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Relation des événements arrivés dans le cours de la campagne de Russie à M. S.-M., directeur principal des hôpitaux militaires, et à M. Aimé D., son neveu, employé de la même administration. Meaux, le 18 novembre 1814 . (Signé : Aimé D.....)

8 pages
Impr. de Michel (Brest). 1814. In-8 °. Pièce.
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RELATION
DES ÉVÉNEMENS
Arrivés, dans le Cours de la Campagne
de Russie, à M. S. - M., Directeur-
Principal des Hôpitaux Militaires; et
à M. Aimé D., son Neveu, Employé de
la même Administration.
NOTA. C'est ce dernier qui fait la Relation à M. M-?
son Onde., à Brest.
Meaux, le 18 Novembre 181 4
Mon cher Oncle,
Tu nous as demandé le détail de nos misères,
comme je pense que mon Oncle ne t'a pas encore
écrit à ce sujet, je te l'envoie à-peu-près tel
qu'il doit être.
Depuis Paris jusqu'à Kœnigsberg, nous avons
voyagé assez agréablemeut; c'est dans cette der-
( 2 )
nière ville que mon Oncle acheta une voiture
et deux chevaux. Jusqu'à Smolensk , nous n'é-
prouvâmes qite de légères peines ; noi»s comp-
tions aller rejoindre le quartier-général à Mos-
cow , mais on reçut l'ordre de faire rétrograder
toutle mande , et nous ne pûmes pas continuer
notre route. Cependant mon Oncle, qui vouloit
absolument être à son poste , résolut d'attendre
l'armée à Smolensk. : noùs y restâmes donc dix
jours. Il commeneoit déjà à geler; toutes les
nuits le feu embrâsoit les maisons voisines de
la nôtre; et, comme la plupart étoient de bois,
B-oiis çi-ie.tis obligés de nous lever et de porter,
précipitamment et en chemise , nos effets sur
une place qui étoit près de notre habitation- :
wa is ce» n'©4oit ^wcore qçe tes préludes des maux
qui nous attendoient. Le dixième "oer , l'arm ée
arriva, et déjà le désordre commençoit à s'y.
mettre, nous quittâmes Smolensk. Nous étions-
alors au commencement de Novembre 1812 ;
et, depuis cette époque pascjH-'au mois d'Avril
- 1'813, la neige n cessa de ~tombere, et le froid x
fut excessivement rigoureux. Je tombai malade
à Ozza; quelque teins, auprès», mon- Oncle le
devint aussi. Nos souffrances augmentoient
de jour en jour : les vivres , les fourrages, tout
O!']fta)fJuoit., les villages étoient réduits eh cendre,
eubn toute Ressource avoit disparu. Nous ar-
rivons Slur lés -l)I'ds de la Bérésina , bords fa-
nestes !. Qui pourfoit compter le nombre des
victimes ? Qui pôorPoit peindre cette scène de
selatie. et à.'no.rJeiu' f.Cetn:-cÍ, après avâir
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