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Récit exact de ce qui s'est passé le 18 avril, à Paris, de ce qui l'a précédé et de ce qui l'a suivi ([Reprod.])

61 pages
[s.n.]. 1791. La Fayette, Gilbert du Motier (1757-1834 ; marquis de) -- Et la Révolution française -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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A,
iS .Avril,,
précédé &'
publique vient d'être troublée,"
été' attaquée, dans fes
éalme s'eft rétabli en apparence;
ïn^heur à qui s'y fieroit; on n'a
-ipalheur à qui pourroir croire que l'événeméiic
dernier, foie le dernier.
,craignez qu'il ne foie le
les plus affreux»
^de défaftre feront remarquables dans l'hiftoire;
aux mor-
ils auront befoin je veux donner 1
faits qu'il leur
importe de bien connaître .&, de voir rappia*
( 1 ) J'ai tout fuivi » j'ai vu la majeure partie ̃ûs ce qua
tefte eft appuyé fur le témoignage de
dignes ic ivi J^wr« authentiques d««t
;̃%̃̃
Tout étoîç la loi -était, mé«*
connue les pauvMïs étaient confondus.; les(a.u-
roriiés politiques iîxées pat )aloi & confiées
par le peuple dans fes majèftuèules aU'embléês^
plus refpeftées l'intolérance
alloit écouffer la philofoplîie rinfubordfhation
civile Se militaire étoit au tomblej les fociétés
particulières combaffoïërit aÂTec avantage les corps
bjentot elles allcient donner la loi
l'AfTemblée nationale; &v le peuple ivre de
ta force que l'on" dirigeons adroitement contre
.lui-même i feutènoit touis ces défordres. La conï-
trtution menacée depuis long-temps,
lement attaquée pat les amis &\par les ennemis
;.cbj bien public: AVtftocrates prêtres
Éidieux clubs endod*inés par eux écrivains à
x leurs gages pour confeiller^ le meurtre & détlgiiet
|es viàynes» citoyens; dans l'erreur
des vaes & des intérêts difFérens fe réuniffoienc
en ce point qu'ils s'efforçaient défaire crouler
l'édifice de la fiar
la France (ourles malheurs que l'anarchie fait
|'ai fous les yeux les originaux ou <l«s ropîes fidellesi Je
dégagerai ta véricé des nuages dont on therebe à l'obfcur-
cir, je me tiendrai toujours en' préfwce de la foule impo-
faute d«s vrais amis de la j'exprimerai ma
haine pour lei les
j'éclairerai les citoyens abufe's
jet fatif joie jugett avec ta Cévètitè la plus rigoureufe,
3
Ai
feui homme a lejcoura^e de réfifter^au terrent;
il s'éloigne des fldts qui entraînent
jvhx ont l'air,,
de fe deflîller un inftant les infortunés'1. Le
delrin des factieux t'emporce Jes honneres-geps
n'ont repris leur ami au milieu d'eux que pour
le gouffre profond où ils vont
.s'engloutir avec leur Patrie naitfante.
Des ;prôtres refpe&ables 6c des prêtres dignes
du mépris des religieux & religieuses de diverfes
congrégations plus ou moins recommandabies;
des perfonnes pieufes 6c des hypocrites avoient*
lieu à des fcènes fcandaleufes. La; Garde
la plus grande répugnance
à contenir le Peuple égaré
Le DireSoire du Département avoit
la Municipalité de vendre ou louer dos eglifes aux Prêtres
non conformittes ou aux peffonnes qui ce croyoient le
-̃y On {ufpendtt a Ja porte une poignée de
verges & on mit au-deffous an placard menaçant. Le
Maire de ParU lés fit enlever à. prisé for-il parti qu'on
rétablie l'un & l'autro & l'homme qui avoit exécuté tes
ordres du Maire faillira en être, viorne. Le Peuple fut
aulfieontenfdefa fur lui»
t'eut remportée. La Seclion des Quàtre-Natiôns
̃̃•
iiiriftanc étoit favorable les radieux Vont faîfiç"
îeurs moyens étoient tous prêts leurs fidèles agens
font toujours en haleine. Il faut rappeller à ceux
qui le favent il faut apprendre à ceux qui l'igno»-
rent qu'à l'ombre -d'un club compofé pour la
,majeure, partie d'excellens citoyens', bien dignes
du nonvqu'ils ont pris, d'Amis de la Conjiiiunon%
mais Souvent agités par des intriguans dés am-
bitieux ou des ennemis déguifés de la Révolution,
l'ombre du club des, Jacobins* il s'eft' élevé une
Société Fraternelle Se un Club des Cordeliers.
Autour des membres de ces Sociétés fe raflem-
blei·t les? gens uns aveu & iiîtértiKs caufer
'du trouble tes délateurs lâches (ei.caldlnma-
teurs les perturbateurs du repos public; à leur
fuite fe_preffe une multitude de citoyens lïonnètes,
mais roubles Se induits en erreur; à leur tere ipai-
chent les fa&ie\tx conduisant pour avant-garde'
«ne nombreufe troupe d'homnies-tle-main que .la
vue d'un écu fait précipiter où l'on veur.% .̃.
Depuis ipng-ten^ps des
malheureufement que trop rondes, fe répandriient
que le Roi donnoit afyle dans fon palais à des
prêtres non conformiftes Se qu'il étoit fervipar
des hommes oppofés à la Révolution onajoucoii;
«les propos dont la fauffeté a depuis été prouvée;-
on difoit
rÂffènabjée-Nationale, & peut-être la France. La
V*
>A^
.le- moment que. Ics^ennemis du Peuple & àat
Monarque choififlent pour lOnféiller au Roi dô
perfifter dans le. defFcin Ce
qui en foi cfl fort même "foff' ccnfti–
turiormel change entièrement félon les circonf-
cances.j Êtes. ,fa<$ieùx, avoient pris foia-de^répari-
dre" cette nouvelle en prêtant au Roi les inten-
contraires, à & iranchife & à fx .<
loyauié en- de trente mill*
contre- révolutionnaires étaient répandus, aux eiw-
virons» de J>Cloud & fe difpofoiènt enlever
t le Roi.pour le conduire au milieu
imaginaires dont
Des citoyens de Paris, enîraûiés par, tees fug+-
geftions perfides furent livrés à la crainte de-
dont le fëjqur auprcs da Corps
de la Conftitution^Perr
pendoît de
cette, garde y, ferait, plus racile. encore/qite.. dans,
la Capitale^, .des la
«Croire du &ç ceitx de
4
ils ivoient été mis a l'ordre dé la Garde natio-
nal? le Dimanche la première divifion avoit
formé le détachement quidevoit aller à S.-Cloudj
le Lundi matin ce détachement étoit parti» &
le moindre
la moindre repréfentatioir
fur ces mefures dont TAflèmblée h Nationale
même avoit la plus parfaite connoifTance. Au
̃ moinent du départ, le Commandant général répéta
désordres fat lé refus d'obéir il alla, en rendre
compte au Directoire dû Département au Maire
réunis dans la faite de
nationale. M; de la
Fayette ïyoié & converti
le
ïëdltieùx & très-connus»
àhiàôwnt fJHisce'fféi ànè rïétÉrièttoient pas djre la
portât bien loin. Les
antres Gffiticre;de la Garde nationale
forèrff mlflî: béprifés'i'îmèniè par leurs propres
la Fayierte en alla rendre compte
aax Officie» Municipaux qur
Rbh
lequel5 fèpt qtrarts
( dé ter iI le' lignifia, &
7
A 4
Pendant ce temps tes armocrates, par un
avec le Peuple ne cefloienr die
prier le Roi dé remonter ce qu'ils faifoiènt par
un defleiii perfide. Un Officier Municipal fit au
Roi les mêmes prières, par amour de la paix,
& le Roi ainiî que fa famille depuis long-temps
en bue aux propos les plus outrageans, y confenfit
pour prévenir tout «uSfce de violence entre les
citoyens.
M. de la Fayette alla rendre compte^ de ces
événemens au directoire & au corps municipal
Se dit que, perfuadé que le fort de la cônftt-
tution dépendoit de l'obéiflance à la: loi ,i
croyott qu'ayant été, pour 'la première fois un
inftrument inefficace de la lpî il devoit fe bri-
fer lui même; fife
refufée; & l'on décida de confulter les leciions,
fur la queftion de lavoir, fi l'on engageroit le
ou f on le remercierait de n'être;
point parti toutes les ferions répondirent qu'il
délibérer; quelques-unes expri-
mèrent leur étonnement fut ce
été consultées.
présenta au
laquelle il lui dit: «On
que vous ftyorife^î les réfrac-
n'êtes fervi prefque que par les
ennemis; de la l'on craint que,
«es préférences trop n indiquent les
véritables dtfppiitions.de
étrangères qû 'il î^eft fait
le' Roi d'tia
d'an nouveau genrè, y des mrniftres qui nëïfoieirt
f as
plus
4-autres véritables, &
ne MpçuiTec pas ia
département dflf isatis j
vous offre voîis. fe^t dqru^ par les» quaçre/vingt-
ttois 4éparteraens ;du
i portée de Ce prqinpcement
put être préléntée que le 10, 6f qui co.atieqt
les mêmes demandes que ,celle du département»
Le i^IeRoï
nàlej il y
le vïens'ati milieu de voris^ à^et
jue je veux ai toujours ou$ hes.
*i
ïnftnùrs de ta réfiftance qu'on a apportée Mer
à mon déport pouf S. Cloud je n'ai pas voulu,
qu'on la fît parce que j'ai
crame de provoquer des a&es de rigueur contre
une multitude trompée, & qui croit agir en
faveur des loix les enfreint mais il
importe à la Nation de prouver que je .fuisTibré,
rien n*eft f eflentiel pour l'autorité des fan£rîo»s
j'ai données â: vbs! dé-'
crets. Je perfifte donc par ce paillant- motif,
de voyage à S. Cloud, & Çàffeni-
blëe nationale en fentïra là néceffité.
»ïl femble que pour peuple fidèî?,
& dont par tout ce que rai
faii pour lui on cherche à lui infpirerlfdcs doutés.
fur mes fentimens pour la j'ai ac-
de
clergé
Se )*en maintiens l'exécution de tout rûon pouvoir,
renauveller ici des
fentîrhehs que titi fbîtvenr manifeftés à rafïerhblce
nationale; elle fait que mes mes
Vœux n'ont d'autre objet âne le*, bonhent du
petite, & (te bonheur ne peur féfulter que de
robfervation des loix, Se de l'ôbéiJîànre à toutes
des
10
une dénonciation, lignée de fon
de deux feçrétaires, contre la perfoume du'Rpl.
On le répandit CI' proponcontre
tionale; on chercha à Soulever le peuple confie
die."
t Un Grenadier de lapremïère divilîon nommé
Dupas s'émit pejrnis de tenir à là 'portière du
Roi, les propos les <f\as outrageans; il wa faire
les rappors les plus calomnieux au club desCor-
deliers il y cft accueilli ik~ icouronné. Sa Com-
tection furia foi d'un tel homme,
de gens,
fe dire Annï de la Çonflituûon ,qu|ind ils laf/
violent dénoncent, Yaus Preuves
[ fans motrfs > le/Ro-i à la Nation ce
bateiirfe mer continuellement la place def
Corps adminiftratifs envers le peuple, a la place
de î'Aiïbmbléé nationale envers les Corps admi-
niftrajcifs. En vérité fes allions fdnt tellement
ridiculés qu'elles rappellent la jactance de ce Roi-
s-ielet nègre qui quand il à mangé tiiftenien^fon
morceau de linge bouilli avec du maïs fait évier
par unefclavè» que les Rois de la terré peuvent
aller dîner. ?..
la Fayettg prod^fif, d*un feul mot
ùh^des plus ,grande| & des plus falutaires fe-
conflTerqui aient en lieu depuis la ^évolution,
Il mk£i.âémîÉon à Vordre le jeudi tx Avril.;
Il
Cette déiniuîôn fit tout-à-coup tomber le ban-
deau qui couvroit les yeux de la plupart des citoyens
foldats. La crainte d'une défynion prochaine là
douleur d'avoir méconnu la v loi l'horreur que
l'on concevoir pour les periîdïcfs des ennemis de
la tranquillité publique, la vite du précipice ou
les facTieuS^le tous les genres avoient failli en-,
tramer le peuple le foMtvenir des fervices ren-
dus à la Patrie par le Général de la révolution
tout produilit un grand mouvement.
Les bataillons s'alïemblent ils refufent de
reeonnoître la démilîion de M. la Fayette. ils
lui portent leur vœu ils le portent au Départe-
ment, ils le portent à la Municipalité qu'ils
prelïènt de fe joindre à eux.
Difons, pour la vérité, que peut-être M,
Brâlly^ne Il montré jamais pins digne de la
place qu'il occupe que dans ce, moment d'a-
larme. Chaque députât ion a du être fatisfaite de
1 1)epuis Je matin des députés de bataillons,
des bataillons tout cutters remplifloient la mai"
Ton de M. la Fayette la cour & les rues adja-
centes ils y "font reftés en grand nombre juf*
qu'à trois heures dultiatîn
Cette alTcmblée de militaires fe flactaht que
le Corps Municipal auroir plus d'inftaence qu'eux-
fur l'efprit 'de M« de la Facette, le fit prier de
fe joindre i elle; de nombreux détashemens &
12
en bataillon j^ut entier furent: chargés 4e h-
putation. Réunis à tous les garde? nationaux qur
.étoient alors à l'hôtel de la commune /leurs?
inftances furent fi prenantes ils repréfentèient-
fi' vivement que toute la Capitate*regardoit,leur
pofition comme une «calamité publique, qu'alors
• le Corps Municipal auroit cru manquer à.ce qu'il
doit au peuple s'il eût refufé Me faire:, auprès
«le M. de. la Fayette, une démarche' aaffi ar-
demment fouhaitée Il partit onze heures du?
fuir, escorté par fes concitoyens en armes. Le
Ktns déplorable .qu'il faifoit rappelloit le'' jouir
célèbre de- la même
ardeur la même union régnoient de donnoient
une forte de courage, en pendant que rien n'em^
lsêchoic de faire tout. pour rsndre la tranquillité
^elawlle.' ̃̃̃ X" •
la Fayette ne" îeiitr< que t^rs une heure.:
JMriè. Maire lui dit ^'entr'autres chofes
» Je vous apporte au nom & 1 la tête^ du
Corps Municipal, une démimon qu'il-' ne peut
ni ne doit accepter. Le» bataiHans {oui
venu*dépofer dans*' notre
&. leur douleur nous «pu» repoiidoiîS; de leur
foumiffion à la loi vous êtes un qui
nous -ramenons ksi ettfen& un Général à qui
né pouveï re-
V:
*3*
m Ton nom fc
embraiïez votre camarade & un dé vos meilleurs
amis ».̃̃̃
M. de la Fayett& foc fenfible i dje/^roarques
la confiance àh
d'armes offertes par les Magiftrats du peuple,
mais il ne crut pas de la dignité, du Corps Mu-
nicipal de recevoir dans la rnaifon d'un particulier
iuréreiroit toute la Garde-natio-
nale & il promit de la porter' le lendemain 2^
du Departe-
il é:'oic ctir
» qu'il fc rendoit chez M.Ule la
publics déjà
vdsn j.arriculier du* Directoire
reprendre les fondions
de la garde-nationale que l'intérêt
prononcé, lui
»>.
n la falle du
la cavalerie & i!\t»
M. de la Fayette syy étant rendu à dix heurs»,
nous permet:
14
trons pas d'extraire parce que chaque phrafe
porte fontence.
MESSIEURS,
« Je viens dans la maifon commune, où tant
«le Souvenirs fe retracent à moi, reconnoître les
derniers témoignages de vos bontés, avec toute
la fenfibilicê d'un cqcur dont le premier befoin
après celui de fervir le peuple, eft d'en être aimé,
&. qui s'étonne de l'importance qu'on daigne
mettre à un individu dans un pays libre où rien
ne devroit être important que la loi.
Si ma conduite, dans cette occafion 'Meilleurs,
pouvoir n'être réglée que fardes fentimens d'at-
rendriflement & de reconnoiifance, je ne répon-
drois aux regrets dont vous SsJa garde-nationale
m'avez honoré, qu'en obéiCtant à vos inftances;
mais de même que je n'avois écouté, pour cette
démarche, aucun motif perfonnel de même au
milieu de» inouvemens qui nous agitent, ce n'eft
point au gré d'aflfeâtons particulières que je puis
me déterminer.
Je ne penfe point que la garde-nationale, dont
la grande majorité fut toujours inacceuîble aux fjé-
duÛions de l^efpric de licence ait vu,
avec indinerence, ce qui a caufé mon découra-
gement; les autorités
nnés, leurs ordres méprifés, la force publique op-
pofée i ^exécution de U loi dont la protection

lui
Meilleurs, nous fommes libres; mais fans l'o-
béiflance à la loi il n'y a plus que confufion
anarchie, dèfpotifmej &, Ci cette capitale, le ber-
ceau de la. révolution au lieu d'entourer de fes
lumières Se de fon refpe^t les dépofiraires des
pouvoirs de la nation,, les aflîégeoit de fes tu-
multes,ou les fatiguok de fes violences elle
cefferoit d'être l'exemple ^es François, elle rif-
la terreur.
Cependant Meilleurs dans les
touchantes d'affection que j'ai reçues, on
coup trop fair pour moi,
la loi je me fuie convaincu avec la plus tendre
émotion que mes camarades m'aimdient je
fous les principes fur lefqucls fon-
dee. Je dépote en vos ¡mains, Meilleurs cet
aveu imcère de mes fiire
dont j'ai reçu
les témoignages d'amitié avec tant de fenfibiiité &;
pour qui je ferai toujours un frère auflî affec-
tionné que reconnoiflTant. J'avoue que pour la
commander j'avois befoin 'd'être affuré qu'elle
croirait unanimement le fort de la conftiruriûji
attaché de la loi feule fouveraine
d'un peuple libre,; que la liberté des perfonnes
la fureté des domiciles la liberté religieufe le
r«fpeâ des autorités légitimes loi ferôient fans
U
«kceprion, auflî fscrés q«&
'-Ment de courage & de yigilaiiee que nous ayons
befoin, mais auffi d'unanimité dans les principes
que je viens d'expqfer, &;j'ai penfé, je pente .>
encore que la conftitution fera pair
la démiflîion motivée que j'ai donnée, que par:
mon acquiescement à l'invitation dont vous ave 2:
daigné rr^honorer ».
infcrit dans imprhîC
S La coriftêrnation Un' citoyen, MiDubtb-
̃̃-•t^iâe Lougchamp demande &. obtient la parole^ Sch
f adr,efïè à M. de la Fayette un difcours^daiis lequel
f un remarque & on applaudît beaucoup les jphiafts
i fuivarites:«' Généras, les ferments ne feront pi lis
la tranquillité renaîtra de l'obfervatioii
fidelte»de l'exécution rigourèufe des ordres que"
transmettrez, rarméé. Certain d'être obéi
comme vous êtes cet taîn d'être aimé rien ne
âùit vous attêce&yfGénéral les difficultés none
fju'ûn, tempsTîè^fobiljcles n'ont qu'une période
<jtii produit la. réûtjiioii de ces tûenfaits inérite
la ^çe^pnnoitfdnce de tû contemporains,- &: la palme
4e que donne
17
B
furent vifs ( i ). M. de la
Fayette ému fe retira pour reprendre fe* fens.
Ayant tardé à rentrer, l'AfTemblée le redemanda
à grands cris. M. le Maire vint apprendre qu'il
©toit parti & qu'il perfiftoic dans fon refus.
Le Confeil général & les dépurés de la Garde
nationale fe trouvèrent dans un état 'qu'il feroit
difficile de rendre ils exprimaient un repcntix
violation. partielle qui
a la loi j un regret profond d'avoir .perdu le créa-
teur des Gardes nationales j &, pour l'obliger à
étoiént en véritable
« par-tout où il pourrait être &
qu'il ne rut revenu les autres vouloîenc
que, tous les citoyens préfens-,
la Commune Se Gardes nationaux le
forcer de reprendele
.pria M. le Maire de lui porter Je
faire un dernier effort pour
vaincre fa réfiftance. On attendit M. le Maire
fi les triîrçnes n'euffent
prendre: leuri places depuis deux heurts aptes-midi Se
ceux que le
«connus pour être raerçit>rts da
1*
tjui à tari retour aiirftJnça qu'il n'âvoit pu frôafef
M. de la Fayette & qu'on rie fâvôit. point où il.
étoit. Alors on prif le parti far lequel on auroif
dti commencer, favoftde peter le! termes de (on
dlfcours de reconnoître qu'un chef de gardes-
nationales eft un être^ nul s'il n'en passer de
commander à des citoyens entièrement fournis
d la loi, Se s'il ne peut pas compter fur une
obéiiïance parfaite aux organes de la loi, dont
il ne fait lui-même qu'exécuter les ordres. On
fe décida, mais Jans arrêté du Confeil de la
munCfï s'ailembler le lendemain par bataillons j
pour Omettre un vùeu qui fat celui de coûteras
mée ( i )
En effet pendant trois jours, (avoir
ij le dimanche i+ & le lundi S tous les
bataillons & autres corps de l'armée Parifienne
furent afTemblés tous exprimèrent, de la ma-
nière la plus énergique v leur foumiuion à iâ loi )
de leur fefpect pour 'les ordre.
donnes par les admihiftràtions politiques, conf-
tîtuées par ta loi; & tous promirent bbéîrtàricé
( 1 ) Une anecddtfe doit ici trouver la ce. Le Jeudis
dans te mom«« ad" h rnalfoh de M. de tàfayetté tétoir
f e<npliè de Gardes ttadonavJ y plufieurs citoyen* mitent
m genou en. terre deVaur, le qui exprima' utf
énrihient ftrt arinobli p«r un*
belle idée de l'un d'en* « Général i dfe-H ne oraignti
t'ttn nom prenant libres i nous nom
A-mtttoiu à genoux devant la Statut 4e
M
B ï
parlait;* à pour
être
prononça pas
le nom (i )* .̃̃ t^r ̃'̃•̃
Mais puifque le,! malheur des tems a forcé
d'amcher une fi grande importance, à la déiîiif-
jfion d'un citoyen fufpendoiis notre récit coïnme
M. de la Fayette a fufpendii fes
en lui l'homme privé pour le comparer
avec l'hoinine public» la Fayette, J»our
l'oppofer au Commandant général
(1 Retrtarguc bien importante à' faire»; Avant fan
M* de Lafayette n'avoit que' des
espreflîons de doulegr qne des
fa
ne parlèrent que de -fa Lof
Les premiers ceux de
«lent
qui (entent que leur bonheur
la Pairie détirent de revoir
Servie. Ceci tepond d'une libel-
les qu'on a fait répandre avec pfofufïon Se
on a calomnié là Gatde-Nattonale en Ce
de le dis en prt'fence de
tout fans, qu'on vêle l'extrait divers
arrêtés' lî j vérificatich faite auprès du bataillon il eft
métite un démenti formel s'il eft fidëlle
que donc enfin lés ptapos
dès fiâieûi, d'avec" ïèl'ahgagè itii VéfiS. •
.&'̃
rifieftnéV& décider' ftïè? intérêts
^ÏL&:£ayètte êft psffioW
pour. la liberté aimant, fenfible fpirittfél
né fappSfe
lavette du
étiPÙn. L que vttuS -ferez
G^niraFîiinr les ëâlëhs an 'grand': art
d înlpirer la confiance le ians-rcoiq. a 1 acci-
la, la
8c $ frefère^oeûx
]q«i- n& tîbivent leurs gradei qu'à leur -mérite
le?
rièt 6c sûr
la
( i ) i^çus devons
àaas le trait, biftoriqtle. que nou^ racoutças Lafayetté*
tôle > i°, parce que mille étinemis
aptes lut
Bj>
prife la ntoiëSte il tes faveur^ A
que la
1 nà^ute accorde aux
jifue, de la iibeçtc1,
l«{^ime & les
généreux précédent fon. retour &ç
A cette époque
ches ennemis Éiifaient leur cour, & s'ils ne for-
du moins
pour contribuera la
il pîus4
de la ca^ifç du peuple
pour
des gardes .nationales;
{'A/Tcmblée nationale.,
l'homme,
celui de réfiftartee à
:pour qu'une Natiou
foie veuille;. que
cho^îr pour
lejrinoi)iéns les plus orageux.
fang de: nos frè-
^açior^aie j cet infant, j'en
çk&féns que|peut-pn rst-

des ennemis, de la con-
un ttaîtie Ci-
il
^«-df-cacheti la
Henné? gé-
nérale du voeu de tous il alloic
&vjù'il eft montée
cette
qu'il 7 auroit a 4'Wii ïfeS^
homme une auffi gmftdo
au rang des droits du
du :-on ne de tel,
quand il réôfîHîoît au
tel de de t
Enfin Vétoitril le i»
confeille de
depuis avec
toute France one