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Paroisse Saint-Augustin. Solennité de la dédicace. Les Sept Pardons évangéliques, par Mme Gabrielle d'Altenheim, née Soumet

De
11 pages
impr. de De Soye et Bouchet (Paris). 1853. In-8° . Pièce.
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PAROISSE: SAINT-AUGUSTIN
SOLENNITÉ DE LA DÉDICACE
LES
SEPT PARDONS
ÉVANGÉLIQUES
PAR
rMffT&ABRIELLE D'ÀLÏENHEYM
-'d- ■■ " ^>\ . NEE SOUMET.
Il n'achèvera pas d'éteindre la mèche qui
fume encore,
x (MATTH., XIT, 20.} ~
. PARIS
DE SOYE ET BOUCHET, IMPRLMEURS
BUE DE SEINE, 36
1853
Les sept pardons du Christ qui répandent sans lin
Sur tous les coeurs brisés un bonheur angélique,
Ce sont les sept couleurs du prisme évangélique,
Les sept notes d'amour du grand concert divin.
Pour rendre ces couleurs que nul siècle ne change,
Faut-il le pinceau d'un archange ?
Non !. ...Il faut pour former cet arc-en-ciel sauveur,
Un rayon de la foi sur les larmes du coeur.
Faut-il du séraphin la harpe, sainte et belle,
Pour l'insigne douceur de ce concert aimant?
Non! Le coeur humain seul peutservir d'instrument
A cette harmonie éternelle !
1
lA SAMARITAINE
Jésus, de tous les siens se tenant à l'écart,
Passa dans un pays qu'on appelait Sichar,
Là de Jacob encor se trouvait la fontaine,
Et le Fils de Marie en ce lieu vénéré,
- k -
Pour reposer son front de salut altéré,
S'assit, voyant venir une Samaritaine.
— Or, le Samaritain, par le schisme égaré,
Était du peuple juif en ce temps- abhorré. —
Christdaignadoucement, ce qu'elle eutpeineàcroire,
Pour sa soif de Sauveur lui demander à boire ;
Et de l'eau de ce puits passant aux grandes eaux,
Qui firent planer Dieu sur les flancs du chaos,
Il daigna lui parler de ce profond mystère
Qu'il venait, par sa mort, révéler à la terre ;
Du puits intarissable en lui-même porté,
Fontaine jaillissant en pleine éternité !
De cette eau rédemptrice où quiconque s'abreuve
Se refait, pour le-ciel, une âme toute neuve?...
La femme avait besoin pour laver le passé
De boire à celte source où- tout est effacé ;
Et lorsqu'elle entendit, en inclinant la tête, •
Son histoire tomber des lèvres du Prophète,
Elle lui dit : « Seigneur, rien ne vous est caché :
« L'austère vérité me saisit d'épouvante ;
« Donnez-moi de cette eau vivante
« Qui blanchira mon coeur de repentir touché. »
Et la Samaritaine, abjure, convertie,
Les longs égarements de sa coupable vie,
Et le schisme pesant ne la sépare plus
Du Dieu de vérité qui seul fait les élus t
II
ZACHÉE
Par Jéricho, ville des Palmes,
Passait, en ce temps-là, Jésus de Nazareth,
Et ses regards, puissants et calmes,
De chaque coeur fermé lisaient le voeu secret.
.Zachée, homme très-riche et de mauvaise vie,
Et chef des publicains,
— 5 —
Qui comptait ses trésors par ses injustes gains,
De connaître le Dieu, doux et pauvre, eut envie.
Mais la foule à ses yeux le cachant à demi,
Il monta pour le voir sur un vieux sycomore ;
Vers l'arbre sombre alors levant un front ami,
Où déjà du salut s'épanouit l'aurore,
Jésus lui dit ces mots si doux :
«'Hâtez-vous de descendre ;
Aujourd'hui même il faut que je loge chez vous. »
De son passé sordide il remua la cendre,
Et son coeur se troubla ; mais avec grand honneur,
Dans sa maison tarée, ii reçut son Seigneur.
Tandis que par un long murmure
La foule, sans pardon, écrasait son bonheur,
De remords et de joie il se fit une armure ;
Et du peuple jaloux dédaignant le bruit vain,
Il dit au convive divin :
« Aux pauvres j'abandonne
La moitié de tous mes trésors ;
Et les biens réclamés quatre fois je les donne,
A ceux qui contre moi blasphèment au dehors. —
Que t'importe du peuple, aveuglé d'inclémence,
L'orage menaçant?
D'aujourd'hui ton salut commence,
Hôte pécheur du Tout-Puissant.
Jouis de la béatitude,
Nouveau fils d'Abraham, tes pleurs sont entendus :
Jésus de Nazareth, dans sa mansuétude,
Vient chercher ici-bas tous ceux.qui sont perdus ! »
Il faut l'aimer beaucoup, s'il faut aussi le craindre,
Ce Verbe tout aimant,
Qui n'achèvera pas d'éteindre
La mèche encor fumant ;
Qui ne cassera pas de sa main paternelle
Le roseau pâle et frêle,
Déjà moitié brisé par l'orage et le vent !

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