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Réformes sociales : résumé de conférences électorales et appréciation sur les usurpations avec supplément d'une adresse à M. Thiers / par L.-P.-F. Jumeau,...

De
10 pages
impr. É. Blot (Paris). 1871. 10 p. ; in-8.
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RÉFORMES
SOCIALES
RESUME DE CONFÉRENCES ÉLECTORALES
ET
APPRÉCIATION SUR LES USURPATIONS
PAR
L. P; F. JUMEAU
ANCIEN NOTAIRE
AVEC SUPPLÉMENT D'UNE ADRESSE A M. THIERS
PARIS
EDOUARD BLOT, IMPRIMEUR
7 , RUE BLEUE, 7
PARIS, 20 AVRIL 1871
A MES COMPATRIOTES
DU DEPARTEMENT D'EURE-ET-LOIR
ELECTEURS,
Depuis longtemps des courants irréfléchis, produits par
les trompeuses séductions de la gloire ou de l'art de bien
dire, entraînent fatalement le gouvernement de la France
aux mains des plus audacieux !...
Le suffrage universel librement éclairé et exprimé, et
scrupuleusement respecté, après qu'il aura prononcé, ne
doit plus ainsi laisser aux caprices du hasard le soin de la
gestion des affaires publiques, dont nul n'a le droit de se
désintéresser, sans risquer le péril commun, en s'en re-
mettant aveuglément à ces prétendus sauveurs de société,
qui ne laissent après eux que ruines et désolations.
Les tristes errements du passé doivent être l'enseigne-
ment salutaire de l'avenir, et guider définitivement la
Nation dans l'usage pratique de son droit.
Après les équipées dont le dernier empire avait donné la
mesure au Mexique et ailleurs, la confiance surprise par ce
gouvernement d'aventures incessantes, aurait cessé, s'il
n'avait partout semé la division et la méfiance, afin d'ar-
river à continuer un règne, non de sympathies, mais de
dilapidations et d'actionnaires de toutes provenances, con-
4
duisant la France à l'impuissance et à l'isolement qu'elle a
rencontrés dans son humiliant désastre.
Pour rendre impossible l'essai seulement d'une réhabili-
tation de l'empire, il suffit de rappeler sa déclaration de
guerre à l'Allemagne, suivie d'une entrée en campagne de
240,000 hommes, allant combattre une armée régulière de
1,250,000! ! ! sans compter l'armement général de cette na-
tion, préparée de longue main à une guerre d'envahis-
sement et de destruction de la France, se trouvant alors
sans organisation de défense intérieure capable de résister
à la guerre de barbarie, que la Prusse a substituée au duel
d'honneur que se livraient autrefois les nations civilisées !
— et Sedan en est le dernier mot!
De pareilles épreuves doivent faire reléguer à tout jamais
au passé de l'histoire ces souverains de droit divin et de
commande que n'étouffe pas le sang des peuples, qu'ils
font verser pour leur unique ambition.
Éclairée par l'expérience, la France n'aura plus, il faut
l'espérer, de défaillances, et s'en tiendra définitivement au
gouvernement du pays par lui-même, sous la forme répu-
blicaine. C'est le seul qui puisse ramener l'union dans la
patrie malheureuse, guérir ses plaies et réparer ses dé-
sastres.
Ainsi que je le disais dans ma circulaire du 3 février
dernier, publiée au milieu de l'occupation prussienne, en
me présentant pour la première fois à vos suffrages :
« La forme républicaine n'est pas exclusive, mais elle
» conduit forcément et heureusement à l'élévation du ni-
» veau moral et au règne de la raison sans désordre, en
» même temps qu'à l'augmentation réelle de la richesse et
» du bien-être publics, d'abord : par la confiance réciproque
» que donne à chacun le contrôle sérieux de ses intérêts,
» et ensuite, par la suppression des charges abusivement
» créées, aux dépens de l'impôt de tous, par les souverains
» dans l'intérêt du maintien de leurs trop puissantes pré-
» rogatives dynastiques »
Avec la république sérieusement établie, tout peut être