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Programme de la fête civique du 14 juillet 1790, pour la confédération générale du royaume... ([Reprod.]) / dressé par CH. Em. G. de Saudray,...

De
30 pages
P. Fr. Didot le jeune (Paris). 1790. France -- 14 juillet 1789 -- Anniversaires -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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PROGRAMME
de la
fête C iv tj
Du. 14 Juillet 1790,
Pour la Confédération générale du Royaume
D'après le plan que M. le Commandant général s'est empressé de
présenter lui-même au Comité
G. Ds Saudbjt Chev. de l'ordre royal et
ancien Ingénieur j
breveté et pwcïanié le Juillet Commandant général en
second de la Garde Nationale Parisienne, et qui, en due qualité,
a été chargé de tous les détails militaires, et VUôtel-
de-,Ville pendant les dix-sept premières JSfùits et les quarante
premiers Jours de la
La publicité est la sanve-garde du peapîe.
Bailly.
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE P. FR. DIDOT LE JEUNE.
'790.
de- NI. le Alaire, ainsi que de F Etal-major enfin remis le
..lundi 14 par M. le Commandant général lui-même } au
Comité de la nouvelle Commune .dite de la Confédéra-
tion Ayant vainement aitendu une réponse vendant
plusieurs jours quoique je Paie vivement sollicitée j'ai ré-
clamé ,non manuscrit pour le faire imprimer; ,mais il ne
m'a été renris que le dimanche au soir. Les travaux
éioient commencés au Champ-de-Mars et ils Favoienl été
même avant qui l n'y eût de décision de la commune sur aucun
plan. C?st en faisant adopter les dispositions partielles
malgré les réclamations de quantité de membres } que Pon a
enchaîné l'Assemblée Il m'a donc été impossible de
pouvoir instruire assez tôt les Sections j et c'est ce que l'on a
visiblement voulu empêcher. Alors vu le peri de temps qui
restoit préféré de différer de la
lion démon plan } pour ne pas nuire aux travaux qui se
l/omoient déjà trop avancés. Mon seul but. aujourd'hui n'est
donc qrie iïcforter PaticiLcien ji« la précautions essentielles
tfue j'ai indiquées pour la sûreté publique et de mettre
les Districts à même de juger quelles sont celles de rues idées
qui ont été adoptées ou qui seroient mal-à-propos négligées
rien ne pouvant être indifférent cet égard daus une si
grande occasion.
Ci) Il faut distinguer avec foin, car il y a actuelleisect trois ou quatre
communes!
Voyei la page 17.
Ai
Qui doit avoir'lieu àu Champ+de*Marsi
Le 14 Juillet :n
La publicité est la la &auve-garde dépeuple. '̃•'
Baiut.
Nota. Le calcul gênerai (les différentes ,& .fyé
établi surun quarté long d,' 45o lois es sua
libre.
LE motif de celte fête est d'assurer le repos est la tran-
quillité du royaume, ainsi que la juste défense de la cons.
titution, par une confédération générale des Gardes ria-
tionaleiytX de tous les corps militaires j et c'est en effet
sur ce projet de rassemblement que porte le çîébfèt de
1 Assemblée nationale
Cette fête est donc entièrement m H tf a ire,.
Il est bien juste aussi qu'elle devienne celle dépeuple;
mais c'est à condition, avant to'ut que ce peuple y trou-
vera des jouissance faciles et sans M'avons
La jpreaji^re proposition de cette -fête patrtotique e^t due, Comme
on le sait as Ûle de nos dignes frères de la Garde, D3ti<>naie d'Arraa,
ainsi qu'il est constaté par la lettre de leur Maire rtomnje le Dlus
estimable M. de au a
adressée qiie
d'autres personnes ont youlu %f> faire .un mérite de eett^ jdé* aublime
et s'eo faire an prétendit titre pour s-approprier le droit Ai prétider
le corps fédfratiif.
et qui nous avertissent de tout-£e que la moindre confu-
sion peut y mêler de malheurs, et préparer de regrets (a). 1
La première lie toutes le$ considérations, est donc la
troupes, qui* peuvent la pro-
curer (bj.
est celle qui est due jus.
qu'ici au zèïe de la Garde nationale parisienne et aux
soins généreux de. celui qui la commande avec tant de
succès. H me, paroît donc juste et nécessaire, que la
Garde natfonaîe, et son Général y trouvent dans!a dé-
bonne tenue, la gloire qu'ils méritent
et cette démonstration qui fera un des principaux orne-
mensde la fête, prouvera à quel point de discipline des
irgupes libres sont déjà parvenues par conséquent tout
des Volontaires quand ils s'ar-
ment pour le soutien de la liberté. Cette réflexion en im-
posera à toute la France, ainsi qu'à l'Etranger; et c'est
feiu-être ce qu'il n'est pas moins intéressant de* bien
étab!ir dans cette grande occasion pour, le repos général
car, je te répète, il n'est pas question ici d'un vain amu-
que îe Français se montre avec
et réfléchi que sa nouvelle position
Je pense donc qu'il seroit impolitiqueautant qu'injuste
de ne vouloir considérer ici la Garde nationate, que comme
devant .faire les seules fonctions d'un guet, et que sa
coûter la vie à onze personnes,;
*3ôiTl sept ont été noyées.
'j'iii^j/ Je'prk1, à cet f^ard, è'bhté rre r quil n'y a aucun moyen de dé-
veiofpperaent $&ur k* Iroupe^, daas des pafiies circulaires; et ce sont
eejle* «J*» tnt $*'̃ a*oj>w malgré met objections à cet égard. Je crois ce-
y a faPt uoed*aii-attenUon,en se a cooser-
rivière aîôrs'cé gpra uo demi-
qtjNura éneort iseini degracejou plutôt ce 0te«r» pas.
satisfaction doit entrer pour beaucoup dahs Jadisjpo-
sition générale de cette fête (a).. r
Enfin, la troisième des considérations est
Sains doute nous n'appelions pas nos frères des extrémités de
la France, pour ne pas les recevoir dune manière conve-
nable, et digne d'un si grand objet mais lorsque ta cir-
culation manque, lorsque tant de gens souffrent encore.
il seroît barbare de déparer, par des dépenses de luxe
ou inutiles une fête qui ne doit être que celle des coeurs,
et qui ne deniunderoit qu'un champ ou un autel rustique. Il y
a cependant dès frais indispensables, ej je regarde comme
tels, et comme les seuls dignes d'attention ceux que
l'on fera pour assurer le bon ordre, et pour prévenir les
accideus.
D'après ces réflexions préliminaires, les dispositions
des troupes et la 'sureté du peuple dans tous les cas
de hesoin devenant, en cette occasion la base de la
tranquillité publique il a été naturel de soumettre tout
ce qui tient à l'ornement de la fête,aux précautions
sans nombre qui sont ici de première nécessite.
Ainsi observer la plus grande économie dans tout ce
qui tient à l'ornement de la fête et ne rien ménager pour
tout ce qui tient au bon ordre comme, à la sureté et
à la solidité dans les préparatifs voilà quel a été mon
principe.
En voici un dernier qu'il est essentiel de consacrer ici,
afiu de justifier encore plus les dispositions que je proprose.
Les troupes pour entrer et sortir d'un lieu fermé ont
besoin d'espaces de distances calculées et d'intervalles,
(u) Il a i*lf établi au Comité de conféd^fatioo cjiiè la Gartf* riâfio--
nale ne devoit parbilr? k celte fête qu'en dSfxttatién et Qu'elle nV»oit
faite que pour gurJrr Paris ce jour-là. J'ai dit, e! je lepen^e, «ju'il n'y a
perionne dans la Garde nationale qui ne sacrifie le'pJsUîr 3e voir la fêlé',
au devoir saint de veiller, en cé JB^menf à la trao^uî.nifë jge"o?fâle j maïs,
ce devoir peut ei doit s'accordVr ane la.repre'seotiHion «onv'ÇDaWéj que la
Carde, en totaï, doit avoir à une fête dont ç'at tlitf <Ji» fait K» feo»'
arhènçvôit
la confusion. I! a donc fallu avant tout calculer à quel
nombre peuvent monter cettes qui doivent ss trouver au
Champ-de-Mars et y ajouter celui des autres personnes,
dont la présence doit embellir cette
Voici donc le ptèhûet calcul qui étoità faire.
i°. En laissant par chaque bataillon 200
hommes pour la garde de la ville le surplus
de la Garde Nationale pâYisiennnse formera. 18,000 honi.
fa. Lés Gardes Nationales extérieures
èàïcûfëes sur le pied du décret national,
hom. 1
Mais eh rïé les portant qu'à î5o nommes
par département ( et je crois que c'est peu )
cela formera au moins un total de. i5,25o
Les Députés de tous les corps mili-
taires, ne sont évalués qu'à hommes;
On peut les porter à. 3ooo
Je ne prendrois de cavalerie que. 400
JVvalué tes députés civils des pro-
ceux de la Commune .ceux des
Electeurs <lé Paris et les Présidons des
Districts h v ̃ i Soo
6°. Ves Vôîonïaires de la Bastille à. 100
Les Les Suisses éoou
• S9. 'Katiorrafe 1 2od
600
Les cent Suites 100
Je propose huit dépatations de 60
à raison d'un par jchaque
District* Ravoir une pour la religion
tephésehtée partes curés de Paris une pour
lés ;itft par 60 artistes une
laboureurs;
Wéït.c'\ par 60 Marchands une pour l'éda-
cation 'cîv'ile pair :6o personnes 'prises dans
gistrats du Châlelet et des Consuts ) tlhe
poift les travaux publics ( pôùf pfbuvef
q\k rien 60 jour-
naliers une pour. les danies de là' halle. ̃
En tbut.. ;r'. 4&0 IVdtir.
12 Ènfïn de
de$ de la prévôté et des gardes de la ville. iob
T\)taL< i.
Et je pente cjwe^ vu ks cas ïi si <
on
dans unp enceinte >kï''<\v
sorti au
Wèsôin' en
i millfe
i°.'Je ôôtitik <iti
militaire en total.. w-,
à
tomes
̃ irte
} "prOpbsé1 xîàp
dôttt hi'a et siir le diôi/ duquel
on h^anhbViCè qu'il' n'est
engorgement sur-iout au reloué' si, ^s flêJ"
Sofuîe*. bVilteim ,le
p us dangereux dansié» foules. Je n'aurois pas
l'on n'apasVes pks de
( n
1°. A l'extrémité du sur la
rivière deux poiits'cjùe j'établis su bateaux,
les deux rampes, dont l'une est placée au bas des Bons- 1
Hommes, et Faulre devant la grande rue qui monte à
Chaillpt.
2°. Sur chaque côté-long j'ouvre
quatre Jarres issues, et je jette sur les fossés des ponts
garnis de fortes barrières, afin
le plus facile. Ces huit ouvertures, avec les grilles qui
existent, me dibvuchès et il n'y
en a pas un de trop.
Ces premières précautions prises, je partage le terrein, pris
dans sa longueur,en trois portions, dont celle du milieu aura
près de trois cents toises, et formera à l'œil sans que les
décorations puissent nuire à la vue une espèce de sanc-
tuaire. Voici en conséquence, quel seroit le décor
simple et peu coûteux du terrein.
t"Je place aux quatre angles, quatre arcs de triom-
p]ie >( qui correspondront
aux ouvertures faites pour les deux ponts jetés sur la ri-
vière, et c'est par ces quatre arcs de triomphe que tout
débouchera.
Ú milieu du terrein réservé pour le sanc-
tuaire, je place un,e estrade élevée de neuf marches
insuffisante pour place j\ le Koi avec
.et 4ont le' fond représentera le temple de mémoire.
3°. Vis à-vis, je place une deuxième estrade décorée
en tente, rçy à le pour y placer 6qo personnes de la Cour.
4*. Aux deux extrémités du îïeii réservé pour le sanc-
quatre estrades élevées se de trois
palmiers soutenant des draperies
pbufy placet 'tes quatre cbrps indiqués plus haut à l'ar-
ticle 5 du calcul général des personnes qui doivent com-
;ïkiserta tèik, ̃ ̃ ̃ ;•'̃ -̃ N ̃
\$Ks Po ut. Jfbrfiier des pans coupas, et fermer ( à l'oeil)
jesnsdit sanctuaire, sans 'nuire cependant à la vue, jeta-
blîrois clârfs $ës àhgks quatre colonnes frajanes et qua-
tre pyramides avec de petites estrades sur lesquelles 'se pla-
ceront les //«/i dèputalions indiquées à l'article 2 ci-dessus.
6°. A l'ouverture des huit issues pratiquées dans les
côtés longs du Champ de Mars, je place des devan-
tures de tcntes en décorations et j'achève ainsi l'orne-
ment de*ce /vaste emplacement, qui, comme on peut le
voir par le plan, et de cette manière peu coûteuse, pré-
sentera à un superbe spectacle auquel se joindra celui
des Amphithéâtres placés dans les entre- colonnemer.s du
'bâtiment de l'Ecole Militaire et du peuple placé sur
l'autre rive de la Seine au bas de Chaillot (a).
7°. Dans le centre, afin d'établir le triomphe de la li-
berté sur les ruines de /'antre du despotisme) je places
une estrade élevée de cinq pieds, représentant le soc
de la Bastille, sur lequel je place l'Autel de la Patrie.
Dans le centre des deux carrés réservés aux deux
extrémités du lieu indiqué pour le sanctuaire et mar-
qués sur le plan par une teinte verte je place des fais-
ceaux de drapeaux symbole de la réunion générale des
corps militaires et je range autour de ces drapeaux
de chaque côté, huit bataillons de la garde nationale
qui formeront deux bataillons carrés, et en tout seize ba-
taillons'.
.,De chaque côté des deux grandes estrades, j'ai
une place suffisante pour placer dans chacun des quatre
intervalles qu'elles .laissent jusqu'aux arcs de triomphe
huit bataillons, au total de trente-deux.
10°. Aux deux extrémités, j'ai de la place encore pour en
faire ranger quatre, et derrière eux la cavalerie.
Nota. Quatre bataillons sont réservés pour former l'en*
ceinte, indépendamment de douze ryille hommes affectés
spécialement à la garde de Paris pour ce jour-là.
(a) Le cirque proposé au lieu du présent plan, devoit priver le pefelîc
de cette dernière ressource; et il l'en
gré le changement dtmt j'ai paili à la Dote de la Page a,
Ainsi
Les' bataillons de la Garde nàtionaîe Parisienne 3
formeront par cette disposition vingt in 5 dans
lesquels je place vingt pelotons des députés del'aim4e, à 150
hommes chacun, en tout 3ooo hommes, pour ne faire
qu'un avec elles et s'y trouver comme incorporés.
En première ligne, les Gardes nationales extérieures
se trouveroient distribuées en quatre-vingt-trois divisions
indiquées par des flammes, et correspondantes aux quatre-
vingt-trois départements.
Le long des grands côtés en arrière de tous les
corps ci-dessus, et dans t'alignement des décorations
dans les espaces qui restent libres entre les issues ou-
vertes renonçant à tous gradins, ainsi qu'à tous écha-
fauds dangereux enfin, à l'abri des arbres, pour garan-
tir de l'ardeur du soleil, j'établis, à la manu-re des au-
ciens, de simples plates-formes sur des plans inclinés
comme lès théâtres et élevées seulement de neuf pouces
les unes au-dessus des autres. Elles auroient chacune six
pieds de largeur, et elles seroient au nombre de dix. On
pourroit donc y placer debout sur une longueur générale
de 800 ioises, (les issues défalquées ) par chaque rang
des dites plaies-formes, S files de 3ooo hommes ou
dix fois mille hommes, au total de i5o mille hommes.
J'observe seulement que sur la première plate-forme du
devant je placerois quatre rangs de banquettes pour
les dames ce qui donneroit la facilité d'en asseoir
86op dont aucune ne pourroit gêner les personnes pla-
cées en arrière.
Nota. Toute la devanture de l'Ecole Militaire fourniroit
encore la facilité de placer des amphithéâtres pour plus de
cinquante mille personnes et l'autre rive de la Seine au
bas de Chaillot étant plus élevée fourniroit avec les
maisons de quoi placer plus de 80 mille spectateurs.
Je parlerai plus bas du moyen facile de distribuer ces
places d'une manière impartiale, et de façon à prévenir
tout mécontentement de la part du Public.

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