Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Procès de Louvel. Acte d'accusation contre Louis-Pierre Louvel. Numéro 4

De
8 pages
impr. d'A. Boucher ((Paris)). 1820. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8°.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

COUR DES PAIRS.
PROCÈS
DE LOUVEL.
(N°. IV.)
SUITE DE LA PREMIÈRE SÉANCE.
M. de Sèze. — L'accusé a dit dans un de ses inter-
rogatoires que s'il s'était sauvé il aurait été obligé,
après l'assassinat du duc de Berri, de tuer le duc
d'Angoulême ; je prie qu'on lui demande pourquoi
il se serait cru obligé ; si cette obligation résultait
d'un engagement ?
Louvel. — Si j'avais en le malheur de m'évader,
bien des personnes, raille, vingt mille, cinquante
mille peut-être, auraient été inquiétées par la police.
Comme j'en voulais à ceux qui avaient trahi la nation,
et pénétré de la vérité que moi seul étais coupable,
j'aurais recommencé, parce que je ne devais pas
m'arrêter là naturellement ; j'étais le persécuteur
de tous ceux qui avaient trahi la France, je me serais
précipité dans la suite de mon idée.
2
(2)
M. le Procureur-Général : — Quelle était donc
votre idée?
Louvel — de frapper tous les français qui ont
nui à la patrie.
M. le vicomte Dubouchage : — je prie son Exc.
de faire dire a l'accusé quelles étaient nomina-
tivement les personnes qu'il craignait de voir com-
promises.
Louvel. — Si je m'étais sauvé, si j'avais été tué
ou si je m'avais donné la mort, on aurait fait des
enquêtes on aurait emprisonné des gens pour des
propos qui ont quelque rapport à mon affaire quoi-
qu'ils en soient bien loin. Je ne sais pas combien on
en a déjà arrêté, mais je sais qu'un homme, un of-
ficier je crois, l'a été pour un propos, tenu chez une
bouquetière.
M. le Procureur-Général. — Il faut bien que la
Cour se pénétre du système de cet homme. On lui
a demandé si son crime était le fruit d'un complot?
il a répondu que non. Il a ajouté que, s'il avait
échappé cette fois il aurait été obligé de recommen-
cer jusqu'à ce qu'on l'eût découvert afin que les
soupçons ne tombassent pas sur les innocents. C'é-
tait en amoncelant ses victimes qu'il se serait fait
découvrir.
M. de Lally Tollendal.—. Je vous prie M. le Prési-
dent d'adjurer Louvel devant Dieu qui va être son
juge, de déclarer si jamais il a eu aucun complice,
si jamais il a confié à personne son exécrable projet.
Louvel. — Moi des complices, jamais!..
Mgr. le Président. — Comment, depuis six ans
que vous nourrissiez cet horrible dessein, vous ne
l'avez confié à personne?
Louvel. — Non Monsieur, jamais à personne.
Mgr. le Président. — Mais pourquoi vous-même
le nommez-vous horrible ?
Louvel. — Parce qu'il est toujours horrible l'ac-

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin