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Plus on est de fous, moins on rit / [signé : Dalmance]

De
10 pages
21, rue du Temple (Paris). 1871. 12 p. ; in-8.
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PLUS
ON EST DE FOUS
MOINS
,0N RIT
PARIS
RUE DU TEMPLE, 21
1871
Paris, te 25 novembre 187Ï.
J'ai lu quelque part que ce sont les choses dont on a le plus besoin
qu'on est le moins disposé à bien accueillir; je n'en croyais rien:
mais en considérant ce qui se passe à l'égard des petites brochures
dont j'ai écrit les préfaces, j'entre en doute sur ce point.
Margaritus ante Froncorum.
Tiens 1 voilà que je p irle latin, moi qui ai dit, ailleurs, dans quelle
circonstance j'ai perdu le peu que j'en savais. Allons, c'est peut-être
de bon augure.
Du leste, si celte fois encore on fait fi des perles, k prochaine fois,
c'est-à-dire quand je publierai ce que je viens de recevoir à l'instant
même, Sa Majesté le Public daignera certainement se montrer bop.
prince.
J'intitulerai cette pièce : DD GOIVERÎ\EÏH:NT.
.JÎÉLGISE DE L\ TOUR.
Nairy, le 28 octobre 1871.
On ne fait des confidences qu'aux gens qu'on estime;
commeje vais mettre sur ce papier plusieurs de mes
secrets, les lecteurs ne seront pas fondés à croire que je
les méprise. J'espère que cette réflexion me défendra
contre les mauvaises langues, et je vais parler sans pré-
caution, sans hypocrisie et sans crainte.
J'ai l'avantage de connaître plusieurs personnes dis-
tinguées ; ce privilège me donne de la force et de la
conscience. Sans cela, j'aurais été vivre tout seul, au
milieu d'un bois.
Et puis, j'ai une consolation, en portant le fardeau
social : je me dis que si je dois aller dans l'Enfer, je
n'aurai qu'à me rappeler le sort que je subis maintenant,
pour ne pas être trop malheureux.
Ceux qui ont l'habitude de déchiffrer des rébus de-
vineront facilement ce que je passe sous silence.
J'ai reçu ce matin, d'un Français, qui habite Chicago,
dans l'Amérique du Nord, la dépêche suivante:
« Parlez-moi de la situation actuelle en France, et de
V avenir.