Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Opinion de Pierre Guyomar (Côtes-du-Nord), sur une résolution du 12 vendémiaire an 8, relative à la création d'une marine auxiliaire : séance du 6 brumaire an 8 ([Reprod.]) / [au] Corps législatif, Conseil des Anciens

De
16 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1799. France. Marine -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

MICROCOPY ««HUIION TBT CHART
• nés ̃ 10100
(ANSI ond ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
llcnclinglon Ilill I Inll, Oxford OXJOBW, lIK
4 A
CO R PS LÉ G I S LA T I F.
CONSEIL DES ANCIENS.
N i Q
Pierre GUYQMAR ( Gôtes-du-Nord ) j
.îl/« une rt'solut'ion du xcnicm'ialrc an 8 relative à la
création d'une marine auxiliaire.
Séance du' 6 brumaire an 8.
XVKI'RÉSKNTANS DU PEUPLE,
LA marine marchande a été dans tous le$ témè$;
chez tous les peuples navigateurs, la pépinière dejlîi
marine, soit nationale, soit royale.
i
Elle fut la ressource de tous les matelots inudleftn
service des vaisseaux de ligne et frégates désarmées
à la paix et ils y remontèrent en temps de guerre.
Sous ce dbtiblo nipfoft.la marine marchande mérite
protection et^ncoLiragement.
Dans l'état actuel de notre marine nationale, suc-
cessivement détruite par l'impéritie et b trahison, ,et
nouvellement recréée à grands frais, une marine auxi-
liaire, ou plutôt les bâtiméns arnés en .course, peu-
vent seuls faire Io commerce ite mer et ruiner celui de
l'Anglais.
En eftet, nos escadres sont fortes, si l'on considère
lé nombre» d-ê nos pertes elles .sont' foibles si l'on
compte les vaisseaux de ligne anglais et ceux qu'ils
nous ont pris à diverses époques..
La réunion de noms escadres à celles de nos alliés
ne nous permet pas de les compromettre, en détachant
des vaisseaux et des frégates, pour protéger notre
commerce il faut donc conserver intacte nqtre force
maritime national?, 'et faire sortir de nos ports mar-
chands des bâtimens armés, -tant pour défendre jle
commerce maritime que pour ruiner le commerce
exclusif du despote des mers. Plus le commerce an-
glais est brillant plus les priscs seront nombreuses.
Nous avons cet avantagé stir notre ennemi mortel
qui a tout à perdre et rien à gagner, puisque la n er
ne porté plus aucun de nos bâtimens marchands.
Le plus affreux silence règne dans les ports coijn-
roerçans. Vivifiez-les, représentons du peuple, et bientôt
le contre -coup ô'Aboukir sera porté par la marine
lAMchaade j elle se chargera volontiers du soin de
t«parer pajr, le nombre des prises, la grande perte de
Bot marias, échangés contre ceux qu'ell^prendra sur
3
A a
les Mtimens marchanda 'et nos douanes enrichies in-
demniseront le trésor-national.
Voulez vous représentons du peuple Frapper au
coeur
Ituinez son commerce, dont les richesses immenses
servent à soudoyer la coalition.
La résolution qui vcms^est présentée vous fournit le
moyen infaillible de frapper b payeur et les payés.
Sous ce point de vue, j at cru de )non devoir de la
En, effet elle lève les entraves mises à la course
elle fait disparoître ,ce nom de corsairage francs,
donné à nos nurins par les facteurs anglais, connue
le nom de Jacobin Etoit donné aux républicains gat
Elle crée une marine auxiliaire avec loi bâtimeas
armés en course.
Cette création est d'autant plus We^cêssaire- 'que le
gouvernement ne poufroit aujourd'hui faire construire
d'autres vaisseaux qu'ai payant sis r- le- champ.
Vous savez si l'état actuel de nos finances pernfiet
de couvrir la mer de vaisseaux ou bâtimer.s neufs.
Si je cherche la cause de cet embarras de nos fi-
nances, je la trouve dans le défaut de commerce
donc il faut tourner ses vues vers le commerce mari-
rime, dont la résurrection am^iorm nos financeij
Tous les frais de cette marine auxiliaire seront faits
par le crédit particulier des armateurs, auxquels on
prêtera 100,000 fr. tandis qu'on ne prêteroit point
100 fr. au gouvernement ainii sortiront tous les ca-
pitaux enfouis pour lui seul.
D'ailleurs, une prise entrée dans un porc marchai
4
y fera lancer deux bàt.imens de plus, comme les Joli
échus à un tirage "engagent, 'à mettre à la loterie.
D'abord nous commencerons rétablir la commu-
nication entre ne! port!; ensuite le nombre de nos,
batimens, successivement accru, nom procurera les
moyens de rétablir nos communications avec nos
colonies alors leurs Retirées devenues de nécessité
première, nous parviendront directement.
Aujourd'hui nous les tirons de seconde main, des
neutres, ou de l'Anglais, masqué de 'son pavillon.-
Dans ce dernjer cas, les écus avec lesq/els nous sol-
dons les cafés, les sucres servent à nous faire ta
guerre; dans le premier cas, l'étranger emporte nôtre
numéraire. Dans l'une ou l'autre hypothèse, le numé-
raire s'écoule; t'unique moyen de te conserveren France
est de rétablir avec nos colonies le commerce d'é-
dunges. Ainsi nos manufactures auroient un débpu-
ché et de nouvelles marchandises remplaçant bientôt
les premières fabriquées, le défaut de consommation
rie retiendroit plus dans l'inaction' une quantité pjro-
digieuse d'ouvriers alors l'aisance succéderoit a la
misère.
Ici l'intérêt particulier du commerce, dont •J'a.C
de la République, que j'ai seul en vue je ne suis
point armateur.
On a dit qve la résolution dans son ensemble ¡OU
dans quelques articles,, étoit inconstitutionnelle.
J'ouvre la constitution je parcours le titre VI, in-
titulé « Pouvoir <<<ut:f.
Art. i44« « Le Directoire pourvoit, d'après les lois,
à la sûreté extérieure ou intérieure de la Repu-
h bliquc.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin