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Réplique aux signataires de la réponse des adhérents au projet de Halle adopté par le Conseil Municipal de Foix / [signé De Robert]

De
15 pages
Impr. de Troyes (Toulouse). 1867. Foix (France). 16 p. ; 23 cm.
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RÉPLIQUE
AUX SIGNATAIRES
DB LA
RÉPONSE DES ADHÉRENTS
AV
PROJET DE HALLE
ADOPTÉ
PAR LE CONSEIL MUNICIPAL DE FOIX-
TOULOUSE
IMPRIMERIE TROYES OUVR1ERS-RÉUNIS
Rue Saint-Pantalton, 3.
1867
\ MESSIEURS LES SIGNATAIRES
DE LA
RÉPONSE:
Foix , M avril 1867.
[Messieurs ,
J'avais espéré qu'après avoir pris quelque part à la
regrettable polémiqne qu'il a fallu entamer pour arrêter
l'attention de l'Autorité sur une question qui nous a
occupés beaucoup trop depuis quelque temps, il me
serait permis de jouir d'un peu de tranquillité ; car je
me repose, pour la solution de celle question , sur la
sagesse éclairée de l'Administration supérieure, quelle
que soit d'ailleurs sa décision.
Mais je complais sans les nouveaux sentiments que
m'inspirerait votre réponse, dans laquelle vousme faites
l'honneur particulier de mo nommer. Je vous sais bon
gréde celte bienveillante attention qui, en me procurant
l'occasion de vous remercier do votre bon souvenir, va
me donner celle de vous faire part des impressions que
votre écrit a produites sur mon esprit. Je suivrai pour
cela, si vous le voulez bien, l'ordre môme de votre
brochure; j'aurais vu avec plaisir que, devolrecôlé, vous
eussiez suivi le mémo mode pour la réfutation de nos
écrits; carl'inobservaliondecelte règle vous a fait oublier
près des trois quarts des points qui sont ainsi demeurés
sans réponse.
Notre libelle, comme vous l'appelez, n'était pas d'a-
bord destiné à Son Exe. M. le Minisire de l'Intérieur.
Son Exe. n'en a pas eu encore d'exemplaire, à moins
que vous ne lui en ayez envoyé un vous-même, de ceux
qui ont été répandus dans la ville, et je ne vous crois
pas capables de lui avoir fourni ce fouet contre vous;
nous en avons été plus prodigues autour de nous, et
tous nos concitoyens savent qu'il n'est pas exact qu'il
y ait dans nos écrits, des accusations quelconques conlre
personne. Je dois ajouter pour compléter ce qui con-
cerne cet écrit, qu'il est cependant disposé do manière
ù pouvoir être adressé à M. le Ministre, si on venait à. le
croire utile.
M. le Commissaire enquêteur n'a pas été notre point
— B —
i
de miro, mais si fait chaque élément de son avis dont
nous avons tâché do relever les erreurs, parce que cet
avis avait paru assoz concluant au Conseil Municipal,
pour lui fairo juger inutile une nouvello délibération.
Nous no faisons pas d'ailleurs un grief a M. Dégeilh
d'avoir" refusé notre pétition, pas plus qu'à l'Autorité
Municipale d'avoir fuit distribuer des numéros d'ordro;
nous n'avons voulu que constater des faits tout simple-
ment, et expliquer la différence entro le nombre des
opposants par écrit, et le nombro do ceux qui se sont
produits ù l'enquête.
Vous savez aussi bienque nous que votre contre-pro-
testation était inutile, puisqu'aux termes de la loi, dans
une enquête de ce genre, tous ceux qui n'émettent pas
un opinion contraire sont censés adhérents. Mais vous
avez voulu, non pas comme vous le dites, paralyser
les effets de notre manoeuvre (c'est ainsi que vous
daignez appeler notre rendez-vous ù l'enquête), mais
bien empêcher un grand nombre des opposants de pou-
voir se produire, et vous avez réussi. De son côté, M.
le Magistral enquêteur avait bien voulu dire à certaines
personnes dont j'ai les noms, que si le délai légal n'é-
tait pas suffisant, il demanderait une prolongation que
M. le Préfet pouvait accorder. Je no sais quelle raison
d'urgence extrême il y avait à clore cette enquête à
11 heures du soir, alors qu'à 8 heures se présentait le
porteur d'un numéro voisin de 3S0 et que quelques
- 6 —
instants après on 'distribuait le N° 500, et plus tard
encore le N° 514.
Je n'ai rien voulu devoir au témoignage de personne,
Messieurs. Voilà pourquoi ma présence a pu être par-
ticulièrement romarquée et que vous trouvez l'occasion
d'en appeler à mon souvenir. Vous n'avez pas trop
présumé de ma mémoire, car je me rappelle, en effet,
bien des choses dont je pourrais retrouver les délails,
si je venais à les perdre, auprès d'un grand nombre de
personnes honorables.
Vous affirmez que le premier libelle renferme des
invectives contre quelques-uns de nos concitoyens. J'ai
le regret de vous falloir dire qiu ce n'est pas exact,
à moins que vous ne fassiez allusion à la remarque qui
signale la présence de gens pris de vin aux abords de
la porte de la salle de l'enquêlc. J'y en ai vu un moi-
même et pendant bien longtemps ; beaucoup d'autres
personnes l'ont vu comme moi ; je ne connais pas son
véritable nom , mais je sais son nom de guerre. Du
reste, on ne dit pas dans la pétition que vous incriminez
que ces sortes de personnes fussent parmi les adhérents
au projet municipal ; vous nous l'annoncez en prenant
leur défense; j'en suis fâché pour vous.
Vous parlez aussi d'injures; il n'y en a jamais eu de
notre côté, mais bien du vôtre, et je regrette très-vive-
ment , Messieurs, que vous dont le style sent parfois

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