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Opinions sur le divorce et sur les ministres des cultes ([Reprod.]) / par Félix Faulcon,...

De
48 pages
[s.n.] (Paris). 1797. Divorce -- Droit -- France -- Ouvrages avant 1800. Ministère ecclésiastique -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MICKOCOPY «SOIUTION TEST CHAUT
(ANSI ond ISO TEST CHART No. 2)
NBS ̃ 1010a
1
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DELA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford 0X3 OSW, UK
JLj e a deux opinions ci-jointes font partie dee travaux législatif*
auxquels je nie suis livré pendant le cours de la session qui vient
de »*écouler s et dont la |>1 ispart sont devenus infructueux A K
raison du peu d'ordre qui a régné jusqu'ici dans le mode de@
^délibérations.
L'abus est tel cet égard, du'il finira per cosdamner à U«q
inaction forcée tout ceux qui aiment approfondir les suj«t<
qu'ils traitent, ai on n'adopte pas l'excellent usage, consacré
par 1.1 première assemblée législative, où, dis qu'une matière
était annoncée pour étre soumise la discussion, on pou/*it
se faire inscrire sur un registre qui était conservé aveceisr-
titude et qui maintenait l'ordre la parole suivant la priorité
de l'inscription.
Si cet ^age est adopté au contraire, alors ceux des légitU-
teats, que l'hrtbilyde'- la réflexion M de IVtude n rerdu*
proprcs aux conceptions profondis, se livrtront avec confi?n':«
à l'examen soigné débattre, parce qu'ils seront
assurés de ne pas faire un travail prJu, ct qu'ils ne seront
plus obliges de vcnir, quelquefois pendant une décade entiire
cofisinnfrscnmlajeusemcntdes matiuées précieuses pour sollititél
en vain la paroi'
Quoiqu'il fil soit de la réalisation de ce mode deairable Que
j'invoque pour l'avenir, laissant de côté tous les travaux <f«-
vrnu» inutile* que j'ai pu faire sur des mations déjà décidé.»
j'ai a-u devoir publier et faire distribue r aux membre du cerj»
législatif lis deux opinions suivantes nttendu qu'elles apj>fli'«
lienn'i>t à drs discussions qui ne sont pas encore entamées, et
qu'elles pourront faire naître quelques idées utiles*.
Dans l'une, je traite du divorce celle-là, je l'avais préparé»
Ht long-KPip» i parce qu'il y a bien long-temps aussi que fo
projet eu code civil ci il en ut fait mention} devrait ji^r
Kl
a ij
été dïscuté s comme j'y parle en faveur de l'institution du
divorce- et qu'on l'attaque fortement aujourd'hui, Ip» uns par
une conviction intime, les autres par ton et par esprit de partï
je dois m'attendre d'avance à trouver beaucoup d'antagoniste*
nais, a'ils veulent bien me lire attentivemcnt et sans pii-
Tcntion, j'ai lieu d'espérer qiiddti moins ils ne, condamnerait
pas la manière avec laquelle j'ni traité cette question aussi i a-
portante que délicate.
L'autre opinion concerne les ministres des cultes dont l'e*î«-
tence politique, devait être débattue dans la séance du sel\e
Vtntost dernier, en vertu d'un arrêté formel pris par le Conseil
des cinq-cents peut-être, et je le désire vivement pour le bon-
heur de pays; peut-être, s ivant peu d'années t'il arriva
que cette opinion soit lue encore, la regardera-t-on cotnma
l'effet d'une imagination exaltée qui s'attacW à comlHtttre ce»
climères; mais ceux qui ont vu de pres l'état où les choses
éuu'enl au moment fixé pour cette discussion; ceux sur-tout
qui ont été à portéo de lire certains journaux faits ou 1,1("
tugés par des hommes puissante, et d'entendre les propos f*j»i«
liera plusieurs membres du corps législatif; ceux-là, dis-je,
eavent bien que les, idées funestes que je m'4tJis proposé de
repousser n'ont été tt ne 8->nt encore que trop réellement exis-
tantes dans beaucoup d'esprits.
Au reste, comme je crois avoir prouvé de la fiçon la pli»
lumitieuses et, j'osa dire, la plus palpable, que la déportation
des prêtres non-strmciuis a ct« essentiellement injuste, je re
balance pas déclarer soleninellement, qu'aucune autorité Il:
gitime ne peut les empocher de rentrer en France Aujourd'hui)
et qu'ainsi que tous les autres citoyens ils doivent y être pro-
tégés on punis par les loix suivant qu'ils se montreront soùmlg
ou vraiment tèj'racialrts aux loix.
Mais je mets à l'écalt cette matiôre déplorable, qui me ra-
inençrait malgré moi à de trop douloureux souvenirs, et je bs
veux în'occupcren ce moment quo de l'époque même où je tient
la pluiDC.
If
H luit donc enfin fur la France ce premier prairial, ce fin»
-tant souhaité ce jour si ardemment appeUé par tout les vi.ru<
de mon «me! Dans trois heures, je serai entoure d'un tUrt
de pouveaux collègues qui me sont encore inconnua.
Que je les trouve heureux! Ils ne font pas arrivés son*
J«s fjnèbtes auspices des canons de vtndtwiairt\ ils me sont
pas environnés des vastu décombres d'un papier dévastateur
et seul accrédité; loin' d'être obligés de combattre à fan»)
inégales contre unpa/ti puissant qui veuille révolutionner naja
cesse ils ont tçus les moyera pour la terrasscr
,'il osait remuer encore} loin d'avoir contre eux la prévention
et la méfiance de la majorité de ceux dont ils vont partage;1 les
travaux, ils étaient attendus et désirés dès long-temps avec
toute l'impatience d'un zèle 'qui n'a pu tlto utile jusqu'ici
qu'en empêchant le mal et qui a un besoin preasant de taut
secours pour faire le bien; au lieu d(a guerres intestines et uVi
gue.rre« intérieure» que trouvèrent les membres du tiers qrti
les à précédés au lieu de la carrière hasardeuse que ces der.
nie» ont eu péniblement à parcourir pendant dis-neuf ioi'i
iuccessifs au lieu de la lutte rebutante qu'il leur a fallu
soutenir tous les jours, au lieu des.outragps immérités qui
furent li.ihitiitllf inrrit leur unique part.ige j enfin, au lieu <!ea
épine& très acérées dont était bordée dé toutes parts la roule
qu'ils ont franchise, avec une persévérance couragfuse qui jtfvt-
être ks honorera un jour les nouveaux députés ne vont avoir1,
pour ainsi dire, que des rosés, i\ cewiBir, et leurs premier»
pas législatifs Tout être forints sous les auspices prosptres do
la poix de cette pnix, qui mire de l'industrie de l'abon-
dance Ct dr* bonnrs loix, doit offrir bientôt une source in-
tarissable de prospérité.1!.
Aîi quelles deviendront belles 1m fonctions qui sont dettnr.eVs
aux législateurs français, si frMnt à la patrie le s.icidce nécessaira
de leùrs aniraosités de leurs passions et nome de leurs opinions
(iidif'idusilcs 2 ils nultcut franclioineot en f4isccau toute» leurs
v
rolont'*» pour faire succéder l'empire tut^laire des loi. cors.
•titntîonnelles aux tems orageux des discordes civilea qui peut
calculer, qui peut même concevoir toute l'étendue des avantage*
qu'une 'pareille union pourra opérer lorsque les suitea hr\>
r'fuses de la paix nous anront mis à mAme de vivifier toutea les
branche* de jaunie les dernitret
espérances do toutes les sortes de factieua 1
Hélas! cea factieux s'agitèht^ocorej ils comptent sur non
divisions prochaines } ils s'étudieniA les fomenter dejà des voix
perfides ont souvent retfnti autour de nous; déjà on a cherché à
nous faire entendre que plusieurs des nouveaux députés sont
opposéi à là forme actuelle du gouverneoient et qu'ils n'niit
accepte la mission auguste qui leur est assignée) que dans l'in·
tent'on criminelle de le renverser.
Loin de nous de pareilles craintes.? loin de nous des def-
fiance» si injurieuses, si préjudiciables à la prompte améli>«
ration de nos travaux: persuadons -nous plutôt, qu'en accep-
tant des fonctions qui leur furent confiées par un peuple ripa-
Wcain et cn vertu d'une constitution r/fuMcaine, ils se sertt
loyalement iêrouis au maintien de cette constitution *tquMs
ont tous entièrement renoncé aux idets diverses qui purent au..
trefois influencer leurs opinions politiques?
Sarta doute jo conviendrai volontiers, que la monarchie a i'A
être regrettée souvent pendant les lmrrilles «froques du r<Ç«ii ,c
révolutionnaire; moi mÊme, dan» des pages devenues pul>'i-
c^ues, i'écrivais le vingt-cinq thermidor de l'an deux et peut-
être avec quelque courage; j'écrivais et je répéterai toujours,
que j'aimerais mieux tire le dernier des esclaves Maroc
qut d'être ce qu'alors on appellait, avec autant d'ahsurditt
que de faste un homme libre; niais aujourd'hui, lorsque,
une sorte d<; miracle, nous possédons. une constitution
ment achetée par tant de malheurs, et que deux mois plutôt
comme deux mois plu» tard il eut été impossible d'arracher
l'enarchic; lorsque toutes le* Ames sont aggrandics par l'éclat
*i
le no» victoire»; lori'jae cet victoires nous ont enfin amerJ*
A l'époque désirée d'une p»ix glorieuse j lorsqu'il nefaut qu'u*
j>f dn constance ft <!e sagesse pour opérer des biens incalcw»
labiés «tpour cicatriser b-s plaies encore saignantes delà patrie,
fjt-il, je ne (!irai pas, uh député, mais un français digne de
ce nom, qui puisse étreaisez dénature1 pour songer à Ici rouvrir,
quelqu'ayent pu être ses préjugé» 6C» habitudu ou »c« oji-
nions*
Eh en admettant la possibilité d'une contre-révolution,
en admettant môme t^ut^s If» ch.incc» qu'on pourroit suppostf
tui être le plus favorablis, quel est donc le rôle possibk
jouer dans le» court, qui vaille, pour un d(5put<5 d'une sitiou
telle que la nAtre, l'honneur de la
cipérance de contribuer bientôt à la ivnHre par de
bonnes loix ? quel est l'homme atroce qui pourrait mime en
idée » et-lianger cftte douce pfrspffthc contre une continuité
ictMUeusc de désordres et de dissentioni nouvelle» Quel ctt
«lui qui lorsque le vaisseaii fracassa de l'état arrive paisible-
ment ou port, voudrait le r( lancer sur une mcr orageuse et
déjà couverte de tant et tant de débris ?
Non non ces déte»iables intentions ne sont point celles de
nos nouveaux collègues; non ils ne veulent point rallumer 4oj
brandons qni sont prî'S de s'éttinilre et je ne crains point
d'oflirmer qu'en accf|itantles foncti tnsqui leur furent confiéfSj
•jl»'rn est sins doute nurun qiji nit songé à se. servir de c<»
fonctions même, pour «îi'lmire la constitution de qui il les lient.
Telle est la pensée rassurante que je me plais à concevoir et
si j'ai cru devoir-m'occuper des calomnie» répétées avec a/Tecl*-
tion depuis 'quelques déendes c'est uniquement pour dissimu-
le» impressions fAdirusi's qu'elles ont pu laisser dnns certains
esprit», que l'amour inquiet de la liberté rend ombrageux»
<t quelquefois trop défiants heureux, si les réflexions njilr»
que je viens d'ctquisM r peuvent contribuer Rétablir une har-
monie imperturbable entre mes anciîn» tt mes nouveau»:
l
vîj.
En m'abandonnant ici A l'idée «Muisant* d'une union sincis%
entre !ce membres du Corps législatif, à Dieu ne plaise que
veuille y comprendre le tas petit nombre de ceux qui, pr
ift fait» trop connus, sa montrèrent agents actif» du criit»:l
Comme je suis décidé formellement à repousser toutes »ot::eu
de pctséxuti >m quelque fondées qu'elles puissent paraître j ai
bien l'intention et je l'annonce d'avance de de tons
meé efforts ce qu'on r Aigisse conit'cw* t ainsi ils trouveront tcu-
jour» en moi un protecteur assure, tant tju'iU ne seront | a«
agita trurs, et qu'il» sauront se renfermer dans l'objeuriié (lui
.cule leur Convient désormais m.ii» je-no me rappelle pas moi m,
qu'ils concoururent il couvrir la France de ruinfs et de larnir s
et à r^pandre «in Vmg qui me fut bien dur. Toute idiîo
de raj/proclioiiieiit et <!c communication iniinic-tst donc pour
janiais interdite entre eux et moi.
Je ne m'adresse ici qu'à ceux qui furent très injustes à niiih
m'a pas l'endu injiisie vis-à-vis eux; je m'adressa
à ces homnirs lroj> ardrnls trop f .Mil a' sans doute, prut-âtro
aussi trop.iaxssiblcsàl'eireiiret t\ la prévention mais honnête*
au fon<l mais bien intentionnés et amis intègres de la libellé )
c'est il ceux là que je dis
hetrarei-vous les nombreux inconv<?niens qui ontrë«uîté
» de» dëfiiincfs mal fondées que vous piilcsl'an dernier cov-tte
» Iç fiers dont je suis membre; retracez-vous les animosités'ct
» les oscillations funestes qui t'n ont M la suite; cr,iignez-dofte
de reporter inconsidérément nouree'.ut
» collègues venez plutôt >cneï avec eux datis nos rangs où
» rôtis reconnaîtrez aussi les enseignes de la liberté que nc-ui
» chérissons ant'aiit que vous 5 apprêlont-noiis ensemble è I*
» fonder sur des bases immuables, »ur riiuni.miti* la justice
» e{ la raison persuadez-vous enfin f que le nu il.leur »nof e*
» de tous Irs français est de 1 • .1
prouver bien vite non plus par de vaines de' (.(mations ni Joi»
» luesure* eiagéréoi nuis par des effet. rdtls et eurtout [.*(•
iriij
» de bonnes loix )que la Constitution actuelle est véritablemp-iii
propre l les rendre heureux f »
Combien je me plais dans l'idée du bien qu'il est possible de
faire avec l'aide de la «gme et de la modération! combien cétt«
idée a de charme» pour celui qui lancé" dès 1 789 dans la s pre-
mier! rang» de la liberté, A n'ayant depuis) ni approuvé aucun*
exect, ni participé aucunement aux horreurs révolutionnait!
dont il fut iHi-meW longtems tourmenté, ne conçoit absolument
la postibilitédu bonheur et d'un contentement personel, que
dans k'espoir attrayant de la prochaine félicité de aon paviS
combien il lui est doux dans la flanelle effusion d'une
loyale et pure, de s'écrier avec une ill'nslre étranger cjù
ftimapassionément lnfrance!
Ah 1 qu'apris tant d'agitations la France volt tnfin le terrât
de ses inqu'ie'tudes Ah I qu'ils arrivent enfin cet jours si
désirés ces jours qui seront ic commencement d'une longue et
mémorable suitc de prospérités' • Mon caur s'y riunUat
mon Mur en jouira de toutes les numiêrest
M. Ncckcr Sur son aéninht ration pas.
Paris, premier Prairial an 5.
P. S. -•- L'immortel Buonapant a dcjJ r'A'îî une partie des tœk'x
que liai exprimé» en faveur des prûonicrs &'Olmut\ ( voyez'la Note de la
P>g< ll'> ̃ sont btes t pu'isele Dirtctoîrt,en leur rendant ude piu't
dont iîi sont toujoL^i digues réaliser de n.tmc ICI pchaget que j'ai idj N
Unit, et dans lesquels je persiste!
A
R
CI^XTYENS,
\j e Mariage est cher. à l'ami de la pair te et des mœurs c'ett Je
lui qùè découlent cette volupté pure 1 ces jouissances Idgitiran
ce charge exquis d'un amour vertueux, ces affections doucea
!t intimes qui constituent essenticllement le bonheur privo1 de«
familles sans lequel il n'est point de bonheur public là se
trouvent ce délicieux abandon de deux urnes pleinement saiis-
faites tt cette entière confiance si consolante dons les peines ti
ettrayante encore au milieu deo plaisirs deux époux tien uni%
ne participent presque plus aux ennuis habituels de ta vie humaine;
ils ont cessé d'ètec nommes, et sont, pour ainsi dire, devenus de*
Dieux sur (erre otl ils goûtent par anticipation Ica Micts ctltsu/y.
Lt'gislaieùrj encouragez donc de tous vos efforts, protège*
toujours le Mariage lorsqu'il est bien atsorfi, c'est à la foisU
lien le plus solide et le plus doux de l'ordre social.
Si l'hjmé'no'c se présentait par-tout soilsune face aussi enchrfnte-'
ressp il faudrait banMr de la langue les mots afïligèans de séyt-
dation de divorce mais malheureusement en retournant le
beau côté de la médaille oii trouve au revers un apperçu bi^n
différent ( i ) ce h'est plus le bonheur ce n'est pas même U
(i) » Noui voyons <ju«1<]u«i Epoux tant heureux, qu'eo leur Mettre
» lemble ttluire quelque idée de la reptlituùtioa Au Joies du paradis i b<*«
1 nombre d'autres y sont tint nullicureux qujlii diables, qui |enl<A|
Ici bctwitci parles dhensde la thébaïde, ne le sont pas davantage. »
Ratt!a'u. Ftntigrùtl/i– i Ifv 2 CSap. ie.̃
<a>
plaisir dont l'hymen offre alor. l'image: établi souvent par de»
convenances de famille ou de fortune, lui qui tire son attrait
unique de celles du coeur il n'est plus suivi de la confiance
et de l'intimité; il a perdure riant cortège des ris, des amours
et des jeux ,qui seul peut embellir une union aussi prolongée
la glaciale indifférence est sa compagne habituelle et ce lien sî
léger, quand il est couvert dis fleurs du plaisir devient alors
une véritable chalne. Certes ce ne sont plus là les dittctt
cI/nits que nous nous plaisions à entrevoir tout «.l'heure; ri jus
comme ce n'est pas encore une infortune insoutenable l'intlrft
dea tuteurs «'accorde ici avec la raison et les iienséances tour
engager tous ceux des époux qui se trouvent dans cette position
à ne pas rompre des noeuds qui sont peu propres sans doute à Ici
rendre heureux mais qui du moins sont supportables et que
l'habitude et le te m s parviennent quelque fois à itsalourdtr.
Les lois devraient donc ihterdîic avec soin la possibilité du
divorce s'il n'était une troisième classe d'époux dont l'anti-
pathie j le dédain et la nome flétrissent habituellement les «fou»
foureuses journées étrangers à toute espèce de confiance Il'£1.
time et wfme d'égards ils se font une étude continuelle dt
tourmenteur l'un l'aulie par des outrages réciproques par dea
contrariétés sans cesse renaissantes ou bien si l'un- des éponx
est plus raisonnable ou moins emporté, l'autre devient comme
un démon attachc sur ses pas pour torturer en tous sens sa.
rniséraMo existence soit par des excès publics, déplorable sflct,
d'usé foreur désordonnée snit par une longue suite de séiices
cncliéee plus désolantes encore: c'est alors que le mariage devient
véritablement un enfrr } c'est aussi de cette horrible situe tioii
qui rend la lie insupportable et dispose l'ame aux plus nous
attentats quo sont provnius clioz tous les peuples de lateric,
les moyens légaux do rompre l'union conjugale ) ici par la
répudiation par le divorce, ailleurs par Ira séparation*' de
Ce dernier mode long-toms usité en France fut remplacé
dans le mois de septembre 179a l'ar l'institution du divorce > qu«
réclamaient de toutes gris l'humanité et la justice et en faveur
de qui j'essayai ma plume naissante ( dès les premiers Joui*
de la révolution.
Note J'invoquai l'cublisscnict.t du Divorce dans deux oiiTigfi
Intitulai, Matériaux pour tenir a l'hisloirt de la Révolution, {fige
Extrait, de mon Journal, (page impcioi^ a Ftrit ,ia en 1 7pj ct
<3>
A »
Plusieurs voix s'élèvent aujourd'hui pour attaquer cette ins-
titution, quenaguère tant d'autres représentaient comme un grrrjJ
bienfait fortquMIe n'existait pas encore j'admets pour un
moment que cette prétention sert acceuillie et que la faculté d;x
divorce sera enlevée aux dpoux je. demande dans ce cas quel
parti on prendra vis-avis ceux qui sont ennemis
Ies'contral*dra-t-on d'habiter ensable pendant toute l'éternité
d'une lie entière parce qu'ils furent associés jadis par le huit.)
ou par l'erreur ?
On me répondra uns doute, que le divorce étant une Jdîs-
prohibé, les lois anciennes relatives dissolution du maria?*
reprendront leur cours accoutumé.
Ainsi danc vous qui combattez le divorce ) vous sente* K?n
qu'il ne peut exister de supplice plus cruel que de se trouver
tousles jours et toutes les ruinâtes près de celui ou de celle qu'on
déteste; voua ne pouvea pas !\le! que dans ce cas il uîîb
rompre des noeuds aussi mal formés pais au lieu du divorce
qui permet des noeuds nouveaux tous prétendez raviver la forn«o
antique des séparations de corps qui les deffend.
En quoi en séparapt ces deux êtres qui vécurent toujours
nalbeureux voué Toules leur ioterdire la consolation légitf'»*
d'une autre union plus fortunée! vous roule» repousser en
wêmesle feesoln qu'ils ont de se reproduire vous toulei tarir le*
sources de vie qu'ils portent dans leur sein et par leur inai U4
forcée priver l'état d'une foule de citoyens insensés qui songf «
faire des lois en opposition avec celles de la nature corrtmw.t
ne voyez vous pas que vous alles porter un désordre évident
l'harmonie aociale
Vous dites que c'est par respect povr les moeurs que vous ne
voulu pas que les jeunes époux disjoints par vos lois puisât
former de nouveaux nœuds 9 et' moi je dis que c'est vous .lui
outragez les mœurs en contraignant au libertinage et la
dissolution des âmes honnêtes, mais ardentes et sensibles ^«i
sans vous n'auraient chercha que des jouissances ^décentes est
autorisée par les lois.
(i) Les sonven.\«(««i et let rapports de la tocUtl unissent iour«nt de. «(<«»
» que Ia nature a ifparét par des taract 4r«i qui ee se dévoilent que dant le
» mariale ¡ 1. nature au «ootwre 1 forme souvent <J«i tua comai€ si elle
».<J<simait runâl'autre: par la loi qui deffend [«divorce lei> pr««sl«ri
» sont condamné. d un malheur Eternel parce qu'ils 'doivent rester «I«
a touteleur vie, et les secondt, parct qu'ils ne peuvent jamais s'unir. •
Gtrat, Notes coDtenutidanc l<po?in«dei saisons par R«uc».tr,
(4)
Ce«t encore dites-vous par attachement aux bonnes racen1»
que vous vous récriez contre les scandales que présente l'tffi
réitéré du divorce 1 je reviendrai sur cet objet; mais vous quï
êtes sî timorés à cet égard, oseriez vous soutenir que ces boines.
moeurs, auxquelles je m'intéresse tolt autant que vous, n'éuknt
fias ouvragées et que la dignité du mariage n'était pas, manifes-
tement avilie lorsque les voutes des anciens tribunaux re'en»
tissaient taos cesse de demandes en séparation, lorsque clia^ue
lourdes révélations scandaleuses venaient dévoiler publiquemfnl
Ifs turpitudes cachées des ménages et familiariser légalement
les, jeunes oreilles d'une foule d'Auditeurs avec Ici dfsctiplïout
contagieuses de la dépravation et du vice?. étrange eftet
d,f la prévention que de vouloir appliquer au mal un reme3«
qui l'aggrave encore! Faites donc que tous les mariages soient
peureux, ou paisibles du moiqs sinon gardez vous bien drre*
poulet le divorce, puisqu'il vous est reçommandé $ la fois par
l'équité la politique et la nature.
tes amis éclairés de l'humanité désirèrent (i ) toujours cetle
institution bienfaisante leurs voeux s'accrurent encore à côté des
{>emieis germes de liberté quie. furent jettes en France} mis
constituante occupée de fonder les base* immcir*
tcllce du corps social ne trouva pas le tems de rémplir cet
Wg'ard leurs intentiojts et le divorce ne fut enfin t'tabli que tj»r»"
les derniers jours de l'AsiimbUt h'gtsîaùv(.
Je conviendrai volontiers qu'il ne fut pas décrété dans un lors
«ssez calme pour qu'on put t'environner de toutes, les précaution*
proprea à en prévenir les inconvénient sans doute, quoiqu'on
en ait dit il n'e*t que trop évident, qu'une époque ai v6iiii:e,
^cs horribles joi|Vnécs de sepeembre ne pouvait pas être celle
dea bonnes loia, et d'ailleurs les papiers publics nous attestent quo
celle sur le divorce fut adoptée sans aucune sorte de discussion } je
conviendj-ai encore que les développemcns qui depuis ont M,
donnés cette lois ne se ressentent que trop des tcms il.
aires, qui les virent naître ,t je n'aï pas moins tétai
que ses antagonistes les plus décidés sur la facilité acandaf uso
que le mode actuel fournit à la cupidité et au libertinage mais
ne sautons nous jamais que passer d'un eitréme à un autres
i) » Dans le mariage disoit Font<ntllt la loi d'une union iiih-
toluble est une loi barbare et cruelle. en france, le peu de bons mé-
e !laits prouve cn ce genre la nUcit'nt d'une ({forme, i
De l'homme tome » ,page tl;a
(5)
extrême et au lieu de tirer parti d'une institution évidemment
bonne en soi, faudra-t-il la rejetter tout à fait parcequ'elle (ut
établie dans des jours d'orage) et parce qu'on en a lor.g-leros abusé I
que\dirait-on d un architecte qui chargé de réparer un édifice
sbliaeœent bâti mais mal décoré commencerait par en arracher
jus es aux fondemens ̃
relais on n'a que trop r/votutîo>in/en France s i ) j'aime à
croj/e Citoyens que vous ne voudrez pas tlvoluùinntt le;
ij/fotée j vous réformerez ce que son organisation actuelle peut'
/renfermer de nuisible vous mettre* tous vos soins & en cor-1
riger le* formes défectueuses mais loin de tendre indiscrètement-'
à anéantir cette institution salutaire, voua vous efforcerez de
l'établir solidement sur des bases sages et mesurées qui t
commandées par la nature puissent être encore avouées par la
raison et favorables aux mœurs c'est pour concourir à ce
résultat utile, que j'apporte à cette tribune le produit de ses
réflexions..
Sij'avaAunvolumeà faireau lieu d'un discours, il ne me serait
ras difficile de multiplier les autorités et les citation's en fawur
du divorce; je prouverais non pas par des mots mais par des fait»
authentique» qu'il est usité aujourd'hui dans la plus grande partfo
de l'Europe, et qu'il J'a été oc même' cher les nations les plu»
civilisées et les plus floriisantej de l'antiquité } je 4rouver«j«
le divorce Etabli chez les Hîb)reux ce peuple qu'on dit avoir ét6
spécialement dirigé par le Ciel chez les peuplades antiques des
ÈgyptUns chez les Chinois celte nation la plus sage de l'univr r»;
chet les Âih(nitns,i\M une loi de leur judicieux législateur Sofonf
chez lea Romains lors des plus beaux jours de leur République,
etc. etc.
JepoufraisappuiercesautoritéspHrcellesd'une foule d'Ecrivain»
éminemment distingués darsles archives littérairesdetouslespayaj
je pourrais invoquer
Jacquts Rousseau, fouâire Lifiguet Mirabeau, \u Autora
anoBym/rs du Contrat-conjugal de la législation du divorce M
vtro dispotismo etc. je pourrais citer ausîi plusieurs Ecrivain*
encore vivants et surtout un de nos collègues qui la sainteté de
ses inceurs domestiques plus encore peut être que lé poids de K»a
1) Heu aie mistruin ^uum h*c recordor quum illoi «mtniroe
Ardu. Frtgmcnu.
(6 )
nom t &oh.dotf\pr un grand crédit dans cette matière, PeslîmaMe
Dupont, de Nemours, (voyez l'Historien, n8. 4a3)
Me prêtant même aux préjugés religieux d'une classe nombreiytô
,le citoyens (i), je pourrai» demontrtr encore, et toujours par des
/?itS| que le divorce e étc" autorisé par l'usage constant de la pri-
siitive Eglise des chrétiens ainsi que par leurs saintes écriture* j
je rapporterais ce passage qui est extrast littéralement des lois de
Moyst « Si acaptrit homo uxortm et non invtnfrit g/<t~
tram rt/i« octtlos ejus, scribtt libellum
» de domo sui». Dcuteron. Chap.
Je citerais une foule de loix rendues en faveur du divorce par
des Empereurs chrétiens, par Theodojt Valtnnnitn voient
JusiinUn fa) Justin deux et autres Je citerais encore plâsicvri
et nos Rois, chrétiens aussi, se servant publiquement de la faculté
du divorce le citerais sur-tout Charleniagne ce Prince qui a ét<4.
placé pir l'Jiistoire au rang des granJsrîommeS) et par l'église, au itr g
pas moins 'époux de trois femmes légitimes et toutes trois vivantes»
à aavoir IIiiniltnt.de fille d'un seigneur Saxon, Htrmingardt
file de I)idier, roi des Lombard*, et Hildtgardt Elle du duc do
$oabc j t il épousa avec les
VMtécsi après avoir usé (olcmnelleme,nt de la faculté légale du
divorce; enfin pour satisfaire ceux qui me 'demanderaient «le»,
exemples plus récens et plus près de nom, je leur indiquerai» la
Pologne pays bien catholique, dans toute l'ortodoxie possible»
où n6anmoins le divorce est pleinement autorise Envain dit
l'abbé Cuyer, dans son Histoire de Sobiesk.i (Tom I.) a en vAin
» voit-on constamment à Varsovie un Nonce Apostolique, avec
3 une étendue de pouvoirs qu'on nç souffre point Ailleurs il n'eu
» a pourtaut pas assez pour maintenir l'indissolubilité du miiriags
II ne me serait pas difficile d'exposer les motifs jutéressés qui
fnp^cerent les Pontifes de Rome (si long temps usurpateur))
jroluper (3) te divorce mais cette digression qui d'ailleurs n>e
il R*;)iK<t-vous bens ignorant ou crMi!<i, le n'en Yeux ,'oint ¡,
votre religion toytz chrétiens pour votre salut et pciti^nei le divorce
tour voire borbeur j ces deux choses ne sont pas iricompitiblei.
Législation du divorce page t.
(i) » Si mutua affectio nmriiuonM côtificit, metUo diversa voliBDf
à eidcm dirimit. s
(i)i La coutume de prohiber le divorce, établie dams des teros d" jno«
pmft tout-à-faît inutile m'entraînerait trop loin de mon su;ct, H
je me contenterai d'observer, qu'outre les autorités imposâmes que
je viens de rapporter en faveur du divorce, et tant d autresq'ie je
pourrais y joindre, il en est de plus puissante» encore qui «tiprilttit
pour lui, et celles là, je les trouve dans la n<uurtt la raison if
CoBSullon» la nature; elle nous apprendra, qu'il n'est pas de si.pr
plice comparable au tournent de passer se vie cnti< re avec celui o»,
celte qu'on abhorre toutes les autres peines de la vie sont passa--
gères j tl n'est point d'homme, si malheureux soit-it qyi u'eQ-
trevoie encore quelques lueurs de plaisir, ou du moins qui n'ait
devant lui l'espérance qui elle-même est un plaisir j mais dan» k*
rdariage* indissolubles, ce sont des angoisses ter'ribl» s rrnou-. elltics.
chaque jour, et qui deviennent d'autant plus poignantes, quViiec
,n'offrent en perspective d'autre terme que ce-lui de l'existence (1).
La raison et le simple bon sens nous apprendront aussi «ju*
^ans una pétition aussi d(5sespërde lors<jii« les loix consnerert,
l'tterjiil^ de nesuds aussi mal assortie, lorsqu'on se soit exposi
8ansrelkhe i une continuité de malheurs qui ne peut finir que
jvlrla mort, c'est aussi ce tetrible remède qu'on se dclcinr.ire i
choisir, soit contre soi-même-, soit contre le» autres. Que de
suicides, que de crime» dévoilé dans les ont été pro-
duita Pnr cette indissolubilité désastreuse Combien plus eucor»
ont été cachas dans l'ombre
Hé si nous invoquions la justice pourrons. nous contraindre à
une cohabitation liornblenient prrpéliK-lle deux êtres qui t-jll-
par l'antipathie la plus prononcée, et par la répugnance
absolue et réciproque de chacun de leurs sens! Qu'ont- ils donc
fait contre la socilté, pour être punis par un châtiment ajs.si
11 est vrai lue trop dociles, aux vues intéressées de leurs parciU,
ou même, si on veut, qu'aveuglés par l'aveugle passion (le 1 amour,
ils contractèrent un lien que vous prétendez aujourd'hui qu'ils titi
peuvent plus rompre mais ils étaient h cet .ge d'inexpérience
où l'homme n'a pas mime de volonté déteiminéc^otk son jugement
à tance se perpétua dans les tenu éclaire* pu la t?,i'< niion nu'etU
1 txisuic tout i^uj s'éternise de lui-mtme tV.t, l'ccurit it
i faut un Htnutt pour la nf loyer.»
Volta'.ti Dictionnaire philaïopNi-jue au mot divc?c«»
(l) acideote itittparibitt que dura lu que Juta li vida.
Ctnanut ••- Don Quixctte' part. î, lib. t.
<&>
Charron de la Sagesse -liv. i.^ap. 46. ca
16 est pas forint encore, où il est balotté sa.&s cess^ par ta môhib'té
fougueuse de »os lussions à cet âge enfin., où 1cs lois pfotécirîctî
de sa faiblesse et de son insouciance, ne permettent pas qu'il puisse
dia de la plus petite partie de ses propriété»./
Quoi! vous <3 ira un époux malheureux ,'si j'avais vendu le
moindre de mes champs, vous m'auriet autorisa vous-mèW
dissoudre ce contrat de vente Et lorsque ma liberté j t
mon existence tout mon £tre tins en connaître le prix ou tien j
lorsque nies parents en ont trafiqué arbitrairement 1 sans presque me
consulter, et qu'ils m'ont fait former des nœud» anxquel» moi*
eccur ne m'appellait pas,il faudra que je'ne puisse plus le» rompre (i )!
11 faudra que je renonce pour toujours à la liberté et au bonheur I
Il faudra que je fasse l'éternelle abnégation de moi-même f II faudrfH
que je concentre à jaruais au dedans de moi les élans irrésist Mes
de sensibilité ui ruo pot'tâifht si ardemment à aimer et à Aê&ltlt
è'ilre aimé quoi! Mpslitturs vous pourrie» vouloir que cet
époux sensible que cette femme infortunée, accablés chaque
jour de dédains, d'outrages et de sévices divers, pasxassent Bi/isi
le cours si lent de leur déplorable vie dans toute l'horreur du
désespoir ? Vous, destinés à rendre un jour lis Français heureux,
vous voudriez éterniser le malheur! Non, non, allez-vous tous
vousécricr; que le divorce soit conservé, toutes les fois qu'un des
époux purra cn prouver la nét essité par des faix mais plusieurs
dc vous ajouteront en même teins non$ ne voulons pas ii-t
cidénimt que le divorce oit lieu pour la simlle allégation Vin-
C'est ici je le sai» que je vais surtout différer de matot'-re
de voir avec quelques uns de mes collègues dont je nt'honote do
parlflgtr habituellement les principes et les opinions lors m<jr»e
qu'ils ne pensent pas comme moi je, sais apprécier encore lç*
motifs estimable* qui les animent toujours et malgré qu'e ce
rioment je nie trouve en lice contre eux j'ai lieu d'espérer au!):
qu'ils ne cesseront pas do rendre justice à M pureté de «ne«
intentions.
Vous prétende* que les demnndes en iacompatibilitd son- la
honte tt le fléau dcs moeurs; moi je soutiens au contraire qu'elles.
» En fait de mariage. quelle iniquité pouru't être plus grande, <ji:«
pour pour suivre l'avis d'autiui on soit chig$ i une peine |>ci-
» pftuclle! il vaudiait miaux se n ctut la corde au cou ou se i<tt>ica
Il la met la tête la wemitte four Unir ses joun bientôt que d'iiie tj.u-
» jours aux peines d «nfet. » 1-
(9)
Il
èh seront la %tme garde t lorsque nous aurons entooré l'olf»
tention du divorce de tout?* les précautions dictées par la t>ra*
dence ainsi que de ¡toutes le. mesures dilatoires qui pour*
font tendre à n'en, plui faire tenter la demandé qu'à t'urginci
Je développerai plus bas ce que j'ai imaginé pour ma part,
l'effet d'atteindre ce but utile 5 mai» je vous demende maire:
tenant} si 'dans la supposition de la nictss'itt urgentt «lu divcrc«>
vous ne consentiriez pai encore à admettre la demande en in*
Voudriez tous donc rcportcr dans les tribunaux Cette foule ci.
demandes scandaleuses qui ont profané tant de fuis les sanctuaire»
de la justice ? pourriP2-vous vouloir que des époux qui aufoât
déjà enduré (les siècles d'angoisses ^allassent ensuite instruire pu-
bliQUtmrnt leurs concitoyens de leur diffamation domestique
est-ce donc par-là que vous croyez consacnr la sanctification iîe«
meeursî comment ne sentez vous pas que les demandes er in-
compatibilité, que vous voulez si indistinctement proscrire» font
comme un voile heureux qu'il faut bien se garder de- lever»
pui6qu'il épargne à la société et au malheur une foule de débits
hideux qui ne peuvent qu'affliger l'une et accroître l'autre?
~Vjnis parlez de la saint(-té du mariafc et du resi-ect qui lüi
est dfiY"m><8 rajipr lez-voiis ce que j'ai observé dans les premif tè%
pages de ce discours, où j'ai combattu les demandes en séparation
de corl)s croyez vous donc je le répette qu'un bon moy«a di
faire naitre et d'entretr:nir le respect du au mariage est de né»
cessiter imprudemment la révélation de tant de turpitude* et
d'ihfumics ? croyez, vous de bonne foi que c'est avec de partillei
leçons par-tout et si souvcnt nJpeUcs que vous apprer{?r4a
les jeunes gens des deux sexes A devenir, soit de bons époux 9
soit des finîmes vertueuses ? n'êtes vous pas (ISSU instruits pat
l'exn.'tiènce pour avoir appris h connoitre cette
tendance de 1 esprit humain » qui porto à rcienir plutôt t'im*
pression du rnal que celle du bien i
Citoyens, je crois en nvoir assez dit pour démontrer «|U8|
loin dc repousser 1rs demandes en incompatibilité, 9 rôtis itfon»
les «cceuillir spécialement, comme un expédient efficace et salu-
taire dans ce Sfns.<fue ferrant de prête-nom commode 1 dr«
demaml(S qui sans flirt seraient beaucoup plus graves elle»
préviennent une infinité de scandales (t d'abus; 5 maintenait jo
vais examiner cette incompatibilité en elle mime, dégagé* du
considérations accessoires et puis»'antos que je viens de faire viloir.

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