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Protestation d'un gaulois patriote contre les envahissements de la race germanique...

De
10 pages
Association générale typographique (Paris). 1871. 12 p. ; in-8.
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SOCIALISME DÉMOCRATIQUE
LIBERTÉ — ÉGALITÉ
FRATERNITÉ
Du Pain!.... et la Constitution de 93
La Légalité, le Droit et TOT OU TARD la Force
PROTESTATION D'UN GAULOIS PATRIOTE
CONTRE
LES ENVAHISSEMENTS DE LA RACE GERMANIQUE
CONTRE
TOUTES LES USURPATIONS DU PASSÉ ET DE L'AVENIR
« En France, sous le règne des pouvoirs divers, sinon légitimes
au moins légaux, qui se sont succédé jusqu'au Deux-Décembre
1851, j'ai toujours donné l'exemple d'une profonde soumission
aux lois... » — Lettre adressée à l'Avenir de Nice, le 17 fé-
vrier 1855.
« Je ne suis pas profugo. Chacun a son caractère : moi, je n'ai
jamais fui devant qui que ce soit, ni devant quoi que ce soit.»
« Je n'accepte pas le nom d'emigrato. Émigrer, pour moi, c'eût
été manquer à des engagements sacrés. Je ne suis pas assez
lâche pour abandonner mes amis dans un péril suprême; je
ne manque pas assez de sens moral pour être capable de re-
noncer ma Patrie, quand elle est plus opprimée et plus mal-
heureuse : je n'aurais point quitté la France, si je n'avais pas
été proscrit. » — Lettre du 12 mars 1855, signifiée par huissier
au journal dénonciateur Il nizzardo; autre lettre du 21 mars,
signifiée par huissier à l'insulteur, au calomniateur et au
délateur anonyme de l'Impartial.
Prix : 15 Centimes
PARIS
ASSOCIATION GÉNÉRALE TYPOGRAPHIQUE
BERTHELEMY ET Ce
19, EUE DU FAUBOURG-SAINT-DENIS, 19
Février 1871
— 4 —
Sarrazin? — Devenu sage, dévoué. ... un Travailleur ! — (Il baissse la tête.)
— le corps percé de vingt balles ! . . . - et ces jeunes gens n'en savent pas
même le nom ! . . . — (D'une voix brève.) — Puis ! ils se donnent du
citoyen III — Bah ! ils se mirent dans les traîtres. . . .
NOUVELLES ACCLAMATIONS
Vive ! vive à jamais notre Emile Ollivier !
Un GARÇON d'une dizaine d'années, couvert d'une petite blouse bleue-sombre, court en sens
contraire de l'Inconnu.
Et m'dit saute paillasse !
(Il frôle le vieux.) — Ah! pardon! monsieur.
L'INCONNU
Ce n'est rien, mon ami. — Le jeune prêtre,... cette espèce d'Hercule, m'a
envoyé hier frapper la muraille puis a passé fièrement.— Peut-être
seront-ce ces derniers?... — ou... ceux qui reverront ce que j'ai vu.... deux
fois!... jadis.... durant les premières années de ma triste enfance.... les Alliés
sur les bords de notre Seine. — (Il se dirige vers la rivière.) La commedia un
poco troppo terrana, ou Emile Ollivier et I'EMPIRE, L'INVASION; extrait de la
feuille à la main intitulée Le nouveau Courrier du Dimanche, feuille distribuée
aux gazettes soi-disant libérales ou démocrates, aux principaux députés de
la gauche, à quelques intéressés, etc.; août 1866.
« .... — Ignores-tu comment, sous un seul Roi,
Les frères d'Orient formèrent un Empire
Immense?... et comment Dieu punissait leur délire ? »
— Aux Aryas de la Germanie, l'Inconnu AGNOSTE : La mort de
Lincoln (apocalypse, ou prophétie, socialiste), page 29; Paris, août 1861.
« A la tête d'une troupe de gens de ce faubourg qui était, jadis, la route de
Vincennes, l'illustre Inconnu reprit aux Prussiens, en 1814, les canons qu'avait
perdus l'école polytechnique : mais l'héroïsme du petit nombre de patriotes
qui purent alors obtenir des fusils, de la poudre, des balles dut vite céder aux
forces imposantes dont disposaient les Alliés; et ce Paris, trop hospitalier, trop
généreux qui, durant tant d'années, avait prodigué, pour la revendication et
la défense des droits de tous les Peuples européens, le plus pur de son sang,
Paris ! désarmé, comprimé, ruiné, livré ! ! ! vit avec horreur, au bout de TROIS
CENT QUATRE-VINGTS ans, son sol souillé derechef par nos frères les Anglo-
Germains. Le gouvernement du Bourbon donna sur-le-champ la croix d'hon-
neur au héros de vingt-deux ans. Plus tard, lorsque le Capitaine corse, qui
s'enorgueillissait toujours d'avoir relevé l'autel et le trône, d'avoir reconstruit
la pyramide féodale, lorsque le Sauveur des journées de brumaire revint de
l'ile d'Elbe, l'administration s'empressa de gratifier d'un nouveau brevet, d'un
brevet impérial, le vaillant patriote du faubourg Saint-Antoine : quant à la
— 5 —
Cité des philosophes et des révolutionnaires, quant à la Cité des penseurs
(l'auteur des Parisiennes lui attribue ce titre), que des étrangers avaient depuis
longtemps dépouillée de ses vieilles franchises communales, elle fut, comme
on sait, réduite, en moins de cent jours, à murmurer tristement ces paroles
de l'Anti-Béranger :
« Deux fois!... les Rois ont envahi la France... » —Notes sur la vie du
carbonaro AMAND BAZARD, par son dernier et son fidèle disciple; Paris,
janvier 1868.
« A propos des anniversaires, le citoyen Banet-Rivet propose de convoquer
une assemblée pour le 18 mars, afin de régler les conditions d'un banquet qui
aurait lieu le 30 du même mois, anniversaire de la bataille de Paris... » —
Procès-verbaux des réunions du Comité des Dix-Neuf (chargé de préparer, à
toute éventualité, l'organisation de la Commune de Paris), séance du 25 fé-
vrier 1870.
— « Notre frontière du Rhin, ou la mort!... » tel doit être désormais le cri
du Gouvernement du 8 mai 1870. — Lettre du 10 (1) août 1870, adressée à un
ancien camarade et ami, devenu vice-amiral.
LE CANDIDAT BANET-RIVET
AUX RÉPUBLICAINS SOCIALISTES DU MARAIS
CONCITOYENS,
Avant que votre réunion de la rue de Harlay votât ma candi-
dature, et à l'unanimité, je vous avais expliqué quelles protesta-
tions je voulais faire entendre, si l'on m'envoyait à l'Assemblée
nationale provisoire.
Jamais je n'ai « violé ni prêté aucun serment » : une parole
prononcée gravement m'a toujours semblé un engagement redou-
table, que je devais remplir jusqu'au bout, même au péril de ma
vie, plus encore ! même en exposant l'avenir et la vie des miens.
(1) Extrait d'un dossier intitulé : La trêve, ou la conspiration de l'Escarbot.