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Opinion de Roujoux (du Finistère), sur la résolution du 7 vendémiaire, portant création et organisation d'une marine auxiliaire : séance du 3 brumaire an 8 ([Reprod.]) / [au] Corps législatif, Conseil des Anciens

De
20 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1799. France. Marine -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MICROCOPY «fîOlUTION TEST (HART
NBS 1010o
-(ANSI ond ISO TEST CHART No 2)
THEFRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
l'KRGAMON PRKSS
». •
C O R P S LÉGIS
CONSEIL' D E S ANC I EN S,
DE'
Sur U résolution jtu 7 vendémiaire,' portant création
organisation d'une manne auxiliaire.
8.
JIePRÉSENTANS
LA première pentée du
de deux étémen le système des forces navales de la,
République, doit ^f<î dealer
1
1 ce qu'ils ne se nuisent pas réciproquement. Il faut,
s'ssu.
qu ils se prêtent un secourt .mutuel.
Ronr arriver nécessaire d'exami-
ner, ou du moins de préjuger quel pourroit é;re le
mode d'emploi militaire pendant la
guerre ce seroit peùt^èfrë* s'immiscer dans les attri-
au -pouvpij- exécvitif pir l'article. 144
de ce n eit quevsâr 11
coenoissance du système d attaque et de défense que je
législateur peut créer une; Ici vraiment utile, qui nç
contrarie point les plans "arrltés par le Directoire ou
qui ne, le niettç.p^s
lier syiivïnt que les circonstances 1 exige-
roient.
lç\ rious sommes for^s de recourir à des hypô-f
thè>es. •' ̃ '̃̃̃ '̃•̃••*̃̃̃"• -'•' '-̃•̃̃̃ ;O;
Je suppose donc que le système de la guerre mari-
time c'est-
à-dire par grandes escadres les forces navales do
l'Etat.
Dans cette supposition loin d'appercevoir les avan-
tages de est proposée,
je suis, au contraire, convaincu qu'elle sera très-niu-»;
sible je vais plus loin, je soutiens qu'elle rendra i im-
possible toutes les grandes expéditions, toutes les entre-
prises maieur«s, ̃ ff
En effet, plus la marine auxiliaire répondra aux
^J°9 f k
Ub
oliqtie,etj[es arméniens jeropt en pure perte
3
A 2
qui, après des dépenses énormes, ne pourra réunit 1&
nombred'hommej necessairepour former les équipais,
et verra ses flottes le consumer infructueusement dan*
les ports ou dans les rades.
Or la résolution a prévu tout ce qu'il étoit possible
de prévoir pour opérer cette pénurie d6 marins, pour
faire même déserter ceux qui sont actuellernent armés>
sur les vaisseaux de guerre. Elle rend le sort de ceux-ci si
inférieur à celui des équipages, même des officiers de U
marine marchande, que le service de la République
semble n'être plus qu'une corvée à. la rigueur, de 1*
laquelle on sera toujours tenté de se soustraire.
Prenons les hommes tels qu'ils sont; faisons tourner
leurs passions, leurs penchans au profit de la chose
publique; ne les plaçons pas indiscrètement entre leurs
intérêts et ceux de 1 Etat. est sans doute de grand
exemples de désintéressement et de dévouement et
le Français républicain en a plus donné dans le cour»
de la révolution que toute autre nation pendant de»
siècles: mais ils ntn sont pas moins
qui sacrifient tout à la gloire désintéressée, sur-tout
quand la loi leur ouvre elle -même une carrière dans
laquelle elle place en même temps un appât à la,
cupidité.
Ainsi, dans le système d'employer par grandes es-
cadres les forces navales de la. République, il est évit
dent, en est déjà commencée que 1$
marine aHxirfaire avec toute l'éteudoe de
la résolution lui prodigue paralysera nécessairement l*
marine auxiliaire.
Examinons maintenant la résolution dans t'hypo-
thèse d'un plan défensif, je.veux dire dans le projet de.
4
ne point exposer de grandes flottes de se borner à
protéger la commerce et les ports er de ne point
courir tes chances des combats dans des croisières ou
des entreprises hasardeuses.-
La marine auxiliaire joueroit alors le premier rôle
mais le joueroit-elle avec avantage et pour elle et pour
la Républiqut ? cela ne m'est pis démontré au con-
Quelques soient les efforts que l'on puisse attendre
du commerce, nous ne pourrons pas nous flatter que,
dans la pénurie et le dénuement où il se ttouve, Use
,livre 1 des constructions ma;eures à des arméniens
très-dispendieux. Disons la vérité toute entière, l'intérêt
d'état sera bien foibtement senti auprès de l'intérêt
personnel, premier mobile du négociant. Nous ne som-
mes plus dans ces temps d'abondance et de pfospcrite
où les places de commerce, par leur comptant leur
crédit leurs ressources, pÀuvoient associer leurs opi-
rations à celles du gouvernement.
Vous pourrez voir encore sortir de vos ports un
assez grand nombre de corsaires; mais vous n'en ver-
/ez point d'assez forts pour concerter, comme le pré-
sume h résolution, de grandes entreprises maritimes et
des incursions sur le territoire ennemi.
Le rapporteur du* Conseil des Cinq-Cents a appuyé
son projet sur les succès de h marine commerçant
i$om les Dugai, les Pointis les Ango et tant d'vautres
héros français qui trouveroient je'n en doute pas des
imitateurs et d heureux rivaux de gloire parmi les ré-
publicains mais où est le Roux (de Corse) qui armeroit
aujourd'hui vingt frégates à 'son compte Où soin les
capitalistes assez puissans pour crier des escadres .pa-
reilles à celles de ces siècles florissans î
5
A 3
D'un autre côte, nulle comparaison ne sé peut faire
entre les constructions du siècle des Duçai et celles
d'aujourd'hui: on ne connoksoit alors ni tes" vaisseaux
de cent dix, ni ceux de quatre- vingts pièces de ca-
non. La marine presque dans son enfance ne cou-
vroit pJ.s les mers d'une multitude de vaisseaux de
protégé par des forces supérieures auxquelles on ne
peut opposer aujourd'hui avec succès que des forces
li est très-important de remarquer qu'à cette époque
la construction des vaisseaux n't'toit pas portee au
point de perfection où elle l'a été depuis. Ce fut
Dugai qui donna à l'Ang!eterre même les première
leçons de la tactique navale ce fit lui qui le pre-
mier essaya de manoeuvrer en combattant et ds
prendre les positions les plus favorables. A cette épo.
que l'art des combats n'étoit pas le même; la bra-
voure et l'audace si familiéres au Français déci:
doient de la victoire. L'abordage le terrible abor-
dage étoit presque inévitable, et d'une facile exé-
cutiôn, Aujourd'hui', la science des constructons
prete beaucoup plus à l'art qu'au courage et pour
maîtriser avec plus de sûreté les caprices des flots,
nos vaisseaux ont adopté des formes qui rendent les
abordages très difliciles ét très rares et qui don-
nent infiniment moins de chances à l'intrépidité des
Français et beaucoup plus à l'expérience de nos en-
Je veux bien admettre cependant, car je le désire,
quç la. marine commerçante puisse créer des arme-
mens assez importans pour promettre des succès brit
lan$L Il nous reste à examiner si la marine nationale

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