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Quelques réflexions sur l'établissement de la République cis-rhénane, par le citoyen Dorsch,...

De
14 pages
impr. de C.-F. Cramer (Paris). 1797. In-8° , 15 p..
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fUELfUES RÉFLEXIONS
SUR
L'ÉTABLISSEMENT
BE LA REPUBLIQUE C1S-RHENANE.
)PA1 LE CITOYEN DORSCHi
Employé aux rela^niif extérieures.
e,«Cor - : ,,
Coalita libertate , dispecturas Gallias, quem
virium suarum terminum velint.
TACIT. historian lib. IV. c. 55.
A PARIS,
3E. ^IMPRIMERIE de C. F. CRAMER, rue dei
Bons-Enfans , N°. 12.
A Ii VI DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
A2
QUELQUES RÉFLEXIONS
SUR
L'ÉTABLISSEMENT
DE LA RÉPUBLIQUE CIS-RHENANE.
IL vient de paraître. une brochure sous le
titre : Coup-d'œil sur le Rhin, relativement
aux négociations de paix. L'Auteur , un
des patriotes les plus éclairés de l'Allemagne,
préten d que , pour accé l érer la paix avec
l'Empire , il faudrait peut-être que la France
renonçât à la réunion du pays Rheno-ger-
manique et consentit à en faire une répu-
blique indépendante , qui fût organisée d'a-
près les bases de la constitution française.
1 Je ne suis point de cet avis. Ce n'est pas
seulement depuis que cet écrit a paru , que
l, j'ai refléchi sur la destinée d'un pays si inté-
ressant par son sol fertile, par cinq années de
r souffrance, et par @ les mœurs sim ples de ses
habitans ; même avant l'époque où un Pa-
triote allemand proposa des prix sur cette
question : est-il de Vintérêt de la République
française de reculer ses limites jusqu'aux
bords du Rhin, ? j'avais offert au Comité
de Salut public un mémoire relatif à cet
objet ( i ) ; mais je ne prévoyois pas alors
qu'on pourrait sérieusement concevoir le
projet de former une république indépen-
dante du pays en deçà du Rhin. Aussi
m'étais- je peu arrêté à cette hypothèse : je
vais réparer cet oubli. Pour résoudre le pro-
blème dont il est question, il faut examiner
s'il est de l'intérêt de la France et de celui
du pays situé en deçà du Rhin , que ce
dèrnier soit constitué en république indé-
pendante.
Commençons à envisager la question sous
le premier aspect.
(i) Ce Mémoire se trouve joint à plusieurs dissertations !
relatives à la question ci - dessus indiquée. Le citoyen
Bœhmer les a recueillies. Paris , an 4 de la République'
française. Cet écrit peut y faire suite. Il existe un autre
Recueil analogue qui contient des pièces sur la réunion de
la Belgique à la République française. Le représentant
Portier ( de l'Oise ) en a soigné l'édition. Son nonv sera
béni de tous les Belges, amis sincères de la liberté de leur
pa ys, à laquelle il a si puissamment contribué.
( ) )
A 3
DES considérations militaires et financières me font
croire qu'il n'est pas avantageux à la France, que le
pays en deçà du Rhin en soit séparé.
La sécurité du territoire français n'est pas assez
garantie du côté du Nord, même par l'acquisition de
la Belgique et de quelques places fortes que les Hol-
landais ont cédées à la République ; depuis Landau
jusqu'à la mer d'Allemagne il y a plasieurs forteresses,
mais il y a aussi des trouées, considérables dont un
ennemi habile saura profiter. Les Prussiens et les
Autrichiens en ont donné la preuve pendant cette
guerre. Dans cette partie faible de la France, le Rhin
peut seul servir de barrière. La Meuse guéable en-
plusieurs endroits , et dominée par des montagnes ,
ne serait pas propre à cet effet.
« Mais la République française , objectera-t-on,
pourrait élever des forteresses sur celles de ses fron-
tières qui en manquent ; elle pourrait conclure un
traité d'amitié avec la nouvelle République ; dès-lors
il n'y aurait rien à craindre pour la sûreté des Dé-
partemens du Nord. » Il est une réponse péremp-
toire à faire à cette objection. Les montagnes et les
rivières sont les seules limites naturelles d'un pays.
La construction et l'entretien des places fortes sont
( 6 )
dispend ieux , et la France doit appliquer ses ressour-
ces à d'autres objets. Les places peuvent être prises
ou. détruites ; les traités se rompent selon les1 cir-
constances ; mais le Rhin offre des moyens de dé-
fense économiques et nombreux.
La nouvelle République formée d'après le plan de
la République française, aurait une représentation
riationale et un gouvernement ; mais qui pourrait
répondre que des hommes influens et revêtus d'un
,
grand pouvoir ne fissent pas un jour cause commune
pour livrer ce pays à ses anciens maîtres ? La France
peut servir d'exemple. Des représentai, des direc-
teurs infidèles n'ont-ils pas voulu donner de nouveaux
fers à leur pays ?
Que la grande République ait. donc pour limites
les cimes des Pyrénées et des Alpes , les bords du
Rhin , ceux de l'Océan et de la Méditerranée !
La réunion de la rive gauche du Rhin n'est pas'
x moins avantageuse à la République française , sous
le rapport des finances,
La France en possession du. pays Rheno-germani-
que, y prélévera une somme assez considérable en
contributions,
« Peut-être proposerait-on à ce nouvel Etat, s'il
n'était pas réuni , de payer un tribut annuel à la
République protectrice, a

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