiflô, TAHemana le Barbirefque rAnénciwn i
teconnoîtte nptfe empire, fe foumettre a jios lois.
On ne 'qu'on ctAbVtfTe une différence er.tr?
l'aftïg.nt & l'ar^nt. Il eft étrange qa'on Kdityeç
de cent francs ta valefcrde
méttl, lorfqù'pn, cft d'accoed que }e papier ettauatrc.: 01$
l'étoit notre numéraire. Si on etçil
oij cbnviemlroit d'après, cecte proportion-,
que Ta^ut d« <F ut, ftancs
dit, qû« tant qiùtperdroitde ces 1 le
jfigne ion prix c'eft vouloir coiipat jen
qaatee une ."feuille, de papier & trouver d»ps
ceau la fnrface c h
Ainfi li, loi qu,e l'on bl.îjrie n'a fait qu'avouer
en, ce qui doit être ce qui ne peut être.
«Ile n'a point d'heureux eff«U
mauvais ? ,»'-•' *'̃'̃
'Tobs les auteurs de projets., méoieen
elle lui ont rendu un honraa^e ils ont M*
l'impôt en meure le cautionnement
l'émiffion d'un nouvel papier. Pourquoi
A j
,6 ce n'eft à caufe de la différence trop réelle,
<e l'ofli^n.ic & de l'argent ?
Ou a(fi;re qu'elle a fait augmenter les prix mais avant
̃ qu'elie fût prononcée, n'ont-ils pjs fuivi une progrtflîc«à
fcmbl.iblt- cV établie tout-i-ln-fois & fur h multiplication
du .papier, & fur la diminution toujours décro.(iant« des
Il eft évident que fi il y a quatre fois pUis
de mvméftire rV quatre fois moins de march.indifcs ïe$
prix doivent être huit fois pi us élevés qu'ils n'etoient d'à bor4«
f1 Si on calcule encore cuie la cônfonmatiori ciccafionnéç
par la guerre nous force a acheter dans toute l'Europe}, €ft
AfricjHe, cn Amérique, des beftiaux des vivres des
approvifionnemc.ns de tous genres que les pnx doivent
s\ic< roîne en raifun de l'éloignemtnt des marchés, de
1 impoflîbiliré ou font les vendeurs d'employer (hez eux
notre papier, de la difficulté de le placer en France, puïf-
qu'tlîc n'a prcfque plus d'exportation & que les biens
nationaux font fans attraits pour des étranger;; enfin de
l'abondance de l'ailignat dalles places de commerce, &
de leur appauvri irt.mcnt en'h'iaichan.difes, inévitable auOî
pour tiles, on verra que les ftith.uifTemens font moios
l'effet des mancruvres de Put & de Cobcurg dc l'agiouge
Idu Pelais- Royal des complots des fanatiques & de^s
,t«trorifles, que de la nature des chofes, que de la nécerti:Î6
des circonfhnces.
Voyez ce qui fe paffe en Suiffe où il n'y a ni Pitt ni
Pilais- Royal. Vous y avez envoyé beaucoup de numéraire;
vous en av.z tiré une immenncé de marefundifes: eh bien
tout y a doublé, triplé.
Voyez, même ce qui fe p.i(Tc an milieu de nous en fcns
contrarç notre numéraire kg
ma.rcbsndifes coûtent moins en argent qu'avant la révo-
lution. •
} Jç fais bien que la défiance fe combine avec ces caufts
f remitres & forcées j que c'cft q\U qui opère
6
«îifcrfdii/, n'eft-i-dire, la petto du papier en fus des pro-
portions que je vi*ns d'indiquer mats cette dehaûce
i([ le fruit & de l'expérience du parte & des crafntes de
Vave:.ir, X1 des opérations foi difant financières de Ctra.
bon & des projets de démonétifa'tion d'altération dans
la* nature & la denimtion du papier; en6n, des ofcilla-
tionîde noue législation & de notre gouvernement. Vous
voulez qu'on regarde un aflîgnat comme une va1eur et[.
taine invariable, lotfque déjà ('on!; avez contint le*
porte 'irs de ceux i face de les employer perte ou contrai-
â kitr volonté, de vois les rendre lorfqu'ils vou-
loiertt les garder fois à la tribune on exagère
le nombre des faux h pctfeâion de leur Ubri-
tioil torique la France ea remplie de livres indicatif de
leufs fignes !or(que fans cêflp on projette
de les faire vérifier compter, lirnbrer, quelquefois memo
de les anéantir en maflè ou en partie, graduellement. où
d'un feul coup..
On dit que le commerçant vcn«l au comptante exige
d'énormes bénéftce's parce qu'il cft fans probité fans
renommée d'honneur de loyauté on dit que le laboureur
vend f >n bled dix fois plus parce qu'il eft contte-rcvolu-
tionna rc u fans entrailles point du tout. Le marchand
vend au comptant. parce que Taflignat perdant fans cefle
de fa valeur priirvtive, une lettre de-change long ten.né
de vingt jor.rs feulement, ne donnerait plus à fon échéance
que les trois qqarts, pe it-êue que la moitié du prix réel
delà vente j il exige de gros bénéfices, parce que vendant
pour rachvKï, s'il f«: contcinoit d'un gain médiocre ,Tc«
phcemcr.s nouveaux .n'auïoicnt pas augmenté' fa fortune
parce que fes emplettes opt renchéri dans l'intervalle. Le
laboureiir déciipL fbn graift parce que dit-il, l'ouvrier,,
le charron, le maréchal le lauçonnent pour leur niam-
d'ecuvre'; parce qu'iVachère un cheval un boeuf Vingt
fois' plus qu'il ne'faifoh. Entendez-les tous, ils s'acciifeot
7
A 4
réciproquement. Non, ce n'eft point telle ou telle chtl'e du
peuple, c'eft le peuple entier qui a fait le mal j tous fosC
coupables, depuis le fonctionnaire po.blic qui a doublé tes
falaires, jufqu'au porteur d'eau qui les a quadruples^ en
plutôt, ce n'eft ni Je peuple, ni perfonue, je le tépète,
c'eft la faute des événemens..
Qu'on ceffe donc ces imputations, ces difeours tou-
jours inutiles toujours funeftes ôter à l'agricultut* 4
i'induftrie au, commerce c'eft à-dire, aux dix-neuf vin^*
tièmes de la nation la probité, le patriotifnie, la bon-.e
foi; c'eft, en leur ôtant l'eflime publique les dégomet
de la vertu leur infpirec davantage encore l'air.our i>u
gain ( 1).
On reproche au comité la fabrication des- } miliuKÏs.
A la vérité, c'eft un mal un très -grand nul -y mais
comment l'éviter? Il faut, pour la campagne, pour le
moins prochain pour aujourd'hui des millions par Ce!
taines: eft-ce un appel aux riches eft-ce une contribu-
tiou qui les donneront? Les besoin! font,immen(es,&
on-y pourvoiroit pU!:5 produit! éventuels d'une recelé
(i) J'ai cta ,qu'il étoit import;.ia de fiitr les iJcts sur ïc»
tapports qui exiftent entre les valeur* & leurs signes, Se d'il,-
diquer r<^ui)il»re qui s'claMit de luî-fneme vilto l'abon^ifiie
du papier dc ta rareté des mirrhtndises c'cft l'ignorance de
ces ilimens qui a fi long-temps irrité les esprits contre le
commerçant & le laboureur qui a provoqué contc'tut v€$
mesures iniques & abs»rdt» dont les suites naus^tuent; c'eft elle
qui a enfanté ces lois de l'HCcaparemept es rr^iiifiii'-rw ,ces
>r^hension$ fi ridicules, fi dtsaftrîii^es; c'eft elle qui noee a
donpé ce maximum qui nous ?ffimts gclés; c eil
elle qui nous fait voir encore autant de nvilu'illanî de coai-
pirateura, qu'il y a de négocions, de marchands de bled», de
Banquiers; c'eft elle qui nous fait prendre l'effet pour la ca^se.
Vous vous étonnez que la barque «'tlître; c'eft une main cri-
minelle qui a brisé son eable reculez, c'eft que le torreot
«*cft gonflé, il cft seul votre ermemi..