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Opinion de Caillemer (de la Manche), sur la résolution relative à l'emprunt de cent millions : séance du 11 thermidor an 7 ([Reprod.]) / [du] Conseil des Anciens

De
9 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1799. Emprunts forcés -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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4 A
€ A I L L E MER ( de la Manche }
$Vr la résolution relative à l'emprunt de cent millions*
Séance du Il 1 thermidor an 7,
Représent ans DU peuple,
Une plaie cruelle et profonde afflige la République,
Le «retard ou l'insuffisance du. remède mettroit son
salut dans le plus grand danger ainsi efficacité de
ce remède célérité dans- son application, tel est
être principe de toute mesure
vous est présentée ce
caractère d'efficacité et de célérité commandé par la
gravité de circonstances J' la 'négative
Ec d'abord loin de- moi la seule idée de cheréher
à paralyser toute mesure juste utile et possible Je me
ferois un -crime d'en retarder l'action et c'est précisé-
je veux une mesure juste utile et
possible, que je combats la résolution.
Je rends à nos collègues des Cinq-Gents la justice qui
lenr/esr due je connois la pureté de leurs intentions-
ïls yeulejpt sauver le vaisseau de la République battu
tëpipête dès événement et presque englouti dans
j'abyme de la pénurie où l'a conduit, si ce n'est un
^sentiment coupable l'impéritie des pilotes chargés de
C/omme eux je veux le salut de la République
Çoripie eux je dirai Il faut de l'argent arce qu'il
i|(ut des forces il faut des forces parce qu'il faut
\*> Repousser l'ennemi et assurer à la République et son
•,y» indépendance et le fruit de ses premiers succès. »
Mais cet argent ou le trouver ?
Est-il dans des mains prêtes à s'ouvrir au besoin de
la patrie ne se trouve-t-il entassé que dans les
coffres impénétrables de ces modernes Crésus qui se
sont us de ses pertes, et qui sont incapables du
plus léger sacrifice pour le soutien Se son existence/ et
de sa gloire
A
dictées, aux premiers jours de la Révolution
Ses vrais amis, pour
la plupart sont pauvres ou
saire. ils n'ont été' ni fournisseurs \ni entrepreneurs
les pays, conquis,
ni protecteurs des Faiseurs d'affaires;
puissance ou dé donner ou de
Il faur donc le chercher
prenons garde de nous égarer. Que la modération et la.
circonspection nous accompagnent suV-tout prenon*
pare les charges avec les Avenus. Prenons garde de,
trop exiger de ces marchands dont le commerce roule
sur un crédit qu'ils ont le stérile avantage d'obtenir et
de conserver momentanément i son-
geons bien que
contraints de verser a.u trésor public opéreroit la ruina,
de leurs affaires et enlèveroît le gage de leurs
ciers'. Delà nouvelles faillites et consommation dfe la
ruine du commerce.
Mais faisons ensorte que ces fournisseurs millionnaires
et tous ces hommes qui doivent leur fortune colossale
à la révolution j viennent dans la proportion de leurs
facultés, au secours de la République. Qu'ils sachent
que leur propre intérêt leur en fait la loi.
Atteignons ces capitalistes usuriers qui, loin de donner
du travail aux artisans, les en privent en ruinant ceux
qui les emploieroient*

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