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Quelques considérations sur l'opium, surtout au point de vue thérapeutique / par J.-L. Pagès-Lalanne,...

De
29 pages
impr. Rignoux (Paris). 1853. Opium. 32 p. ; in-4.
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QUELÔtJES CONSIDÉRATIONS
SUR LOPIUM,
SURTOUT
AD POINT DE VUE THÉRAPEUTIQUE,
PAR
Docteur en Médecine de la Faculté de Paris.
PARIS.
KIGNOUX, IMPRIMEUR DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE,
rue Monsieur-le-Prince, 31.
1853
A M. LE DR DEPAUL,
Chirurgien des Hôpitaux,
Membre de l'Académie impériale de Médecine,
Professeur agrégé de la Faculté de Médecine de Paris.
Hommage au talent.
A M, J.-B.-P. GAYE,
Employé au Ministère des Finances.
Témoignage d'amitié.
QUELQUES CONSIDÉRATIONS
SUR L'OPIUM,
SURTOUT
AU POINT DE VUE THÉRAPEUTIQUE.
Da veniam scriplis quorum non gloria nobis
Causa, sed militas officiumque fuit.
L'opitim, ftvi)«rtvwv des Grecs, est le suc des fruits du papaver
somniferum, plante connue des médecins de la plus haute anti-
quité.
Soumis à l'analyse par plusieurs chimistes éminents, l'opium,
d'après les travaux de Robiquet, de Pelletier et de Couerbe, con-
tient la morphine, là codéine, la narcotine, de l'acide sulfurique
et méconique, un acide brun extractif, de la résine et de l'huile
grasse, la thébaïne ou paramorphine, la méconine, la narcéine, la
bassorine, de la gomme, du caoutchouc, du ligneux, un principe
véreux volatil, de l'albumine et des débris végétaux.
L'opium, dont la connaissance remonte, selon les Grecs, jusqu'à
Cérès, est sans contredit l'un des médicaments les plus importants
de la matière médicale, le plus souvent employé peut-être, et celui
dont les effets sont les plus certains.
— 6 —
Effets physiologigues sur les animaux.
Le narcotisme est l'effet culminant des préparations opiacées,
soit qu'on les administre à l'intérieur, soit qu'on les applique par
la méthode endermique. Nous empruntons les expériences sui-
vantes à l'immortel toxicologiste dont la science déplore la perte
récente,
«Première expérience. A huit heures du matin, on a fait prendre
à un petit chien robuste 12 grammes d'opium brut; à dix heures,
l'animal n'éprouvait aucun phénomène sensible ; à midi et demi,
ses extrémités postérieures étaient très-faibles et paralysées; il se
tenait couché sur le ventre ; les muscles du tronc et de la face étaient
le siège de mouvements convulsifs violents, en sorte que l'animal
faisait des grimaces et était déplacé à chaque instant, quoiqu'il
s'appuyât avec force sur ses quatre pattes ; sa physionomie portait
l'empreinte de la stupeur; les pupilles n'étaient pas plus dilatées
qu'à l'état normal ; les organes de la vision et de l'odorat exerçaient
librement leurs fonctions; l'animal ne poussait aucune plainte,
mais il paraissait très-abattu; les battements du coeur étaient lents
et faibles ; à six heures du soir, les secousses convulsives étaient plus
fortes et plus fréquentes; le train de derrière était complètement
paralysé. Il est mort dans la nuit. On l'a ouvert le lendemain, et
on a remarqué que sa tête était légèrement renversée en arrière,
les pattes roides et éloignées les unes des autres. L'estomac conte-
nait la presque totalité de l'opium, que l'on pouvait reconnaître à
son odeur ; la membrane muqueuse de ce viscère était enduite d'une
légère couche blanchâtre, facile à détacher, et n'offrait aucune trace
d'inflammation; les poumons présentaient plusieurs plaques livides,
étaient gorgés de sang, peu crépitants.
.a Deuxième expérience. A huit heures et demie du matin, on a inr
— 7 —
troduit 8 grammes d'extrait aqueux d'opium dans l'estomac d'un
petit chien affaibli par une expérience faite quelques jours aupara-
vant, et on a lié l'oesophage. Vingt minutes après, les extrémités
postérieures commençaient à faiblir, et l'animal poussait des cris
plaintifs; à onze heures, il était en proie à des mouvements convulsifs
assez violents ; il offrait un tremblement dans la tête et une grande
tendance à l'assoupissement; cependant il voyait et il entendait
bien; à trois heures, ses extrémités postérieures étaient complète-
ment paralysées; l'animal faisait de temps à autre des sauts sem-
blables aux secousses qu'imprime aux grenouilles le fluide dégagé
de l'appareil voltaïque ; à six heures, il était couché sur le dos, et
dans un grand état de faiblesse. Il est mort à huit heures. On l'a
ouvert le lendemain ; le canal digestif n'offrait aucune altération ;
le sang contenu dans les ventricules du coeur était noir et coagulé ;
les poumons présentaient des taches livides, dont le tissu était dense
et gorgé de sang.
« Troisième expérience. A dix heures et demie du matin, on a ap-
pliqué, sur le tissu cellulaire de la cuisse d'un petit chien, 3 grammes
d'extrait aqueux d'opium, et on a réuni les lambeaux de la plaie
par quelques points de suture ; l'animal n'a pas tardé à éprouver les
symptômes décrits dans les expériences précédentes, et il est mort
deux heures et demie après. »
Notre illustre toxicologiste n'avait pas noté la température des
animaux soumis à ses expériences.
Dans ces derniers temps, quelques essais ont été dirigés dans ce
sens avec le laudanum de Rousseau, l'acéiate de morphine et la
codéine ; voici les résultats obtenus par MM. A. Duméril, Lecointe,
et Demarquay.
«Nous avons introduit ces substances dans l'estomac et dans les
veines, et le résultat final fut toujours un abaissement de la tempé-
rature, parfois considérable, et dans certaines circonstances il s'est
— 8 —
produit avec une grande rapidité. L'acétate de morphine a été em-
ployé quatre fois ; deux fois on l'a mis dans l'estomac et deux fois
dans le torrent de la circulation veineuse. Dans le premier mode
d'expériences, les doses ont été de 0,30 centigram. dans 120 gram.
d'eau à 35 degrés, et ont déterminé une diminution très-notable
de la chaleur propre des animaux ; elle est allée jusqu'à 3 degrés
dans l'une et l'autre expérience. Un des chiens a succombé le len-
demain dans la journée et l'autre a survécu. Une circonstance re-
marquable, c'est la rapidité avec laquelle les effets sur la calorifi-
cation se sont produits : ainsi le médicament était porté dans l'es-
îomae depuis une heure à peine, que déjà le thermomètre avait
baissé de 2°,9 dans un cas, et dans l'autre de 2°,2.
« Comparativement à ces résultats, deux expériences furent faites
avec 0,05 gr. et 0,12 gr. injectés dans l'eau des veines crurales,
unis à G0 gr. d'eau à 35 degrés. Avec 0,05 gr., nous avons noté
une diminution de 3 degrés, et de 5 avec 0,12 gr. Il est important
de mentionner que les animaux ne sont morts que le lendemain
clans la journée, vingt-quatre ou vingt-huit heures après le début
de l'expérience. Quant à la durée de temps écoulé entre le moment
où la dépression de la température s'est manifestée, on constate
qu'elle a été très-courte; car avec 0,12 gr. l'animal a perdu un
degré de chaleur en dix-huit minutes, et 3°,2 en quarante-deux mi-
nutes , la température étant tombée de 39°,7 à 36°,5. On voit, de
plus, que 0,05 gr. ont suffi pour faire descendre le thermomètre
de 1°,7 en vingt-cinq minutes, et en trente-cinq de 2°,6. L'abaisse-
ment a continué, mais avec plus de lenteur.
«La codéine a été donnée deux fois : la première par l'estomac à
la dose de 0,20 gr.; la seconde fois, 0,10 gr. furent injectés dans
les veines. Le thermomètre baissa de 3 degrés.
« Trois expériences ont été faites avec le laudanum de Rousseau ;
à deux reprises, on l'a injecté dans l'estomac à la dose de 4 gr. et
iirie fois à celle de 8, 2 degrés de refroidissement. »
— 9'— . ■ .
Effets physiologiques sur l'homme.
Ces effets sont à peu près analogues sur l'organisme sain ou ma-
lade , quel que soit le mode d'administration. Les auteurs ont noté
la sécheresse de la bouche, l'anorexie, la soif, l'anxiété précordiale,
des nausées, des vomissements. Avec les sels de morphine à haute
dose, M. le professeur Trousseau a observé des vomissements sur
les deux tiers de ses malades et les a constatés 3 fois plus fréquents
chez les femmes que chez les hommes ; au contraire la constipation
est assez constante. Mais l'influence de l'opium est surtout remar-
quable sur le système cérébro-spinal : céphalalgie, vertiges, rêvas-
series suivies de somnolence, avec difficulté de remuer les mem-
bres; sommeil quelquefois calme, suspension de toutes les douleurs;
contraction ordinaire des pupilles, face rouge et gonflée; membres
.dans le relâchement, respiration lente , diminution ou suspension
de la toux et de l'expectoration si elles existent, pouls lent et irré-
gulier, moiteur générale accompagnée de démangeaisons à la peau,
érections fréquentes qui paraissent tenir aune fluxion capillaire
qui se manifeste aussi aux lèvres, aux mamelons; les urines sont
moins abondantes et plus difficiles.
Tels sont les effets les plus constants produits par l'opium;.mais
il est bien entendu que certaines idiosyncrasies apportent des diffé-
rences notables à ces phénomènes physiologiques. Tel, sous l'in-
fluence de quelques centigrammes d'opium, tombera dans un état
de défaillance, avec ralentissement de la circulation, sueurs froi-
des , refroidissement des extrémités, insensibilité de la peau, dans
le narcotisme enfin ; tandis que tel autre, sous l'influencé des
mêmes doses, éprouvera de la céphalalgie, de l'agitation, de l'in-
somnie , avec accélération du pouls, respiration anxieuse, dans un
état enfin de courbature générale, Tout le monde sait les habitudes
journalières des Orientaux, qui trouvent dans l'opium une ivresse
2
; — îo —"■■,-.
extatique qu'ils recherchent avec fureur, ivresse quelquefois déli-
rante qui se produit également chez les Turcs, qui mangent l'o-
pium, et chez lés Chinois, qui le fument.
La morphine est sans contredit le principe le plus actif de l'o-
pium ; mais la thérapeutique emploie surtout le sulfate et l'hydro-
chlorate de cette base.
La codéine a une action de moitié moins forte que la morphine.
M. Martin-Solon, quia expérimenté Thydrochlorate de codéine, lui
a trouvé une action deux fois plus forte qu'à cet alcali pur, ce qui
du reste est vrai pour la morphine.
C'est à M. Bailly surtout qu'on doit des expériences suivies sur la
narcotine, qui n'a produit aucun effet remarquable à la dose même
de 250 centigrammes. Je ne sais si l'orgasme génital éprouvé par
deux individus soumis à l'usage de la narcotine doit lui être attri-
bué; la solution huileuse de narcotine même, si vénéneuse pour les
animaux, paraît sans action sur l'homme, d'après, Bailly, Barbier,
Magendie et Martin-Solon.
EFFETS TOXIQUES DE L'OPIUM.
L'action toxique de l'opium a été souvent observée, soit par l'in-
gestion volontaire de cette substance, dans le but de se donner la
mort, soit par l'erreur même des doses administrées par l'art. Nous
empruntons encore a l'ouvrage si éminemment classique d'Orfila
les observations suivantes.
« OBSERVATION Ire. — Une demoiselle de vingt-deux ans s'empoi-
sonna avec l'opium. Voici les symptômes que l'on observa : immo-
bilité et insensibilité complètes; figure pâle, cadavéreuse ; pupilles
insensibles à la lumière, mâchoire inférieure pendante et très-mo-
bile, muscles des membres et du tronc dans le relâchement; déglu-
tition nulle , respiration le plus souvent peu apparente, quelquefois
un peu bruyante; pouls un peu fréquent, moins de chaleur à la
— 11 —
peau que dans l'état normal. La respiration de l'ammoniaque, les
frictions stimulantes, les vésicants, les antispasmodiques à l'exté-
térieur, les lavements stimulants, furent employés sans succès. La
malade vomit quelques matières liquides et noirâtres; elle ne reprit
connaissance que pour retomber quelques instants après dans l'as-
soupissement, et mourut environ dix-sept heures après avoir pris
l'opium. On ne fit pasl'autopsie.» (Bibliothèque médicale, août 1806,
observation de M. Vermandois.)
« OBS. II. — Une dame, après plusieurs accès de mélancolie pour
laquelle on lui avait administré vainement plusieurs remèdes anti-
spasmodiques , avala un matin 4 grammes d'opium brut. Aussitôt
propension à l'état comateux , somnolence; pouls d'abord petit,
presque insensible, ensuite large, plein et lent; respiration péni-
ble, stertoreuse, quelquefois interceptée, et lorsqu'on imprimait
de petites secousses à la malade, on la retirait pour quelques in-
stants de sa léthargie, et on obtenait alors des renseignements sur
la manière dont elle avait procédé à son empoisonnement ; mais
bientôt on l'entendait se plaindre de ce qu'on l'avait réveillée,
souhaiter une mort prompte, et elle tournait vers les assistants
des yeux ouverts, languissants et abattus. On eut beau lui admi-
nistrer le tartre stibié, les boissons acidulés, lui faire des ustions.
aux deux jambes avec l'eau bouillante, la panser avec une pom-
made irritante de cantharides, etc. ; elle expira vers les onze heures
du soir. » (Alibert, Nouveaux éléments de thérapeutique, t. 11, p. 61,
3e édit. ; observation de M. Leroux.)
«OBS. IV.— Le 6 novembre dernier,- M. Àstley Cooperm'informa
sur les quatre heures de l'après-midi, qu'il venait de voir un jeune
homme d'environ dix-huit ans, qui, sur les dix heures du matin,
avait pris environ 150 grammes de laudanum qui était resté dans
son estomac et avait amené des symptômes qui paraissaient mena-
cer d'une mort prochaine. M. Cooper, qui ne le vit que cinq heures
après l'accident, m'avertit qu'il lui avait fait prendre à trois heures
— 12 —
et demie une dissolution de 6 grammes de sulfate de zinc, lequel
avait produit quelques nausées, et lui avait fait vomir environ
45 grammes de fluide qui exhalait une forte odeur d'opium; L'état
léthargique avait graduellement augmenté; il était aussi tombé dans
une insensibilité complète j et on avait appliqué des sinapismes sans
aucun effet remarquable. M. Cooper m'ayant invité à voir ce jeune
homme, pour prendre quelques moyens ultérieurs que les circon-
stances pourraient suggérer, je m'y transportai à quatre heures et
quelques minutes. Je trouvai le malade sur le parquet et posé sur
les genoux, ayant le corps penché en avant et soutenu par deux de
ses amis, qui, comme je l'appris quelques instants après, étaient dans
l'intention de le remettre dans son lit et de l'abandonner, n'espé-
rant plus aucun succès des remèdes qu'on pourrait employer. Sa
tête était penchée sur sa poitrine ; ses yeux fermés, sa figure pâle,
sa respiration lente et sonore, comme dans l'état apoplectique ; ses
mains étaient froides, et le pouls marquait 90 à 95 pulsations par
minute, mais d'une manière faible et irrégulière; tous les muscles
étaient dans un état extrême de relâchement, et la chair de ses bras
notamment était d'une mollesse extrême au toucher et sans élasticité.
«Le vitriol bleu, ou sulfate de cuivre, fut le premier remède qui
me vint à l'esprit pour produire le vomissement; environ 2 gram-
mes de cette substance furent promptement dissous dans l'eau , et
le malade, étant brusquement relevé et fortement ébranlé, ouvrit
les yeux et parut disposé à vouloir faire quelque résistance aux tenta-
tives qu'il nous voyait faire. Nous continuâmes cependant à verser
dans sa gorge environ la moitié de la quantité de vitriol de cuivre,dose
équivalente à 75 cent., qu'il avala avec une difficulté telle qu'on pou-
vait croire qu'il était au moment de rendre le dernier soupir. Immé-
diatement après, sa contenance, qui avait été, pendant un instant,
animée , devint effrayante. Il y avait à peine une minute qu'il avait
avalé la dose entière, qu'il rejeta subitement par en haut une grande
quantité d'un fluide brunâtre.qui.exhalait une forte odeur de lau-
danum, ce qui fut immédiatement suivi; de deux vomissements ana-
- 13 —
logues, dont la totalité peut être évaluée à environ 2 pintes. On
lui fit avaler de l'eau chaude, et on le transporta brusquement dans
une autre chambredans rintention de s'opposer à l'état d'engour-
dissement dans lequel il était. Ses membres, qui au premier abord
étaient privés de mouvement, revinrent un peu à un état de con-
traction; car il commença à se tenir sur les jambes, par le se-
cours des personnes qui l'environnaient.'Il continua cependant à
avoir les yeux fermés, à moins qu'il ne fût éveillé par un appel
brusque et soudain; les pupilles étaient dilatées, la respiration
apoplectique : je recommandai fortement à ses amis.de le faire tenir'
le plusi possible sur lesjambes, de le promener sans cesse autour
de la chambre. Quand je vins le voir le soir, sur les neuf heures,
je le trouvai assez bien remis pour faire cet exercice avec l'aide d'un
de ses amis; sa contenance paraissait plus naturelle; mais il ne
répondait encore que par monosyllabes, quand il était pressé par
des questions, et cela comme un homme dans un état d'ivresse
extrême. H avait vomi une ou deux fois dans l'après-midi, et me
donna à entendre qu'il éprouvait un sentiment de froid dans le
creux de l'estomac, une chaleur, remarquable à la surface du corps,
et un froid marqué aux extrémités. M. Cooper vint aussi le
voir dans la soirée, et nous nous accordâmes l'un et l'autre pour
recommander qu'on le gardât continuellement dans le même état
d'activité forcée pendant la nuit, et qu'on lui fit prendre des doses
répétées d'asa fcetida avec l'alcali volatil, le camphre et même le
musc, si les autres stimulants ne paraissaient pas suffisamment ac-
tifs; il fût de plus convenu qu'on appliquerait un vésicatoire sur la
tête et des sinapismes aux pieds, et qu'on lui présenterait souvent
du café et du thé, de même que du jus de citron, dont il avait pris
de petites doses pendant la soirée avec un très-grand avantage. Je
le vis le matin entre neuf et dix heures ; il se plaignait d'une sensa-
tion douloureuse dans la gorge, comme si elle eût été excoriée.
Le jour suivant, il fut en état de se promener hors de la mai-
son ; son appétit n'était pas encore revenu, sans avoir cependant