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Paroles funèbres prononcées, le 15 juin 1829, sur la tombe du F @ Anne-François Monier, docteur en médecine,... par le T @ Écl @ F @ Leblanc de Marconnay...

De
12 pages
impr. de Sétier (Paris). 1829. In-12, 12 p..
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PRONONCEES
LE JUIN 1829,
DU F.
ANNE - FRANÇOIS
DOCTEUR EN MÉDECINE, MÉDECIN DELÀ FACULTÉ
DE PABIS, MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES,
ARTS , BELLES - LETTRES ET AGRICULTURE DE
ST-QUENTIN,
EtWOI A ***.
Je n'avais pas destiné mon discours à l'im-
pression, parce que je ne l'en croyais pas digne ;
mais vous avez désiré rendre un dernier hom-
mage à notre ami commun, en vous chargeant
de multiplier les paroles que je prononçai sur
sa tombe, et je n'ai pu résister au besoin de vous
satisfaire ; votre attachement inviolable autant
que désintéressé pour ce F.-., les regrets éter-
nels que vous cause sa perte, tout me faisait un
devoir de consulter moins mon amour-propre
que votre volonté. Puissiez-vous trouver, dans
cette faiblesse de ma part, un adoucissement,
aux peines que vous endurez, nous sommes sur
cette terre pour nous nourrir de souvenirs dou-
loureux, et Vâme veuve de tous ceux qu'elle ché-
rissait , s'élève dans les deux , pour y vivre avec
leurs ombres èthérées (1)."
Votre tout dévoué ,
LEBLANC DE MARCONNAÏ.
(I) Pensée de mademoiselle Emma de la G
PRONONCÉES
LÉ 15 JUIN 1829,
DU F.
ANNE - FRANÇOIS
DOCTEUR EN MÉDECINE , MÉDECIN DE LA FACULTÉ DE PÀBIS,
MEMBBE DE LA. SOCIÉTÉ DES SCIENCES, ARTS, BELLES-
LETTBES ET AGRICULTURE DE ST-QUENTIN.
Maît. ., Membre de la E.-. L. Chap. Ecoss. de la
Clémente. Amitié , 0. de Paris ;
PAR LE T. . ÉCL.
P.-. LEBLANC DE MARCOHNAY, SON AMI ,
Vén. . tit. de cette L. ., Très-Sage Athersatha de son
Souv.-. Cbap. , G.-. Offic. de la G.-. L. . Centrale,
G. . Inquisit.. Insp. . Command. ., 31e D.
Veillez donc, puisque vous ne savez pas quand le
maître de la maison doit venir ; si ce sera le soir
,ou a minuit, ou au chant du coq , ou an coucher
Vu soleil ; de peur que, survenant tout d'un coup,
il ne vous trouve endormi.
! ST-MARC, chap. 13, v. 35.
O.. DE PARIS,
IMPRIMERIE DU F. . S ET IER,
Cour des Fontaines, N°7.
1829.
Les FF.-, avaient été convoqués parleur Vén. , et par
une pi.*, spéciale , à l'effet de se trouver à la maison mor-
tuaire.
Tous furent ponctuels à remplir ce douloureux devoir.
Le crêpe funéraire , le vêtement noir, étaient l'expres-
sion muette et symbolique du deuil dont les âmes étaient
remplies.
Le cortège s'étant mis en marche gagna lentement le
temple chrétien, où les cérémonies du culte eurent lieu, et
furent écoulées dans un religieux silence.
Le cortège se dirigea ensuite vers le champ du repos ;
les FF.. qui, par respect , n'avaient pas voulu monter
en voiture , marchaient à pied , deux par deux , en ordre
et dans un entier recueillement.
Arrivé aux portes du dernier asile et sur l'ordre du V..,
chacun se décora des signes de la fraternité.
Par un sentiment de bienveillance et de délicatesse que
tout le monde apprécia, le minisire chrétien lit éloigner
du corps les porteurs hahituels, afin que les FF. . pussent
—se charger de ce précieux fardeau.
Le cortège se reforma de nouveau : le prêtre et ses as-
sistans ouvraient la marche,(deux Souv. Princes R.. +,
et deux Maît. . portaient le corps , recouvert des insignes
du troisième grade; le Vén.-. suivait immédiatement ; ve-
naient ensuite les autres FF . , la famille du défunt et
une foule de profanes qui s'étaient-unis à cette pieuse et
touchante solennité.
Arrivé aubord de la fosse , l'auguste interprète de la
religion du Christ accomplit les dernières formulés dé là
liturgie , les maçons y prirent part.
Tous les FF. . se rangèrent alors au bord de l'abîme.
Le Vén.-. donna la parole au F.-. Fontaine ;ancien
V.-. de Logeet médecin , qui, au double titre de"maçon
et de confrère, prononça l'éloge du défunt.
Le Vén. . prit lui-même la parole , et prononça le dis 1:
cours qu'on va lire , et qui ne fut interrompu que par les
larmes de ceux qui l'entouraient, et par sa propre émo-
tion.
Ce discours achevé, le Vén.*. plaça à la tête du cercueil
une couronne d'immortelles, les FF.-, couvrirent de
fleurs la dépouille de leur F.-., et la pelle du fossoyeur
fit bientôt tout disparaître.