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NBS IOIOo
IANSI and ISO TEST CHART No 2
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVESDELA
REVOLUTION FRANÇAISE
A
PÉTltlQN
Des Marchands Herbagers
de la
de dëfofdrés Si d'alarmes, dont
le danger, les progr,ès ou le
terme ne dépendent plus, d'au-
cune prévoyance quand lefer
le feu l'impunité ̃̃+• en mena-
çant toutes les relations fôciales
& les plus antiques poffeffions
interceptent toutes les combi-
naifohs du commerce ou de l'inr
duftrie.
Lorfqu'àu nom de la liberté,
un fanatifine anarchique pro-
pagd, aygç une gaieté atroce, la
fpoliatiqn-& la cruauté lorf
que desLprpfcnptions foùvent
impoliù-
ques ,« rejettent- dé- la France
OBSERVATIONS
D'un Particulier fur la Pétition
de quelques Marchands Her.
bagers de la Nortnandie
préfentàt à de
tAffimktée Nationale le <>
Novembre ijSg.
Une crife d'infurreftion de déror
dres & d-alarmes, ne peut jamais
fervir dé bafe à de nouveaux excès;
il femble néanmoins que ce foit le
principe des 4uteurs de la Pétition,
qui veulent faire fervir les malheurs
Les Marchands Herbagers
de la Normandie feront ils ad-
mis à réclamer un moyen légal
pour fe fouftraire au complé-
ment de leur ruine ? ou feront-
ils réduits fe faire juflice eux-
mêmes par des voies immorales,
que tant d'excès impunis ont
accrédités ?
Ils s'adreffent avec confiance
aux Repréfentans de la Nation.
"Pénétrés d'un respect profond
& faint pour la plus augure
ne profaneront
pas l'énergie de ce fentiment
par un frivole hommage &
PÉ TI TI ON.
tous les grands confommaten^
tous les étrangers & tous les
canaux de la prospérité natio-
nale lorfqu'enfin des innova-
tions imprévues juflifient la né-
eeffité de replier des conven-
ions formées fous d'àutres aus-
pices
du des injuaices.
particulières &H violer une des
propriétés .les plus Sacrées ils doi-
vent fentir qu'il ne peut jamais y>
avoir d'autre 'moyen légal de fe
fouflraire à des conventions libres
Si légales, que dé nouvelles con-
ventions également libres & légale
de la part de tous les contraûans.
Les Marchands ÏJerbagers de la
Normandie, ne peuvent &«e doi-
vent dans aucun cas & encore
moins dans celui-ci, être admis à
réclamer un moyen auffi captieux
qu'illégal, pour fe fotuiraire difent-
ils, au complément de leur ruine,
tandis que leurs cœurs devroient
gémir encore au feù'Ki^uvenir des
horreurs commifes-par eurs com-
patriotes, fous le faiuf prétexte de
fe faire jutlice par des voies auffi
cruelles qu'immorales.
Pénétrés d'un refpe£t profond &
faint pour la plus augufle Atfemblée,
comment les Marchands Herbagers
Otent-ils lui préfenter avec tant de
confiance, une demande fondée fur
d'auffi faux principes & ne de-
vrojeat-ils pas Sentir qu'ils pro-
fanent l'énergie des fentimens qu'il»
A z
leur véracité rigide &. ruflique
fera le gage le plus pur de leur
efHme pour les Membres du
Corps législatif*
Les baux des herbages de la
.Normandie font au moins de
fix & prefque toujours de neuf
ans VHerbager œntmcle l'obli-
gation de fupporter, pendant ce
long efpace tous les événements
naturels; il lui faut de très-gros
fonds pour charger.
La fécherefle les mans les
mulots?'4es
-talïté-petfventdiminuerces fonds
d'une manière confidérabie il
faut qu'il en ait beaucoup en
Teferve, ou qu'il jouHTe d'un
grand crédit. "Le défaut de
moyens ne pourrait le difpenfer
de mettre le nombre de ^çeufs
aéeeflàiïes,, ©aies herbes duc-
xikoienti&perdroient'lettP qua-
Toient -pas- & lé produit -de
l'herbage fétoit perdu. Hett
PÉTITION.
Os S E RV Al I O N S.
annoncent, en aviliffant, par leur
démarche la prétendue véracité
rigide & unique qu'ils donnent
comme un gage pur de leur éllime
pour les Membres du Corps législatif.
Les Auteurs du Mémoire ont fans
doute oublié que-ëans toute la pro-
vince de Normandie les Fermiers
font libres de contrafter fuivant la
Loi pour trois ans comme pour
fix ou neuf; & je leur obferverai
que fi les baux font plus commune-»
ment de fix & de neuf, c'eft que
ces mêmes Fermiers ont reconnu
qu'un plus long efpace leur pré-
fente un plus grand bénéfice.
La féchereffe, les mans les mu-
lots, les inondations & la morta-
lité, ont effe&ivement caufé des
pertes confidérables dans une des
plus riches vallées de la Norman-
die mais ces fléaux n'ont point
exercé leur fureur dans les autres
cantons de cette Province. Les
Herbages fitués à l'embouchure
des rivières font feuls expofés aux
inondations.
L'édifice du crédit & de la con-
fiftance des Herbagers doit avoir
pour bafe une fage fpéculation, une
çonibinaifon réfléchie de leur, faire-
valoir, une
(A
•? P i r r t i o n.
donc utile que lTlerbager ait
une grande confiïlance pour
àffurer l'exploitation du terrein
& la fubfiftance du consomma-
teur. s
( ) Cefl-à-dire, ne prendre des Fermes que lorfqu'ils ont des ioaii pour
I« fïîîè valoir,
O é s £ RÏÀT r'o iï s.
remplir leurs éngagemens, jointes
à une connôiflance impartiale de
leurs factrltés (1); voilà la feule
voie légale qui peut leur rendre
cette confiftance & ce crédit, qu'ils
prétendent réclamer légalement.
Mais tomes les fois que des Herba:
gçrs par une fuite de leur fàuffe fpê-
culation, achèteront à crédit ou avec
des fonds pris à un intérêt exorbi-
tant, des beftiaux maigres dans les
foires du du Maine
de l'Anjou, la Bretagne & de
plufieurs autres Provinces ils
ajouterfpnt^néceffairement d'eux-
mêmes la valeur réelle de ces
béfliaux l'intérêt de la fomme qui
les aur t liquidés.
• Le commerce des Marchands Her-
bagers n'eft que de commifiion,;
lors donc que preffés par le befoin
d'argent, pour acquitter la créance
de leurs achats ils viennent à Poif-
fy vendre, au mois de Septembre,
les beftiaux qu ils ont achetés mai-
gres & à crédit dans les mois de
Mars & 'd'Avril ils fe privent --du
bénéfice honnête dont ils muroient
joui^. en accordant quelques mois