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Première partie du rapport sur le siège de Commune-Affranchie, ci-devant Lyon ([Reprod.]) / par le citoyen Couthon,... ; impr. par ordre de la Convention nationale

De
35 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1793. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
A
j PJtEMIERE PARTIE
ÔAPPORT
^FM MU NE -AFFRANCHIE,
LYON.
JJepvis long 'temps la, Convention nationale s*ê-«
toftnoit avec raifbn, de ce que te de Lyon
àiroit encore elle s'étonnoit de ce que tantôt on lui
mandoit que les être réduits, tantôt
c^en comparant leurs forces aux n,6tres, & confidérant
la (ituvtïbn de la ville qui, fortifiée Se par la nature &
ta plus formidable, if
Depuis Icn^-tcmps iun
que les
des la de-
infidèles de' ce dépatlement avoient compromis ion ex-
lotiqae la
Convention nationale crut devoir nous envoyer Maignct,
& moi fur les lieux, pour nous
concerter avec nos collègues à l'armée des
le département de Rhône & Loire, & prendre ememblc
oU les mefurcs de falut public que les cir-
exiger.
Je ne fêtai pas à la ConveRtion nationale un récit iê-
taillé de tout ce qui s'eft pafTé dans le département du
l'armée fous les murs de Lyon, de-
moment de notre départ jufqu'à celui ou te lu»
'iïtivé à cette armée. Maignet, mon eftimablc collègue,
n'eft peut-être pas connu autant qu'il ,le
peindre le
Mime le .peuple
dès le moment qu'il a ente, ',des
&
confiance, lui dire
vous faire part de tout ce qui
&t
3
*a
mont des moyens
tances & des munitions.
Mais ft ma mémoire répond 1 n'ou-
rien de de- ce fait, de c» que
même de ce que j'ai penfé dam tout le cours d. la
remplie car j'aime 'tue mon ame foit
ouverte à tous les yeux: la République eft mon con-
» elle doit connaître ma plus pen-
fée, & j'efpère que le temps viendra où les Français,
rappelé5 à toUte la pureté des mœurs républicaines, par-
tageront le vœu de ce Romain qui que fa de-
meure jfiut conftruite jde manière que tout h monde pût
voir ce qui s'y pafïMt.
L'on peut donc attendre de moi la vérité et1-
tière je la dirai fans arr, parce qu'elle na pas belbli
pour plaire, d'être ornée je la dirai fans prétentions,
parce que je n'en ai d'autre que celle de faire le bien
je la dirai fans payons, parce qu'il eft indigne d'un
de porter de la paffion dans la tribune du fé-
nat je la dirai fans ménagement, parce que je ne dois
pas en avoir, 8t que d'ailleurs je ne fais m'exprimer
que comme je fens & comme je vois.
Nous parûmes de Paris, Maignet, Châteauneuf Ôcmoï»
le 25 août; nous arrivâmes à Clermont, chef-lieu du
département du Puy-de-Dôme, dans la nuit da jeudi ait
vendredi z 9 du même mois. Bientôt nous apprîmes qu*
l'efprit fedionnaîre qui avoit opéré la
à Lyon, régnoit également à Cîermontï nous apprîmes
ue le temple de la Ibérté y tvoit été violé, que le
de perfécutïon des patriotes y 'dominait, flue le
peuple., étoit contenu & que fes plus défea-
i«ws y âfoient couru les plus grands dmg«rs. Par-tout
Ixwé, l«s n'ont dm
la fociété populaire,
qui reprend {lîr-lc-champ toute fa force & toute fon éner-
gie les Womrnes de bien fe communiquèrent, il ne faut,
pour tuer le crime, que la de la- vertu. ÀuiTuôt
que les patriotes, a bonnes intentioni purent fe rallier, l'n
vit tous ces vautours, qui
la République pour s'en partagée les lambeaux, s'éva-,
nouk comme la vapeur de i'horifon que les premières
flammes d'un., %»m foîeil conlament avant que l'atmof-
pîière ait été atteint de fon mortel poifon.
le dimanche nous ailèmblames le peuple il apprit de
nous une vérité yuï fit fur lui l'impreffion la plus pro-
fordç iI apprit qu'on l'avoit indignement trompé îori-
au'on avait cherché à lui perfuader que les Lyonnais
vouloient la République & que dans la guerre qu'ils
©foient foutenir contre la patrie, ils ne fajfoient que ré-
iiifer légifimement à i'oppreûtSn il apprit ce qui s'eft
vérifié dspuis que les chefs 'de l'armée irebdie étoient
tous, ou as ci-devant nobles émigrés, ou des prêtres
déportés ou des riches du pays, qui payoient
"&. comhatîoîcnt uniquement pour le de la
ïoyaii!é que la guerre de Lyon étoit la même que celle
de la Vendée; que les imifîàires de ces contre-révolu-
tionnaires déclarés, & les amis officieux qui les fervoient
fi hier; dam les dépariemens n'esipcchoient le peuple
du P»y-de-Dôrnc de fe lever, que pour leur ménager un
inoyen fûr d'arriver ? par le Puy-de-Dôme, à Limoges,
<A* Limoges à Bordeaux, de Bordeaux la Rochelle, de
la Rochelle à la Vendée d'opérer ainfi la réunion des
deux armées roy&Ufles» éje de contie-ré voÎih
MhsH. Ces mérités fia|»paiites firent un tel effet fur des ef.
çcitf que plus d'ua® fois, Vêm
At
fûmes obligés de confolst des
qui craîgnoient d'être xéfonnés, en leur promettant d'armer
leurs débiles & de les employer comme les
plus tigoureus.
Dans la nuit eu dimanche tu lundi la
mont: auîïuôi le tociin Tonna, la générale battit, le ca«
non d'alarme portt fa voix de
mites du département, & dans heures tout
ce département fat debout. Je Tai mandé dans les ter.ip
il la Convention nationale & je le répète
fi nous euffions Voulu io* mille
notre difpoittion & remarquez, citoyens, qu'en même
temps que nous appelions la maile du peuple, nous
prenions la feule mefure capable de rendre ce grand
mouvement en invitant chacun des
qui fe rendoient au chef-lieu pour maieher, d'apporter
avec lui la fubfifiance de quatre jours & en ordonnant
de faire teconrpacner har
voitures chargées d« vivres Cette difpofir.cn fut esécu-
lée avec une pcK«fiiiaUté touchante, Ôc ce fut par ce
moyen Bc par celui des qui fut employé
enfuite que nous parvînmes à
mem non feulement des colonnes du Puy-de -Duinc
mais encore de toutes les trottas qui y furent réunies..
Telle a été la conduite de ce département qufc Da-
bois-Crancé a dit dans feu rapport avoir indignement
Ualîi* Dubois Crtncé a confondu ks adfniîiiftrateurs avec
le peuple du Puy-de-Dôme» & il ne le devoit pa$4 mais
tout le. monde penîè comme moi fur le compte de
Duhois-Crancé on ne fera pas étonné que cette nuance
délicate foit échappée a fon pinceau. Dubois «Ciancé
ces gens là
Ce
font pourtant ces troupes qui ont
de
dire qu'elles
comment a-t-il
l'armée
& qu'au contraire elles
l'armée ?
avec les premiètes
gnet partit, peu de jours après, avec les fécondes, & je
partir toutes les autres 5c
pour alimenter l'armée de ce centre commun, de fes be-
foins de tous les genres. J'envoyai fucceflivement des
fonds, des farines, des armes, des munitions, des vif»1:,
des eanx-dc-vie des vetemens, des chevaux, des har-
nois, des fourgons en un mot je 6s tout ce qui dé-
pendit de moi; j'épuifai de toutes manières mon dépar-
tement, pour que l'armée ne manquât de rien Se j'avais
la douce de voir que toutes mes réqi'ifitions
tettre; €{ue le département du Puy-,
de-Dôme lui-même de vue qu'il oubiioit
pariiculier, pour ne s'occuper que
au grand intérêt de la République.
Je pris au furplus, contre les malveilîans & les gens
des melures qui leur ôtoient les moyens d'tn-
trav«r ma marche &: l'efprit public.
Je dois dire ici qu'en arrivant à Clermont je ne comp,
toû pasaie priver du pîaiÊr d'aller voir l'armée & même
7
A*
d'autant que les administra-
teurs auxquels j'aurois été. forcé le foin
d'y pourvoir, fuient prefque tous de* hommes fur teC-
quels je ne potavois pas contre
néanmoins l'intérêt public ne me pas de pren-
dre de quelques jours au cou-
rant de toute la^msfure de juftice deiiein de
prendre & que j'ai prife en effet depuis. Plein de con-
fiance dans le zèle, civifmc de me.
expliquai publiquement dans ta fociété populaire )t m»
promis feulement de parcourir le département pour
connaître 2 tord l'efprit des localités, & préparer, au-
tant qu'il ieroit en moi une victoire prochaine à la rai-
fon & à la philofophie.
J'tvois déjà commencé mes courtes 5î (étais revemr
du de Riom, lorique je reçus de mon collègue
la preuve écrite que le fvftême d'attaque de
vive force, dont nous étions dum^urés d'accord avanr
ion départ, avoit été rejeté, en fon abfcnce, dans une
conférence qiïi eut lieu à l'armée- de Dubois-- Crar.cé
(car c'eft ainlî qu'on la nomnioU), ôt qirbs* avoit lp^
«été de former le blocus de Lvon avec trente mile
feulement. Tout le furplus de l'armée du peuple
congédié fans ménagement-, & c'éîoitainfî qu'on
corapenfer l'ardeur de tous ces braves pères de famille
qui avoient quitté Icuïs femmes, leurs en Tans, leurs pro-
priétés qui avaient facrifié au devoir, je dois dire peut-
être au piaiiir de venger la nation outçagée, tout c«
t
la retardée de quelques jours, lex expofoij, eux
& tout le département, à manquer de îécolte Tannée
prochaine. Cétoit ainfi' qu'on devoit tefpe&er «pcour*ger
les levées en rnaffe le peuple de fon arrê-
ter, pour favenif ces élans fublinies du ces tor-
rens impétueux qui ne connoifTcnt point dJob#aclcjt
cette fainte colère du peuple qui a fait la révolution
qui la maintient qui feule i'ackevera.
Je l'avoue citoyens lorfque je fus inftrmt de cette
rneftye ccffai d'être tranquille, le ne fis
injure à perlonne mais }c confervaî dans le cœnr ttn
fentiment pénible je me prefai de faire dans lad-,
nûnifttaticn les changemens convenables pour le moment
le déployai contic la malveillance de nouvelles rigueurs
devenues néceflaires je chargerai les administrateurs que
le peuple réuni en fociété populaire, venait: de nommer
de le concerter avec le comité central des fubfiftances, avec
la fociété populaire ôc le comité de (urveillancc, air tons
les objets de falut public & je partis enfuie pour l'armée.
J'arrivai au quartier général de I..ilnonet |e -z octobre (vieux
ftflz ) fur les 10 heures du matin j'y trouvai mon col-
lègue -Reverchon. Je dirai de lui ce que Dubois-Crar.-é dit
de moi dans fun rapport que je Fembraflai de bon
coeur parce que je Teftimois 9 j'ajouterai parce que je l'ai-
mois. Je demandai à Reverchon pu étoit l'armée ou
étoient tous nos autres collègues? il me répondit que
l'arrrle etoit iivifée fur plufieurs point| que
&: Maignet étoient au quartier général de Ste,-Foy, que
Dubois-Cxancé ëc Gauthier étoient a celui de la Pape
que Javogue étoit à celui d'Houllain, & que Laporte étoit
a celui de la Fcrranderie. Je ne diflimuîai, pas à Rever-
chon mon étonnement de voir que nos collègues furent
l'armé*; du
avec la franchife d'un
état étrange
malin il m'accompagna au porte de r.e-
fit connoître de là tes d4 l'ennemi nô-
nous bous
où fe généraux. La con-
férence commença je reconnus bien la vérité de ce
que mande fcice étek
mal vuej ville êclVfàée-, la flicnce mi-
d'y forcer il falioit Mocjuet Lyon
le avec le temps douie parla famine.
Mes premières paroles dans cette îéance dont
tout le fuient « de la Con-
départ (mens t & il vous
déclare que la Con que la France entière ne fvtit
publique ne fait pas Lyon. Je n entend^ rien.
# la tafliqué militaire mais ce que je fais bien c'ejl
que armée,du peuple cft là, c'fji que
are la pive force efi le feul moyen qui
t
feules qui
battant avec, avantage la ville que le cultivateur qui
pédïtion de peu
les la levée du Puy-
de-Dôme & que 1es Lyon-
nais, par la réduction & la retraite de nos troupes, par
le défordre qu'pccafïonncroient crues
du Rhône & une infinité trouve-
raient infailliblement les moyens de s'approvifionner &
de pendant tout
par qui pouvait le .devenir davantage focs
mille rapports.
Je finis par obferver à mes collègues qu'il était effen-
tîeî que nous fuaions tous réunis dans le même endroit
afin que l'armée ne connût qu'un feu] point de ralliement,
& que toutes les mesures fuffeht concertées & partirent
toutes de ce centre commun.
J'ai promis de dire tout ce que j'ai penfé f je vais
donc f éfènter à la Convention nationale, une réflexion
que j'ai faite fouvent.
Duhois Crancé a dit & écrit que s'il n'étoit pas en-
tré dai-j Lyon long-temps avant notre arrivée c'étoit,
parce qu'il n'avoit pas de forces, que le
département du particulier, avoit
fefufé de lui envoyer 2,000 fhommes qu'il lui avoit
demandés.
jobferve, d'abord, que tes iooo hommes dot\t parle
Dubois Crancé n'ont été dsmandés par lui que d'après
entrer? Il dira que changé de (Kcj
D'ailleurs il m'a fembîé ( peuNctrc me trorrmai-je
)c ne fuis pas militaire ) mais il m'a fembîé après avoir
pm connoifTance du local, que les forces avec' lesquelles
Dubois Crancé stétoit d'abord, fous k\s inurs
de Lyon fuffifoiept pour prendre cette ville rebelle.
En effet attaque le 8 aoûju
dans les plaines de J« lendemain ou le fur- len-
demain elle hauteurs de Se
des batteries y furent placées les rebellas iTavoiemt encore
fait aucune redoute, aucun retranchement dans 1a Croix-
encore établies. Pourquoi donc Dubois
la
coudait
» qui font ce
brèche foie
étendus dans. moins de 24 heures?
pénétrer
l'armée un ren-
ne
pris les hau-
teurs de protegeoient
notre entrée .par le pont de tandis que nos
batteries de laGuillotière la protéjeoient du coté du Rhône
pourquoi ne pas être entré par le pont
nous n'avions rien à crain-
dre ni de droite nations
à enlever batteries (ans redoutes qae
voient être forcées facilement par un
l'on y eut porté de la bonne vo.
lonté reviens à notre première Céance
du blocus,
tout le général
k ment, qu'avait
ville
.& d'où l'on pou voit la brûler fans pour

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