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Précis motivé par les officiers de l'Académie royale de peinture & sculpture, & plusieurs académiciens qui s'y sont joints, pour servir de réfution à un projet de statuts d'académie centrale, par quelques académiciens ([Reprod.]) / [signé : Vien,...]

De
17 pages
[Veuve Hérissant] (Paris). 1791. Art -- France -- Paris (France) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MMCROOOW RESOLUTION TEST CHART
NBS 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
25X
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
15 BRIME STREET MUL BKIME STEEET
WITOEY • OliFORDStUILK 0X8 OTH
Téléphone: (0993) 7763M Fiœ ((?93)
A
PRECIS MOTIVÉ
Par les Officiers de V Académie
Sculpture a & plujîeurs Académiciens qui s'y font joints
» pdurfervir de Réfutation à un projet de Statuts
démie centrale car ^quelques Académiciens.
Nous n'examinerons point, pourquoi nos Confrères fe présen-
tent à i'Aflembléc Nationale, fous le titre de Membres de 1* Aca-
démie de Peinture, Sculpture & Gravure. Notre Académie da
jamais eu cette dernière qualification. Il nous femble que nos
Statuts fubUfteiît en leur entier, tant qu'ils ne font point rem-
place par d'autres il nous femble encore que l'on ne peut Ce
donner un titre, avant de l'avoir reçu du Pouvoir légiflatif &
que c'eft même lui manquer de refpeâ: que de prévenir fon
ordre. Mais la méprifè de nos Confrères, à cet égard vient fans
doute de leur habitude àregarder comme fait, tout ce qui n'eft
encore qu'en projet.
Nous avons dit, pour combattre la frivole prétention des
Graveurs, que, dans nos écoles, qui font les bafès de notre inîH-
tution l'on n'enfeignoit que la Peinture & la Sculpture, & que la
Gravure, confacrie copier les produâions de ces deux Arts
a'étoic qu'additionnelle à notre Corps. En effet, copiée par efTenCtfj
elle ne peut marcher fur la même ligne que les Génies créateurs.
Si les Edelinck, les Ma Ton, les Audran, ces fameux Graveurs,
que les Modernes defirent d'égaler, fè font fait honneur, fans
exiger rien de plus, d'être aflbciés aux Peintres & aux Sculpteurs,
fur quoi porte la prétention des Graveurs de nos jours? Cette
prétention fatistaite tournera t-d}e. au profit de leur art? Le chan-
gera^îîc de nature ?. En lera-t-die un art dinvention ?
^îois^ qui fc piquent de ckûer leurs 1 idées» n'tmtjpçant,, <km
kur
Mai» pa/Ton$ dès objets plus tmpqtîan$. Nets avons prqmk
de prouver que, du plan des Académiciens» if cri i^Aïkcrok une
Arifiocmtie dans la Am, un furcrofc de dépenic Skutile'/ de la
méfîntelligcnce dans le Corps, du pour leS. plus
talcns, & une perte confîdérablc de tems pour les Elèves ôepour
les Maîtres.
Après un mâr exah^n> nous confirmons le Jugement que
nous avions porté fur une première le&ure»
Avant de peler k bien ou ïe mai qui naxroit dt de
notre Académie avec toit permis
ik témoigner nocre refpôt de coaqulte* qui a faiq
lout-à-coup nos Can|rcres% Au cftoye» d'une
<dom oâ bien moins fende par tout le mmèe> que le.
Comké central xles Ponts i4 fit
Voici leur plan. fi nous L'avons bien 'compris. Tan6 que y
Penmie & régentera, tous les Arts,. toutes k^Manufec-
turcs,. & Métiers» qui ont des rapports au delTm; l'Ar-
çbixtâusc aura la grande main fur tous leVmonumem publics,
fin gré les plau^dei Animes,
«n 'le matas,
foépa*iejpen$. Êm&éomt un einfeeUiflèiBeai^
iine un Tableau^ m
ils s'çœpweat de haute bitte, du Mufœum du de le Statues»
jnerres gravées. Il*
A i
l« ëSèrtnà Citât* de ces ..êtres ^Terres*5
le droit d'indiquer à l'Aflèniblée Nâtbaaîc, les talent
couronner., récompenfisr » encourager par de* tiavatsx. Ils cWrcÊ
pondront à ton* les Corps Académiques du ftoyaum*, & même
à toutes les Société* des Arts die* ^Etranger. Nous craignons»
que ce projet ne reflèmble à «s Coloflcs informes dcfEg/ptc, ^uf
en ioipofent de loin, & déptaifènt de près.
quoi! c'eft daM le temps que rAffcmbléc Nationale a.dctruit
ces Corps énormes, qui comme dos Géants aux cents bras,, étcit-
doient au loin leur puifTancc dcfppriqur, c*eft dans le moment même
que cette «augufte Aflfcmbléc, brifant les fersimpofés à la penféc
& au génie, leur fait rcfpirer l'air de la liberté qu'on lui propofè
une pareille ariftocràtie dans les Arts, fyftême fi contrairc à fes
principes! Mais ceux qui ont inventé ce projet chimérique, n'ont
donc pas réfléchi qu'il étoit, non-feulement înconàcutionnel
par. (a nature, mais encore préjudiciable aux Artiftcs même. 11
transformeroir en Adminiftrateurs publics, en hommes d'affaires
attachés à des Bureaux, obligés à des Comités, des AiTetnblées, des
diiculïions & des correspondances étendues & journalières les
meilleurs Arches, bien mieux occupés à produire de beaux
ouvrages, enfans immortels de leur génie.
Mais ces Novateurs ont eu une diftra&ion encore ptosétoûmntc;
ils ont oublié que notre Conibrutioh^fotflçwic charge le Chef de
la Nation, de l'exécution de toutes les Lois. & par confëqueat,
de l'infpeaioa générale & fnprêine, fur tons les éubliiremens
que i'Aflemblce Nationale décrète, & qu'il ûnâtonne as oac
oublié le Roi. Après l'avoir dépouillé, dans leur imagination des
chefs-d'œuvre accumulés qu'il possède, & qu'il a notamment
augmentés, depuis qu'il eft fur le trône, par les ftatues des grands
hommes de la Nation ils lui en ravûTent jjufqu'àia furvéllaoce
ils lui ôtent jufqu'au plautr d'être le Perc & l'appui des Sciences,
des Lettres & des Arts, & d'alléger par ces amaièmcfls anffî
ft.4f)V
nobles que purs, le poids des chaînes & des devoirs de la Royauté,:
auxquels il cft condamné par fa naiiTance. 1U ont donc auffi effacé
de leur conftaxnment répandu fur eux fes faveurs»
& qu'il a permis à un grand nombre d'entr'eux d'habiter avec
lui Nous nous arrêtons, dô petit de trouver nos Con-
freres en défaut 1111' la reconnouTance. Pour nous, depuis qu'un»
ferment folemnel, conforme aux voeux de nos coeurs > nous enchaîne
par les liens de l'amour & de la fidélité à la Nation & au Roi,
nous regardons comme un de nos devoirs les plus doux de publier les
bienfaits du Monarque notre reconnouTance pour notre pré-"
mier Bienfaiteur, ifl garant de ccUe dont nous fbmmes profon-
dément pénécrés, envers l'augufle Afifemblée, qui a décrété des
encouragemens pour les Arts.
En poursuivant notre examen, nous voyons bien que nos Con-
frères veulent s'unir aux Architectes-, mais nous n'avons point de
preuves d'adhéHoa, de ces derniers à cette alliance. En la fuppofan t
consentie de parc & d'autre, nous n'appercevons point, ce qui
pourroit., tous les mois, fèrvir de matière aux Ailèmblees générales
des deux, Corps, unis, mais difrinéK Nos Confrères difent que J'on
y dHihéreroif fur k rapport de nos ans jtntreux fur la néceffité &
les moyens de leur union, pour la "perfeBion fè^Ja Jplendeur d s éta-
faire en un, feul discours, &
dans une feule Séance. L'on peut de plus y prouver combien-
nos Arts, quoique amis, différent entr'eux. L'on peut dire que
|Archicfiâ:uK a une affinité, plus grande encore avec les Sciences
$*actes' celles que les Mathématiques, la Géoinétrie, la Combi-
naifon des forces., la des productions^
(f) La bienveillance du Roi pôof les Arts èfî relie, ijue Jans ce moment
même, de fon propre mouvement S. M. fournit aux frais de TAcacî6më,
écs deniers de fa Iiile civile* -•

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