//img.uscri.be/pth/a9d8cec0f84c40776ec967d8e87421f7d2e5f20c
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Profession de foi des royalistes (par J.-L. Chapel)

De
8 pages
impr. de F. Avignon (Montpellier). 1820. In-8° , 8 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

PROFESSION DE FOI
DES ROYALISTES.
LES Royalistes veulent la royauté légitime
dans la Maison des Bourbons.
Ils veulent que la religion , déclarée par
la Charte religion de l'État , soit honorée ,
respectée , et que ses Ministres ne puissent
être outragés ; ils veulent le mode du Gou-
vernement octroyé par le Roi, et ils deman-
dent les institutions monarchiques qui en
dérivent et qui en sont lé complément ; ils
ne prétendent ni aux priviléges , ni aux
dîmes, ni aux droits féodaux; ils repoussent
toutes les absurdités qu'on leur prêté ; ils
ont horreur de l'anarchie, de la révolution,
et ne veulent pas du despotisme ministériel.
Ils veulent le maintien des libertés publi-
bliques f telles que la Charté les a consacrées,
ils veulent que les dépositaires du pouvoir
royal soient des hommes intègres et fidèles ;
ils demandent que la fidélité ne soit plus un
crime et la trahison une vertu ; ils deman-
dent que le passé soit une leçon pour l'avenir,
et qu'après trente ans de révolution, un faux
système ne nous plonge pas dans une révo-
lution nouvelle ; dans l'intérêt de l'autorité
royale et du repos de tous , ils demandent
que le Ministère professe hautement des
principes monarchiques ; qu'il propose des
lois monarchiques , et que l'exécution de ces
lois ne soit pas confiée aux hommes qui ont
violé toutes les lois.
Ils ne demandent ni réaction , ni ven-
geances ; elles sont aussi éloignées de leur
coeur que de leurs principes ; ils veulent au
contraire que le repos de tous soit assuré ;
ce n'est même qu'en cela qu'ils voient la
garantie de leur propre repos, et ils trouvent
qu'ils ont assez souffert.
SONNET
Sur la more de S. A. R. Monseigneur le Duc de Berri,
Quel voile ténébreux a couvert l'horizon !
Un infâme assassin , assouvissant sa rage ,
Sur l'empire des lis a formé ce nuage,
En plongeant un poignard dans le sein d'un Bourbon.
O Prince infortuné ! tes vertus et ton nom
Promettaient aux Français , alarmés du naufrage,
Un ciel serein et pur , un port après l'orage ;
Mais la mort obscurcit ce consolant rayon.
EN j'etant quelques fleurs sur sa tombe sacrée ,
Payons à sa mémoire, à son ombre adorée,
Un tribut de douleur sur ses restes sanglans,
Sur les ailes des vents, la divine espérance
Vient du séjour des dieux , pour consoler la France :
La veuve de Berri porte un fils dans ses flancs.
Par FOULQUIER, de Montpellier.