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QUELQUES MOTS
SUR LE
THEATRE D'AGEN.
La Direction deinotre théâtre , a dit le: journal qui: lui sert
d'organe , est sérieusement menacée par dès démolisseurs qui
prennent prétexte de leur oeuvre , soit dans un incident survenu
au sujet d'un acteur qui ne fait plus partie de la troupe , soit
dans des motifs de haines particulières, soit dans les inspirations
d'un mauvais génie ressuscité des temps antiques, Soit enfin dans
l'ascendant qu'un meneur sans conscience (= mais que ce journal
ne nomme pas , contre son habitude ), exerce surettes jeunes
gens égarés. Voilà comment cette feuiiïe explique'l'oppositïôû
qui s'est effectivement manifestée ces jours derniers contre l'ëîat
de choses dans lequel se trouve notre scène I Et cependant deux
longs articles dans deux numéros consécutifs ont eu pour prin-
cipal objet de réfuter des prétentions que leur origine devait
\ ( 2.Î
condamner toute seule, de répondre à des exigences que le caprice
qui les faisait naître devait bientôt mettre à néant ! Il faut donc
penser que le journal en question ne s'est pas attaqué à une
chimère et que l'opposition à laquelle il a donné les honneurs de
la publicité dans ses colonnes , a sa raison d'être et de se pro-
duire. C'est qu'en effet notre théâtre est dans une situation dé-
plorable , résultat d'une administration inhabile , à laquelle il
aurait fallu de sévères conseils et non des articles affectant le fou
rire , où l'on n'a su prouver qu'une chose, que M. Delmas pou-
vait bien n'avoir accepté que pour l'honneur les charges de Di-
recteur et l'emploi de son premier comique.
Chaque effet a sa cause. Après avoir démontré que la manifes-
tation de ceux qu'on a désignés sous le nom de démolisseurs ne
saurait être attribuée aux futiles prétextes nés sous la plume d'un
défenseur hebdomadaire, nous devons aujourd'hui rechercher les
véritables causes de la décadence de notre scène et les signaler à
l'opinion publique.
Et d'abord constatons qu'il n'est pas ou presque pas de ville
où l'on aime le théâtre comme à Agen, et où les représentations
aient été plus suivies, quand il y a eu une troupe convenable.
Eh bien ! qu'a-t-on fait pour donner satisfaction à ce goût géné-
ral du public Agenais, et pour l'exploiter au profit d'une bonne
administration ? •
On a dit, on a cherché à prouver, en premier lieu, que l'opéra
était impossible à Agen, et sur les ruines préparées à dessein de
nos anciennes troupes lyriques on a implanté, envers et contre
tous, la comédie, le vaudeville et le drame, maîtres désormais ex-
clusifs de notre scène. C'est par là qu'on a ainsi commencé à
~ fronder notre prédilection pour la musique, et qu'on nous a con-
damnés sans appel au tablier de la soubrette et au poignard des
traîtres.
Mais ce n'était pas encore entrer assez profondément dans les

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