Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Quelques pièces de poésie, par Victor Derode

De
18 pages
impr. de Reboux-Leroy (Lille). 1828. In-8° , 24 p. non ch..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

QUELQUES
litulia a eot4,l,a
PAR
VICTOR DERODE.
LIT-LE. IMPRIMERIE DE REBOnX - LEROY.
1828.
r
,..}
ï> £ lac,.
DE SA MAJESTÉ CHARLES X.
IMIMMIWIIMA
LE signal désiré partout s'est fait entendre ;
Venez, Muse, il est temps; venez sans plus attendre.
Déjà dans ces remparts où Clovis autrefois
Déposa sa fierté pour adorer la croix ,
Viennent de toutes parts les flots d'un peuple immense ,
Jaloux de saluer le sauveur de la France.
L'onction de nos rois va couler sur son front.
De quels joyeux transports ces lieux retentiront,
Quand , au pied des autels, courbant sa tête auguste,
CHARLES prononcera le serment d'être juste,
Et d'employer le sceptre et son autorité
A défendre nos droits et notre liberté!
C'en est fait, les Français réunis près du trône,
Oubliant les partis, soutiendront sa couronne :
Tout viendra consacrer cette illustre union ,
Ses droits et notre amour, et la religion.
Poëtes inspirés !. ô Virgile !.. • ô Racine!
Que ne puis-je, empruntant votre plume divine,
De vos nobles -icctn s prendre parfois le ton.
CHARLE est plus qu'un héros, puisqu'il e't un Bourbon.
Ce n'est point aux accords d'une lyre vulgaire
Qu'il faut mêler son nom. Puisse un Dieu tutélaire
Jeter sur mes écrits un regard protecteur,
Et répandre sur eux sa puissante chalcur:.
0 vous, qui de la gloire avez atteint le faîte ;
Qui sûtes, dans le calme et parmi la tempête,
Au milieu des revers comme au sein des succès,
Eterniser vos noms. Rois chéris des Français,
Descendez à ma voix. Toi, vainqueur de Bouvine;
Toi, qui de tes hauts faits remplis la Palestinej
Miroir de loyauté, toi qui souvent vainqueur,
Dans un jour malheureux pei-dis tout fors £ honneur j
Souverains de ces bords où régna Charlcmagne ,
Descendez un instant vers l'heureuse Cliampigne,
Voyez de quel amour tout un peuple animé,
Entoure de ses vœux CHARLES le bien-aimé!.
De vos dons réunis il nous offre l'image,
Comme en un jour serein, exempt de tout nuage,
Le cristal arrondi , dans un point radieux ,
Rassemble les rayons qu il a reçus des cieux.
( ̃'
Sur des bords éloignés, poé, par la tempête;
Insensible aux grands coups qui menaçaient sa tête, :
Sur nos forfaits souvent il répandit des pleurs :
Mais jamais nos excès, nos tragiques fureurs, 4 ¡ :¡::,
Jamais rien n'altéra son amour pour la France.
Souffrir et pardonner. telle fut sa vengeance ,
Pendant que des Français , sous un ciel étranger,
A la voix d'un tyran se faisaient égorger j
Il songeait à fermer nos profondes blessures ,
A relever l'Etat : loin de sujets parjures,
L'infortune devint son sévère Mentor :
Telle, au sein du creuset, la flamme épure l'or.
Et quand de tant d'horreurs la tourmente apaiée,
Rassembla sous les lis la France divisée,
Il vint guérir nos maux, se montrant à la fois
Juste, vaillant, pieux et chevalier courtois.
0 siècles fortunés de la chevalerie 1
Beaux jours trop tôt passés, siècles de féerie ,
Jours de gloire et d'amour, vous verrais-je jamais ?
Nous terait-il permis d'espérer désormais,
Que bien désabusés des modernes chimères,
Nous allons suivre encore les traces de nos pères,
Rendre aux belles, partout, doux et tendre tribut,
Aux frères de Bayard leur antique attribut ,
Et rappeler ce temps de valeur et de gloire
Où l'on oubliait tout pour suivre la victoire!.
Mais pourquoi célébrer des héros délaissés?
Nos jours ne doivent rien aux jours qui sont passés.
Quel moment fut jamais plus fertile en prodiges!
Viens, CHARLES, contempler l'Etat que tu diriges;
L'abondance au dedans, et l'éclat au dehors ;
Les pavillons lointains se pressant dans nos ports;
Gérard, sous son pinceau, faisant vivre la toile;
Le pilote oubliant le secours de la voile,
Et sillonnant les flots domptés par la vapeur;
La révolte aux abois$D'ANGOULÊME vainqueur,
Joignant à nos lauriers les lauriers d'Ibérie.
Enfin, le seul espoir d'une race chérie,
Par un fer assassin à nos yeux emporté,
Périssait jeune encore et sans postérité l.
Le ciel vit nos douleurs, et sensible à nos larmes,
Envoya CAROLINE apaiser nos alarmes :
Du Très-Haut, par un songe , elle connut les lois.
DIEUDONNÉ fut promis. 0 digne sang des Rois ,
Enfant de nos désirs , arche de l'espérance,
Quand tu vins terminer notre longue souffrance ,
Nos yeux baignés de pleurs exploraient l'avenir.-
A ton royal aspect, tressaillant de plaisir,
Comme un bienfait du Ciel saluant ta naissance,
Nous osâmes songer à notre délivrance.
Ainsi du Dieu des jours le char étincelant
A peine a-t-il franchi les portes d'Orient,
Que déjà la nature en concert unanime
Chante le bienfaiteur dont le regard l'anime.
A ton avènement quels signes glorieux ! ;
Qui ne verrait en toi le protégé des deux ?.<..
ÉPITRE A M/ CHARLES L*.
UN an vient de finir , un autre recommence ,
C'est le tems des cadeaux , le jour par excellence.
Les flatteurs , dès l'aurore ont fait fumer l'encens;
En tous lieux on s'embrasse, on se fait des sermens.
Moi, je veux m'écarter de la route commune ,
Sans craindre d élever une voix importune
Sur le Devoir je veux t'entretenir encor.
Un bon avis, dit-on , vaut autant qu'un trésor ,
Daigne écouter le mien, et fidèle à le suivre
Songer à vivre bien afin de longtems vivre.
Oui , Charles , le devoir doit toujours nous guider
Dès (ru'il parle , à le suivre il ne faut plus tarder.
Qu'il soit le but constant de toutes nos études.
Nos plaisirs , nos penchans , nos goûts, nos habitudes,
Que tout cède au Devoir. au fond de notre cœur
Pour prix de nos efforts descendra le bonheur.
Le Devoir. a ce nom peut être tu murmures;
Tu m'accuses tout bas de charger mes peintures j
Tu dis que dans le monde, on est en liberté,
On s'amuse sans crainte, on n'est point arrêté

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin