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Plan d'une banque générale du commerce de France, qui, sans faire d'appel direct à la confiance publique, fournira les moyens d'activer l'agriculture, le commerce et l'industrie, et arrêtera le pillage des malles et diligences, en faisant cesser tout besoin de transport ordinaire de numéraire d'un département à l'autre ([Reprod.]) / par François Chamoulaud

De
16 pages
Desenne, libraire [et 2 autres] (Paris). 1799. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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4)'u^.jè'4 a générale
VilDU COMMERCE DE FRANCE,
'Qui, sans faire d'appel direct à la confiance
publique, fournira les moyens d'activer
l'agriculture, le commerce et l'industrie
est arrêtera le pillage des malles et dili-
cesser' tout besoin de
transport ordinaire de numéraire d'un
département à l'autre.
Par François Chamou iabd.
A PARIS,
L'Auteur rue Cl'nbanois, n". 65jet4i.
au dépôt deslois, place da
.»^ Carrousel.
DESEXNE libraire Palais du Tribunat arcade
n».2.
Devaux, libraire, Palais du Tribunal, arcade
n°. j8i.
Millet imp. rue de la Tixéran derie n°.
observations/
En général les banques reposent 6ur cette hypothèse,
que les porteurs de leurs billets ne se présenteront point
tous à la fois, pour l<\s échanger contre des valeurs mé-
talliques. L'expérience prouve, qu'à Paris on peut, avec
une bonne organisation, compter sur le -succès d'une
semblable présomption mais on seroit presque certain
d'errer, en appliquant la même idée aux dépar tenions. Leurs
communes étant plus petites, et par conséquent les dis-
tances moindres les affaircs se terminant plus promp-
'tentent les objets de distractions se trouvant moins
multipliées les moyens de circulation s'offrant plus rare-
ment, il doit en résulter, que les échanges, contre du
numéraire, deviendraient plus fréqiiens et pourroient
avoir des suites funestes pour le crédit de la banque.
Pour obvier il cet inconvénient, il est nécessaire d'em-
ployer des mesures particulières inutiles pour une ban.
que bor.iée la commune, de P.nis. Ce sont ces consi-
dérations qui ont déterminé certaines bases de ce plan.
La caisse, ne comptes courra, ou toute autre société
pourroient adopter ce plan, soit des à présent soit 'dorfs
un temps pins reculé, pui, qu'il cou>,i ,!̃.̃ a faire en grand
ce que cetle caisse fait en psilt, en offrant des sûretés
doubles. Dans ce cas sans doute elle croiroJtnl de leur
justice et de leur intérêt, d'appeler Fauteur, pour le
faire coopérer L'exécution du résultat de ses veilles.
Il aunut occasion par-la, de donner une plus grande
extension il ses idées et d'en as.-urcr davantage le
«uccès.
P L A N
D'UNE BANQUE GÉNÉRALE
DU COMMERCE DE FRANCE,,
PAR François Chamoulaud (i).
JlJans un moment où l'on s'occupe de l'éta-
blissement: d'une Banque pour augmenter
les signes numériques, je me fais un devoir
de rendre public le Plan d'une
rale du commerce de France s que j'ai conçue.
Si l'on juge que ce plan ne puisse point
satisfaire aux besoins des circonstances pré-
sentes, et que son exécution doive être re-
tardée, peut-être y trouvera-t-on quelques
combinaisons particulières dont il seroit
(i ) Le même il présenté depuis peu, au Gouvernement,
un projet de finances pour la construction desNranaux de
navigation de la France qui a été adopté pafr les ex-
ministres François ( de Ncvfchâtcau ) et Quincttc.
Il est singulièrement favorable il la classe peu for-
tunée. Sa mise en activité ne peut avoir lieu qu'à la
paix. Les le! Mes des deux ex-ministres qui y sont relatives
et l'extrait de nc plan seront imprimés il til suite d'un
travail, d'un intérêt majeur, dont l'auteur s'occupe en
ce moment.
(4)
possible de faire profiter la chose publique 5 1
alors mon but se trouveroit rempli.
J'ai hésité quelque terris à le faire impri-
mer parce clue c'est, pour ainsi dire livrer
ses idées à l'abandon et se mettre dans le
cas de ne retirer aucuns fruits de son travail:
car tel est le sort de ceux qui exposent au
grand jour, leurs inventions morales; on se
permet d'user soit d'une partie soit de la
totalité de leurs conceptions en faisant quel-
quefois de légers changemens et l'auteur est
presque toujours oublié; mais la considéra-
tion du bien général l'a emporté chez moi
sur celle de mon intérêt particulier.
Si cette digression paroît un peu longue i
sa nécessité me servira d'excuse (i).
Je passe à mon sujet.
Tout système de banque quelque sage-
ment Combiné qu'il soit qui dans le mo-
ment actuel fera un appel direct à la con-
fiance publique, doit craindre que le succès
n'accompagne point son exécution. Tout
système de banque également qui voudra
borner ses opérations à Paris manquera le
(i) Depuis plusieurs années, l'auteur a érnisdesidéesutiles,
dont la République et certane réunion d'individus pro-
:firent journellement, et jusque présent on s'est borné,
éloges.
(5)
but auquel il doit tendre celui d'être utile à
la nation entière. Il seroit donc à désirer,'
qu'une classe particulicre d'individus par
exemple, celle des banquiers et commerçans
de toute la France voulut concourir à l'éta-
blissement d'une banque qui d'abord con-
ceritreroit ses opérations entre les membres
qui la composent et pour laquelleon adop-
teroit un mode d'opérer semblable à celui
que les commerçans et les banquiers em-
ploient dans leurs opérations ordinaires.
Ils ont soin de combiner leurs dépenses
avec leurs recettes, et de donner une certi-
tucle, à leurs rentrées par le concours d'as-
surances particulière.
C'est ce principe qui devroit être suivi
dans l'organisation de cette banclue,et bientôt
le public, voyant la sagesse l'ordre et la
solidité d'un pareil établissement, viendroit,
de lui-même lui offrir sa confiance.
Mais pour qu'une banque de cette nature
puisse présenter un objet réel d'utilité; fixer
promptement l'attention particulière du pu-
blic, et faire naître chez lui le désir d'y pren-
dre part., il faut, qu'on rencontre chez elle
des avantages multipliés.
1 elle devra d'abord dispenser du transport
ordinaire de numéraire d'un département à