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Réclamations des provinces contre les opérations de leurs députés ([Reprod.])

74 pages
[s.n.]. 1790. Ordres (structure sociale) -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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m^H
? DES PROVINCES
:D JE- iL-EtflR$ iïÉRtî T É à
1
DÇ S PHO V I NC.ES
Il est temps que nous vous arrêtioni sur lef
bords du précipice entrjiîiier.1
La société qui se i^
fondeaiens par vos opérations irrégulière» et trop,
adopter. Les maux dont «Ue* wn|r
la source dans dan» il*$
spnt trop grands pour que nous puissions gardet
silence. citoai à
notre qui est le vrai liiw
confié nos intérêts les plus
prewérnent dit dans
$̃̃
Ã
rester toujours soumises à l'autorité légitime- d'un.
dépendre des caprices des ministres infidèles; que
notre' vœu etaît que leur pouvoir trouvât dans
^k loi des bornes qu'ils ne peinent jamais fran-
chir., et que le vrai moyen de seconder ce vœu
général des provinces, était de commencer par
fixer les divers points de notre constitution mo»
narchique, qui étaient presque onSliés, et de lés
remettre en^,yigueur. Nous vojbs avions' ensuite"
recommandée dé travaillé sans d$ai à rétablir
et d^nous soulager par
plus douée et plus économi-*
< ^V ̃•̃/̃' *̃ •-
rempli ces différens objets Notrèl
de leur jpromptef et simple exé-
didOïii t'était /là le premier soin qui devait vous!
dc€«per; vous le «aviez. Nom espérions cueifiir
heureux >ptHilK
qàtà. nous^ en plain-
te INous ne vous avions aou-f
relie,
notre manière d'ester nous n'en
stfiriit Wëî» êëtihaïssions tro^ 'feién le« chose-*
demande pour avoir même?
? moindre ¥è& s*f
portai qué;sur dftpàbus qu'il était pressant' ci
Ai
lions, et des «est
pitamment que vous l'avez fait dans "n gouyè^_
nement aussi étendu que la France?. j^et auquel
nous sommes accoutumés depuis tant de.siècles^
Vous péuviez nous faillies plus grands biens, si
vous aviez été iîdèles | tous vos mandats. Vous
vous en êtes écartés vous n'avez écouté quejde
perfides conseils; vous vous êtes regardés comme
indépendants de ceux même de qui vous tenez
vos Pouvoirs, et vQgs n'avez fait qu'aller jd'erreur
en erreur. Bientôt vous vous êtes cru faits pour
donner 1a France une nouvelle formé, dç gou-
vernement et vous l'ave? entièrement boule,
versée. i ̃̃̃
Nous sonïmes justement irrités de cette con-
duitet.de votre part. Nous ne saurions voir avec
indifférence notre Roi dans cet état d abandon .où
vous l'avez réduit et xettë,, dépendance humi-
liante ou vous le tenez. Nous avons su-jusqu'aù
moindre détail de la scène sanglante qui s'est
passée au château de V ersailles, oh Sa Majesté et
toute sa famille ont couru pour leurs jours le plus
grand danger. Malgré l'assurance des représentais
de la commune de Paris 8à tontes* celies du royàu-
o me, que tout est rentré dans l'ordre cette
capitale, et que vos arrêtés y sont aplaudis, mal-
gré la promulgation que vous avez fait faire au
\L4]
Roi pour nous persuïdet que c'était de sa pre-
pré volonté avec plaisir et avec confiance, qu'il
était allé vivre dam sa capitale: malgré les rela-
tions infidèles que vous ave^-eiije soin de multi-
plier par-tout, malgré ^lcsniensonges que vous
avez fait répandre dans le sein de nos provinces,
4a vérité est venue jusque nous et nous avons ap-
pris avec douleur que notre Roi, à qui vous avez'
donné le titre de la Li-
et qu'il a reçu, d'après Cètte
promulgation, au[milieu d'un peuple qui s'est ar-
de son amour et de sa fidélité
est moins libre que te plus simple des citoyens de
sa bo&ne ville de Paris. On dirait que vous
avez réuni tous vos efforts pour ternir l'éclat de
la couronne Française mais souvenez vous
Français, que vous. ne serez rien dans l'Europe,
si votre Rot reste ainsi avili.
Cependant, messieurs c'est ce Roi plein d'à-
mour pour ses sujets qui vous avait. appelle àu-
pjrès de -sa personne, pour l'aîder de vos conseils
nohpour détruire sa puissance et culbuter tout
son royaume dont vous avez dégradé la majesté,
et rendre nulle l'autorité légitime vous l'avez»
déffèinte sous 1# traits du plus pesant despotis-
me, à ce même peuple dont il méditait le bon-
heur, et vous lui avez appris à y 'résister et à
la méconnaître. Vous vous êtes' montré à Jui
P5 I
comme de vrais amis qui lui étendaient les, bras,
Vous lui avez fait distribuer des sommés consi-
dérables pour favoriser son insurrection; ej, «-
duit par autant que par vos discours,
il s'est livré à vous sans réserve. Vous lui avez
persuadez qu'il était esclave vous avez publié par-
tout que vous alliez le rendre libre et il vous a
pris pour ses libérateurs, Vous avez semé adroi-
temënt de faux bruits contre le gouvernement
vous, l'avez accusé d'avoir formé une confédéra-
tion {meurtrière des complots effroyables, pour
perdre les citoyens; enfin, vous avez mis tout
en usage, insinuations calomnieuses persuasions
verbales" lettres' circulaires imprimés -rurrifs.
Vous avez sonné exprès le tocsin dans Paris et
dans toutes les villes du royaume. A votre voix le
peuple a pris les armes, et sous le prétexte vrai
ou faux de se défendre contre des brigands ou de
veiller à sa sûreté, il a serri d'appui, sans 's'en
douter, à vos funestes prôjets., C'est ainsi que
vous <avez soufflé chez le peuple les germès"d'irP\"
subordination et de soulèvement, dont les effets
«ont chaque jour plus déplorable!)
Ce n'était pas assez vous avez craint la noblesse
et le clergé comme' trop attachés aux principes
de la monarchie dont Vous méditiez la ruine vous
Ses avez noirci dans l'esprit du peuple, vous les lui
C«l
avez, dénoncé, comme autant Je tyrans et il
s'est déclaré leur ennemi, Vous lui avez fait croire I
.que c'eroienr eux qui par dès manœuvres setçetteç
ec barbares, rendaient chaque jour le pain pljis rare
pour le faire- mourir de faim comment a-t-il pg
ks croire un seul instant capables d'une telle infa-
mie l Comment avez-voMS pu lui faire oublier quel,
c'était .à leurs gériiffeux efforts à leur sensibilité
pour lui, qu'il doit tous les secours qu'il a reçus
dans cette année malheureuse, qui sera .consignée
^dans nos annales, autant par le froid excessif ? les
orages affreux et la grêle monstrueuse, qui ont
ravagé nos, villes et nos campagnes, que par la
bienfaisance patriotique de la noblesse et du der-
gé en faveur des. pauvret? Comptez si vous en
ayez le courage, tous les nouveaux, malheureux
dont vous venez de surcharger l'état par vos folles
opérations comptez tous ces domestiques sans
service ,ftous ces ouvriers sans. ouvrage tous ces
marchands sans débit, tous ces bourgeois saïAs re*
-Tenus, tous ces créanciers sans pai^rhens tous
ces gens de la campagne sans journées tous ces
pauvrets qui se multiplient chaque jour, et qui
succombent sous les besoins nê craignez-vous
f*n$ que cette partie très-noinUreuse de la nation,
piî vienne vous demander le pain rquel vous h4
enlevez! déjà ses cris se font eft tendre: la tems.
de yotre miasion ûni&i comment pourrez -vous
t 7 1
au milieu de vos frères que vo«
réduit au désespoir Cependant messieurs
qui soutient toutes ces différentes classes et hom-
la ruine ? qui leur donne' de
^occupation ? qui les entrerient qui leur fournit
étequor nourrir leurs femmes et leurs enfans? Ne
iorit-ce pas les riches; les nobles, le clergé, tous
©eux en/m qui ont des propriétés ? et ce stfnt ces
mêmes ordres à qui le peuple doit tant qu*
tous lui ave* désigné sous le nom d'aristocrates
ce mot, qui n'a pu avoir encore aucune applica-
tioa certaine, qui n'est qu'un véritable mot de
° guerre, dent sans cesse ses ore1 Iles
a^ti; pour lui le signal déroutes ses persécutions,
fie est nom -les excès auxquels il s'est Kwé contre
eux. lia incendié leurs «châteaux il a bfûfé leurs
archives il il' portée ravage par-tom «û vous lai
avez et les assassinas
fonttast
nous ne saunons en
bleau. Une, anarchie désespérante a pris la>jplac«
de toutes n«s provinces sohtèn
combustion le royaume est sans roi,
est*
géant encore sans religion': tous lui avez
par dés
cette respect public qui sont du*
qui étaient 1» seule hvcnksê qu'ai
en
put opposer aux désordres du péuple et qui pou-
vait l'arrêter. L'homme de Jbien est exposé et se
cache tojït languit dans les provinces sous le poids
de la plus affreuse misère; enfin, depuis le ^ne
jusqu'au mendiant tout est dans la plus triste
consternation. Voilà.la trop fidèle itnage des mal*
heurs sans nombre bu vous venez de plonger toute
la France est-ce ce que vous appellez, régénérer
un état
Faut-il être surpris messieurs, si, au milieu
de cette confusion universelle les divers canaux
qui devaient arroser et vivifier le trésor royal, se
sont trouvés obstrués, et qu'iln'ajt pu fournir à ses
divers ççgagemehs? En faisant perdre à la puis-
sance publique toute sa force vous avez rendù
presque nulle la perception des impôts. Vous.au-
riez dû voir, si. vous aviez eu de vraies connais- >
sances en lances, que la situation des affaires
éxigeoit de les percevoir encore tels qu'ils étaient
établis, jusqu'à ce qu'un meilleur ordre des choses
eût pu arriver par le succès de vos. opérations. Ce
que nous vous demandions dans le moment n'était
pas de nouvelles choses, c'étoit de simples réfor-
mes dans les i/tablissemens qui estaient. On ne
4oit substituer dans un gouvernement rien due
nouveau à ce qui est de établi depuis lbng-tems,
tans avoir fait de très longs préparatifs, qui puis-
tehi accoutunier aux
^<9)
B
sans quoi l'on ne produit que le désordre qur est
v toujours spivi d'une anarchie,
de ce qui étoit, qu'à l'établisser
ment de ce qu'on veut mettre à I* place.
Vous avez sans doute connu la faute que veto
«irez faite pour la réparer, pour combler ce non-»
veau yuide que vous avez dans
les finances pacvos vtride
plus affreux et plus profond que celui qui a été
fait, par la déprédation des ministres nous vous
«Tons vu favoriser deux- emjprunts qui tous oni
agioteur!, et que le patriotisme ne parie gueres
fbrce^
de niDus demander le quart et de
nous inviter d'envoyer à la monnoie notre vais-
selle, nos bijoux « et toute l'argenterie de tuk
églises. Quand des ennemis^, venus des quaq^
coins du mondes seraient aux portes de la France
four -la subjuguer auroic-on pu ériger de nom
de^plus grands sacrifices l La folie d'innover, et
la rage de détruire ces deux passions qui se sont
emparées de vos esprits on fait un si grand retK
versement dans toutes les partie* de cet empire^
qu'il faudra peut-être des siècles pour -rétablir
surf Une base solide son économie apolitique et
réparer tes plaies sanglantes et profondes dont
vous 1 avez couvert.
tfchïs n'àvez-v6«tSi|>às perdu à yôits
sur des mots f Vous J
dispendieuses avoué
agiter tout au moins inutile
<k> la; déclaration des droits de l'homme.
Quel bianiehestrilTésulte ? qu'elle nécessité y avoife
jl-j^e se transporter- au berceau du monde, pour
droits de lhoriïrflfe
simples lois, de la naturel quaijjd
ne peuvent avoir lieu dans ï\ém actuel de
pas induire le peuple en.
erreur, que, de l'exposeï, comme il est arrivée $
daires I Yousàyeifait
faliait qui le
tenait encore attaché aux nobles. aux riches p«r
les bienfaits par
^ojus des égards qu'il croyait devoir au rang et à
.la naissance, vous lui
,tout, qu'il
n'en est jamais qu'une portion^ quoiqu'il soie ta
Si vous aviez mieux étudié lës
plus dangereux d'avancer
'ne les prenne p;our derv^rités qu'il ne faut jamais
le tromper, même en voulant lui faire du bien
qu'il est de la sûreté
[*? 3
publique., qu'il soit gouverne,
de motion, des avis pernicieux introduite/
même chez le peuple qui est la vraie source de|
toyens peu éclaires ont été en/raînés que la fer^
̃ mentation s'est étendue et qu'on a pris la licence
pour la liberté. (
JLaliberté, voilà l'idok dujour, à qui tout esf
sacrifié: les loix, les tribunaux, la
gistrats sont muets: on écrit tout, on se permet
.de tout écrire tout Est«onfpndu..
Citoyens 7de tous les états vous,
vous .vous croyez libres, et vous ne faites pas at*>
tention que
Cette prétendue ljberté après laquelle vous soupi?»
jriéz, sera bientôt j^r^vpiis un fardeau que you|
ne pourrez plus porteries maux dont vous aviej
À vous plaindre étaient affrevgc >
seront votre ouvrage Quand les verrez -vous
La Franée n'avait pa$ besoin pour. devenir le
pïùs bel empire de
t *i 3
pie Français était regarde par toutes le$ nations
voisines comme le plus fortuné de la terre il est
vrai qu'il s'était glisse* danï
grands en demandions seulement là
réformé; le désordre était dans lès finances on
pouvait le réparer facilement par une véritable
économie. Avant d'éteindre l«î itnrots à chargg
lu peuple il fallait, avoir trouva le
remplacer tout de
onéreux. Avant anciennes
11 fallait en créer de nouvelles J réformer tes abus
dans tous les états n'est pas confondre, détruire,
anéantir tout. Il fallait marcher avec pfiidënce
dans une carrière qui vous Jtait peu connue, et
chaque pas que vous auriez fait aurait été un
bienfait pour la patrie. Cette manière plufr régu-
Eère et à vos
qu'à briller et qui demandaient plutôt à sacrifier
des victimes leur égoïsme leur ambition,
qu'à brûler sans faste un encens put sur l'autel de
fa raison èt du bon sens. Sous leurs tournures mé-
taphysiques et leur jargon compliqué, tous les ob-
jets, ont été tellement dénaturés que là noblesse
et le clergé se trouvent aujourd'hui gouverné*
par toutes les parties naturellement opposées en
intérêts avec eux.
Nous nous plaignons avec fondement que nous
sommes moins heureuses, depuis que vous ètefc
assemblés; toutes vos séances sont marquées pat
quelque trait qui nous blesse et nous déchire. En
:effet, messierus que sont vos assemblées
le désir d'un vrai bien qui les anime Msfôus
tendions que la renommée publierait par-tout que
vous formiez un aréopage de sages ce qu'elle
nous a appris est fait pour ous affliger. Une très»
grande faute commise par les bailliages lors de
l'envoi des députés-, c'est de s'être hissé séduire
par les gens de robe, et de les avoir préféré dan*
leur nomination. Gens très-dangereux qui négli-
gent toujours les fonds par érat pour s'attacher à la
forme, qui n'ont aucune vraie connaissance soit
en finance, soit en politique, qui dont que l'art
de multiplier les disputes e#de noyer Iat vérité
dans un déluge de phrases qui. après s'être es*
rkhis aux dépens des famiHes dans les tribunaux 4
semblent s'être donné le mot, pour en consom-
mer la ruine aux éfats-généraux c'est ainsi que
l'esprit de parti qui s'est emparé dé toutes vos dé-
libérations, et y a fait prononcer la plupart de vos
arrêtés. Des murmures, des cris indécens empê-
chent que la raison ne puisse s*^ faire entendre, ^j
Des tenaces personnelles ont fermé la bouche W
ceux dont on craignait les lumières, ou les ont
forcés de s'éloigner. Ainsi maîtres de l'arène, rot
prétendus restaurateurs de laFrance que nous re-
.Il.!4,1.
vrais destructeurs*
n'ont pas craint, sous cet
cer les erreurs les plus choquantes et
cher par-tout le triomphe.
Un des principaux objets de nos cahiers était
dé cônsigner gn caractère ineffaçable comme un»
que nul ne pouvq.it. en être dépossédé, même à
son d'intérêt publié, en soit dédommagé
au plus haut intérêt et saris délai. C'est ce droit
sacré de propriété que
taquer au méprit de tous nos cahiers,. de
son des et de la prudence même,
dans vos les biens <Ie J^.
noblesse et du clergé. C'est à nous de les défenf
dre: en supprimant certains droits féodaux, en
rendant rachetables ceux qui sont dûs, sur leurs
terres, en défendant sous
cette condition, vous qualités
de la disposer volon-
taifement de son bien en faveur d'un tel sous
telle ou telle rente vous rendes presqu impossi»
tle au peuple lejnpiren d'acqutair. Excepté IV
bolition des servitudes que nous approuvons, et
qui étaient très-rares en France nous soutenons
^Ùh'l
que Vos arrêtés' dû LESQUELS, AU
AU'tââjf DES
ABANDON QU'IL NE POU-
VAIT jtvàXK DRbÏT D'OFFRIR QUE POUR LUI
iSËUL nous sotttënôfts que sont
^pwk aussi hsbi-
tans de la campagne. Très-peu sont en état de
profiter dés avantages que pourrait
culté ^ëfacHi1: et beaucoup seront
t sibîlité' dé poûvouj ^ri acheter le fonds.
'qui n'a que ses bras et soin travail pouf toiA bieii,
wè 'pënïë pro^
prière <fès qu'il sera plus permis ail riche de
et- d%p céder une partie sous
une redevance quelconque. Vous avez insinuépar
dès droits sur Va
était e^lavU
paye des Hroits sur tés proprietis qo*0 a. -ïln'èsc
que
l'hoaime tfltf payè'fc Ibyefle sa maison oû une
'̃'
en France^ n'est pas p>qpTî|-
nâire qu'an jourhaliér, ~qêun' fermer et quand
tl6;3
la gerbe qu'il donne pour h dîme ou^teur la
rente qu'il fait; c'est un discours purement .graT
tuitvi et qui est avance par des gens qui ne conT
naissent pas les campagnes tous les droits quel-
conques sur les terres, sont payés par les pro*
qui elles appartiennent et non- par
l'ouvrier qui le laboure. ° ° = ni_
Jettes messieurs, vos regards sur le passé voyejt-^
te qu'était la France dans les premiers terns de la
que de déserts.'
5erait-elle ce qu'elle est denos jours, si votre nou-
.,ne loi y. eût été connue et elécutée ? C'est à cette
manière univers, elle de donner dès terres en renteou
en fiefs par la noblesse et le clergé, manière que
vous voulez proscrire que nos provinces doivent
être aussi peupléts qu'elles le sont. Cest par elle
que les villes et les villages s'y sont multipliés
que nos montagnes <>nt été cultivées nos marais
desséchés et que les lieux les plus incultes et les
L'ivresse où vous éàez' plongés et
aveuglait vous a empêché de voir tous 4es maiiy
-auxquels vous alliez donner naissance par vos arr
rêtés rendus dans la nuit du 4. août on ,dirait'
vous avez craint de les rendre pendant jfe jour
aussi doit-on les regarder comme .un ouvrage de
ténèbres Qui mole agit odit lucem. En voulant
rendre
f'?L
B
les chaxnpa sont mal cultivés;
foulés aux pieds les bois -sont,
spnJ; menacés
le travail, et les ateliers
pu-
toutes celle?
.rendra
par 1* n»&leô«e et le clergé, tous en offirréot
n$l.
villes vu
plus l^eafrmiô sce-
^•V^is%
%aine les prejaiîèrcs
se ëo^É ténues ett et en,
«retàgiw; Les depuis' de
et
i pbtff faire iîès
^fÉ1^
B a
une pïus grande abondance
désirer Est-Il plus heureux sous ces
nouveaux maîtres apprenne
une cliosé c'est qu'il ne'pëitt exister, '^ans
être soumis à Quelque sorte de gouvernement^
S^et que celui dé ses égaux sera toujours pour
Après avoir enlevé aux nobles et aux riches
leurs propriétés,, le clergé sans douta
fait ombrage;; calculant avec une plùm'ë jml-
roscàpiqûe les biens qu'il possède, vous àve^
qu'ils pourraieui: couvrir vos iricciise-
quences et vos vos. conseils
'particuliers sa^perte a été jurée. Vous l'ayie^
forcé par les plus noires^,
dont nous avons
a abandonner ses raché- j
tables. Habiles à
remplace-
r nient vous avez une
tiohqu'H n'a pas, regardant celle quil a na-
trop^favorabïe au clergé
et vous avez
celui raisonnable.
TEst-ce ainsi que conduire des Lé-
Pouviez-vous ainsi
L'obéra-
tion du 4 août n'avbifc été que ,le
et de la passion ses
d'injustices, et
n'étant, au-
votre ouvrage dtf destruction, de vous empa-
rer dés biens du clergé et de les vendre. A cette
̃jibuvelle toute nos villes
des trois
travailler avec u»
ait bien commun, que les xnâme$
vuesjles mêmes espérances devaient
après vous êtr* montré au clergé sous,
des dîenors pac^|ques et l'avoir sollicité de ne
faire qu'un aWc vous, en lui promettant de res-s
*ber dans les pièges que vous lui tendiez depuis
long-tems;que vous atvea cherché de le rendre;
odieux à la nation,et qu'un esprit de vertige et
de malignité a suscité contre lui au milieu de
Vous une foule d'écrivains c'est en l'anéantis-
sant avec tous les autres ordres, que vous avez
voulu établir cette indépendance des opinion^
'et cette égalité politique qui ont creusé .la
tombeau de la Monarchie. L'erreur deve-
nue triomphante a bientôt fait naître l'in-
justice nous vous avons vu préparer Iqs
attaques les plus dures » les systênies les flûa
ardis contre le clergé) et vous avez fini par
C*x?
pins patriotique U Comme là do
blesse, en faveur des pépies tous ses droits
et à tous ses privilèges. Au surplus
et pou viez-vc-us disposer de^ea droits «if d'e se*
donïaines absence et $aiî& la
dès vrais titulaires P Le clergé pu &Xè re-
4t6
'et. qui ne sont
as propriétaires ?
ndner saris. partialité, ce corps que vous cher-
chez il détruire,, vous auriez ru que les grandes
vertus qui t'honorent sopttien au-dessus de
quelques abus qu'on peut lui reprocher. Vo>
T^hémentes déclamations l'ont dépeint cominft
un état isolé, tandis qu'il tient à tont. Vous
avez dit qup cetteclasse d*hoimmes n'appartient
liée sous toits les rapports. Tous les autres
corps sont siéparés.entre eux ils se réunissent»
ils entrent tous dans celui-ci et ta constitu-
tion est si bien organisée depuis son origine
qu'elle ^doit être politiquement' aussi intéres-
sante aux yeux d'un philosophe humain /qu'à
ceux d'un observateur religieux. Mais c'est à
quoi ses implacables détracteurs n'ont jamais
voulu faire attention. Ce n'esjjsas être vraiment
[ 22 X
philosophe, que d'évoquer aujourd'hui le,
âge,
pour imputer au clergé des .torts qu'il n'a-plus
et auxquels nos pères ont eux-mêmes pris une
égale part. Est-if de l'honneur de la nation d?
le juger de l'apprécier «ur la vocation indigne
de quelques-uns de ces membres?
Cruelle philosophie !`si tu nbusjà.donn£
quelques lumières qu'elles sont, hélas
vies eh .même-temps de bien des maux Si l'on,
est plus ignorant plus passionné?
Aû respect- 'on n'a-plus pour l'antiquité,
succédé unWtrait dangereux pour tout ce qui
est non'veau et de-là est venu le trouble, l'in-
quiétude, le mouvement, et cette anxiété dès es-
prits qui a produit le relâchement dé tous le,s
moins d'esprit que
vous, «messieurs mais tout nousprouve qu'ils
avaient plus de bon sens, et plus de vraies lu-
( mières. Quand ils fondèrent les dîmes, et
du'ils les. assurèrent au clergé de France, pour
tenir lieu des fiais qui devaient être employés
pour le culte divin s'ils avaient trouvé une
manière plus commode plus utile plus avan-
tageuse, et mo'.ns onéreuse aux peuples ne
l'auraient- ils pas employé? Ce que vous venez
de tenier aujourd'hui prouve combien les dî-
mes seules sont insuffisantes et justifie net
ancêtres du reproche injuste que vous leur
C 2} 3
leur ayez fait de ne les avoir pas abolies. Sansles
Se/cours des pieux fondateurs qui ont consacré
et donné leurs biens à l'église il y aiong'temps
qu'il aurait fallu ajouter aux dîmes loin de les
supprimer, pour remplir les charges de la reli-
dhries ne se payent
pas que leur quotité n'eatpaa
par-tout la même, et que c'est par cette raison
(qu'elle ne s'élève pas il une aussi grosse somme
que vous l'aviez imaginé. Et c'est une vérité
que vous serez forcé de reconnaître, que le
"moyen le moins coûteux et le plus commode
de 'contribuer aux frais du service divin, est
dg laisser subsister les dîmes telles qu'éllessônti
Nous vous dirons donc messieurs que d'a-
près le principe constitutionnel que nous avons
établi dans nos les droits
de l'homme que vous avez
consacré vous ne dîmes
au clergé. Quand on a posé dés principes /4Î
"faut les suivre, sans
l'on perd tout»* là confiance
des gens qui pensent et raisonnent. Vos sophis-
tes auront beau se tourner et retourner eh
ils ne 'nous persuaderont jarriarâ
que lés dîmes qui depuis
plusieurs siècles au
"reprisés sans àacune cause évidente d'intérêt
public, et sans qu'il en soit dédommagé au plus
t.HÎJ.
haut prix et sans délai si cette cause d'intérêt
public existe, il faut la faire connaître.
Vous chercheriez en vain de nous prouver.que
c'est en faveur des peuples de la campagne et
pour favoriser l'agriculture que vous aviez
voulu supprimer les dîmes. Votre conduite de*
puis leur prétendue abolition, a mis au jour le
lirai motif qui vous faisait agir la dîme est 14
moins onéreuse des charges sur les terres, et la
plus facile à payer par les propriétaires elle est
moins onéreuse, parce qu'elle ne se paye qu'au-
tant que les terres produisent de recolte et
qu'en raison de la récolte elle est plus facile
payer, parce qu'elle se prend dans le champ, et
;qu'ilné
pour l'impôt en argent. Vous aviez)si peu dé
̃çonnoissance de la nature des dîmes et de leur
emploi, que vous n'avez, pas vu que leur abQ-
îHtign ne devait être profitable qu'aux riches
.propriétaires, et que le pauvre de campagne
Je. mwiouvrier, le fermier, n'avaient rien £.
gagner dans cette opération. Les écrits pubUcs
.vous ont fait connaître votre erreur appa-
remment quel ne convient pas à un corps lé-
qu'il s'est t trompé aussi, sans
.changer de système, vous n'avez fait que dégui-
•et votre marche et colorant votre inconsé-
quence <lu vain espoir de nous afiFrançhir pour
avenir des dîmes vous vous proposez de
c
du.bien: des' peuples ét;d$ l'agriculture n'exis-
tant
rêt public plus de raison
les Ceux qui les doivent sont obligés de
les payer le cierge perce-
voir,et ianation
les adjuger. Toutes les Sois qu'elles doivent
exister nous aimons mieux continuer^de'les'
payerdirectement de la religion,
que de
du fisc national' au moins en les don&âni: à:
nos
mentqui arrive, de leur entretien, de celui du
cultepublic et dïi soulagement des pauvres.'
l'égUse,st
tion, si le culte' et Fentretiendela religion' dé-
hazardde sa solvabilité ?. Bientôt les frais qu'il
exige seroientproposés àdes eoiînpagmeâ;ils se-
zaient^oâerts au rabais,çomme
forêt à exploiter; et nous verrions tôt où tard le*
culte divin,comme une chose J>rôfane,dëpen-
dre des spéculations usurières d'une pompa*
CM )
les paunes
cessations fréquente
de paiement ou parles banqueroute».
concevoir le dea
cru pouvoir
feire sur eux despTpfits gédaijant
les ces
deux passions ]$9
esprits Combien elle* vousoat ftfit oommettrô
soin du
tels avec la jouissance des y: sont
attachés ce soin lin
en France nous n'ayons pas 9612s plaindre
qu'il l'ait jamais néglige' si
cette sainte et auguste charge eu- confiée- des
mains étrangères. Malgré sont
glissés dans le corps ecclésiastique il fait en-
core plus <ïe bien aux pauvres que n'en fijcont
les régies les mieux établies les régies sont
elles dévorent tout ce
vérité ne La nation ne
pounrait-eUe-roême se chftcger cte l'administra^
tion dé son culte, qu'autant que b clergé qu1
Va Il n'es*