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Paraphrase du psaume "Exaudiat", relative aux circonstances pour diriger les sentiments des fidèles pendant la neuvaine indiquée par le mandement de MM. les vicaires généraux de Poitiers, du 12 juillet 1815

12 pages
Impr. de Barbier (Poitiers). 1815. France (1814-1824, Louis XVIII). In-12. Pièce.
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PARAPHRASE
DU PSAUME EXAUDIAT,
RELATIVE aux circonstances , pour
diriger les sentimens des Fidèles pen-
dant la neuvaine indiquée par le
Mandement de MM. les Vicaires
généraux de Poitiers, du 12 juillet
AVIS IMPORTANT.
LES hommes précipitent les empires dans le
malheur et la confusion, Dieu seul peut les
retirer de l'abîme. Si c'est Dieu qui sauve après
avoir châtié, c'est la prière et la pénitence des
peuples qui rendent le Ciel propice aux voeux
de la terre. Quand le mal est fait, et que tout
le corps social est dans la souffrance, la plus
grande ressource est de s'adresser au souve-
rain Réparateur, auprès duquel la foi nous
donne un accès. Tous les Français pour qui
la Religion n'est pas un vain nom, doivent
remplir ce devoir sacré, non pas lâchement
ou pour eux seuls, mais avec un zèle enflam-
mé par la charité, qui embrasse le salut gé-
néral. La population chrétienne, depuis l'âge
A
( 2 )
de discrétion jusqu'aux vieillards, devroit ac-
courir dans nos temples pour bénir, adorer et
fléchir l'Eternel : c'est ce qu'on avoit espéré
après les derniers événemens ; mais à l'aspect
des lieux saints si peu ou si mal fréquentés,
on diroit que nous vivons dans des temps or-
dinaires , et qu'on n'a plus rien à craindre de la
justice divine, ni rien à demander. Cependant
nous sommes dans une telle situation morale et
politique et dans une si grande crise, qu'aucune
nation n'en vit jamais de semblable. Quand vien-
dra le réveil de la foi? C'est là que Dieu nous
attend pour nous exaucer et pour consommer
notre délivrance. Malheur à nous si nous sommes
encore endurcis ! La prière est le grand levier
des nations abattues; elle est plus puissante que
les armées, parce qu'elle ouvre le ciel fermé, et
ferme l'abîme entr'ouvert : elle calme la tem-
pête, elle affermit le pilote et conduit heureu-
sement le vaisseau de l'Etat. Si nous aimons
notre patrie et notre Roi, donnons en des
preuves en les aidant par de saintes prières,
qui sont l'exercice le plus beau, le plus utile et
le plus consolant de la Religion. La persévérance
des premiers chrétiens à prier détourna souvent
les calamités de l'empire , et jointe à la sainteté
des moeurs, elle finit par convertir les nations
infidèles. Quiconque n'entend pas ces vérités,
n'a point de patrie, ou il a renié sa foi.
Le livre admirable' des psaumes est le mo-
dèle parfait de la prière pour tous les temps. Il
semble que le Prophète ait vu les révolutions
(3 )
avec toutes leurs suites, et quil ait vécu de
nos jours. Chacune de ses compositions di-
vines porte un caractère de foi, d'inspiration
et de piété qui touche, attendrit, console,
encourage et remplit l'âme de sentimens. Le
psaume royal qu'on a choisi dans ce moment
pour la prière publique, est connu de tous
les chrétiens. C'est David qui implore pour
lui-même et pour ses états la protection du
Dieu de Jacob, après de vives alarmes et la
chute des ennemis formidables dont le Ciel l'a
fait triompher. C'est l'élan d'un coeur enflammé
par la confiance qui rapporte tout au Très-Haut.
La paraphrase qu'on va lire pourra servir à ex-
citer, à diriger dans ce temps de miracles, de
joie, et d'affliction , la piété' de ceux qui s'unis-
sent de coeur aux voeux de l'Eglise. C'est le but
qu'on s'est proposé.
Quis tibi imputabit, si perierint nationts,
quas tu fecisti? Sap.
I.
EXAUDIAT te Dominus in die tribulationis,
protegat te nomen Dei Jacob.
C'est du sein des tribulations, ô mon Dieu !
que votre glorieux serviteur Louis, notre
Roi, sortant de la crise la plus terrible à la-
quelle un monarque et son peuple fidèle puis-
sent être exposés, implore avec confiance ,
et que nous implorons avec lui le secours de
votre bras tout-puissant. Dieu de Jacob et de
A 2
( 4)
nos pères, exaucez nos supplications ; daignez
lui faire un rempart de votre protection sou-
veraine : jamais un royaume et, celui qui est
chargé de le gouverner n'eurent un si grand
besoin de grâces auxiliatrices pour combler un
abîme profond.
a.
Mittat tibi auxilium de sancto, et de Sion
tueatur te.
Vous avez déjà suscité pour lui des secours
admirables ; vous avez fait lever l'Europe en-
tière pour sa cause, et les plus forts potentats,
avec leurs armées triomphantes, l'ont ramené .
dans sa capitale, où sa présence a fait tres-
saillir tous les coeurs. Nous vous rendons grâces
de ce bienfait signalé. Mais un secours plus
nécessaire, plus précieux pour son salut et
pour le nôtre, c'est celui qui vient immédia-.
tement de vous , qui part des montagnes
saintes, ou plutôt de votre coeur adorable,
source de tout bien. Envoyez-lui de Sion un
secours invisible pour l'éclairer, pour le sou-
tenir, pour lui donner cet esprit de force et
de conseil qui le mette désormais à couvert
de tous les dangers, qui l'aide à porter avec'
assurance une couronne dont le fardeau est
devenu si pesant et si épineux.
3.
Memor sit omnis sacrificii tui, et holocaus-
tum tuum pingue fiat.

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