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Opinion sur les moyens de relever le commerce et les arts : séance du 18 prairial, an IV ([Reprod.]) / par Eschassériaux aîné ; [impr. par le] Corps législatif, Conseil des Cinq-Cents

De
19 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1796. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
15 BRIDGE STREET MOL '¡ BRIDGE STREET
WITNEY OXTORDSHIRE 0X8 6YR
Téléphone: (0993) Fax:(0993)779043
̃ A.
CORPS LÉGISLATIF.
COJSSEÎL DES CINQ-CENTS.
Sur les moyens de relever le. commerce W
'les arts
Par ESCHASSERIAUX aÎjt£.
Séance du 18 Prairial', an
|age les moyeaô de relever l'industrie le commerce et
fait un rapport mais
point embrassé avec assez d'étendu»
de l'état du commerce avant et depuis la révolution
des causes qui l'ont fait prospér-r ou décroître.
L'adinmistraliim qui a régi la France
quante ans, semble avoir ignoré .-̃ es ressources. Au mi-
lien de relie foule de minières que l'intrigue élever
déplace tour tour, Colbeit est le seul qui ait donné
une grande impulsion au génie de la nation, ait dirigé
ses capitaux vers* les arts, et marque son ministère par
des établissent us qui unt élevé la France au premier
ranidés puis.'auces de l'Europe.
Cependant l'époque de son ministère est celle d'un
système funeste qui a immolé ou enchaîné l'agrieuliure,
et enfanté tontes les erreurs qui ont dirigé jusqu'ici notre
économie politique. La France expie encore les f<nilt'«
Se ce ministère, et il est inutile de les retracer ici.
Tendis que l'agriculture et le commerce des étran-
¡gel' sous le génie des bons principes, ont fait des pro-
grès successifs et rapides l'industrie française n'a pu
arriver encore A cette supériorité que lui assurent son
territoire et l'activité de ses habitans.
Il est des faits incontestables et des calculs simples
qui fondent cette assertion il est des signes auxquels on
peut reconnoître l'accroissement de l'industrie et de la
prospérité d'une nation.
Chez presque tons les peuples commerçans qui nous
avoisinent, l'intérêt de l'argent est descendu à plusieurs
époques à dl ux trois pour cent. La Hollande presque
sans teiritoire, a placé il ce taux ses fonds chez presque
toutes les puissances de l'Europe. Depuis cent vingt ans
le prix de l'argent n'est jamais descendu en France au-
dessous de cinq et le gouvernement français, aux é\:o-
ques de détresse, n'a vécu que d'emprunts.
Si ce thermomètre infaillible d'un commerce florissant,
«tationnaire où rétrograda, n?est point pour vous une
preuve assez évidente, jetez les yeux sur le tableau
comparatif du continent examinez celui
de Frajnee à des époques où, loin des guerres et en
il n'avoit été atteint par 'aucun événe-
mèîit politique Et des époques où votre commerce pré-
liy.
5
A a
Les années communes de et offrent
un tableau d'importation d'environ 227 millions, et de
38o millions d'exportation. La balance du commerce
paroît en votre faveur d'après ce calcul: miais ôtéz 170
rtzillioxts que vos denrées coloniales jeloient dans ee com-
merce cette balance n'est plus poiir vous; votre expor-
tation reste à millions contre 227, et la perte de
votre commerce avec les autres peuples est évidemment
ae 17 millions.
Il est donc une vérité frappante, c'est que vos den-
rées coloniales seules vous assuroient une supériorité sur
le commerce des étrangers. Il est démontré que la
France, privée du produit de ses colonies, réduite à
l'exploitation de son territoire, perdroit réellement dans
le mouvement général du commerce âvec les puissances
de l'Europe îî est démontré qu'avec un territoire plus
fertile une population abondante industrieuse; elle
devroit jouir d'une supériorité commerciale proportion-
née à la fécondité de son sol et à l'activité de ses peu-
les iL»est donc un vice inhérent -dans votre système
d'économie *>6titîqué que l'administration n'a pu encore
àpperce voir et détruire. }
,f ne vous retraceras po' ici les diverses causes qui
ont intenompu et troublp4e cours du commerce depuis
la révolution. *^v •
Soixante et dix millions étoient avant pour nous sur
les -autres peuples un résultat heureux des travaux et
de l'industrie des Français.
La guerre et-%os besoins ont transporté chez l'étran-
ger une partie de notre richesse mobiliaire pour rem-
plir des consommations sans cesse renaissantes; le com-
rtierce étranger s'est servi du change, du désordre dé
pour épuiser les produits de nos manufactures le défaut
jios colonies la crée et les
et territoriales ne travaille en ce
^moment que. pour les besoins de la peu de
duita sont jetés dans la circulation générale du cofn-
Voilà, représentans le tableau général du commercé
̃ français cet état de choses que nous venons de tracer^
qui est le. résultat des vices "de. notre économie politique
et des froisseinens passagers de la révolution, vous in»
dique assez les encouragemens et la direction que vous
devez donner k l'industrie nationale pour, remettre entre
les mains de la France la balance commerciale qu'selle
n'a. plus.
Voilà le moment où l'administration doit voir en grand
et donner d'une main hardie l'impulsion .aux arts.
Il est d'abord de grandes vérités dont le législateur et
l'administrateur d'un grand état agricole et commerçant
doivent se pénétrer c'est que le commerce a aussi ss
marche, ses variations et ses lois.
Son cours suit toujours les événemens politiques et le*
principes des gouvernemens la chute ou la prospérité
des ètablissemens commerciaux il suit les saisons et le»
époques qui ramènent les besoins des peuples, détf-rmi-
vent les périodes des récoltes et des échanges dans lois
divers cïïrriîuT-lTsult les variations du crédit public qui
repose sur l'inviolabilité de la foi publique, et que l'al-
tération de la foi publique et la légèreté des maximes
de l'administration détruisent; 41 varie au gré du mou-
yement des changes et des systèmes monétaires; aucune
ici, aucune puissance ne le maîtrise c'est sur ces rouet
que le commerce roule et parcourt le monde. Voilà le
observations profondes qui doivent absorber à chaque
instant les pensées de l'homme d'état, et dans lesquelles
il doit chercher les principaux moyens de faire lleurj*
Le premier encouragement que le gouvernement doit
l'industrie et «u commerce ^/çst de leur res*
lituer
des débris d'une révolution ^de cinq années.
,6
À S.
MO» de l#iws nJïeiiei*s les circonstances
ont jeté les autres dans une nouvelle carrière de tra*
<yaax f l'appât d'une, fortune plus rapide a lancé les
a»tresf dans les spéculations lucratives les fabriques,
les manufactures, les arts utiles ne comptent plus un
nu* si' grand nombre d'ouvriers et xcartistes le travail,
dont la masse et les divisions font une partie de la ri-
̃ chesse d'une nation, a" diminué; avec le travail le
produit de l'industrie ie revenu de l'État s'est trouver
appauvri ra puissance commerciale a subi une déca-
dence réelle.
Le temps est venu de rappeler pir des institutions
sages tous les- citoyens à leurs travaux, à leurs atteliersj
ceux sur-tout que l'habitude d'une vie Oisive peut Vendre
dans un État encore agile, l'instrument dangereux des
factions. A mesure que les mouveinens révolutionnaires
se calment et que Li paix s^avanre il fanj que chacun
reprenne son industrie particulière; il faut consacrer
lolémnellement cette- maxime que tout citoyen dans
une République doit être utile à la société et qu'fl
n'y a de nation vraiment puissante que celles où tous
les citoyens l."ivnilîciïl et où le travail e-.t honoré.
Déjù'jA comlitutiou a consacré t grand principe et
tous ]:>.s intcr<;fs d<- la po!ibqne «c -pour loi
donner une uonvcll».' s.'încticn. Vous
rappeler avec force, ce prini'ip'». dans un temps où.
un- consommation et de. besoins d'un grand
peuple en état de guerre nous cormiiundent d'accélp-
rer i'activitô de, tous les arts..
ïi n;1 faut point faire ici une vérité. elle est
tri-le inui-ç il huit lcnlcndr«;
c'est Targent.
puissance des États rien ne se ment plus chez les na-
peut rappeler capitaux
terri-