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Réflexions de H. Azaïs, sur la note secrète qui a été adressée aux puissances alliées

De
23 pages
Béchet (Paris). 1818. In-8° . Pièce.
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RÉFLEXIONS
SUR
LA NOTE SECRÈTE.
Brochure nouvelle .du même auteur :
DE L'AMERIQUE, ou Considérations centrâtes sur le sort
actuel et le sort futur de ne grand continent.
A Paris, chez BECHET, libraire, quai des Augustins, n° 57.
Prix, 1 fr. 50 c.
La troisième édition de l'ouvrage sur les Compensations
dans les Destinées humaines, est en vente chez le même
libraire; et chez Ledoux et Tenré , rue Pierre-Sarrazin, n° 8.
Trois volumes in-8°. Prix, 15fr.
RÉFLEXIONS
DE H. AZAÏS,
SUR LA NOTE SECRÈTE
QUI A ÉTÉ ADRESSÉE
AUX PUISSANCES ALLIÉES.
Prix, 1 franc.
A PARIS,
Chez BECHET, libraire, quai des Augustins n° 87,
et chez les principaux libraires du Palais-Royal
1818.
DE L'IMPRIMERIE DE DENUGON.
RÉFLEXIONS
SUR
LA NOTE SECRETE.
U NE note secrète, adressée aux principaux
souverains de l'Europe, par des hommes
qui ne sont ni ambassadeurs ni souverains !
A la lecture d'une pièce si extraordinaire,
les réflexions viennent en foule; choisissons
les plus importantes : je commence par
celles qui naissent du titre et de l'objet.
L'usage, fondé sur les convenances, a
établi que les chefs des États ne corres-
pondraient, par des notes secrètes, qu'avec
des hommes revêtus d'un caractère diplo-
matique. On a peine à concevoir comment
I
(2 )
de telles démarcations entre les monarques
ou leurs cabinets, et de simples particu-
liers , démarcations si utiles à l'ordre poli-
tique , peuvent être franchies par des hom-
mes qui font profession d'avoir conservé
tout le sentiment des hautes bienséances.
L'homme sans fonctions élevées et authen-
tiques , qui ne respecte pas ce qu'il y a de
plus nécessaire, de plus naturel, dans les
distances sociales, et qui, par une corres-
pondance non demandée, se place sur la
ligne des rois ou de leurs représentans im-
médiats , un tel homme confond, autant
qu'il est en lui, le rang souverain avec les
classes inférieures ; il provoque très-forte-
ment cette application funeste du niveau
révolutionnaire, qui ne s'arrête point à
l'égalité des sujets, mais qui rabaisse la
royauté. La dignité des trônes est leur pre-
mière garantie.
Mais si les auteurs de la note secrète ont,
par le titre et le caractère de leur ouvrage,
contrevenu à l'un des principes-généraux;
(3)
de l'ordre monarchique, ils ont donné pour
objet à leur ouvrage même de renverser la
base fondamentale de toute monarchie; ils
ont tenté de soumettre l'autorité du Roi de
France à l'influence impérative des souve-
rains étrangers; ils ont invité ces souverains
à déterminer, par leur puissance, la com-
position du ministère français.
A quel vain simulacre ont-ils donc voulu
réduire l'autorité royale? et lorsque le titu-
laire d'une propriété quelconque considère
comme son premier droit de pouvoir en
confier l'administration à l'homme qui lui
paraît digne de cette confiance, que res-
terait-il de la royauté entre les mains d'un
monarque à qui un ministère serait imposé?
Les auteurs de la note secrète ont senti
à quelle imputation ils s'exposaient : pour
la détourner, ou du moins pour l'affaiblir,
ils ont commenté, au gré de leurs intérêts,
les engagemens que, depuis le mois de
mai 1814, les souverains alliés ont contrac-
tés , à diverses reprises, soit entre eux, soit
avec le Roi de France.
(4)
Ce commentaire n'est jamais qn'un so-
phisme. Dans tous les traités qui ont eu lieu,
et dans lés diverses notes diplomatiques
qui les ont accompagnés ou suivis, on ne
voit jamais qu'un concert très - prudent,
très-sage, entre le Roi de France et les sou-
verains alliés, pour prévenir, au sein de la
France, et généralement en Europe, la ré-
surrection du fanatisme révolutionnaire et
de l'esprit de conquête; mais on n'aperçoit:
jamais, comme moyen possible et éventuel
d'atteindre cet objet, une limitation inju-
rieuse à la première prérogative du Roi de
France;; ses augustes alliés n'ont jamais
insinué, même de la manière la plus éloi-
gnée , que, pour la conservation de l'ordre
et des principes monarchiques en Europe,
il puisse jamais devenir nécessaire d'imiter,
en France, les assemblées fanatiques et ré-
volutionnaires , qui contraignirent l'infor-
tuné Louis XVI à écarter des ministres qui
lui étaient chers, et à les remplacer par
des ministres qui lui étaient odieux. Ce pro-
cédé fut un coup de hache, qui trancha la

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