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Rapport sur les récompenses & indemnités à accorder aux veuves, pères, mères & enfans des citoyens tués, & aux blessés dans la journée du 10 août 1792, lu au nom du Comité des secours publics, le 25 décembre 1792, l'an premier de la République ([Reprod.]) / par C. N. Beauvais,... ; [à la] Convention nationale

De
17 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1792. Dommages de guerre -- Indemnités -- France -- Paris (France) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVESDELA
REVOLUTION FRANÇAISE
15 BRIDGE STREET MHX BRIDGE STREET
WITNEY • OXFORDSHIRE 0X8 6YH
Telephone: (0993) 776396 Fax: (0993) 779043
CONVENTION NATIONALE.
accorder
aux veuves pères mères ènfans des
aux blefifés dans la
journée, du i o août
LU AU NOM BU COMITÉ DES SÉCOURS PUBLICS
\e t,§ Décembre l'an ptemur de la République,
BEAU VAIS,
département d« Paris.
BS LA CÔNV1NT1OH
Un roi parjure replacé fut lé trône
fourd à la voix de la
«êconnoiflance un peuple trompé, doute*
1
pérance, de leur voir fuccéder des Vertus menaçait depuis
pies d'un ah la liberté à laquelle feute il devoit rafférnuffè-
ment de fa couronne. Le dei'potifme écrafé fous les ruines
de la Baftille, relévoir fa tête hideufe & de nouveaux
fers d'autant plus durables qu'ils fembloidnt être forgés par
une autorité légitime alloient enchaîner à jamais ces mains
qui ne venoient que de brifer ceux qu'avoient rivés, depuis
plufieurs fiècles les, préjugés l'ignorance & la fuperf-
tition.
Tout-à-coup cri de la patrie opprimée qui appelle
l'es enfans fe fait entendre le peuple s éveille il s'avahce
vers Tafyle de la tyrannie il fait difparoître de deflus la
terre fes nombreux fateilites le tyran fuit & la liber,té &
l'égalité triomphent fans retour. Mais ces fuccès font ache-
tés par le Jàng des citoyens plufieurs trouvent une mort
elorieufe au champ de la victoire d'autres y reçoivent des
bleiïures honorable.
Que ne M'eft-il permis d'entrer dans quelques détails fur
les circonstances mémorables de cette journée du io août,.
à jamais célèbre & qui nous a valu l'inefïiniable bienfait
de la République Que ne puis-je vous peindre ces fédérés
intrépides, ces braves habitans des fauxbourgs de Paris
que f orgueil dédaignoit autrefois &,que le riche citadin
a- peine encore aujourd'hui à regarder comme fes égaux
(car je dois à la, vérité de remarquer que ce font les ferions
edes fauxbourps qui fournirent le plus de noms aux liftes
qui m'ont été mifes fous les yeux ) que ne puis-je vous les
peindre affrontant tous les périls bravant la mort qui
voloit de rang en ^ttQrnpés trahis prefclue fans
défenfe immoler à la liberté les perfides foutiens du 4ef-
bientôt renverfé 1 Vous, y verriez des traits dont_Fhif-
toire fes pages immor-"
3
A x
telles & qui feront l'admiration de la poftésittf la pluf
Mais c'eft des beforns de ces vi&imes de la tyrannie,
qu'elles bravèrent avec tant d'audace, au? j'ai à vous en-
tretenir, & non de leurs triomphez c'eft fur leurs infortunes,
que je viens fixer l'attention 8: exciter la foillcitùde pater--
relie de la Convention nationale. Les veuves, les pères
& mères & les enfans des courageux, défenfeurs de
la liberté qui ont fueeotnbé fous les coaps des ei-
claves des Tuileries attendent de vous des fecours ceux
qu'ils ont reçus de la bienfaifance emprefiee de quelquet
particuliers font vous vous de leur
en accorder de convenable.
Les vaillans citoyens blelfés ou eftropiés dans le combat,
n'échapperont point à votre fenfibilité. Vous n'oublierez pas
à quel prix ils en font fortis vainqueurs. Privés de feur état
privés des moyens de fournir à leur fuWïftaiîce & à celle de
leurs familles ils n'ont encore élevé la voix que pour fe
féliciter d'avoir contribué 1 foultrairc leur patrie à l'efcla-
vage. Vous entendrez eu leur fàveur celle des bleflures mul-
tipliées dont ils font couverts.
Déjà vous avec écouté avec indulgence vous aveu
accueilli, avec intérêt les réclamations touchantes, des corn-»
mifTairçs députés par les étions de Pari», pour plaider prés:
de vous la caufe de lajuftice Se de l'humanité. Vous avez
renvoyé votre comité des fecours publics la demande
qu'ils ont formée en faveur de leurs frères gémifians fous le
poids de la maladie & de
Votre- comité toujours empreilë de répondre à vos inten-
étions bienfaifantes, mais n'oubliant pdint que vous ne devez
être dans toutes les circonftances que. de féveres éco-
nomes des deniers du peuplé, a cherché les moyens de (a-
üsfaire à-la-fois les fentimens d'humanité qui vous animent'
̃•*
& ïes icgîes de Ix juftice qu'il eft de votre devoir de pé
jamais perdre dé vue.
Sans doute que là on,, moyens
de: fubfïftance aux braves -citoyens qui ont perdu par leurs
bletfures la faculté de fe livrer au travail, l'aide duquel
feul ils pourvoyoîcnt à leurs besoins & à celui de leurs
Sans daute que ces moyens doivent être proportionnes
& à la durée des obftacles que ceux qui en font l'objet
éprouvent pour reprendre leur travail, ôc à l'étendue des
befoins des autres individus qui ne fubfitloient que de fon
produit.
Sans doute encore qu'ils doivent être prolongés pendant
toute la vie fi les citoyens auxquels vous les devez, font
reftés, par l'effet des atteintes funeftes qu'ils ont éprouvées
dans l'impùillànce de fe procurer jamais les reffourcçs
qui leur font indifpenfablement néceflàires pour fub-
Sans doute enfin que les veuves, les pères Mères
ainfi que les enfans ne vivant feulement que des fruits du
travail de ceux qu'ils ont perdu, ont des droits non moins
fondés ru- remplacement des recours qu'ils trouvoient dans
les bras des infortunés dont l'induftrie étoit leur unique
foutien.
Mais la diftribution de ces moyens, que l'on peut re-
garder comme des récompenses &des indemnités nationales,
doit toujours être mesurée par la prudence, calculée fut
cette fage économie, qui eft la véritable providence des
gouvernements.
Les b;foins de- tous ne font pas les mêmes tous ne
peuvent pas donc prétendre aux mêmes Tndemnftésy& ce ne
fetuit co:iaoître ni les lois de l'équité ni lc3 mouvemtns
r
A 3
ii'unc humanité réfléchie que de pr odigaer f es récompehfsr
au même degré, i^diflândément Se fans choiXt
Celt d'après ces cpnfeléiations & après avoir, déte*-
miné quels font ceux qui nous ont paru y avoir droit, que
nous les avons rangés fans trois clartés.
L» première Comprend les citoyens qui, àla fuite & car.
Teffctde leurs bkiïures font manière
à fe procurer la ne te-
noient que de leur travaiL V\ nation forcée & en quelque.
forte permanente à laquelle-ils funt condamnés leur rend
la continuité des bienfaits delà patrie ificflfpeiîfable çe n'etf
c;en gëmUfant que ces coutageux martyrs dû patriotîfme
fe attendent d'ailleurs une cxiftettce qu'ils voudryiént ne devoir
qu'à eux-mêmes ^c a'ïeùrs,propres forces.
Nous avons placé les veuves Se Jcs
enfans qui ont. perdu leur mari ou leur père ainfi que
les pères & mèies privésjdc la travail
defquels ils ne peuvent pk» fubfifter.
Ceft ici, citoyens repréfentan$ une 1e ces circonftances
dans lefquelles la grande famille Je fubftnue en- quelque
manière aux familles privées c'eft aiors que la focîétédoit
i^nplacer la nature c'eft dans les devoirs que prêtent
celle-ci quetoient tous les titres des infortunés dont nous
parlons. Le pèio d«voit la nourriture (on fils celui-ci
fon tour, deyoitfouriiif aux befoins des aiiteurs ir.dieén-f
''de accablés fous le poLfe
mités l'époux' avoit promis, Ion
fecours eh bien ces liens p-*r L :ïi.irt
mais la patrie tous ;Ce;
la bienfaifancB rratioriak tiendra Keu de, ce qu'ils ora
;•- /̃
̃ Dans la troifîème claiTe font

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