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Rapport fait par Tarteiron,... sur une résolution du 12 vendémiaire an 8, relative à la création d'une marine auxiliaire : séance du 26 vendémiaire an 8 ([Reprod.]) / [au] Corps législatif, Conseil des Anciens

De
27 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1799. France. Marine -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHES DE
REVOLUTION FRANÇAISE
PERCAMON PRESS
I icndington Ilill Oxlord OX3 OBW, UK
4 A
C O EPS £ ÉG-ISLATI F.
CONSEIL DES ANCIENS.
m A, 1p p 0 r t
y FAIT
pah T A fi T E I Il 0 N,
Député de -la Gironde
Sur une résolution du 12 vendémiaire an 8 relative à
la. création d'une nrarine auxiliaire.
Séance du. vendémiaire an
Vjitoyens Représ ent ans,
C'est de la mer qu'est sortie la nouvelle coalition*
'que- la République est obligée de combattre après dix
ans de révolution et sept années
aussi de moyens de
parvenir à une paix glorieuse et durable.
Notre
cette coalition elle en a trouvé chez les puissances de
l'Occident et du victoires avpient foreces
à une neutralité- opposée a. leurs inclinations même
à la paixi et chez une autre
rêt exigeôit, encore plus de sa part que
la continuation d'une bonne intelligence.
Elle les soudoie tous dans les' vues de -s,à conserya-
tioh parce qu'elle prévoit ce qu'elle ;â à craindre d'une
nation, te^e que la nôtre dorîtles ressources se conv
posent auttint de l'immensité et de la variété des pro-
ductions desoh sol que de l'mdusnie, du génie et du
."caractère de ses habitaris, du courage er de la bra-
voure de ses! armée* et de l'habileté de ses gêné-
xaux, ̃ ̃̃,• •
C'est donc à la marine réunir ses forces de "tout •
cènre à nos forces continentales, et bientôt la Repu-
blique sortira triomphante de cette dernière lutte.
S'il fat jamais des circonstances urgentes.pour éten-
dre nos idées législatives sut les effets politiques et
sur les avantages commerciaux qui peuvent résulter
de la course maritime c'est sans doute lorsque la
tyrannie maritime de l'Angleterre et son ambition
moins clairvoyans de l'Europe j-c'est lorsqu'elle a perte
une main envahissante et corruptrice sur la Batavie,
«ur sa marine et ses riches colonies dans les deux
Indes c'est lorsqu/en
tc&oode le despotisme et les. rapines qui y sont exer-^
Aa
échappé de
aussi
de l'armée °
France
son gouvernement machiavélique achète .les- trahisons
de protection efficace sur tout ce qui peut réveiller
-le 'génie er l'audace, de la* nation pour" la marine, et
donner plus que jamais de l'encouragement et des ré-
compenses aux matins qui s'exposent aux
mau:: de la pour
afa»jibJir et ruiner le tyran-des mers.
Le Conseil des Cinq-Cents n. "dû être frappé du
spectacle douloureux que présents le-fcommerea fran-
çais il a apperçu qu'il éccit épuisé par les épreuves
quila subies pendant .le gouvernement révolution-
naire, ,et par l'état de nos
centré, par où mal di-
figées ou mal exécutées, .dans' les mains avares de»
Angjois qui nous forcent d'acheter d'uax les denrées
coloniales .que nous exportions', avant la -guerre, en si
grande quantité pour l'étranger il a vu que la course »
qui 'présentoit une dernière ressource étoit presque
anéantie par une législation versatile ii a Vu enria
qu'il ne se formait plus de marins sur nos vaisseaux
marchands pour servir, ensuite mili-
que" nous étions, réduits à employer
le compte pat
1 indigner, étant glorieuse de combattre sous de si vailians chefs.
4
timens neutres dont les-êquipagés nous trahissoienu
souvent en favorisant la confiscation des chârgemens
par leûk déclarations. garce que les Anglois ont la
politique de. ne pas confisquer les navires et de leur
payer le Prêt, et même au-delà des frais occasionnés
par la détention, de sorte qu'ils retournent chez eux
avec plus de'- bénéfice qu'ils n'en auroient eu s'ils
étoient arrivés directement à leur destination.
Vivement touché de ces maux, le Comseil des Cinq,-
Cents s'est occupé, avec autant de sagesse que de pa-
triotisme, des encouragemens dus aux armemens en'
course Il a plus fait il s'est'élevé jusqu'à la création
d'une marine auxiliaire et réunissant les grandes idées
que le projet a fait naître il va, par sa résolutiou
du 12 de ce mois réveiller le génie des vugay-Trouin;
des Jean-Bart rappeler l'héroïsme des flibustiers qui
ont créé nos colonies occidentales et ouvrir dans tous
nos ports et sur toutes les'mers des écoles de dévoue-
ment et de courage d'oà sortiront des marins pour
remplir la marine militaire et aider un jour les flottes
de la République à reconquérir leur ancienne gloire.
Cette résolution pour l'examen de laquelle vous
avez nommé une commission composée des représen-
tans Lenglet Chassiron Baret ( de la Lys) Clavier
et môi a été pri\e dans la forme d'urgence; les motifs
en sont ainsi conçus
« Le Conseil des Cinq-Cents, après avoir entendu
» le rapport de la commission de marine
Considérant que les efforjs rde la nouvelle coa-
» lition armée contre la»*Ripublique et ses alliés,
» exigent le plus prompt développement de tous les
5
A3
moyens d'attaqué et de 'défense sur mer cdtemé
y sur terre;'
Considérait qu'il importe dans de telles- circons-.
» tances de favoriser le. zèle et le dévouement des
armateurs et des marins français, et de créer une
«jiurine auxiliaire pour la faire" utilement agir contre
» Déclare qu'il y aurgénèe, »
Votre commission a remarqué que l'expression de
commission de màrine peut être inexacte et qu'elle
paroît contrarier l'article 67 de la constitution qui
dit que le Corps législatif ne peut créer dans son sein
aucun comité permanent.
Elle a remarqué aussi dans le second paragraphe du
considérant, que ces mots qu'il importe de créer une
marine auxiliaire" préjugent la question principale.
Elle m'a chargé en conséquence de vous présenter
la rédaction suivante
Le Conseil des Anciens après avoir entendu le
rapport d'une 'commission spéciale
» Considérant que les efforts de la nouvelle coalition
armée contre la République et ses alliés exigent le plus
prompt développement de tous les moyens d'attaque
et de défense sur mer comme sur terre,
Déclare qu'il y a urgence.
Aucune résolution ne peut avoir des- motifs plus
puissans pour une prompte sanctïon, puisqu'on pourra
profiter du convenable polir les àr-
memeiTS, et en suite de celle qui laisse espérer le plus
de succès pouf la. course comme favorisant rentrée
6
des prises dans nos ports en consiquense votre com-
ïnission vous proprose d'adopter l'actû d'urgence tel
que je viens de vous le présenter.
Cette:résolution citoyens représentais embfas sep1u-.
sieurs objets principaux indépendans de la régénération
de la marine elle peut produire une heureuse influence
sur notre industrie en lui ouvrait un déhouché con-
sidérable des productions de notre sol ou des objets
manufacturés cn faisant entrer dans nQS ports des
denrées que ies autres nations nous vendent un prix
excessif et dont nous ne savons plus nous passer; sur
les travaux des parts en multipliant tas constructions
navales et les arméniens; sur les colonies, en leur
portant des secours et des denrées d'Europe en échange
des leurs sur notre marine, en créant de' nouveaux
hommes de mer; et sur la tranquillité *des communes
maritimes par l'emploi qu'y trouveront nombre de
gens qui souvent de la misère faute de travail et
qui deviendront aussi utiles qu'ils pourroient être dan-
gereux.
.Tels sont les avantages généraux qui doivent résul-
ter de cette, résolution si vous l'adoptez.
J,e me serois, lsortlé à vous présenter ce tableau si
la commission n'avoit cru nécessaire de vous montrer
des considérations nouvelles qui doivent accélérer l'or-
ganisation de la imrine,auxiliaire. et reporter dans nos
ports secondaires ce zèle. ,v cette activité cette assjj-
rancel de travail et cette certitude de propriété mari-
bannies' depuis plus d'un an.
odieuse de corsairàge par laqueUs on a tant cher-
ché à flétrir les efforts des négocions qui oat armé en
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A4
course dt les hommes courageux qui se sont dévoués
ses périls, Aucun de nous n'ignore que dans lès lire=
mières années de la révolution la France, proprosa aux
paissances de l'Europe un traité général qui feroit ces-
ser la course sur mer, eu rendroit le commerce res-
pecté et tranquille dans 'tous les parages cette pro-
position généreuse, ne fut- repoussée -que par l'Angle-
terre les historiens'la transmettront nemorablement à
la postérité.
Après ce refus la course doit être mise au rang de
nos grands moyens d'attaque et de dépense.
Nous l'avions faite avec des succès, remarquable
risée par le gouvernement d'alors, en ordonnant des
croisières secrètes à la marine militaire.
Je voudîois pouvoir -passer sous-silence les pertes
multipliées et consécutives de notre marine militaire
mais je dois dire qu'à chaque échec qu'elle°1 reçu, les
succès de la course ont. sensiblement diminué, parce
qu'elle n'a pu. être protégée ou secourue, pas même
par un grand appareil de forces dans nos ports.
Joignez à ce mal ceux qui sont résultés d'une légis-
lation versatile qui tantôt obscurément litnitée aux
ennemis déclarés de la France tantôt étendue à. tous
les neutres par des mesures exagérées, au point qu'elles
devenoient par fois nuisibles a nos négocians et au
gouvernement lui-même, dégoûtoit desaravemens pat.
des procès longs et multipliés qui dévoient en être la
suite, et par les entraves que ces procès mettoient à
la liquidation des comptes ;\rendre par les armateurs
aux actionnaires et aux marins.
C'est une idée vraiment belle que celle de former
8
une marine auxiliaire, en réunissant sous la protection
nationale les forces maritimes éparses, connues sou$
le nom de corsaires, réunion qui offre aux hommes
de mer des moyens d'avancement -et de gloire.
Aussi cette idée, qui a été la. base de la résolution
soumise à votre sanction, paroît devoir être saisie pat
dès-législateurs politiques qui voient' un moyen d ar-
river à la paix en ranimant en augmentant les forces
de notre marine, et en faisant à l'ennemi le plus ini,
placahle de la République auront de mal qu'il sera
"possible dans son commerce duquel il .tire ses grands
moyens relatits °à la coalition.
C'est là que depuis cinq années nos vues et nos Ef-
forts auroient dû être dirigées, au lieu d'une "torpeur
blâmable, pu des opérations mal combinées; mais ces
fautes ne seront pas perdues: le zèle des armateurs.,
au lieu d'être éteiut par tant de contrariétés et tant
d'obstacles, est prêt à se relever et à s'agrandir si les
législateurs et le pouvoir exécutif viennent à leur se-
o cours d'âcie "manière prononcée.
Il y a long.-temps que les hommes éclairés disent
en vain qu'un bon système est celui de s'attacher prin-
eipalement à, nuire au commerce de l'Angleterre ali-
ment de toutes les guerres et de toutes les corruptions,
puisqu'elle y puise l'or avec lequel elle salarié les puis-
sances continentales et les traîtres de l'intérieur c'est
donc en frappant sur ce même commerce que nous
trouverons des moyens d'énerver sa politique.
Si, par des croisières ^sagement établies, nous nous
attachions à détruire et à disperser les convois que
nous voyons entrer dans les ports anglais sous l'escorte
d'une frégate, même- d'une corvette, leurs bâtimens
marchands deviendroient facilement la proie de la ma-

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