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V ^TO^p^fettÈSENT DE^A FRANCE»
Contenant^
tÏNE Adresse dé V Auteur :-aU Clergé ,de
Décrets qui: frappent la Religion dominante etattaqufnt^
les immunités de l'Eglise. «' v
etc. dlun Royaume ,ù$e leurs
Chefs et des Membres de tous les Ordres et de
-Classes, pour là défense de la Religion, de la Monarchie
TERjBraik par »/?e Adresse à £o«* les Français, victimes
la Révolution, et kk- Exposé historiaile ,fidèltLet rapide
Mes insurrections des brigandages et, des excès
en tout genre, qui se sont commis dans la majeure partie»
des Provinces; des Villes et du Royaume,
etc. etc. -.̃̃ V •*• -̃/ ̃ ̃
Je crains Dieu cher Abner, et n'ai point d*Hntre crainte.
Je sers mon Souverain contrainte.
TOME IL
CHEZ .QCQEilBÂAT
̃:̃ !\fl
̃̃̃<>.>
convenoit d'adopter ou de réformer c'étoit
à elle de soumettre ies évêqugs à cette ré-
forme c'êtoit aux législateurs qu'il appar-
ïenoit de .supprimer d'ériger de diviser
les éVëchés et les paroisses et ce seul mot
de leur part Tel évéchè doit être 4e votre
département tel district doit avoir telle
changera tout, arrangera tout à volonté
et ce mot donnera au nouvel évêque au
nouveau curé la puissance des clefs que
Jésus-Christ a donnée à ses apôtres il est
décidé encore que", par ce seul mot sorti de
leurs bouchers, tous ces objets sont de leur
compétence, comme une suite de l'admi-
nistration temporelle } il sera en leur pou-
voir d'arracher des mains .des évêques. le
bâton pastoral que Jésus-Christ leur a con-
filé Ce sont les représentans de la nation,
qui n'ont et ne peuvent avoir dans l'église
que le rang de simples bVebis, qui n'ont
reçu aucun pouvoir de leurs commettent
en matière de'religion, et qui ne pouvoient
même en recevoir aucun, puisque ceux qui
les ont envoyés ne sont point ceux à qui
Jésus-Christ a dit Je suis avec vous Jusqu'à
la consommation des siècles ce sont eux
( 3)
A a
cependant qui règlent le gouvernement
ecclésiastique en présence des évêques qui
sont dans l'assemblée, que Jésus-Christ a
établis nos maîtres dans renseignement et
dans le gouvernement de l'église et qui
non seulement ne sont pôint écoutés, mais
qui anathématisent hautement .ce projet,
comme scandaleux, comme schismatique
et ces mêmes évéques ils prétendent les
soumettre à leurs règlemens, à leur doc-
trine! Ont-ils donc oublié qu'ils ont fait
profession, non pas seulement de croire k,
la religion de Jésus-Christ (les protestant
prétendent y croire aussi), mais de croire à
la religion catholique apostolique et ro-
maine? Peuvent- ils se flatter qu'un Roz très-
chrétien oubliera ce titre glorieux qui l'at-
tache particulièrement à la religion de nos
pères^, au point de préférer leur enseigne-
q s; à la doctrine du souverain pontife ?
Peuvent-ils espérer que les évêques les-
prêtres du royaume oublieront leur religion,
au point ,de renoncer à leur foi; qu'ils étouf»
feront leurs remords, deviendront apostats
et presbytériens, pour se dévouer àleur vo-
lonté que le peuple oubliera la religion do
<4)
«es pères au point de regarder sans émo-
*• tion des suppressions, des érections un
nouvel ordre de réforme que leurs pères
n'avoient point connu Mais non, non
un projetai contraire à la vraie discipline
ne sera pas suivi de l'exécution le roi très-
chrétien s'adressera au pape, dont l'autorité
peut seule consolider ce qui N'est point en
opposition avec la doctrine de l'église et le
salut des peuples. Le clergé pu abandon-
ner ses biens mais il ne les laissera pas
^maîtres de s&foi. Le peuple a pu applaudir
un momentrxà^uie expoliation qui le dé-
chargeoit d'une partie des dettes de l'état
mais quand il verra qu'on prétend comman*
r der à ceux que Jésus-Gnrist leur a donnés
pour maîtres, et goiivemer à leur place,
général s'élèvera de toutes lés parties
de la France et de tous les Pays catholiques
(contre cette prétendue réforme. Non non
s'écrieront-ils, ce ne sont pas ceux-là que
Jésifs-Clirist nous a donnés pour" guides; ce
n'est pas à eux qu'il nous a commandé d'o-
béir eaJait de religion. Les vrais pasteurs
élèveront de tous côtés leurs voix, non
pour; exciter des séditions, le vrai chré-
tien 1.$ déteste j non pour employer la
A.3
force, le vrai chrétien ne eonnolt d'autres
armes que la prière et-la parole divine ils
diroient anathéme à quiconque emploiercit
d'autres armes pour la défense d'une reli-
et qui a fait autant/de martyrs de sespre-^
miers apôtres mais ilsavertirontlespeuples
du danger, <jui menace leur foi et leur,
union avec le chef de l'église ils feront
conholtre aux fidèles ceux qui sont légiti-
mement envoyés pour les conduire dans (les
voies du salut..
Ecouter peuple, «"écrieront •- ils avec
force écoutez Français la. religion de
vos pères est en péril cette religion qu'ils
cimentèrent; de leur sang, et qui fat de cet
empire le plus- ferme appui et le- plus. bel
ornement voyez comme Ton persécute se»
ministres, comme on les livre ai* mépris et
à la fureur des médians parce qu'ils osent
demander que cette religion aussi et plus
ancienne que votre monarchie soit décla-
rée la religion do l'état voyez. comment,
pour vous. séduire et vous armer contre vos.
pasteurs légitimer, on prête des vues d'in-
térêts temporels à une déclaration qui n'ex-
prime que les .voeux de leurs commettant,
<6)
consignés dans leurs cahiers, écrits dan»
leur conscience*; comment op. Its "pteint
comjne des séditieux,
possession d'une religion qui
peut *eule assurer votre bonheur tandis
qu'ils exhortent par-tout à la paix et au réta-
blissement de l'ordre tandis qu'ils souffrent
patiemment les outrages et les injustices,
et qu'ils prient avec ardeur pour ceux
mêmes gui les persécutent. C'est ainsi que
lès Pharisiens disoient de Jésus-Christ
lé faire condamner à la mort jCommov êb
plebenif'ù Un jour vous
rendrez justice rà un zèle dont le ministère
leur faisait un.^levoir, et que vos intérêts
réclamoient. Puisse ce moment n'être pas
éloigné Puissiez-vous appercevoir bientôt,
dans ce silence qu'on tient sur la religion
et dans ces entreprises téméraires qu!pn fait
sur le gouvernement spirituel puissiez vous
appercevoir la conspiration d'une fausse
philosophie et de toutes les erreurs qui se
sont réunies et armées pour la ..destruction
de (i'égïiâe Puisse le flambeau de \La foi
éclaiçerjïi«joura ces contrées et n'être pas
transporté loin de nous pour la transmission
de nos crimes î Vierges chrétiennes, pieux
1 ,(il)
A4
solitaires, dont on a troublé les paisibles
et saintes demeurés, qui pleurez amère*
ment sur leé ruines de Siôn qui n'avez
point fléchi les genoux devant Baal tenez
sans cesse les mains élevées vers le léieli
qui se laissera pas
fléchir 'et si Dieu, touché par les prières
du juste, ne conservera pas l'église Galli-
cane, si féconde en docteurs, en saints et
en martyrs des cUmx sexes; si, tirant du
mal même le bien le plus inespéré, i1. ne
i rendra pas à cette église son premier éclat
y et le dernier soupir des erreur qui ont dé-
Et vous,pontifes du Très-Haut, ministres
de- justice*^ de ^paix et de vérité, vous que
Jésus-Christ a établis pour gouverner ceux
qu'il a rachetés de son sang, vous qui êtes
les dépositaires dé 4 foi ». montrez<vous par
votre zélé par une charité héroïque, par
une fermeté à toute épreuve par fa pureté
de votre dpctrine montrez-vous les dignes
1 /successeurs des apôtres interrogez les.
dés Bos--
suet, qui s'opposèrent aux
et |f vous {de son
:(.8)
v ous serviez pa.^dçs
desquelles ils la ter-
tombaux des doc-
er^es martyrs qui furent
occupez
interrogez sacrés ils vous.
tout sacrifier à la con-
vous diront que ce n'est point au
le pilote doit
le gouvernail; que vous devez
être pleins jen celui qui com-
mande aux mer ils diront à
qu'ils doivent
se rallier 4 leur chef, et opposer un mur
-efforts de l'enfer qu'ils ne
doivent point abandonner leurs troupeaux
.faux pasteurs /vendus au mensonge et à l'i-
leur uuion avec
déconcerter les projets
éviter les malheurs affreux
lequel les évéques seroient
appercevôir..Les éréques
de. recourir au chef de Vér
.gïise, pour le prier .d'autoriser ces change-
niens de discipline dans les points qui ne
seroient pas contraires à la doctrine de l'é-
glise pour lui demander la jurisdiction sur
les peuples qui n'étoient point-dans les |àn-
oiennes limites deieurs diocèses. Les curés
doivent s'adresser aussiàteurs éjéques, pour
demander la jurisdietioii sur les nouveau
paroissiens coursa leurs soins et pour
continuer à demander ^approbation de
leurs vicaires, suivantva décision expresse
du concile de Trente. Et vous, prêtresses,
métropoles, membres des synodes, vous
pouvez discuter en pr^ence des, évoques
niais souvenez-vous que Jésus-Christ ne
vous a point établiyùges de la Foij c'est à
tous à exécuter le jugement de 1'évétjùé
moins qu'ifi ne soit contraire à la dobtrine
de l'église ) point à vous à le
Lancez ,4 comme ce guerrier redoutable
des bataillons sacrés (Bossjiet), les foudres
de la sainte église Roniainesuf les héréti-
Montre», comme ejet ange'de doû«pur
» une ame
ame conciliante} remuez,
Déi
Le siècle dernier, MM. nous Qffre donc
ces deux grands modèles à suivî^Çt à imi-
tei", et nous pouvons même' dire, sans
craindre de paioitte trop présomptueux
qu'à la vérité, si notre églisé'Gallicane, de-
puis J époque où ces deux grands génies ont
vécu pour terrasser^i'jhérésie iie^nous en
si haute Perfection
E% du moins s'en est-il trouvé
et même dans cette assemblée nationalt
qui^ à l'égide de la force et du courage
,cTnt réuni les armes de Ia^ cohvictioii la plus
/persuasive: mais ce ne sont point les sys-
ïémes sejuls et erronée des hérétiques et de
l«rplûlosopliie la plus insensée qu'il a fallu
dans cette assemblée nationale .combattre
ceux de l'épjnion achètes par la sédtic-
tion ont malheureusement triontphé de la
de craindre les violences annoncées par lés
mefraèes et les outrages qui, sans cesse
ont été portés? aux extrêmes. Malheur sans
sans doute aux prêtres et aux fidèles qui eiV
'ont été les victimes -vr'"
Tout est donc ra^aux ordres de la Eié-
in
rarchie de l'église Gallicane considéra-
force spirituelle, richesse des au-
tels et des édifices sacrée qui bientôt sé-
ront détruits nécessaire des ministres;
besoins pressant des pauvres, dont les pas-
sont les économes maintenant que
restera-t-ilà espérer? Rien non rien et
chaque jour nous annonce un nouveau dé-
sastre une nouvelle dissolution, puisque
même aucun point ^ralliement n'sexiste
plus dans cet ordre dont on crai-
gnoit jusqu au rapprochement les iméréts
respectifs let commun^ des peuples fidèles à
autels, sont donc
à jamais anéantis d'ailleurs la magnifique
école de la Sorbonne qui préparoit si sage-
ment et rendoity féconds les champs de la
nourriture spirituelle, deviennennrhaque
jour déserts la charrue de révangilene^ les
sillonne plus les feunes laboureurs ne s'y
exercent plus il seittble même que le feu
brûlant de la philosophe moderne et licen-
cieuse y ait déyo!ré jusqu'aux racines de
l'arbre de toute science et de toute sagesse
en un mot, lés séminaires, écoles de la
piété, (ceux de Paris, de Chartres de
Lyon, de S&urges, et une itifùiité d'autres
<»«)
«sont atTaHaoniiés et irai crol-
roit q,uç des insurrections les plus scanda»
leuses, et qœ^feroient rougir des guerriers
les moins scrupuleux ont causé ces émigra-
tions presque en même tems? Mais quelle
°peut ea être la cause demandera-t-on ?
elle est certaine;
elle est incroyable; en ua mot- elle est la
xnéme absolument qui a amené la disse-
fz: lutiou des corps militaires. Et ces écoles
si utiles puisque du moins elles ser-
vent de fteia aux passious violentes dont
la jeunesse est toujours tourmentée cette
jeunesse, dts-je, devenue révoltée
bonde,'en a disparu comme une volée de
colombes qui, entendit un coup de ton-
lierre se dispeisenft tout-à-^oWp dans les
champs prennent la fuite, et liront d'autre
̃̃••̃ refuge que de retourner dansx leurs foyers
en y costume. Éh} combien
de malheurs ne prépare donc pas à l'église
cette émigrûtion, générale dans le troupeau,
de ses jeunes ministres c'est peut-être le
plus grand des malheurs qui puissent- la
D'autre part,. f IWEM.
pelez sans doute le corps hiérarchique de
.-̃< >3>
l'église Gallicane fut toujours celui de tous
les empires qui réunit le plus d'avantages, du^-n,
côté des lumières autrement des sciences
scholastiques théologiques et morale ça-
nouique sciences qui, sans Cesse assi-
milent, pour ainsi dire, le sacerdoce à ïa
Divinité sciences qui nous apprennent quê
les connoissances intellectuelles émanent
directement de la Divinité. La philosophie,
telle qu'on puisse la concevoir, ou plutôt
telle que no< imprudens législateurs nous
la dépeignent,-loin d'élever l'esprit de
l'homme jusqu'à son Dieu, ni lui eh mon-
trer les divers attributs l'en éloigne à ja-
mains il n'appartient qu'au seul flambeau,
de la théologie science sacrée de l'éclai-
rer, et de le conduire jusqu'au pied du trôner
sur lequel réside le Dieu de majesté; son
esprit pourra prendre l'essor et se perdra
dans les cieux, pour y-yoir ce que l'œil ira
jamais vu, pour y entendre ce que l'orseille
n'a jamàis entendu pour y comprendre ces
que les pensées de l'homme n'ont jamais
imaginé s'élevant jusqu'à son Dieu, il
pourra, d'un oeil nxe, oser contempler son
essence invisible à tout mortel il pourra
pénétrer jusque dans les abîmes les plus
profiwids de la Divinité, sans crajndre dette
-4 libre de se regarder lui-même il- verra sa\
propre nature, qui n'ëtoit auparavant pour
4ui qu'une énigme inexplicable _il.la, verra
flis-je se dévoiler à ses yeux les sept
sceaux du livre de science lui seront ou-
%;oupi;!tt'osil) ^ou il est sorti, ce qu'il doit
devenir; Mille contradictions qu'il croyoit
appercevoir en lm ç paroftront à ses yeux
les desseins les mieux concertés de
videncedivûie ce quineliii s embloit qu'une
folie, il
de la sagesse de son Dieu il admirera le
iietf sacré et unit ensemble
deuxsutotancés si opposées il adorera cette
discordance si harmonieuse .qui se trouve
dans les ouvrages du
vra comment lés^traits de la*Divinité ses
trouvent imprimés sur uri ouvrage de houé;`
il renmivera en lui les^restes de son, preP^
mier état,, les débris de son immortalité
il distinguera les causes de ce mélange à.Q\
bassesse*, comment, d'un côté il se sentfî
par de ses désirs:1 presque égal
t à sqi% D^eii, et de l'autre, 'par 'sa foiblesse
C-x5H
et l'avilissement de ses acuités, bien au
dessous des animaux qui rampent sur la
« terre ij saura allier les bornes étroites
û teins auquel sa vie ^ësi limitée, avec
l'éternité pijui doit_ être la mesure de son
exist^nce.^
Les nuages étant dissipés il partagera
nécessairement la science de Dieu même
et cette science sublime apprendra encore
k rhomme que les mystères doivent être
que sa raison?, trop
trop foibfe', n$ doit pas s'occuper à les ex-
pliquer,. L'intellecte doit donc se soumettre
au joug delà foi", toujours impénétrable et
mystérieuse; et tels jsont les attributs de la
théologie attributs qui doivent être la.
< nourriture^ spirituelle et journalière des
jeunets ministres qui se disposent au saceç-
Tout rdan$i l'ordre
par des liens indivisibles indissolubles
même (égalaient dans ràdredes sciences
divines il se tt5uve une liaison entre la
théologie et le droit canonique, qui les Unit
et n'en fait qu'un seul corps. Le savant
avoij; une estime si sin-
gulière pour Ips^ sciences qu^ ne crains.
<^6)
>>̃ pas de dire dans ses ouvrages, que Jesus-
àhtisi ayant permis i'iudéféctibilité à son
église, il ne
"son divin esprit ceux que
ceux qui n'ëtoient occupés
pintes et de sa divine parole.
Vôuslesavez, MM.; l'empereur lustihien.
( Novelle 157) dit expressément Plus stu-
dit adhibenduin éïse
saîutc definita snnt, quàm circa legescivi-
Eîi effet, rie peut-Oîl^Bài dire qu'un
ecclésiastique qui ignore ce a au,
moins d'essentiel dans
-Dtîdùes est eh quelque sorte étranger dans
IV'gîîse même? car ennncomthent obser-
vera-t-il des loix qu'il ne. connoît pas ? com*^
étrangers ? comment distinguera-t-il les
bornes de l'autorité de#ceux qui ont des
degrés émineus dans l'église ? comment
connoitta-t-il leurs droits et même leurs
emplois? car tout le monde sait combien
l'ignorance de ce s^ul
causé de dissentioiss entre le sacerdoce et
l'empire, et les maux àffreux qu'il en
.-est ̃résulte' quc'sï l'on sonddit bien les
consciences
C >7)\
R
consciences de la plupart des ecclésiastiques 9
•membres de Rassemblée nationale, bientôt
^subUmes et <Byins et peut-être des de-
voirs vdè.*lèur tirofessioH sainte ont contri-
bué plus que tout i k?h. perte totale de l'église
et de.jnotre religion.( Le grand de
curés ui ont persssté ans leurs premières
que trop
Mais, MJV|. il est sans doute nne cause
première, qui a insensiblement amené les.
malheurs qu,i désolent aujourd'hui les do-
maines spirituels et même temporels de
peut-elle étre?: Vous
la trouverez dans l'éducation même du Lé-
^Vite qui se prépare au sacerdoce les af-
faires miViisté?ielles et d'état, qui n'ont point
trait au saint ministère des autels, ne pou-
voient aè-d^voient jamais être du ressort des
prêtres appelés^pour régénérer l'empirer En
effet! qu'jtnpQrtoiï 4 la natlbn d'étFe déclarée,
par df?s/|K*steuïs occupée par état dans une
sphère étroite, à interpréter Péyangile à un
docile, habitant et cultivant le»
(campagnes ^Quelles lumières pouvoit donc
attendre le gouvernement Français de cet,
( *8>
assemblage monstrueux et bizarre jde prêtre»
tbujoiifs
nalières transportés et fixés
prés du trôné pour y traiter j y discuter les
intérêts les plus grands de la" politique de la
nation, les régénérer,: déterminer la ligne
de démarcation de l'autorité suprême f d'a-
vec celle des droits 'de^'homme 4 stipuler
de son po$roir de sa liberté fixer les li-
importaiït, le plus difficile 'et auquel il
n'appartient de se liv rer qu'à des hommes
profonds en politique et déjà exercés dansv
les discussions difficiles aux assemblées ^p-
ïiérales telles que t celles du Clergé do
France!
Le gouvernement a donc erré en appe-
lant près du trône des hommes peu ^capables
de traiter, dans cette assemblée auguste, des
matières, qui leur sont absolument étrangè-
res. En effet, combien n'en voit-on pas encore
de bonne-foi, qui sont, pour ainsi dire, hon-
teux d'être forcés do s# livrer à de si grandes
discussions, et d'oublier, en quelque sorte,
B3
». leur • premier caractère de prêtres, ^pîiir
suivre exercer des 'lonctibns
un
inotj être Forcés
leur opinion en
de; l'Église
du Peuple même, aux
agitée, tourmëntiéè' par les*
passions du désordre, et par un rëuvérsf-'
ijnent; d'idées qui amènent grands pas
,la, dissolution générale du plus bejji des
Et comment réparer tant de désastres, qui-
accablent aujourd'hui l'église de France?
Comment ramener au beinâii le troupeau
égaré et fugitif, par l'orage d'une politique
insensée? L'un de nos pontifes (M. l'Arche"
vèque d'Aix) vous en donne les moyens^
>? MM. écoutons-le, quand il défend, avec
autant Ae force que d'énergie et de
lité, les intérêts de la sainte religion contre
des systèmes nouveaux, què des ministres
non catholiques, du teins de Bossuet au*
roient rougi de développer et que l'on
ne craint point aujourd'hui de proposer,
̃̃<-̃̃̃ ao )
comme devant être à l'avenir
l'empire.
Nous demandons un concile nationale*
à à l'Assemblée
pouvez pas vous op-v,
̃^ poser, ce nfest point
une assenibiée du 'Clergé; de n'est point
une adminiîtratioM teiiipôrelle qne nous
,f voulons reprendre ? il ne s'agit point, ici
d'un çrdre; c'est l'église* Gullieane^ qaj
n doit veiller à l'enseignement de la reli-
gion, au maintien de son culte et .de se»
aux fonctions de ses mi-
riistres; il s'agit de régler les droits et de
5> marquer 1«5 limites d'une juridiction pu-
,7 rement spirituelle qui nous appartient
et qui ne vous appartient pas n^s
,j vous avons parie le langage
i% nous vous parions le langage de la A>~i
Ils est incontestable, MM. vous avons-
nous déjà dit dans une Adresse qùife nous
tous finies parvenir te principe de la
tenue des Etats- généraux que l'église de
France a le droit de demander au saint-
siège et au Roi, sur-tout dans les tems de
trouble et d'anarchie, tels qu'au moment
(Si )
présent un concile national, qui
religion et tffntpo»-
assembla se*
par la. permission
l'ordre d u fi oi pour délibérer sur tous objets
sut
ses besoins et ses inalheurs
ëga*i
lèvent le
r«prpsRntans poup juger si des hôttrmfe*/
pitàs saint dèâ1
niinistères le* ,s©fltl
opposés par les opinions qu'ils profressent,
peuvent, de leur pleine autorité anéantir
la double
lement un prélat à son église^elTè
cèse quelque vaste qu'il ^ôît et
rend nécessairement ht à la fois et
Pourquoi donc hè vous expliqua -vous
p^s ouvertement? deVieîs-
vous dire encore à ces régénérateur qta
d'une main prèHnetît l'encensoir, et de
i'uuue suiiaeiit du glaive et du sceptre:
( 'si:
«rfystérieû'x 'et
pris nous
on de desrt-tïC-
tion dites -Vdiîs
jamais;de"
tant de nous ne Voùloiis
âmes pûsxlFâ-'
î' édifice'
dans ses Jjondemens il s'écrou-
lero
les années
et- les niomenà comme un irigé-
des fourneaux
destructeurs.: qui ^couvent sous le roc qu'il
veut. ruiner ? Uir semblnble aveu nuroit^
au un mérite, celui d'être loyal.
t Le corps ecclésiastique en France, fut sans
contredit;, celui qui, dans tous les sièges,
réunit le plus du côte des
des honneurs soit du
;> rchesses) ces furent toujours affiaii-
« hit de toute servitude; nulle autorité supé-
̃
rieure n'eut jamais le droit d'en disposerais' x
bitrairement ni ne put les répandre sur des
objets étrangers à son domaine particulier
de chaque église de siècle en siècle, il
s'est maintenu dans tous ses droits et si,
par intervalle, il souffrit .dans des tems
de désastres quelque altéraiion du' côté de
ses biens seulement, il ne put s'en pren-
dre qu'aux éxpoliations des puissances
voisines aux guerres civiles sur-tout *en
un mot, aux révolutions intestines de l>mT.
pire, eu non pas aux intentions particu-
lières de tous au contraire,
se «ont montrés les protecteurs les plus
zélés de aînés
et chéris.
J-.es premiers réglemens que nous près-:
on le sait,
très-Favorables au maintien de la religion
à celui des églises et à leurs ministres.
Ils furent cimentés de règne en règne par
firent successive-
ment et que font toujours nos Princes à
leur sacre.
De à l'église
constitution de l'état dont
24 )
avant la
et la vénération particu-
Kère et successive, les honneurs et les.
hommages dont .vos Souverains, ont donné'
l'exemple^ à kurs sujets et qu'ils ent tou-
jours montré envers les saints pontifes.
envers- nos Èréqties «t Prêtres sont des.
majiqnes authentiques de la.
pi miatie ée la hiérarchie de l'.église sur tous,
les autres états qui composent la société- ~)
générale cle ce Royauïne
la vérité ne portent et, ne frappent que sur
ïo saint caractère des ministres qui en sont
revêtus, niais- non pas sur leur personnel,.
4|ur, une fois qu'ils sont isolés de leurs jonc-
tï€ns rentrent dans la classe de tons les indi-
vidus composant la société générale, et y
vivent sans distinctions xte r^wgs et de pti-<
Mais de désastres* hhi%
pénibles pour lous les 'Membres de la liié-
vaiciiie de l'égliso quel parti prendre? <U
en est un seul' de bien sage, et qui du
la plus reculée, com-
bien le corps de l'église s'est toujours 'éloi-
gné de prendre part aux affaires politique*
t 25 )
4es Natifs ef de
gouvernent. Ainsi, MM. moîù-
trer, )par votre soumission^ aux décréta de
T Assemblée nationaleV singulièrement dans
tout, ce qui est pùremèlit temporel., votre
le retour de la |>àîx et le ^établis-
sement de perdre montrez que vous sa^ez
rendre à Qésar ce qui est à César mais
que rien n'est capable de vous faire sous-
crire à ce qui la reli-
tout ce affoiMir la
puissance spirituelle o,u à la passer
danifdes mains^éifâîïge^res. Conservé la foi
dans sa pureté, l'union avec le saint-siège,
dont la primauté d'honneur et^fe jurisdic-
xiôn est urt attribut
l'ordre de la hiérarchie ecclésiastique éta-
blie par Jésus-Christ etquetous les dé-
crets des
de la/Divinité- Montrez que vous
et frémir ou vous
déconcerter Jésus Christ vous préparera
des couronnes. Le vaisseau de l'église peut
'*••̃ ̃̃>̃ ̃ '̃
être agite et battu par la tempéle mais il
1-ne.-Sera pas submergé les, ftots-içritts et
impuissant de l'erreur viendrônt se briser
contre lui, et pourvu que nous^ne nous
en s parions point nous ne pouvons
périr.
A
adressée à MM. les Administrateurs d&
Directoire du Département de l'Aisne,
leurs lettre ep acte il dc-
du 9 Octobre.
^^fESsmuRS, :_>
JE me
CHRIST » et avec la simplicité de la pa-,
rôle *6 Si la candeur de. la Mérité p«mvôit\
être exilée de dessus la terré, elle devront
sp retrouver, dans le coeur et sur les lèvres
d'un .éyéque. La. voir triompher est tout
mon voeu, 3E3i quel autre vœu poutToit
former un vieillard sèptuageaàire courbé
sous le fardeaki d'un long épiscopat > ac-
cablé d'infirmités et prêt à descendre au
tombeau ? Que doit-il faire autre chose que
de ramasser ses forces et con-
sacrer ses derniers soupirs à Dieu à lE.
glise à l'édification de ses frèr«p?
Ma première lettre n'étoit destinée
Messieurs, qu'à, vous prier «l'attendre que
Èp. S. Faut.
l'eusse consulté Bien? la règle de la foi
et mes supérieurs dans l'ordre hiérarchique,
de,. vous ma résolution
àes rap-
ports nécessaires ^vèc ja *eligion et .les,
principes ae .la discipline ecclésiastique,
tout ra'imposoit cette obligation. J'ai dû le
faire, je l'ai fart autant que la brièveté du
teins i me l'a rendu possible.
J'ai consulté Dieu: dans ce moment en-
core les vrais amis de la religion et de la
patrie sont prosternés aux'pieds de Jé$us-
̃Christ .chef suprême de l'église, de qui
ils attendent les
1 que ma conduite soit en tout digne dé Servir
<rd4; modèle âu clergé de môn diocèfë, et
d'exemple aux fidèles dcmt Jésus-Christ m'a
jj'ai- consulté la règlé *de* la foi
l'autorité de l?é-
^lisè y fondée sur les oracles de|la divine
écriture et de la tradition. Je l'ai consultée
dans les sources les p^us pures ,)Jans ses
interprètes irréfragables les décisions des
conciles 0faiéraux v l'unanimitë des" Saints
et éur-tout des Pères djerégliselèal-
:licané;°dans ses docteurs 1 immortels 'lés
Bossuet est les Fénélonr dans les ordon-
f3-V
du royaume, et dans Ies >
J'ai consulté mes supérieurs la raison
seuîe 'me le '• prëscrivoît l'importance de
«là cause l'è&géoit l'église, à qui je suis
responsable de bià coiiduite m'en fàisoit.
un devoir, ^Premier pasteur de mon dio-
cèse» mais pà&eur- subordonné" dans l'ë-'
gtise de Dieu, j'aurpis manqué lt*ma cons-
serment démon saure, si
j'avois pris et une dé-
termination âbfôïtte; dans une affaire qui
principes de la
puissance sp^ritiieile les fondemens de la-
fàrîsdiçtïori et
^fiLles bàsés^ essentielles de la constitution-
divine du clergé.
1/esprit dé l'élise m'imposoït un autre
devoir, dont la pratique ne' pouvoit qu'être-
chère1 à mon cœur celui de recueillir, dans
placé, les voeux
et j'y ai
trouvé de nouvelles sources; de lumières
comme de consolation. V
Le tems qui s'est écoulé depuis votre
lettre,. est bien court. Il Test, trop sans
doute/pour que je puisse satisfaire aussi
que gra^

vite et àr la .multiplicité des objets sur les*
quels je dois maniféster mon jugement et
ma résolution. Mais, Messieurs déjà j'ai
sujet; «cfe croire que l'on me fait un crime
d'un délai de quelques jours. Différerons
îcng-teras > pourroit être interprété comme
le signe de l'indécision. Je liï'empresse donc
de vous adresser la réponse précise/que vous
attendez de moi.
Si j'ai bien saisi, Messieurs les conclu-
sions de l'acte de délibération et de votre
lettre eu date du 8 octobre présent mois,
elles se réduisent à ces deux articles princi-
paux: ;t
Vous me demandez si mon intention est
de continuer l'exercice de mes fonctions
épiscopales.
Secondement, et dans le cas où ma ré-
ppn.se au premier article sera affirmative
j vous m'invitez k désigner le jc»ur auquel je
prêterai le serment prescrit jjfiir les décret»
de rassemblée nationale.
Sur quoi^ le saint nom de Dieuinvoqué
et après avoir consulté ses lumières
Je <IéclaW» ptûv répondre à la première
question que, gtaces Dieu il n'y a rien
dans ma conduite extérieure qui puisse
aveir, donné sujet de douter de rintention
pas fait
tulion qu'uife
s»iège
sion et de
ne peut être, donnée ni
parieur hiérarchjqjie
qu'en -oetiic de*
evequ.es
la catholicité ,.ne va-,
sion
un jugement
coupable <frt
crime d'intrusion, et qu,e tous les a<;tes
la puissance spirituelle qu'il exeiceroitf
.-̃̃̃*#>
sur un diocèse V M
qui
èssëii-
est
de la jtirisdîctiott
et scHsma-v
trâftte* embrasser
sm&icémt l'église catho-
• rJPoiifi demande
&in
en tour
et qui ne
fuit partie du
grand précepte
ticjne iiovtt est pgr Jésus-*
propre dé sqn
ses ministres un nçp.
pensa tTe de

-et <jlçs $* ©Heures,

toutes P^
ter serment de lai ;4
la nation et à me soumettre à tout^e çoq^.
titution
nationale; et nation et
La sincérité t qu^dp^ étp«- i'aroa des pex^i
«ées comme dés
pose la loi d'ajouter «|MQ
tout
même, sont d\| x^
ressort de là puissance temporelle-, celui
«uj^
objets qui concernent essentiellement: 4
religion et l'autorit^
Que cette explication, manifestée s^is
de
blée nationale par
des députés
v.uv.
f et là publicité qui vient d'être don-
Àëé:à un plan d'organisation ecclésiastique
décrété par l'assemblée nationale.
l'église a
et le besoin des peuples exigent de mou
ministère, à mison de cette publicité et du
contenu dans !a' lettre et' dans l'acte de de-
officiers du dé-
partement de rAisne qui m'ont été par eux
Je déclare que tonte forme' de gouverne-
toute organisation de pouvoirs
ecclésiastiques, émanées de la seule puis-
sante temporelle ne peuvent Faire partie
intégrante d'une constitution politique.
Que "la constitution d'urne église fondée
par un Dieu ne peut avoir que Dieu niém»
Que Jésus-Christ a donni^ à son église le
pouvoir de se gouverner par elle-même, et
«ju'il institué la forme de son
que les loijcfpnda-
mentales de la discipline ecclésiastique.
Que changer la' constitution de l'église
catholique et la forme essentielle de son
gouvernement, ou de mettre
dans la dépendance da
(9)
Vautcrité civile c'est changer la religion)
catholique e\le-méme.
Que l'autorité législative que Jésus-Christ
a instituée pour tout ce qui concerne le gou-
vernement spirituel et l'organisation des
pouvoirs ecclésiastiques, réside essentiel-
lement dans le corps des premiers pasteurs,
et que le -saint siège n'est pas moins le
centre d'unité de cette autorité législative,
qu'il est le centre de l'unité de la foi et de
la communion catholique.
Que ces principes sont tous également
de foi, et que la doctrine et la pratique
contraires seroient hérétiques et schisma-
tiques.
Considérant que je suis établi, par l'auto-
îité de l'église, juge dans toute l'étendue
de mon diocèse non seulement de la foi.
mais des moeurs, de la discipline et de
l'exercice de* pouvoirs hiérarchiques je
tléclarc pour l'acquit de ma conscience et
du ministère dont je suis responsable à,
J<" rus-Christ et à l'Eglise qu'après lecture
n' fléchie ciu plan de l'organisation ecclé-
et l'avoir considéré soit dans ses rapports
avec l'incompétence de toute autorité tem-
(10.)
soit dans plusieurs
de ses dispositions considérées en elles-
mêmes elle m'a semblé porter atteinte
aux principes que mes"
deux réponses ci-dessus comme étant la
foi et la doctrine de .l'église catholique,'
apostolique et romaine.
Considérant néanmoins que le sens privé
est le caractère du schisme et de Ffcérésie
que' la voie d'autorité établie dans .l'église
catholique est là seule règle de foi et de-
conduite pour lès pasteurs comme pour les
simples fidèles, je soumets en tout mon
jugement particulier au jugement définitif
de l'église et de mes supérieurs dans l'ordre-
hiérarchique.
Considérant que les dém'ets de l'asscm-
blée nationale tendent hommage aux prin-
cipes constitutifs de la foi catholique, f'UÎ
reconnoit le pape comme centre d'unité
et chef visible de lVglise Universelle.
Qu'ilest notoire à toute la Frarfce et il'
,'la, connoissanee de l'assemblée nationale
que le saint siège a été consulté par le roi;
qu'à la prière de notre aùguste.'monarque,
le souverain pontife a établi une congré-
gation de cardinaux et que la réponse cltt
( 1'l )
Iong-tcms différée je proteste de me sou-
mettre au jugement dt* saint siège uni à
l'épiscopat, et de rendre u l'autorité de
mes supérieurs ecclésiastiques dans l'ordre
où Dieu les a établis une obéissance aussi
prompte et aussi entière que le sera, pen-
dant toute ma vie la soumission aux ordres
Ia puissance temporelle, en tout ce qui
ncefnWle gouvernement civil et poli-
tique du royaume.
Et attehdu que les Administrateurs du
département de l'Aisne. sont pour la plupart
mes diocésains, et que mon ministère me
rend comptable il Dieu du salut des ma-
gistrats comme de celui du simple fidèle
je m'empresse d'offrir à tous t et à chacun
d'eux en particulier les instructions ulté-
rieures qu'ils jugefoient .à^propos de n»e
demander sur les principes et vérités con-
signés dans ma présente déclaration.
Je dois me borner dans ce moment à
lfiur mettre sous les yeiï^ cette vérité fon-
damentale qui sans doute vit dans lmir^
coeur quêtant chrétiens et professant la
v foi cathonque apostolique et romaine, ils
sont obligés en tout ce qui concerne, la
religion et les loix de l'église leur mare,
il' obéir; ainsi que les évéqufj eux-mêmes^ t
(i*)
avec
Telle est ma réponse, Messieurs "aux
deux articles sur lesquels vous mavez de-
faite
mon testament de mort.
j'aie pu écouter une autre
voix que 'celle de la conscience, Je drois
pouvoir dire avec saint Paul Je n'ai pôchc
ni ni
contre César. Act. Ap. cil. a5.
J. C. évéqùe de Soissons.
x
Prononçé le samedi mai dans l'assemblée
nationale.
a senti
quelle est Futile ,et nécessaire
de la religion sur des citoyens
et sur la prospérité des empires.
est. le frein des et 1'en-
hommes et
c'est sous le sceau d'une dont
ont de la liberté
et de ,la constitution de l'état.
Votre comité
que cette professez la.
culte
dogmes. Et telle est
plus
(2 )
dans sa morale que dans sa foi; sa doctrine
est celle qu'elle enseigna dans tous les
temps, celle quelle doit enseigner jusqu'à,,
la cônsommatioajies siècles. 'La main ré-
formatrice du législateur ne peut s'étendre
que sur la discipline extérieure, et votre
comité ecclésiàstiqne a pensé qu'un plan
de régénération dans cette discipline exté-
? rieure ne pouvait même consister que dans
1 le retour aux règles de la primitive église.
Ce ne sont pas des évoques successeurs
des apôtres, dépositaires des saintes maxi-
mes, et témoins de la tradition -de leurs
églises ce ne sont pas des pasteurs char-
gés de répandre dans les paroisses la lu-
mière de l'évangile^ qai^euvent rejeter
cette discipline primitive qui fut l'ouvrage
des apôtres que les conciles ont mainte-
nue ou développée par le progrès des bon-
nes règles, et que le^, temps seul pouvoit
affoiblir par la longue succession des abus.
Si vous voûiel rappeler l'ancienne disci-
pline, il faut en^recoimoître les principes
et le "premier principe est icelui même
de 1 indispensable autorité de l'église à
laquelle il appartient d'établir les règles
que les évéques les pasteurs et. les iidà-
HK
A a
les doivent suivre dans* l'ordre de la reli-
£ion. ••/̃
Il s'agit de la vérité sainteté vous par-
lerai son langage.
Jésus-Christ est le pontife éternel, qui
communique son sâcerdoce auX évoques
et aux pasteurs. Il leur donné sa mission
pour le salut des fidèles il leur transmet
le droit d'enseignerQses dogmes d'admi-
nistrer ses sacremens, ef de gouverner son
église. Il n'a point confié ses pouvoirs aux
§ances de ia terre. Il kagit d'un ordre de
choses dans lequel, comme dit Bossuet,1ar.
loi, qui par- tout ailleurs commande et
marche en souveraine, doit seconder et.
servir. A l'église appartient M décision
au prince la protection, la défense, l'exé-
cution des canons et des règles ecclé-
siastiques.
Les évoques et les pasteurs ont reçu leur
mission par la voie de rQrdinàtidn, et de
la consécration, qui remonte, par une suc-
cession non interrompue, la
Ires évéques est les pasteurs sont établis
pour un territoirefcirconscrit et designé,dans
\<44
lequel ils ont seuls le droit de répandre
l'ènseignement d'administrer les sacre-
mens, et d'exercer une jurisdiction.spiri-
Cette jurisdiction purement spirituelle,
que la loi civile protège dans son exercice
et circonscrit dans ses bornes, émane des
l'autorité des apôtres des conciles et de
l'église.
L'église a communiqué cette jurisdiction,
en tout ou en partie, à des corps établis
par -elle qui ne l'ont point reçue de la
puissance civile, et qui ne peuvent pas la
perdre sans l'intervention de l'autorité qui
présidait à leur établissement.
La loi civile donne des loix pour le main-
tien de'la discipline extérieure; elle en auto-
rise l'exercice public; elle en assure la prati-
que paisible elle entoure de son rempartla
puissance del'église, sans la combattre oula
détruire et le concoures des deux puis-
sauces établit des formes, sans lesquelles
les règles ne^ourroient point être connues,
et ne pourroient point être exécutées.
Les abus introduits par le temps ne con-
sistent pas dans les pouvoirs que l'église a
transmis, ni dans les règles qu'elle après-
( 5)
A à
«rites elle-même pour en conférer les titres
et pour en diriger l'exercice. Les abus con-
sistent dans la violation 'et dans l'oubli des
règles que l'église a prescrites, et qu'elle n'a
point révoquées.
Il est même des changemens approuvée
.par l'église, qui sont l'effet d'une conduite
sagement subordonnée aux changements des.
circonstances, et qui ne peuvent pas être
regardés comme des abus. L'esprit qui for-
ma ladiscipline primitive de l'église, est tou-*
jours le même. On ne peut pas accuser les
conciles d'avoir contredit par lès saints ca-
nons, l'esprit de la primitive église.
Ce sont les saints canons ce sont les tra-
ditions des églises ce sont les progrès de la
discipline ecclésiastique, et non les abus des
hommes et du temps, que nous osons récla-
mer, et nous rejetons des projets arbitraires
qui ne renversent pas moins tous les prin-
cipes de l'ancienne discipline que l'ordre
successivement établi par les canons des-
conciles et paroles traditions de l'église
universelle. •'<
On vous propose de délibérer, sans au-
cune intervention de l'autorité de l'église
sur les titres, offices et emplois ecclésias*
(6)
tiques qu'il convient de conserver ou de
supprimer.
Les premiers sièges ont été fondés par le$
apôtres. Saint Paul décrit &Tite, pour établir
des prétres et des évêques dans les cités.
Saint Paul désigne les églises dépendantes
des églises principalës telles que Corinthe
et Thessalonique. Tertullien recueille les
traditions, et désigne les anciennes églises
dont les autres sont émanées. Une puis-
sance supérieure, dit EuséBé leur a donné
leur dignité, celle qui dit Allez, ensei-
gnezles nations je suis avec vous jusqu'à
la consommation des siècles. Le concile.
d'Antioche donne aux chefs des provinces
ecclésiastiques le nom de métropolitains.
Le.premier concile d'Ephèse les appelle ar-
chevêques le concile de Nicée confirme
leurs pouvoirs, et marque les limites des
trois grandes métropoles, Rome Antioche,
Alexandrie. Les empereurs avoient tracé
des circonscriptions civiles elles ne furent
admises ni dans le concile de Nicée, ni
dans celui d'Aiitioche.. Le premier concile
de Gonstantinoplë qui les admit dans la po-
lice ecclésiastique, rappelle les anciennes
bornes et ne permet pas de confondre le
(7)
A4
territoire des anciennes églises. Quand des
-discussions se sont élevées sur la division
des métropoles ecclésiastiques, les empe-
reurs ont reconnu qu'elles devoient être dé-
cidéescpar les canons, et non par les loi a.. Il
ne nous appartient pas disoit l'empereur
Marcien, d'augmenter ou de diminuer les
provinces ecclésiastiques. Une pragmatique,
disoit le concile deChalcédoine, ne vaut pas
contre les règles établies par les pères. De*
les maximes canoniques et Justinien, .con-
fondant les limites de deux ,provinces, res-
pecta les divisions des métropoles. On re-
trouve des dispositions des conciles pour
opérer le démembrement d'une seule ville
ou d'une seule parfisse, et, soit que les con-
ciles adoptent ou rejettent les divisions ci-
viles leur refus ou leur aveu devient éga-
lement la preuve de l'autorité de l'église.
La plupart des métropoles furent établies
dans les Gaules sous les empereurs païens,
avant l'introduction des Francs et l'établis-*
sèment de la monarchie. On compte dix-
pt provinces reconnues dans les conciles
d'Aquilée et de Turin, dans le quatrième
siècle on peut suivre le long cours des di&-
( 8)
cussions des archevêques ctArles de Nar-
bonne, et d'Aix, toujours terminées par lès
décisions de l'église.
Souvent on convoquoit le concile d'une
ou plusieurs provinces; les conciles plus
ou njjj&fns étendus exerçoient leur autorité
dans leurs propres limites.
On eut recours au chef de l'église uni-.
verselle, au défaut des conciles. Charle-
magne déclara par une constitution qu'au-
cuns primats ne seroient reconnus qu'ils
ne fussent établis par l'autorité des con-
cilés ou du saint-siége. Les vicariats apos-
toliques les légations chargées de répan-
dre la foi, formèrent demouvelles métro-
poles. On érigea de nouveaux sièges on
créa des évêchés et des métropoles, au
temps, des croisades, dans les conquêtes des
Latins. Ces érections ces créafàbns furent
l'ouvrage des papes ou des conciles. L'au-
torité des conciles ne pouvoit être suppléée
> ni par les nouvelles métropoles, qui ne pou-
voient pas se créer elles-mêmes, ni par
les anciens métropolitains, intéressés à
conserver leur jurisdiction. Les papes sem»
bloieht'placés au sommet de la hiérarchie,
et dans le centre de l'unîté pour exercer
fg)
dans l'intervalle des conciles, ,:Que autorité
qu'on lie contestoit point à l'église. Les con-
ciles en avoiënt réglé l'exercice par leurs
loi. Les papes avoieiit reconnu .qu'ils ne
pouv oient agir que selon les règles canoni-
ques et l'église Gallicane avoit dirigé, par
des formes propres^ ses anciennes coutu-
mes, la délégation de leurs pouvoirs. L'église
Galficàiïe, jalouse de retenir, ses libertés
qui sont les anciens droits mieux conservés
de toutes les églises a dirigé, par des*
formes plus exactes l'exercice de* l'au-
torité des papes et des commissaires
doivent être délégués par eux en France
pour procéder et juger avec connoiSsance
de cause après l'audition 'eu le consente-;
ment de toutes les parties intéressées.
On ne voit pas par quelle raison des évéque s
et des métropolitains auroient été créés par>
la puissance civile puisqu'ils n'exercent
aucun pouvoir civil. Tous leurs droits sont
renfermés dans l'ordre de la jurisdiction.
ecclésiastique. Les fonctions des éiréques
sont celles de la mission même que Jésus-
Christ a donnée à ses apôtres. Les fonctions
des métropolitains consistent dans la con-
sécration, des évêques de leur province, et
(10)
dans le jugement par appel des sentences
de leurs suffragans. Ils entretiennent les
liens de l'unité catholique ils donnoient
autrefois les lettres de communion ils
avoient la préséance dans les conciles» Ces
droits purement ecclésiastiques ne pou-
voient leur être transmis que par l'église.
Il n'en* est pas mjpins utile et nécessaire
que la puissance ecclésiastique agisse de
concert avec la puissance civile les mê-
mes conciles qui réclament les droits de
l'église ont aussi respecté les dispositions
des empereurs. Si les limites d'une ville
sont changées par les loix de l'empire, il
faut t'un concile, subordonner anx di-
vision civiles l'ordre des paroisses ecclé-
siastiques. Des contestations s'élèvent sur
des métropoles nouvelles, établies par des
rescrits des empereurs un concile ne veut
rierTdécider sans leur consentement. On
voit les princes tantôt suivre et tantôt
provoquer les loix de l'église. Ce sont les
mêmes expressions employées dans l'ordre
ecclésiastique et civil. Pepin et Carloman
assemblent les conciles de Soisspns et de
Leptines. Ils établissent, ils constituent les
mêmes évéques et archevêques qu'on dit
envoyés confirmés approuvés/par le siège
de saint Pierre et le pontife apostolique.
C'est ainsi que Charlemagne érigea l'évé-
ché de Brème, et le lit confirmer par le pape
Adrien. C'est ainsi que Louis le Débon-
naire fit ordonner dans un concile natio-
nal, le premier archevêque d'Hambourg
et qu'il obtint du pape le pallium et les
droits de métropolitain. -11 est dans l'esprit
de l'église de répondre au voeu de la puis- u
sance civile qui lui donne la force et là'
protection dans un ordre de choses qui doit
dépendre sous différais apports des
formes civiles et canoniques.
On lit dans les actes des anciens conciles
de Maïence, de Tours et de Chàlons, que
ce sont les" évêques etles prêtres qui tiennent
le gouvernail de l'église remis .dans leurs
mains par la divine concession et qu'ils
offrent au prince, ce <ju 'ijs ont corrigé selon
les règles canoniques.
On lit dans les mêmes actes, que les dé-
crets sont présentés au prince pour les cor-
riger, les juger et les confirmer:
Ce n'est point une contradiction.
Il s'agissoit, comme il est dit dans la pré-
face du concile de Maïence d'affermir,
(>\)r
par ^autorité 4U souverain cellé^dé*-dé-
crets «es évêques.
té souverain ne pouvoit pas leur d,onner
son autqrité sans les jifger, et pouvoit la
refuser à ceux qu'il n'auçoit pas approuvés.
C'étoit l'usageitle confirmer par des capi-
méz^Mïu'ils deveuoieiit des loix da l'état
et c'est j>ar-là même aussi qu'ils étoient
soumis au jugement du souverain.
L'église pouvoit enseigner et persuader
«île i$éfpotrvoit pas faire exécuter ses d$k
décrets ne devenoient des loix
,que par l'autorité du souverain.
Ce sont toujours les décrets et les canons
des conciles qui sontconfirmés, ordonnés;,
statues par les capitulaires.
choses ecclesiastiqiqps nu on ne puisse rap-
décret ou canon des con-
Plus on relit les Miciens monu-mens plus
on est persuadé que les dispositions rela-,
tives a la^iscipliiie ecclésiastique doivent
résulter du concours'des deux puissances
et tel est le sentiment méiiie que la reli-
gion inspire aux ministres de l'église qu'ils