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Renseignements nouveaux sur les trois Clouet, communiqués et annotés par M. Ernest de Fréville

De
8 pages
impr. de Pillet fils aîné (Paris). 1854. In-8° , 8 p..
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RENSEIGNEMENTS NOUVEAUX
SUR
LES TROIS CLOUET
Communiqués et annotés par M. Ernest de Fréville.
M. le comte Léon de Laborde est le premier, je crois, qui ait
débrouillé la généalogie des trois Clouel; il y est parvenu au
moyen de documents d'une authenticité incontestable, empruntés
aux archives des ducs de Bourgogne et aux comptes des dépenses
de nos rois (1). Je viens confirmer dans son ensemble et rectifier,
en des points d'une importance secondaire, le travail de M. de
Laborde; j'apporte quelques renseignements nouveaux et quel-
ques conjectures, auxquelles je souhaite le succès de leurs aînées.
Les conclusions de la notice sur les trois Clouer sont celles-ci :
Jehan Cloet, peintre à Bruxelles, en 1475, eut pour fils Jehan
Clouet, dit Jehannet, peintre ordinaire de François Ier, et celui-ci
fut à son tour père de François Clouet, dit aussi Jehannel, peintre
ordinaire des rois François Ier, Henri II, François II, Charles IX et
Henri III. Commençons par la dernière de ces deux propositions.
Je n'ai jamais douté, pour ma part, que Jehannet ait eu pour
fils François Clouet, dit Jehannet. Nous voyons ici deux peintres,
fixés dans le même pays et attachés successivement au même
prince; nous voyons le second, appelé François comme le roi de
France, recevoir le sobriquet de Jehannet, qui se justifie très-Bien
par le prénom du père supposé. Tout cela, il faut en convenir, est
extrêmement vraisemblable, mais enfin la certitude vaut encore
mieux ; on la rencontrera dans l'acte suivant :
(4) Voyez, dans l'ouvrage intitulé la Renaissance des arts à la
cour de France, la notice sur les trois Clouet, t I, p. t à 37 et 79
à 150.
2
François, par la grâce de Dieu, roy de France, etc.,
Savoir faisons.... que nous, voullans recongnoistre,
envers nostre cher et bien amé painctre et varlet de
chambre ordinaire, François Clouet, les bons et
agréables services que feu Me Jehannet Clouet, son
père, aussi en son vivant nostre painctre et varlet de
chambre, nous a durant son vivant faicts en son dict
estat et art, auquel il estoit très expert; et en quoy
son dict fils l'a jà très bien imyté, et espérons qu'il fera
et continuera encores de bien en mieulx cy après (1),
à icelluy Françoys Clouet, pour ces causes, et affin
que de ce faire il ayt meilleure voullenté, moïen et
occasion, avons donné, octroie, ceddé et délaissé,
donnons, octroyons, ceddons et délaissons par ces
présentes pour luy, ses hoirs, successeurs et ayans
cause, tous et chacuns les biens meubles et immeu-
bles qui furent et appartendrent au dict feu Me Jehan-
net Clouet, son père, à nous advenuz et escheuz,
adjugez et déclarez appartenir par droit d'aubeine,
au moïen de ce que le dict deffunt estoit étranger et
non natif ne originaire de nostre royaume, et n'avoit
(1) François Ier ne s'en serait pas tenu à des éloges, s'il faut en
croire le libellé de deux quittances, publiées par M. Le Roux de
Lincy, dans un article sur la Renaissance des arts à la cour de
France (MONITEUR du 17 avril 1851, p. 1130, col. 2 et3.). Il semble
résulter en effet de la première de ces deux pièces, en date du
22 décembre 1518, que Jehannet touchait annuellement 1,800 liv.
de gages, tandis que par la seconde, en date du 10 février 1547
(1548, nouveau style), il est certain que François Clouet était ap-
pointé à raison de 600 livres par trimestre, ou de 2,400 liv. par an.

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