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;-.CL~::a;IJ;o
PRINCIPES
2)e Jxcluiej}.
œa.c sagateci.
PREMIÈRE ÉDITION.
A ORANGE,
Chez JOSEPH BOUCHONY, Imprimeurs
Libraire.
~M~~wwww~
1812.
A 2
,
P R É F A C E.
D
ES premières leçons que reçoit l'enfant
dépend le développement de son esprit
et ses progrès dans les sciences. Cette vérité
universellement reconnue, comme univer-
sellement négligée, m'a porté à écrire ces
Principes de lecture. J'aurois désiré qu'un
autre, plus éclairé, se fùt donné la peine
de jetter les yeux sur cette matière, mais
entendant nos philosophes et nos savants
crier sans cesse : « On ne sait pas comLicn
» la première instruction influe sur l'esprit
5) et le caractère de l'homme. » Sans nous
marquer quelle doit être cette première
instruction, et les voyant abandonner
ensuite à de moins éclairés le soin, si
important, de guider l'enfance dans ses
premiers pas, j'ai cru être encore utile
au public en m'en occupant. Alors, sans
dédaigner un travail qu'ils ont regardé
comme trop bas pour eux, j'ai lu les
C 4 i
différentes méthodes dont o. se sert et
France pour enseigner la lecture ; j'ai-
trouvé les unes trop volumineuses et sem-
blables à des cahos, que l'enfant. ne peut
débrouiller ; les autres trop ingénieuses et
Comme des làbyrintes, où son esprit s'égare
et se perd. J'ai reconnu dans tous nos
maîtres de lecture le désir de faire un
livre, et jamais celui d'écrire des principes
simples et naturels, accompagnés .l'ua
langage clair, ainsi que doit être tout
livre destiné à l'instruction de l'enfance.
Voyant alors dans nos écoles un. vide qu'il
est si important de remplir, j'ai tâché
de le faire; j'ai écrit ces Principes, content
si l'événement répond à mon attente.
Quelque volumineuse que soit une.
méthode, elle ne peut pas tout prévoir
par des règles et elle arrive à un point
où elle est obligée de -renvoyer à l'usage ;
dans la lecture ce point n'est pas éloigné
du commencement, et qui voudroit l'outre-
passer s'exposeroit aux fautes que j'ai
reprochées à quelques méthodes. La multi-
plicité des règles, qu'on seroit obligé de
donner pour anticiper sur l'usage, enga-
geroit l'enfant dans uu dédale a ewbrQuilj
< 5)
A3
leroit sa mémoire et le dégouteroit (Je
l'étude. Pour éviter cet inconvénient, j'ai
cru devoir laisser à l'usage toutes les choses
dont on ne peut demander que des règleà
vagues, ou qui en demanderoient un trop
frand nombre. J'ai tâché de suivre la
marche la plus simple, et, par conséquent,
la plus naturelle. Quant au langage dont
j'ai accompagné ces Principes, comme il
est adressé aux Instituteurs et non pas
aux écoliers, je n'ai pas cru nécessaire
de le trop simplifier; j'ai fait seulement
en sorte qu'il fut suffisant et clair; c'est
au maître à le tourner de façon à être
compris de son élève.
Outre les exemples détachés que j'ai
donnés au bout de chaque règle, j'ai cru
nécessaire d'en mettre encore à la fin de
chaque leçon de plus étendus; c'est-à-dire,
des morceaux de lecture-, qui servissent
de résumé à toutes les règles de la leçon.'
i J'aurois pu y mettre des fragments, des
morceaux sans suite, mais j'ai cru mieux
faire en écrivant jusqu'au bout quelque
histoire qui intéressât l'enfant, et voilà
pourquoi j'ai choisi celle de Tobie, la
plus belle, la plus morale de l'histoitt
( 6 )
sainte et profane, selon moi, et la plus
propre à former le cœur de l'enfant à la
charité et son -esprit à l'humilité et à la
patience. J'ai accommodé aux leçons ce que
j'en ai mis au hout de chacune ; ce qui fait
que certains mots ne sont pas parfaitement
propres à ce que j'ai vouju exprimer; que
certains temps 4e verbe sont fréquemment
répétés; et que cette prose a une certaine
contrainte , qui doit choquer une oreille
délicate.
J'ai joint à ces principes une leçon pour
la lecture du latin, moins pour donner la
manière générale de le prononcer que pour
faire connoître la mienne, cette langue, qui
a passé dans tous les pays, a pris dans
chacun la prononciation de l'idiome qu'on
y parle, et chez le français une partie de
ses inconséquences. Outre cet ,. inconvénient
irrémédiable, comme elle n'a point encore
de règle fixe pour sa prononciation, chacun
s'en est fait a sa manière et personne n'a été
d'accord. Je n'ai point la vanité de vouloir
accorder messieurs les latinistes sur ce
point ; je les exorte seulement à le faire
eux-mêmes par des principes invariables.
Principe de £ edutcS)
LEÇON PREMIÈRE.
Les Lettres,
p
OUE se communiquer leurs idées, par
le moyen de l'e'cwuire, les hommes ont
inventé des signes particuliers a qui, seuls
ou joints les uns aux autres, représentent
tous les sons des Langues. Ces signes, ap-
pelés lettres, sont au nombre de vingt-trois
pour la Langue française.
vo>X1Âa' Éé, Ee, li, Oo, Un.
voyelles. c, , » » » »
Noms » » » » » »
Lettr -
Leur,cs, 'Rb Cc Dd FI' G rr J-lh'
ies. , , , , , ,
Noms ~B J fi ,,1
d le, que, ue, fi y ë"C> ,le>
es lettres
con!on"^Ji> L1> M™> Nu> PP> Qq»
conso , , , , , ,
d es fies. ~je le, me, ne,
Noliis 1
des leUl'es Je,. e, me, ne, pe, que,
Lettres 55 Tt Vv Zz.
^.T*, SS, Tt, YV, Z*.
Noms J)rel se> tel Ie-
des leur re, se te, 'VC Zt.
( 8 y
L De Tes vingt-trois lettres les six pre-
mières, a, é, e, i, o, u, sont appelées
Voyelles, et les autres Consonnes. On verra
dans la* seconde Leçon, quelle est la dif-
férence qui existe entre elles.
Remarque. Avant de passer à la seconde
Leçon, l'élève doit connoître toutes les
lettres, en distinguant les Voyelles des
Consonnes.
SECONDE LEÇON.
Syllabes d'une et de deux Lettres.
LES sons différents d'une langue sont, ce
qu'on appelle en grammaire, des Syllabes.
Une Syllabe est donc une émission de
voix, comme , à, bon, grand, beau, vrai etc.
Les Syllabes se forment d'une ou de plu-
sieurs lettres. ,
La Voyelle peut former tme Syllabe d'elle
même, car c'est en elle que réside le son,
ce qui fait sa différence d'avec la Consonne,
qui, modifiant seulement la Voyelle, a
besoin de son concours 7 pour former une
Syllabe.
( 9 )
À 3
Syllabes d'une seule Lettre.
a, é, e, i, OP u.
Syllabes de deux Lettres.
Diphtongues. ae ae, ai, au, eij
eu, ié, io, œ oe, oi, ou, ui.
Ba, bé, be, bi, bo, bu.
Ca, ça, cé, ce, ci, co, ço, cu, çtib
Da, dé ? de, di, do, du.
Fa, fé, fe, fi, fo, fu.
Ga, gé, ge, gi, go, gu.
Ha , hé, he, hi, ho, hil.
Ja, jé, je, ji, jo: ju.
La, lé , le, li, lo, lu,
Ma, mé, me, mi, mo, mu.
Na, né, ne, ni, no, nu.
Pa, pé, pe, pi, po, pu.
Ra, ré, re, ri, ro, ru.
Sa, sé, se, si, so, su.
Ta, té, te, ti, to, tu.
Va, vé, ve, vi, vo, vu,
Za, zé, ze, zi, zo, zu,
( IO )
Ab, eb, ib, ob, ub.
Ac, ec, ic, oc, uc.
Ad, ed, id, od, ud.
Af, e f , if, of, uf.
Ag, eg, ig, og, ug.
Ali, eli, ih, oh, 11 h.
Al, el, il, ol, ul.
Am, em, im, om, uin. f?
An, en, in, on, un.
Ap, ep, ip, op, up.
Ar, er, ir, or, ur.
As, es, is, os, us.
At, et, it, ot, ut.
Av, ev, iv, OV, UY-l
Az, ez, iz, oz, uz. 4
Apprenez à l'enfant a séparer avec la
voix les Syllabes d'un mot, en les pronon-
çant à petit intervalle l'une de l'autre,
comme :
Hy -po-li-te. Ma-da-me,
Il prendra par-là l'habitude de considérer
( II ï
chaque Syllabe séparément, ce qui lui sera
d'un grand avantage pour l'olthographe.
Faites-lui remarquer, t.9 que la Syllabe
composée de deux ou plusieurs Voyelles
sans Consonnes est appelée Diphtongue.
2.° Que la lettre c devant é, c, i, mo-
difie ces Voyelles comme s, et qu'il en
est de merae devant a, o, u, si l'on Illet
sous le c un petit trait (j ) appelé Cédille.
3.° Que devant é, e, i, le g a la valeur
de j, sans que rien puisse le changer
devant a , o, u. 1
4.° Que la lettre h, ne modifie aucu-
nement la Voyelle , qu'elle soit placée
devant ou après elle.
5.° Que la Consonne qui suit e lui donne
le son de é.
6.° Que le q ne peut pas entrer dans
la composition d'une Syllabe de deux
lettres.
( 12 )
TROISIÈME LEÇON.
Syllabes de plusieurs Lettres.
IL y a plusieurs Syllabes de trois lettres
que l'écolier peut connoître par le moyen
de la seconde leçon ; je ne laisse cependant
pas d'en donner quelques exemples.
Syllabes de trois Lettres.
Diphtongues. Eau, ieu, iou, oui,
aul, ais, eur, ian, iol, our, bab,
bos, buf, bec, ced, car, cos,
dan, dec, don, fal, fir, fui, fon,
fia, gai, gan, ger, gib, jan, jai,
jon, joi, jug, loi, lau,. lot, lui,
mai, mer, mis, mur, nec, non,
nid, nus, poi, par, por, qua,
que, que, qui, quo, quu, rai,
ren, ris, rud, roi, fan, foi, sur,
sir, tai, toi, tar, tif, tur, vai, van,
ver, voi, zai, zar, 2ug, zur, zup.
Jly a encore des Syllabes de trois lettres
( 13 )
formées -Pa.J' le concours des Consonnes
liquides, h, Z, n, r.
On appelle ainsi ces Consonnes, parce que
dans certaine position la voix paroît glisser
dessus pour arriver à la Voyelle.
Cha, ché , che, chi, cho , chu.
Gna, gné, gne, gni, gno, gnu.
Bla ? clé, gle, fli, plo, tlu.
Bra, cré, gre, fri, pro, tru.
Gre, fré, pli, blo, cru, bru, tro,
pri, fra, cli, tro.
H, /, n, r, sont tantôt liquides, tantôt
Consonnes simples.
L, r, ne sont point considérées comme
liquides, lorsqu'elles sont doublées ou
qu'elles sont jointes ensemble, non plus
qu'après h, j, m, n, s, t.
b, ne l'est jamais qu'après c; n, qu'après
Syllabes de quatre Lettres.
Tais, rois, soit, mais, beau',
mons, clai, croi, plan, pris,
gros , pour , clan, crin , paix,
sans, turc , vers, très , cher >
( 4 )
coup, cuir, fait, chat, glif, prot1,
teis, gnar, guis, quel, roit.
Syllabes de cinq Lettres.
Blond, blanc, grand, vingt,
trois, clait, ponts, blots, thomp,
thras, blois, plait, quand, stran,
crain, temps, longs, corps, jours,
clair, pains.
Remarquez: 1.° Que le q n'est jamais
employé sans avoir après lui un u qui ne se
fait pas sentir dans la prononciation, mais
qui donne à cette lettre la valeur de e
devant a , o, u.
-3. ° Que de, quelque nombre de lettres
que soit formée la Syllabe, il n'y entre
jamais qu'une Voyelle ou une Diphtongue,
toutes les autres étant Consonnes, dont la
plupart souvent ne se font pas sentir, comme
on le verra dans la - huitième leçon.
3.° Qu'il y a des Syllabes de six et
même de sept lettres, mais qu'elles sont
extrêmement rares, aussi bien que celles
de ciaq.
( 15 )
- QUATRIÈME-LEÇON.
- Là Lecture.
ÀT ÀWX de faire lire des mots aux enfans,
il faut leur foire-comprendre que les mots
sont composés d'une ou de plusieurs
Syllabes , comme
à grand, monsieur, madame,
véritable, intimement.
- Pour leur apprendre ensuite, on doit
commencer et finir la Syllabe dans un mot.
jServez-vous des règles suivantes.
1.° (*) Aucune Syllabe ne peut exister
sans Voyelle, puisque c'est dans la Voyelle
que réside le son ; s'il y en a plusieurs
tde suite, elles forment chacune leur
HSyllabe j lorsqu'elles ne' forment pas une
Diplitaliguei Exewipin:
Goa, bao , tué ; prononcei go-a,
Da-o, tu-é.
(,* ) Leçon 2, page b-
( 1'6 )
a.° On n'a qu'à se rappeler les Diph-
tongues, qu'on doit avoir apprises dans
les deux dernières leçons, pour savoir faire
usage de cette règle. Il arrive cependant
quelquefois que les Voyelles, qui ordinai-
rement forment une Diphtongue, doivent
se prononcer séparément, mais alors il
y a sur la Voyelle deux points, (") appellé
Tréma; exemples :
Haïr, laïque, Saul, aïeul, naïf.
3.°. Si dans un mot la voyelle n'est suivie
que d'une Consonne, il faut la laisser à
la Syllabe suivante ; exemples:
Madame, amitié, vérité, nature.,
heureuse, sévérité, même, do-
mine y petite, vanité, idole, avili,
honore, mêlé, ranimé, lire, dire,
faire, héroïque, minorité, géné-
l'al, mériter, mobile , bagoüs,
faite, parodie, vice, hôte, loger,
autel, douter, téméraire, naïve- -
té,. cigale, blâmer, rirç, déliç^
Manon, guérir, boire, adieu.
( l7 )
4-° Si la Voyelle est suivie de deu-»
Consonnes, dont la seconde soit une des
liquides h, l, n , r, il faut les laisser pour
la Syllabe suivante; exemples: -
Véritable, livré, agréable, célè-
bre , su plier, méchant, machine,
gagné, relâché , maître , crai-
gnez, chagrin, cacher, visible,
cachot, trépigner, trouble, cou-
pable , obligé, propre, malignité ?
poivre, déplaire, notre, autre,
peignes, écrit, abréger, retraite,
oubli.
5.° Si après la Voyelle il y a deux ou
plusieurs Consonnes dont la dernière ne
soit pas une liquide, il faut n'en laisser
qu'une à la Syllabe suivante ; exemples :
Bonté, danger, re garder, con-
sidérer, garder, conduire, gran-
de, force, parler, instance, cons-
tituer, juste, e crainte,
nombre, s ub^éfr^^siibstanc e ,
( 18 )
monde, change, prudence, cons-
tance, fortune, tourne, sincérité,
certitude.
6.° Si la Voyelle est suivie de plusieurs
Consonnes, dont la dernière soit une liqui-
de) il faut en laisser deux à la Syllabe
suivante ; exemples :
Amplifier, disgrâce, ensemble,
entretenir , anglais , ampleur ,
trembler , astringent, comtem-
pler, borgne, industrie, esprit,
compliqué , gagner , instructif,
hargneux , Fanchon, pourpre ,
complète, craignant.
7.0 Toutes les Consonnes qui suivent
la dernière Voyelle d'un mot, appartiennent
à la dernière Syllabe; exemples:
Souvent, voulons, travers, sans,
prudent, font, temps , corps ,
méchant, accords, blondin, juifs,
plomb, lacs, almanach, amants,
portraits, fils,
( 19)
URSXOLRE * DE TOBIE.
PARMI les Juifs que le roi Salmanazar
,fit conduiie en captivité à Ninive, fut. un
•homme juste, appelé Tobie, qui, plein
~d~ charité e d'amour de Dieu, tâcha, dans
la servitude, qu'il supporta toujours avec
courage, d'adoucir les peines de ses frères
captifs avec lui. Il les consola dans leurs
malheur; les aida dans leur indigence ?
en leur donnant ses soins et leur partageant
son pain et son argent. Une - aussi louable
conduite lui concilia l'amour de ses frères
et la faveur du roi Salmanazar, qui lui
donna la liberté et une grosse somme
d'argent. Tobie devenu libre et riche, ne
retourna pas pour cela dans sa patrie. Il
resta dans les endroits de la captivité pour
sécourir se^ frères. Il alla, s'établir avec
son fils et sa femme à Rages, viHe de
Médie, où il rencontra un certain Gabekis,
homme de sa tribu , auquel il prêta de
l'argent sur une promesse que lui fit celui-
ci. Mais Salmanazar étant mort, et Sen-
itachéûbj son fils, ennemi déclaré des
( 20 )
Juifs, étant monté sur le trône, Tohie
se vit persécuté ; car le nouveau roi, outré
de colère d'avoir été puni 3e son impiété
par le Dieu des Juifs, en fit mettre à
mort un grand nombre que Tobie ense-
velit ; et le roi, indigné contre lui, le
condamna à la mort, et lui fit confisquer
sa fortune. Tobie, condamné et poursuivi,
fut carhé par ses frères, et le roi étant
mort des mains de ses propres enfans, quel-
que temps après, il retourna à Ninive.
CINQUIÈME LEÇON.
Encore trois Lettres.
Nous avons encore dans notre langue
trois signes, qui sont
Letres.
Noms
des Lettres.
k, y, X.
qi e, igrec, cse.
1°. K, est une lettre étrangère, qui a
la valeur de c ou de qu; exemples :
Kalendes, karat, kell, alkaJi,
kan, kimi, kermès, kyrielle, kel.
( )
1er, kepler, kilian, kaffa, kalea,
knot , kloppenburg, klinken,
krinok, kromin.
1.° Y, se met pour deux ii, et en a
toujours la valeur, lorsqu'il vient après
une Voyelle ; exemples :
Citoyen, pays, moyen, crayon,
frayeur, joyeux, payeur, voyez,
employez , voyage, soyez, pay-
san, déployer, essayer, renvoyer,
noyer, plaidoyé.
3.° y) a le son de i simple, lorsqu'il
est seul ou qu'il vient à la suite d'une
Consonne i exemples :
Pyrame, Hypolite, acolyte, mys.
tère, yeux, synode, hymen, azy-
me, cytise, lyre, tyran, hyssope,
Lyon, lycée.
4.0 X, est une Consonne double, qui
équivaut à gr ou à cs.
( x Equivaut à gi, lorsqu'il vient après r.
( 2Ï )
qui commence le mott et qu'il est suivi
d'une Voyelle; exemples:
Exemple, examen, exempt ,
exhorter, exorde, exaucer, exar-
que, exercice, exil, exiger, exa-
miner, exagérer, exact, exalter.
5.° X, dans l'intérieur d'un mot, équivaut
toujours à cs, excepté le cas de la règle
préccdente; exemples *
Axe, sexe, texe, vexé, expé- 1
rience, ex posé, fluxion, Xavier,
axiome, Alexandre, texte, ex-
trémité, excès, extraordinaire,
prétexte, extérieur, expédientl
auxiliaire, mexique, excavation;
excéder, excellent, excepté ,
complexe.
Suite de l'histoire de Tobic.
Après cela, un jour de fête, Tobie,
donnant un festin à ses amis, dit à son
fils : sors, et va chercher dans notre tribu
des hommes craignant Dieu, pour 1rs in- j
yiter è notre repas ; le fils retourné >
( 23 )
annonce a son père qu'il à vu sur lu
1 place un des enfans d'Israël étrangle et
couché sans sépuliure. Tobie alors aban-
donnant la table, sans avoir mangé, y alla,
enleva secrètement le corps, et l'apporta
chez lui pour l'ensevelir dans la nuit.
Ses parents lui firent de grands reproches,
disant : « Vous avez déjà été condamné
une fois-à la mort, que vous n'avez évitée
qu'avec peine, et vous vous exposez tou-
jours de nouveau. » Mais Tobie, craignant
plus Dieu que le roi, continua d'ensevelir
les Juifs exécutés. Un jour, venant de
remplir ce saint devoir, il se mit contre
un mur pour prendre du repos, et une
hirondelle lui fit tomber de sa fiante
chaude dans les yeux, dont il devint aveu-
gle; ce que Dieu permit, afin qu'il servit
d'exemple de docilité et de soumission
à ses ordres ; car lorsque ses parents et
ses amis lui firent ces reproches: où est
maintenant le prix de vos aumônes et de
vos bonnes œuvres ? il leur répondit : ne
parlez "point de la sorte, car nous devons
recevoir dans une autre vie la récompense
des bonnes œuvres que nous aurons faites
en celle-ci.