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Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur les assignats-monnoie, prononcée dans l'Assemblée nationale, le 27 septembre 1790 ([Reprod.])

De
89 pages
de l'Impr. nationale (Paris). 1790. Assignats -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MICRCCOPY RESOLUWM
r. f H
";député'de
-iviokkpïkV1 ?
• ..PRONONCÉE.
NATIONALE/,
A A RIS;
;A
27 Septembre
préparé
Affemblée
en
d'adopter la
a
nos doutes,
vains
toute ma vie ce dia-
avions annoncé
l'Europe entière; & mes regards cherchent en-
cdre dans ce moment, M. de Mirabeau, fur
cette même arène où au milieu de tant d'ad-
verfaireSr de mon Opinion ,'jc me vois réduit
avec douleur à la-fbtitude du monologue.
Vous êtes placés dans cet ÎDfl:ant,Meflîeurs,
entre les biens nationaux dont vous vous êtes
attribué la difpofition par
créanciers de rEtàt dont vous avez .promis
de relpecTer les titres. Vous n'avez encore
médité ni fur le mode d'aliénation, ni fur.
l'ordre des mais l'intérêt'
uerfonnel, accoutumé des long-temps clans
celte Capitale à prendre le maique du zèie
'du bien public, vient de former en file ne e un
la tribune pour lui répondre, & j'aurois enfuite 'pris
plttelà mon tcur lu bureau pour l'attaquer. M. de R{ira-
bcàu s'etoit fiVm«!!tmcnt engage à ce tombât. Je l'ai
forarr.é trois fois publiquement de nie ten ir parole, & il s'y
,;Il
1,
;'p]res delà France pfen't
lumières.
il
fentes"
en effet d'un Corps légiflàtif dpn't.;
de ia, volonté générale^ Iye corii-
Toute*s les Villes commerçantes ont y pour.
parle le même jour 5' & fans s'être
extiéthité de la' France- à
'•4'
</qu'e|ï ft^tière de 'c'ônfiance & de crédit
grands troubles en
?
& lés plus
niè're 'ànalyfê très-contraire aux
«̃
de
par
propres engagements tandis que
7
A 4
pour.
dé "crédit; 'Je lui demande f les Aflignati
avec»
moindre
avance aux Négociants Parifiens qui
bilan de banque-
toute, je n'écoute donc plus le voetlinfenfé de
chandqui fonde les fa fortuné
,aven que la reflburce du
pour
8
y, mélange'
d'argent qu'il facile de
où notre
fous
& de la/"1 valeur, comparitive des métaux,
prouve aux inftiuites, que
les premiers
qui l'
vendant
p
les,. fabriqués. Si vous décrétez une. nouvelle),
es
prii'
appréciations.
d'un' contrat. Dans tout marché libre la fou-
facture. Ce n'eft point ici une
pour intimider votre
au
plus
•îi"
e
les ravages de votre
du, Royaume., Le commerce de France
auk
de vos
:ii
que la
en,i
les autres
à fournir
tirez du
os
votre numéraire
fi le papier
cour
• le forcer de cacher.
M
ra centre*
notre^'
avons déjà éprouvé :e
l6
cbni- "̃̃'
merclaîes dû Royaume avec i-'Etrah&r.' te,
Toutes les places de commercé'
poiht^ét^
Lyon^de de Rouen de ^Nantes j ̃ "•
dé dé' fe fépàrec
Pâtie
plus rien C'efl: ainfl que',
arisi un,
Ju relativement au
dit on quand n'ôu*
les Anglois achèteront;/
en .comptant
pour trois livres e le change
lieu de trois livres nous paierons Un
livres
0 d'un autre côté un négociant de Bordeaux en*
verra des vins
paiement il recevra trois livres dix fôùs par
gagnera- ««'
xt
le
îp
B 2
des livres tournois;
nous
coûteront plus cher^ toutes les
ô
tous les'
h, douze mois de ternie
•Nesoçiants Anglois, 'de
l'étatxlu change,
jamais de dédommagée
dit vaguement que k nurnéraire
le .Royaume
fens dans la bouche de
pêin« deux milliards & demi de numéraire en
oh y faifoit annuelle-
il
pofe un a'utté mode
confondre, tout ruiner,
une calamité publique que Ton ofe
leTcàufés, les effets les moyens } & s'il
les coupables moteurs. Mais avant d'entrer dans
ces détails devons invoquer quelques
vement de l'argent il faut diftiriguer d'abord
•̃ II y a une circulation de numéraire pour
les befoins journaliers de la vie. Ce num'éraifé
Se aulx, achats peu
cqnfidérables j
• peut le fuppléer.
1
débiteurs j les uns envers les .autres", dans; des'
Réciproques tout l'excédant, relie en çàiffe.
le
*S
SE
ît
crédit,
la féconde;
du commerce. fait
dont une branche
mettez
qui
numéraire ^l'argent
d'efpècesVy.
Voilà Ce que nous avons fait ^expérience
enfin
qui
ont crié, de toutes parts j
que h chofe. publique étoit perdue, Onh'au-
au
commerce. Les agioteurs
oui font l'aliment de toute circulation corn-
merçtale. Voilà précifcment ce qui eft.àrriyé.
nos
Gouvernement
d'efcompte", qui
d'efcompté e
Vu
rétabli leurs' affaires-
cent qùatré-yingt millions' de billets
Capitale, pour qui le papier e,
donfté que
vous'propôfe aujourd'hui, Meffiêurcs,;
détendre' la' même calamité dans tout le
la circulation au
le commerce Ç..y6V!'
̃calculez, fi vous le pouvez & fi voUsl'ôfez,
deux rniUiards de Papier -vmonnoie cfanè; le
PI j^îes effets circulants feront comrnùnsy '̃
1'
'[ fQrids extraordinaires fdonl nous n'avons pas
cents.
vulgaires,
citent perpétuellement les émigrations
du
-on, ne paie en argent que
tt q.uand il, y a lin
dépréciation inévitable, comme
le cours dirhû-,
que plus le papier
toujours leur multipliôàlion. Suppofôns dohô V
pour cent, alors
pendante
vera toùiours dans la fpmme qu'il youdrV j
l'expérience
d'être tout
quand ils. ofent que, là circulation
circulation dû numéraire ?
invention âppa^ûent à
pour 'y remplacer les
métaux. Quand on ne cônfuHoit. que jés
qu re nos
connue fous le.
grande
monter, le prix du
en embrouillant
les' faits lës°
fuis