Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Réplique de Charles Théveneau Morande à Jacques-Pierre Brissot : sur les erreurs, les oublis, les infidélités, et les calomnies de sa Réponse

De
112 pages
chez Froullé (A Paris). 1791. Brissot de Warville, Jacques-Pierre (1754-1793). 109 p. ; in-8.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

b; & iPL i q u ë
̃"̃̃'̃• v" '̃"• D E ̃'̃
CHARLES THE VENEAÙ MORANDE,
'§Ùr LES ERREUaS. j LES PXIBUS El»
LES calomnies rfe sa Réponse.
V A PARJS,
Chez Froullé Imprimeur-Libraire Quai des
Augustins No. 39.
1 7 9 l<
Illisibilité partielle
Couvertures supérieure et inférieure
en couleur
VALABLE POUR TOUT OU PARTIE DU
DOCUMENT REPRODUIT
AUX' SO U S C R I i> T E TJ R S
L'A i G U S P A T R RIO TÊ'(
£uf réplique à' Jacques Pierre Brissoi que
j'adresse à le Souscripteurs de l'Argus
Patiiote leur apprendra cause de l'irrégularité
du, servies des Numéros 22 ei 23 de ce Journal;
ces, deux Numéros paraîtront d'ici à Lundi pro-
chain. Je supplée j ponr Cette Ibis., a l'omission de
l'envoi par cette réplique. Les Souscripteurs duJour'
nal m'excuseront ,sans doute si- jaloux de mé-r
^riter la continuation de me
suis occupé du soin de leur prouver que je n'en
suis pas indigne/ 7
;vR:'É^L;I Q
:"i'L de
CHARLES THEVENEAU MORANDE,
JACQUES-PIERRE brissot.
Sur ies ERREURS )LIES ocblis LES im?mé£iTÈ$t et
tEs calomnies de sa Réponse.
JUittE a donc, enfin, paru., cette fameuse réponse ,de
Jaques-Pierre Brissot; mais les' vérités qui lui ont été
adressées par mai, ont déranôé ses combinaison pro-
fondes i ses idées se sont embrouilllts; et en exha-
lant son:venin il l'a neutralisé lui-même. II a prouvé
( on va le voir ) que tous les reproches que je lui ai
` faits sont fondas; et ce n'est que par, des injures
soutenues de calomnies grossières, qu'il y a ré-
pondu. Brissot j ainsi que la vipère^ porte, heureuse-,
̃ment en^lui le remède, à' ses morsures. Sa réponse est
ne n- seulement 'un ramas d'absurdités mais il se con-
tredit d'un bout à Tautre et je le démontre. J'y joins
la preuve de aous les faits que j'ai avancés et j'en en-
richîsv-« recueil. Je laisse ses dignts amis, z ses
parüsans les plus chauds, à décider s'il ma confondu
par sa réponse, ou si ma réplique est péremptçire,
A

Comme je codais, pas anticipeç'sur le jugement du
public i j'entrerai' en matière saris.pré'sùiner deTdÇfet que
produiront mes preuves. Ce n'est pas assez de que
l'on est- calomnié il faut le démontrer clairement;,
lorsque 'l'on a affaire à un hypocrite, il faut me^r,c,
en'évidence et les ruses perfides et l'astuce scélératé-de
cet hypocrite. L'homme fourbe accoutumé i à..in.|nier.
le mensonge, peut quelquefois tirer d'un incident fal-
sifié des conséquences insidieuses qui étonnent au pre-
mier aspect, lorsqu'elles sont corroborées par son au-
dace. Voilà justement ce qu'a fait Brissot: mais c'est en
opposant des vérités à des mensonges des ,faits à des
calomnies, que je rectifierai les faux exposés qui se
trouvent dans sa réponse, tant sur sa vie philosophico-
angélique -que sur l'absurde roman qu'il appelle mon
histoire. Je donne, enfin, les mots de toutes les énigmes;
et j'ose espérer que personne ne sera embarrassé de
prononcer. Celui de nous qui n'aura pas prouvé ce qu'il
a avancé, doit être, et sera sans doute règardé comme
un calomniateur. Si je n'établis pas la preuve que
Brissot est un scélérat atroce et un fripon avéré'; si je
ne rends pas son infamie et. son hypocrisie 'aussi' palpa-
bles l'une que l'autre je ne demande pas de grace.
'C'est sur ma tête que doit, tomber l'indignation pu-
blique..
Je connais-toute l'étendue des' j'à!
pris. J'ai non-seulement beaucoup de choses à prouver
sur Brissot mais beaucoup de. calomnies graves à
détruire et je dois succomber sous ses coups, si je ne
remplis pas cette double tâché, le commencerai par
mettre. sôus les yeux du public un précis de ma vie,
un peu plus 'fidèle que celui que Brissot a donné de
la fienne. J'expliquerai quelques 'faits. défigùrés
et je détruirai les imputations fausses, qu'il a mêlées
ï'des' aventures qui ont fait quelque bruit, mais qui
en
Aa
est la marche que
je suivrai regarde. C'est la suite de ces
les .preuves de ce que.
,Les, qui se sont réunis
autour de leur prëte-nom ont joui un moment de l'effet
qu'à produit- son astucieuse audace.. et ils ont cru,, en
faisant était un non-'
nête-hpmmC' pouvoir surprendre l'opinion des Elec"
teurs ;,de la. Capitale ils ont; eu l'impétuosité mal-
adroite de faire pressentir que leur objet était d'avoir
un Législateur à. leurs ordres -et d'élire ce législateur
dans, leur Cprnité, Ils ont même osé calomnier les plus;
respectables Electeurs de Pans, et dire qu'ils étaient sûrs
de leurs .sucrages, mais. les moeurs d'une Nation,qui se
régénère-; ne. -sont pas assez corrompues pour que l'on
puisse redouter de pareilles calamités. S'ils ont pu en
.arrondissant ,les périodes du prétendu patriote Français
l'aider à, en imposer quelquefois ,ses lecteurs sur, sa
manièrç d'écrire ils ne réussiront pas aussi facilement à
entraîner les suffrages des Citoyens de Paris.
Le salut de la Patrie est con^éà des hommes dont la.
majorité estpure; etla jouissance qu'ont eue les pro-
nèurs de pr^ssp.t ne sera pas longue, S'il a aveuglé un petit
nombre -d'Electeurs qu.i,qnt été nom^ne's.avec^ lui dans un
les principes du patriotisme jne per-
mettront ,_pas que Les .membres du cotps .électoral, qui
ne sont pas des Electeurs de circonstances prennent le
change sur des. hommes qui doivent représenter la Na-
tiort Ce ne seront ni des gens, convaincus de faux et
de friponneries, ni même des novateurs qui seront élus
la nouvelle .Législature,, qui, si elle était mal compo-
sée, .renverserait infailliblement la Constitution. La
France serait 'bien malheureuse,, si le patriotisme pou-
vait s'égarer au point de députer à la Législature 5 qu'il
< '4 )
est le plus important de bien composer, Jés hommes
les plus avilis qu'elle ait dans son ..sein'v Si Brissot est
un .faussaire un escroc, sJil elît-uri calomniateur s'il
est un traître à la patrie il n'est sûrement pas.éligible,
Quand on aura lu ma-réplique on verra quels sont ses
droits à'i'estime de ses Concitoyens
ces qualités. Je ne pousserai pas plus loin, ce- préàny
'baie, ci j'entre en matière sans perdre de temps.
Quelque répugnance que j'aie de parler
concerne personnellement, c'est de- moi d'abord- que
je dois' parler.- • '̃̃ '̃̃'̃̃>̃[.̃'̃ -"̃̃̃•
Je .commencerai ma répliqué' par la preuve que la
dégcùrante. raps6diey;'întituleéj Précis sur'
Morahdè, ti'esVqu'ûn'tissu de plaies calom-
jiies,auxquelles quelques circonstances vraiesjmaiï défîgu-
réès, ont été ajoutées pour leur donner, ùh passèpbft. Si je
réponds, d'abord a cet article qui }est\e Cànclùstim de
la diatribe de Brissdt >' c'est que' la; chronologie des
faussetés qui s'y 'trouvent'! rapportées Pèxigei 'Je- né
négligerai pas ;;pàur-fcéîà:i' ies-c'ardmnies qui- précèdent
ce dispositif terrible:d,e l3arrèt'qu'à: rendu .Brissdt. !Tout
ie fatras qu'il a recueilli va ;së'rddùTre'àLlb'ieh peu de;
chose;
Je
jamais eu aucun
lès ir,stans; de mà; vie i
̃ h là
Des, on rie me croirait pas',
are mais quand oh serait disposëà
̃me.lé: passer ,̃ je ne le'serais pas à1 abuser.de' cette
indulgence. ';̃ !̃• ""̃̃ '{,
Ne voulant rien avancer qui puisse être révoqué en
doute [', je conviendrai franchement que j'ai été fort
inconsidéré et quef j'ai' eu une très-mauv'aisé:têtçi
sJe ne serai pas moins franc en m'exprimant iur les
<5>
vertus, -de Brissot, sur. ses principes, sur ses travaux-,
et sur: ses droits-a l'estime publique. Après m'être
présenté ;tel que je suis .etvl'avoir montré tel qu'il est
j'inviterai toutes les" personnes qui daigneront s'occu-
per et de" luLet de .moijj.de vérifier'quel est celui de
nous; dont.la, confession est. la plus Sincère.
..L'article par lequel Brissot. a fini sa diatribe contre
mbi!,> se. trouve, pages 46b 47 e.t.48 de sa Réponse.
Ce fragment. précieux intitulé. comme je 'L'ai .déjà dit
Précis sur le sieur Thhcnot de Morande est tiré mqc
àmot de la Folice dévoilée par Manuel pages 250.
251– –252– 25 3. du second. volume. Je désire que tou-
tes' les personnes qui liront ma Réplique veuillent bien
prendre la peine de lire ce Précis.. Je l'aurais réimprimé
moi-même sur une colonne.$' -avec,, la réponse à côté.
si je -ne .desirais pas que Manuel et Brissot t;rassent
un" parti utile'de leurs nobles travaux. Des Citoyens
aussi vertueux méritent bien d'être encouragés.
"Le 'Précis dit Manuel est très-exact sur l'état .de
mon père mais il à lourdement, erré', et: si je fievour,
lais pas ménager la: délicatesse de fflès: lecteurs, je pour-
rais hasarder une expression plus tranchante sur tout
le reste de ce qu'il appelle -mon Histoire.
iï,é Biographie r(i) Manuel me faitpasser du collége.,
•'danïnles' prisons,: mais c'est une erreur de chronologie
Sa prétendue note de police porte que j'étais
̃vâ: BiiisëoT ( voleur ̃)\hVkN'j: d'être iibertik. Ce-
pendant tolit 'd'une haleine-' il proclame que j'écais
libertin j' puisque c'est dans une maison de débauche
qu'il- me' fait brissottet une' boëte -d'on Il y. a ..aû-
tant d'absurdité et de mal- adresse' que de lâcheté
dans cétte calomnié.' .Pour aller dans une maison.
̃ 'graphe, '̃̃̃•'> '̃̃:l-i'r.\ :] /'•̃'
̃̃ <Y> ̃ -̃
de-
D'ailleurs Hya 'tant de1 maisons de dcbauçWf
que si l'on Vïhdiqùe pas' • celiè
prise et la personne' à qui-elli a -été prise v'oir
ne peut pas se;flâtter, quand' on est- 'un Manuel, ï
oti.un Brissot, d%recru sur-parole. On entend mieux
,ceci Brissot ̃ a escroqué mille francs h. 'M.
Vtsforges, pour V associer aux profits d'un établis*
sèment dont îlivt A FOUR.NI les ̃ comptes de
dépense ̃? jamais exisil
Mrissot s'est enfui 'de iondrts y de] sa maison dé.
et: il
sur son état ct.'sa fortune, t-
de restituer le montant d'un cautionnement:. auquel, il
s'était soumis:ÿ mais dont il avfl.it
sa fugue bànqutroutihf.Xt & prétendu qu'il avait
payé somme' ..cautionnée g un, M a .prouvé le. cqn-
traire i a. U,
preuves > et- ce >oat. -pas- tirés" des :ckpiers; de., l'an-,
Cartouches.,de la
doderne.Conïtae ,tput ceci. sera. développé, sa.'plaçe:j
je reviens .y ̃
Je r4pète.- que :}e; ne prétends pas dire que, ;£ je
n'aye pas été un, peu. libertin. Pou^;pe^ querBrissoC
fut. difficile; sur les termes
Vai'été. beaucoup for,-
tune que inon père pût- suffire;
les écarts d'une jeunesse, aussi fougueuse que.: l'a. été
la mienne'. J'a.vais..fait :mes calculs d'après, des; espe'
rances qui m'avaient 'été donnes,, ces espérances
furent déçues, et que je vaiç
mettre sous les yeux du public,. me .força dépas-
ser et» Angleterre. Ce
me firent écrire', et" je
<7Ï
qui sont' peut-être aussi médiocres que ceux de
Brissot, mais le,; mauvais goût'et les circonstances
lès. firent accueillir' davantage je m'enivrai de ces
succès éphémères, et je crus, comme Brissot que
j'hais un. auteur.. Quelque peu intéressante que soit
mon histoire je ne dois cependant pas aller, rapide-
ment. IL faut que je revienne sur mes pas, pour. rendre
compte dans un épisode que j'abrégerai autant que
possible des raisons qui. m'ont forcé de, m'expatrier
pendant 21 ans. •
.Comme le merveilleux ranime un récit lorsque le
flujet.; est insipide, j'apprendrai à M. Brissot que je
fus aussi dans mes classes une espèce de prodige
et que je. les avais finies à, 17 ans. Un Capitaine de.
Dragons ami de. mon père fut prié sur-la fin de
17.59, de m'emmener avec lui: Et j'allai --trotter la
plate longe tournez, à droite et à gauche énfin j'ap-
pris à faire haut les armes à mettre en joue, et
̃à faire feu comme, tous mes camarades. ̃̃<
Pendantque je ne rêvais que combats et que gloire,
un coup de feu à la cuisse vint calmer mes sens
et m'envoya pour six moins l'Hôpital. J'étais resté au
beau, milieu d'un champ, avec quelques-uns de mes
camarades dont l'histoire finit ce jour-là. Ce ne fut que
:quelqués: heures après.avoir été blessé que je fus enlevé
sur une civière, qui.me servit de brancard, etporté par les
bonnes gens qui me ramassèrent, dans une ferme où
je trouvai de l'humanité de la vertu, de la paille
franche et du boui.llon. Lé barbier du village mit le
premien appareil et comme le lendemain je respirais
encore je fus- conduit à Lipstad. Ce, ne. fut que
six -.mois après que je pus me rendre en -clopinant au
Régiment, d'où je revins chez mon père,. avec une
jambe très-roide., et des, mœurs qui ce l'étaient pas
C*J
;ta paix se fit au mois de Janvier 1763 3 et ma. carrière
Jnili taire se trouva ̃fermée. Mon père., le
thcore vrai voulait rn'&uàcbctf au bafreau; et mot
je n'aspirais quia rentrer au service. Je iisaisibien
quelques livres mais ce n'était ni Cujas 3 ni Damât j
et je passais mors mc'chs.tisveîs.
Poète Les • jeûnes demoiselles de &a ville étaient oa
chantées ou cri'ùquéss par ma muscV selon., l'accueil
qu'elles me faisaient.; Parmi ceÙcs que je chantais lç.
plus volcnoers H en étaic une- «ès-aimablô'et: très-
vertueuse mais un pîu coquette. 1, .qui recevait quelque-
fois 'aies madrigaux mes idilles, et mes couplets.
Cette complaisance m'avait fait imaginer que j'étais le:.
maître de son coeur, et que je défais- avoir de grands
Je fus trompe dans cette attente. Un de mes coaipa»
-triotes son -Voisin '̃; beaucoup mieux découplé que moi
lui faisait une cour très-assidue j je devins jaloux comme
M tigre. L'ayant' rencontré', avec mon Rélèn&sous le
brus, je lin/tins un propos fort dur, je n'avais 'qu'une
houssine' la 'main ec il ,3 voit 'Pépée au càtéj je -fis
un k£fte ind/t5"2* et il àêga.ÏB&. te hasard me servit,
je désarmai mon rival, soii épéVfuc cassée., et: il fut
blessé grièvement à la tête avec h monture de son
arme, -Mes araoù'rs finirent par un procès en dommages
et: '-̃'•̃ •••• •'̃
Mon 'père,- dont, je chérirai toujours .la, mémoire.;
traite avec une sévérité., qui ne pouvair
poiiit adoucir mon caractère ,̃ se fit rendre
circorrétancesVil vie que je n'avais pas tort; et ilvm-atti-
L'information me
j'ayais^a
pas été
ses camarades de veni?; tirer vengeance de
passé entre nous. r • '̃̃̃̃
(9>
B,
Ce furènt les suites de cette dispute. et non le bris..
sottement d'une boîte d'or qui engagèrent mrn père,
instruit que l'homme que j'avais désarmé et blessé était
revenu dans la ville, et que nous étions convenus de
nous rencontrer à demander ^une lettre de cachet
contre moi. Il se rendit un. beau matin dans ma. cham-
bre et non seulement) il s'empara de mes pistolets
et de una Ëamberge t mais il- enferma mes habits'
ec ne .me laissa que l'usage de ma lobe-de-cham-
bre et d''nne paire de pantoufles.
Peu de jours après, mon père apprit que j'escaladais
toutes les nuits les murs de son jardin et qu'équipé
d'une redingote d'emprunt ét armé comme Robinson
Çrûsoé, je me montrais par toute la Ville. Il redoubla
de vigilance, et dissimula ses intentions; mais il'ré-
solut d'empêcher une rencontre. Ce fut alors seulement
qu'il s'adressa à l'Intendant de la province, et dans ce
temps-là cous les Intendans avaient des cahiers de
lettrés de cachet. Il en obtint une son .coeur cependant
résistait encore: il me. parla même avec beaucoup
de douceur. Dût Brissot me contredire j je déclare
que je ne me rappelé pas cerre'scène sans attendrisse-
ment. Elle aurait dû décider de mon sort. J'aurais dû
tomber aux pieds de mon père, et suivre- «es confeilsj
mais.j'avaisle coeur-ulcéré je ne voulais pas que l'on
imaginât que je me prêtais à éviter mon Antagoniste:
Quoique j'écontasse mon père,.quoique je gardasse le
silence. Je me permettais de raisonner et d'avoir des
opinions, contraires aux siennes. Les malheurs de ma
vie viennent de ce moment d'opiniâtreté. J'aurais
dû laisser triompher la nature de la puérile va-
nité/, qui l'emporta sur mon amour pour le plus digne
des. pères. J'aurais pu céder avec' d'autantplus de rai-
son à ses avis que l'on n'aurait eu aucun reproche à me
Cio)
Comme quelques affaires appelaient mon père aux
états de Bourgogne qui se tinrent à Autun éhv 1764
(je n'avons pas encore vu Paris, quoique le Manuel
th'y fane arrêter.le 24 Juin 1763 ) il me permit d'y aller;
mais il apprit .que j'allais dans dcs maisons de jeu
et que .mon antagoniste était arrive dans cette Ville.
Il apprit aussi, et ce fut de moi-même", que je cher-
chais à faire un emprunt car il était chez la personne
à qui je .m'adressai1 pour cela. Il m'entendit faire mes
propositions, et il parut. Son coeur avait balancé
jusqu'à.ce moment mais la démarche que je venais de
faire le décida, jé fus arrêté la même nuit, et conduit
che^ les très-révérends Pères de l'ordre de S. Fran-
fois, 3 vulgairement appelés 'Cordeliers. Telle a été la
'cause de ma détention.
Au. bout dé huit jours, je parvins m'évader de
ma cellule qui était au re[ de chaussée, et qui valait
bien, un cachot. Je m'ouvris un passage à travers u4
mur de :cinq pieds d'épaisséur, et j'allai chanteur mon
triomphe dans une maison 'd'où mon secret s'évapora.
Un grand drôle de six pieds qui était le gardien des
révérends pères son gros vicaire deuxàssistans ro-
bustes/ ,.et quatre afnliés de la Sainte Hermandad arri-
vèrent au dessert, dans la maison où je soupais, 'et ils
me remmenèrent. On me donna une chambre qui, au luxe
d'une double grille de barreaux, unissait celui d'un rang
de solives placées toutautour, et cela 'à-un pied et demi
des murs qui devinrent ma nouvelle enveloppe. Je n'y res-
tai cependantque ia jours.Je démontai une solive, j'at-
tendris, avec de l'eau la -pierre dans laquelle étaient en-
clavés les barreaux j'en détachai déux, èt je m'évadai
une .seconde: fois.
Un malheur était arrivé pendant ma détention, qui n'ar-
rangea pas mes "affaires. Je fus accusé d'être père; et
ce secret qui avait été gardé jusqu'au moment od je
'< « >
éis arrêté. échappa- à qui. en était1 la de-
positaire où el!e me vit captif. Cet accident
diminua que ma mère prenait à moi j. et
ira. seconde évasion qui aurait infailliblement faiç
plaanger les, dispositions i nacn égards par ,qa ciguës. cir-
constances qui annonçaient de l'énergie dans tnoilca.-
ractraÉe, aggrava mes tons. Cet incident devint lesujet
ds grive que l'on qui contre moi,
̃Je! se m3p|oignaL cependant. poinr encore. Ce fu;
chez, utië de mes. paientes. que je me retirai et mon
yèic qui. fut invité rendre » me vit et me- parla;,
Il'ip'e. parla encore -avec bonté. Peut-être ne lui parus-
se pas assez sensible a.ux torts ¡que j'avais eus; peut
être ne trpuva-t-il past dans la manièro dont je m'ex-
ptsmai, le ton de soumission qu'un fils doit- à son père,
des fautes. Quelles çjuc fus-
sent ses intentions en se retirant, je les ignore; mais
iq le vois iio\ite pour
crus remarquer, qu'il
.versait Eues firent leur effet,.eç.je. me pro-
posa défaire tout ce qu'il voudrait. H était onze heures,
lorsqu'il ;rne. quitta;, je me retirai pour lui <fcrire:]'a-
vais, besoin do soulager mon cqeury ct deux heures. sonnée
rencava.BC que je ne fusse ail Ht» .̃
Je ne dormais -pas ouvrir ma
toujours des -et
Ia:yoe de quatre hommes armés qui s'avançaient vers mon
leur, tête ? .m'apprit qu'elles
saut du lit à la porte,
Reux .sabres Jîiids me..furent présentés t ils ne
pies :quï-ét,ajt Se- plqs;pjro.fhe- de moi >: voulut m^- saisir
je ^.tendis 'par terre d'un coup de pojng,
et ma chemise fui resta, dans les mains". Jj tirai 3a .porre
sur raoij et j'enfermai les arçéteurs dans jga chambré.
c •« )
J'étais nud il gelait a. -fendre les pierres. ( c'e'tait
le 6' Janvier 1764 ̃)'< Je' franchis un mur de dix
pieds dans cet état et je me trouvai au milieu des
glaçons d'une petite rivière (RArrou'x ) que Je traver-
sai. La rigueur du froid ne m'arrêta point. Je fis une
demi-lieue,1 avec une manche de chemise pour tout vê-
tement, avant d'arriver chez un ami de mon' Sffèire
où l'on me: prê>a.' des habits. Eh bien! je né renon-
«jai'point encore à l'espérance de ramener mon père., et
je restai dans les environs d'Àrnay-te-Duc pendant
que ses 'amis négociaient une réconciliation, qui enfin
s'effectua. Le père- du ci-devant Procureur du Roi
^'A'rnay-le-Dùc (qui tst aujourd'hui un des Juges du
'District et qui a été mon camarade de collége (1)
s'employa avec le Maire de la Ville, 'et ils réussirent
dans cette négociation"; Mon" père mê'reçut et je ren-
trai dans'sa maison.. ̃
Si de nouvelles 'craintes ne m'avaiânt"pas été inspi-
rées si j'avais pu croire^ mon père'1,' revenu de ses
'préventions j?jë nè'më serais jamais' décidé "à quitter la.
maison paternelle :'mais je vivais'dans des transes conti-
nuelles, et l'état qui m'était propose ne me plaisait point. Je
pris donc, le parti de m'éloigner,' et de me rendre dans
la Capitale. Ce fut au mois de Mai 176^4 que j'y 'arrivai
pour la première Yots. J'atteste siir 'l'authenticité des
faits que je viens de rendre ( qiië MM. Bris"sx3t/ Ma-
nuel et Compagnie peuvent regarder comme un roman,
's'il leur plaît!) le témoignage d'un' Membre de :l'Às-
semblée des plus ^i'iis
patriotes qUi jouit de la plus grande considération et
qui "témoiyriàg'e de M. Boùillote
Curé d!Àrriay-lé-Duc et Dépùïé' du:ci-à'evànt Bailliage,
d'Auxors. Je le prie de' me ^pardonner la liberté de le
• <x>
Ci3)
citer, comme témoin, sans l'avoir prévenu; je prie égale-
ment mes lécteurs de me pardonner des détails si dénués
d'Intérêt. Quand on a affaire à des calomniateurs ,qui ont
heureusement autant de mal-adresse que de noirceur et
d'audace qui parlent de vols de boîtes d'or et de bour-
reaux,lorsqu'il n'est questions que d'étourderies ët d'éga-
remens de' jeunesse il faut les mettre à leur place, pour
reprendre celle que l'on,desire occuper dans l'opinion.
Le plus sûr moyen de confondre la calomnie, est de dire
la vérité, et d'invoquer des témoignages respectables.
Pendant mon premier séjour Paris, le chemin de la
'fortune était d'avoir des protecteurs, et je réussis à
me faire présenter dans les meilleures maisons. Mal-
heureusement je n'étais pas assez riche., pour soutenir
le ton d'égalité de ce temps-là.. Il me fit faire des dé-
penses au-dessus de mes forces, et je me trouvai,
entraîné par ces dépenses au jeu et par le jeu dans des
dépenses nouvelles.
Mes ressources s'épuisèrent enfin: et la fortune qui m'a-
vaitfavbrisé d'une manière, assez ràpide, me fit éprouver
des revers. Mon père me faisait observer; un domes-
tique infidèle rendait' compte de mes affaires cepen-
dont j'avais réussi à parer, pendant. près de cinq ans
le coup qui m'écrasa en 1768. MMi 'de et
juliot furent cha'rgés par mon père* de solliciter l'ordre
de me faire mettre à Saint-Lazare; j'avais eu malheu-
reusement, quelques jours avant la demande qui en fut
faite au Ministre, une aventure qui m'avait fait du mal-
heureux Flesselles, un ennemi. Il avait pris' sous sa
protection et caché dans une petite maison, à la bar-
rière de Mousseau, une Demoiselle Danezy, avec la-
quelle j'avais formé des liaisons -je fus instruit de sa re-
traite et j'escaladai le mut de son Jardins, pour la
lui enlever. Si M. Louis de.Rochechouart vit encore,
c'est son.témoignage que j'atteste ici, ainsi que celui
( »4 >
̃de la Demoiselle Danezy elle-même que je n'ai pal
vue depuis mon retour. J'atteste aussi celui de M. de
Sartine, pére, tant sur cette aventure que sur toutes
les circonstances de ma détention. J'en atteste les dé-
pôts auxquels Manuel a, eu accès qu'il a eu l'infamie
de spolier, er l'impudeur de rendre publics. Et ce
heureux prétend se' faire un titre DE SON forfait pçue
être élu Représentant de la Nation Si des gens com-
jne Brissot "et Manuel pouvaient jamais être,élus il
p'y aurait pas de !raison pour -exclurç le dépeçeuj
Samson et le coupeur de tètes. "̃̃
La, lettre- de -cachet contre moi n'aurait pqjn* 4tç
accordée peut-être sans mon aventure avec Fies?
scjlcj mais elle. le fut sans hésitation de la, part dq
Ministre parce que cette plainte particulière ajouta
à l'intérêt ,de la demande qu'avait fait faire, mon
père. Je fus mis d'abord au secret au Fort-l'évêque
d'où je trouvai cependant le moyen de communiquer
au-dehors, et d'écrire i différentes personnes avec les-
quelles je vivais en. société. On, m'apprit que je devait
,.être conduit Saint-Lazare ;'je .redoutais:,cette prison-,
.et je demandai comme une grâce' le château de
.Quelques jours après,, le nommé ;Marais. exempt
de police vint a deux hépres du..mapn m'annoncer
qu'une chaise .de poste m'attendait et qu'il allait mç
conduire au Château d'Armentieres. Ce fut en arrivant
dans la maison des Bons-fils de cette:ville que je sentis
le persiflage cruel de.ce malheureux. Autrefois on attar
chait de ]la.. vaine gloire à être ..claque muré dans tjsllç
ou telle prison, et quoique puissent dire mes ennemis»
j'avais vécu de marnière à éprouver tous les besoins 49
l'opinion ,et de l'amour-propre.
• Je croyais arriver- dans un château, je me trouva.j
dans une maison de force, j avec environ cent cinquante
infortune's, dont près de vingt m ont dû leur liberté,.
CxO
J'atteste ici lé témoignage de M. Chatclara.de Champ-
villiers, de "M. de Montigny de Blûis et du sieur
Hannem, brasseur.' Cé sont trois victimes que j'ai fait
sortir. Le souvenir d'avoir contribué à briser leurs fers
me laisse encore .des impressions douces.
Au bout de dix mois et dix-huit jours, (j'ai compté
tous les inftans.), je réussis par mes protections et
par mes amis, à obtenir de mon père son consente-
ment à ma sortie et la révocation de la lettre-de-
cachet qui me retenait prisonnier.
Je revins à Paris mais la pitié de l'orgueil est inr
supportable. Des gens avec lesquels j'avais vécu dans
la-plus grande intimité, me disaientque ma détention ne
changerait rien à leurs sentimens. Leur accueil était bien
le même mais ces consolations me déplaisaient, elles
rendaient jna vie amère. J'eus une affaire avec un M. Du-
saux qui fit quelques bruit et je reçus un ordre de me
rendre en Bourgogne ^auquel je n'obéis pas. Cet ordre
que l'on décorait, alors du titre de lettre d'exil
changea dé nature, et j'aurais' été arrêté pour refus
d'obéir, si je ne m'étais,pas esquivé. Une ode que je
fis contre M. de la Vrilliere, et que je rapporte id
quoique je ne fasse point un recueil de poésies mit la
police à mes trousses, et peu s'en fallut que je ne fusse
arrêté de nouveau.
Ode sur' M. de Saint-Florentin, lorsqu'il fut créé
Duc de la VrïlU&re.
q Un petit taint invalide
De son titro dégoûté,
Centre un,honneur moins solide
A troquA sa sainteté.
Par-tout on en fait la féto
Chacun Jgagrie ce marché
Si le 'saint homme s'apprêta
A partir {lotir Son •ÏJttth*.
Petit saint, l'on' n'est pas dupe
De ta fausse humànité,
L'on voit le soiti qui t'occupe
En changeant de dignité.
Tu mets l'abri ta tête
Sous un talisman nouveau;
Quand on attend la tempête,
On se couvre d'un manteau.
Jadis Sylla fit de même
Effraye do ses forfaits
Il quitta le rang suprême
Et voulut mourir, en paix..
Ces traits sont dans la nature.
La paix d'un cesur criminel
N'est que dans la vie obscure:
Le crime fuit lès autels.
Crômwell qui, dans sa patrie
Versa des fleuves de sang/,
Rougit de sa barbarie,
Cesse de vivre en tyran.
Mais ce n'est pas la clémence
Qui pénétre dans son coeur
C'est l'effroi de la vengeance
Qui rallentit sa fureur.
Déjà la griffe infernale
Qui ferma tant de guichets,
Ne tient plus l'urne fatale }
Qui distillait les cachets.
Déjà le bûcher allume ̃•̃̃̃
\L'affreux monceau des décrets;
Et la flamme enfin consume
Les plus horribles secrets. •
Je vois vers ta pépinière
Le duc emporter .le saint
Et le petit la Vïillièrç ,•/
i Remplacer
i'i?)
remplacer Saint-Florentin:
Slàîa l'amour ouvre ûiié brèche
r Sur Je fort dé Sabàtin
Et de Soif Ane (i) part là flécha
Qui viene lui percer lé sein.
Avancez, triStes victimes,
̃ Qui gémisses dans les fers
Sortez du séjour des crimes
:tous vos tombeaux sont ouverts.
.Armés de votre innocence
No craignez plus vos bourreaux.
Pour le bonheur da la franco
Il n'est plus de Phclipeaus.
Voîll ce qui ( après mon aventure avec tarais
yèrkilléâ) a accélère mon départ pour l'Angleterre:
DànS le' 'temps ou cette Qde fut 'faite, il aurait beaucoup
mieux hlu aller en carrosse à la porte de Tesnière',
et lui demander Un tiroir de bcîtë d'or pour en choisir
Une, après avoir donné vrdrè au cocher <£ avoir l'éiL au
guet, de fouetter qûan'd on aurait le tiroir en main (2)
qàé de se rendre coupable d'un délit aussi atroce.
j'invite Mniiel 4 réimprimer cette 5'dc dans là nouvelle
édition de la Police dévoile'ë, ét de me traiter comme je
le mérite pour avoir fait des vers aussi mauvais.
.J'cftais instruit que Marais avait un ordre en pocher
et je -le rencontrai dans le grand commun de Versailles
au' pied dé rè'&calier de M. de Alontboissièr. J'étais
afifie'j je le lui disetjê hirafino'nça'i qü'il ne m'arrêterait
pas. Marais avait la respinuign courte et il érait
'pesant: j'étais "a-lors très-ingambe' r.ipieniôt une grande
distancé se trouva entre nous. Le lendemain je partis
po'ur me rendre dans lé pays dé Liège par la Charn-
CI) Ceci s'entend.
Cette àriecdoïe ésc connut:
( i.8 )
pagne j'allai de-la Bruxelles et je m'embarquai à
Ostende pour l'Angleterre. Voilà l'historique de toutes
les lettrés de cachet lancées contre moi. Je ne l'ai peut-
être pas assez raccourci un récit aussi insignifiant n'est
pas intéressant- pour le public; mais c'est la première
fois de ma vie que j'en ai parlé, et j'ai éprouva le be-
soin de soulager mon cœur. Je n'ai point dit que Madame
d'Henrichemont m'avait présenté à M. de Poyanne son
père, qui ne prodiguait point sa biénveillance, et qu'il
m'en témoignait beaucoup. Je n'ai point dit qu'il m'avait
admis dans le corps des Carabiniers qu'il voulait m'at-
tacher à l'équitation d'e. ce corps, ce qui, comme on le.
sait, était la route dé l'état- major. et conduisait sûre-
ment à la fortune. Aujourd'hui les temps sont changés >'
c'est en se parant des vertus que l'on n'a pas que l'on.'
y arrive. Te finirai cet épisode, en disantque M. deSully,-
qui était alors vicomte.de Béthune, n'aura sûrement pas
oublié quoiqu'il fût très-jeune lorsque j'eus l'honneur
de le connoître la .circonstance dont je rends compte.:
l'intérêt que prenait à moi sa belle-sœur et M. de
Poyanne lui sont sûrement; connus. de Fosseuse
qui depuis a été duc de,Montmorenci, peut-, également
se rappeler ce que j'avance.,
Pour mettre Brissot .et Manuel; sur des traces plus
sûres que celles qu'ils ont suivies jusqu'ici, je leur
observerai que, s'il'y a cent mille des personnes qui yi-
Vaïent de mon temps à Paris qui vivent encore ils en
trouveront au moins cent par mille qui m'ont connu,
et je n'en ai pas vu, cinquante en tout depuis que js
suis revenu -ainsi je ne les empêcherai point de se
procurer d'amples informations sur mon' compté. Qn
ne leur dira point que j'ay.e été un homme grave, tou-
jours rêvant ou prétendait rêver au bonheur de l'hu-
manité; mais on ne leur dira pas non_plus que j'aye
fait le' malheur deceux avec lesquels, j'ai eu des liai-
(19)
Ci
sons, £e vertueux Brissot ne peut sûrement pas eli
dire autant.
'A' mon arrivée en Angleterre, je me trouvai ex-
posé, comme tout homme qui s'expatrie sans avoir
la connaissance des lieux qu'il va habiter, faire de-
mauvaises connaissances. J'en fis une, qui a été eri
effet rrès-malheureuse pour moi. Ce fut celle d'un
sieur de Courcelles qui .se fit donner la mission, de
surveiller ma conduite après m'avoir excité à me.Ii-
vrer l'aigreur que m'avaient donnée, les persécutions
dont j'avais été" la' victime. Il fit plus;. il me reprocha'.
ma paresse quelques anecdotes que je n'avais écrites
que'pour amuser une Société de dix ou doute per-
sonnes qui se rassemblaient dans sa maison, lui parurent
mériter d*étré' imprimées.. Voilà l'origine du Gazetier
cuirassé: dans' lequel cinq à "six yersonnes déposèrent
leurs resseritimèns. C'était alors sans doute une production'
piquante pour' la curiosité; elle renferme quelques para-
graphes qui ont de la gaité; mais cet ouvrage est de beau-
coup inférieur atlic' gentillesses qui sont à l'ordre du jo'ur.
Ce rimas d'anecdotes fut conçu, écrit, copié imprime
Je dois Il Mademoiselle d'Eon que Manuel et Brissot
citent lajustice de, déclarer qu'elle m'avait'averti de ce
qù'e'taït Cou'rceiïés. 7'ai eu, depuis ce temps, un pro-
cès avec elle, qui Rit trop de bruit pour que je le
passé' sous silence y mais elle a eu la franchise de con-
venir elle-même que sans un moine défroqué qui lui
servait de Secrétaire, nous n'aurions jamais été brouil-
lés. Quoiqu'elle ait été mon ennemie, je ne redoute
"point' son' témoignage, parce que je la connais. Elle est-
instruite de toutes les circonstances relatives à l'homme
dontje parlé, et {'impression du Gazetier cuirassé
ct elle sait très-bien que si les ressenti mens, que j'a-
'vais dans le'coeur, n'eussent pas été échauffés 3 toute mort
( 20.)
ambition était de rentre}- en France. Ce projet ne çcin»
venait point à l'homme'que j'avais choisi pour conseil.
pondant sa cuisine sur les avis qu'il donnait, il avait
besoin d'en donner d'intéressans.
Les personnes qui n'ont point lu le Gazetier, et qurç
entendant ]o urnellement
c'est un ouvrage horrible 3 peuvent s'en faire une idée-
enlisant la la Taille; en .y mettant
toutefois la différence que l'un était amère
des abus des mœurs' er. des Grands
que rautre'est dirigé contre
si Brisspt eussent fait le Ça^ener, ç,uir^ssé., lesmalp
de dire loyaiemen? cqrpn^p
un enfant de la peineraient c.o.mrn^
Je pre'curseur de la Révolution et
litres de. gloire, Ils diraient que ç'à é'té :1e premier, p,é.-
t,ard que l'on ait
Çouv.crnernent et. que sans eux
'̃̃̃̃
Mademoiselle d'£pn sait aussi
la police appelle UN
il -dit
tables. Ça été tout uniment,
vérité, loTsque.l'on se.CjOnfesse au publiô, Iç.djépi^
v,qir' expatrié qui me, fit imprimer cet ouvrage. Ma^
demoiselle d'Epn que personne rendre,, compte,
de. la résistance
dans les, premiers moment pq.urf ,mJengage.r.
ces, mémoires. 'r. j; ;̃̃̃
a.ya.i.t été charge
7e refusai ses offres, et je lui/fis, même
çrpire, qjU' avait des
exprès pour
'?-*o
un piège. II s suppôts de por
lice- que; je -fis- repartir 3 en prenant des Warrant
( ordre (
Pp. furent. MM.. de. lauragiiajSret.-de. Beaumarchais
qui des mémoires
seciets en, marché
eussent £té
faites, et relies allaient partir, lorsqu'Us
arrivèrent à. Londres..J^Tarc Michel Rey d'Amsterdam,
le, Mb/aire Hirçîiraan plusieurs libraires -de. Bruxel-
de Rduenrçt de Paris attendaient
mais J'éditiçn. et le droit de propriété'
^y.açt; épé,: vendus." en gros n'eurent .pas lieu,
propqsà/çfe vendre, de s, offres
furent foires j et le marche fut con-
clu. sang pour
que r^pitre.dédjcatpire au et l'içtroduq.
euss§n,tôçt4
tende qui ne
le?
^^ve'nemens qui devraient

Si'è'È J/^l
l'époque dent je parfe, courte
La calomnie
les
sous mes;
P.ipds. .̃.
rgpmoLrq intituh' Mcfrioirc^ pour moi 3 par
moi comte, il se
Ç-ro*1Y? :Ç?i ?%f ^a°s l'épi tredédiçatpirc adressée à M,,
passage -.qui me fir,:ijrnpri-
ïflçt une: ïéponse. aussi çonice,
(iO
moi par un lïômmVcjui-'gàrda l'anonyme. On'm'assura
qu'ils r-taïent de ils- n'étaient point
de lui. Je fis imprimer une réponse à- ces. vers et je'fis
un 'pamphlet p'cW'^rép'oïïdfe -à Fàrticié qui- nié rcc!n-
ce'rtiait 'dans' léi;Mém;ôire. J'en-Iûs -'•les: éprëuvës'à'
quelques amis;de M'.Jde 'Làuràgùais^ ;qû.i' avait sur, 'moi
l'avantage de connaître lés loix vde ri'Ângleterre ,'0^
je ne faisais que "d'arriver :;il rnë' fitua-prbrè? pouc
défense. Nous étions arrives i la "Véilië' du jugënàent^
lorsqu'une conférence enrré l'Âvôcat' de :M.d'e' Laura-
guais et le mien terminâ; 'cônsèritis par-
inon Procureur j à brûler^ la ̃rëp>ofise"qù-e j'avais' faite1
a'ii;mëmoire. Le failssàirc il£ 'cùlo'mniàieûr Brissot
affirme que .je- m'agenouillai publique"* ent', ét: que
5c veur répondre; à -'tout.' Ma réponse fut '-brûlée Cheià ,«
l'Avocat de.'M; Trois -oir "quatre gazet-
Oft'commerice à connaître en Frànce-ce -'qù'e;'sont Jêâ
versions 'différentes 'd'une memè! à'fFiiré1';1 èlt-lë-'càs
que? l'on 'doit
version de ce !q(iiU s'est ^ass'éJ éfttre
'tbrlsqu 'il revint
né-' (ioBriut il me- rendit- plus de; justice-
qu'à me;louer de;%es;pf6cédés|:sr depuis -q'ué' je suis1
de retour à Paris, M. de Lauràguais avait été-en Ville';
je ''mev'iSerais'- ëmpîi-essé d'aller" lui ̃ 'àrihbricei' !mon
retour. «-Il aurait été-' une des premières, personnes
que j'aurais vues ^'jparce 'que 'sa conduite-' loyale ,'en-
vers moi a 'efïkcé sans retour le souvenir- de quel-'
qùes • ex'prëssibns =qùi .'ne 'sont pas venues de,' son
̃<̃*?)
On l'avait assuré que j'avais cherche faire croire
qu'il avait tra.vaille.au Gaufrier cuirassé ec c'est
ce, qui. le fit s'exprimer dans sa' lettre à M. son père
comme :il Je Et. Je doute si peu de 'la candeur de
-de Lauraguais, que je déclare ne l'avoir point
prévenu de ces qui j'imprime. Il m'a appris à..lé: con-
.naître ce.ne sont pas des Brissot et des qui
.'pourront; me faire prendre le change 'ur, la maniée dont
je dois, repousser leurs calomnies; ils ne dirtpçronî pas
non plus les sentimens qui doivent rester dans mon cœur
sur ce qui s'est passé-entré M. de et mdi.
Un autre calomnie, àussi lâche, aussi atroce qu'elle
.est absurde. est que j'ai servi les ministres Anglais,
.notamment le -duc de Bedford, mort avant mon arrivée
.à. Londres et par conséquent hors du ministère. Quant
.au Lord Nbrth il a été ministre 11. ans pendant le séjour
que j'ai fait en Angleterre et je lui ai parlé trois fois.
.L'une (c'est, la première ), fut de la part de Madame
Gécil belle sœur du Lord Exeter, qui, à ce que je
-crois; vit, actuellement à Paris. Elle était brouillée
avec son beau-frère, et comme j'avais écrit les lettres
qui devaient opérer^sa réconciliation., elle les signa
et je les portai au Lord North de sa part, pour les
remettre au Lord Exeter. J'ai été en 1778 lui annoncer
que tant que:la 'guerre avec l'Amérique durerai, je
vivrais 3 .la campagne où je m'étais retiré et où j'ai
,vécu:en effet jusqu'au- mois de Janvier t783 que la
,paix se fit, .v •.•̃̃
Ma troisième' entrevue a été pour le prévenir d'un
pi,£ge qui m'avait été tendu 'par ,un nommé Halswell
capitaine d'un navire de la, Compagnie des Indes
et:Èour le prier dene pas oublier. qm.je l'en avais prl-
venu. S'il est un homme sur la terre qui puisse prouver,
que j'ai eu plus de trois, entrevues avec le lord Nornh
pendant iz ans, et cela chez lui je passe condam-
e a )
featiôn suf toutes les calomnies qui se trouvent et
tiaris la réponse de Brissot' et dans lé cKéf-d'œùvfe'dé'
Manuel. Il faut être' bien ignorant pour croire qu'un
Ministre d'Angleterre qui veut faire ̃ Mettre des para-
graphes dans les papiers anglais s'adresse ;urt
étranger.
Le procès du malheureux la Motte est impriméV Oh
sait comment cette victime dé ses mauvais c.hoik, de
'ses fanëstes liaisons et de son impriidehré sécurité'
il été trahie /et dénoncée. RatcUfTé L'owtfiéfiow.et Bail
qui ont dépose. contre lui ont eux-mêmes rendu compte
de leurs. perfides complots dans'leur déposition^ 'Lé
,.procès existe, on peut le lire et je ne m'abaisserais
point jusqu'à re'pàndrei la lâché
j'ai été un de ses pfihcipàux délateurs et qu'a 'cette
occasion j'avais reçu ïào guinh's', si je ne voulais
.faire voir combien doit être bas combien ••doit
'Être vil celui qui fait là note que Manuel p'rdJî
tend avoir trouvée dans le tabefriâclë qu'il a crochetée
Mes détracteurs terminent l'article qui devait m'âty
térer qui devait m^ plonger dans -le néant en disant
•« que depuis' \z ans j1 ai paru changer de goût pour lès
libelles > et 'que lai voulu faire' oublier 'les horreurs
de ma vie en me rendant utile seeonêux^
en mejettant dans Pespib'nagê. ce C'est 'là" mission qu'ils
» me donnent » qui m'a fait obtenir j et disent-ils, 1>
DE MONSEIGNEUR LE COMTE DE VERGENNËS
la permission de revenir en France. ,) Chaquë expression
de ce dernier article prouve là bassesse l'abjection et
l'ignorance de l'homme qui l'a écrit. Ceux qui ont
recours à de pareilles autorités1 se mettent à là place
'de leur garant j-et partagent les sentimën's qu'il iris'pire.
Si l'espionage consiste s'attacher à connaître lès
progrès du commerce d'un pays, et â chercher à en
'découvrir les causés prendre des reriseignëmens
sur
(•25
p
sur toutes: ses manufactures se. procurer' l'entré.,
dés ateliers, dont l'approche est le plus difficile; j'ai
prouvé à un grand nombre de Français qui ont voyagé
en. Angleterre pendant le long séjour que j'y ai fait,
et' qui sont venus metrouve.r que j'ai toujours, été. un
espion très-officieux et si j'y étais en ce moment-ci, je^
ferais encore cet. espionage. •
Si c'étoit a Londresque j'écrivisse une feuille publtr
que,, j'épierais, comme je l'ai fait pendant sept ans et
demi, tous les mouvemens delà politique de l'Europe
le mieux et je ferais arriver dans ma feuille tout ce
qui. pourrait être utile à mon pays. Je .prie les personnes
"qui ont Ja- collection du Courier de l'Europe, depuis
le' 20^ janvier. 1784, jusqu'au 14 mai 1791, ce qui fait
bien en effet sept'an^et demi, et donnpà dçuxyplumcs
par. an, quinze, volumes in-i°. faits par. moi, de vou-
loir bien y jeter .le? yeux, Ces personnes verront que,
quoique je ne donne pas, cumme. Brissot une, longue
liste de pesans tra-/ai'x, je pourrais donner k une im-
mensité d'articles qui se trouvent dans, le -Courrier le
titre de mes auvres; je* pourrais', si je le voulais, extraire
quelques 'volumes de, cette collection, qui prouveraient
qjie j'ai aussi publié, mes rêves. Depuis l'année 1787,.
qu'ont commencé -les lefçre d'un voyageur, je me suis
permis de donner, sur'le gouvernement et sur la cons-
tuution. une multitude A'Esspis que je n'ai pas eu la
sotte vanité de regarder comme des préceptes mais
seulement'comme des notés instructives. J'ai la satis-
faction de. pouvoir dire et prouver qu'il en est. un grand
J'ai eu de grands torts, aux yeux de, cinq
c'est celui de n'avoir jamais trempé ma. plume dans, le
sarg des,victimes' de.la révolution .pour en souiller
pia feuille. Comme ce-n'est
C**Y-
qui la guidera jamais ;)'at toujours'attache le plus
profond ^mépris à leur opinion sur moi j'ai regardé,
et je regarderai toujours les massacre pour-ce qu'ils
sont. Si je voyais y-dans une insurrection Brissotar-
riyer par ses fenêtres sur les pavés de la rue Eavart,
je dirais peut-être dans le premier moment, que c'est
un grand, scélérat de moins mais; je regarderais sa..
mort comme un assassinat. J'aimerais mieux mille fois
le voir sortir paisiblement de Paris en donnant le
bras a. M. SAMSON et légalement touché de sa 'se-'
nielle que de lui Voir-faire illégalement
une seule égratignure. '̃ [
Les reproches les plus sanglans que Panait pu faire au
Courier de l'Europe, ont porté sur ce que jJai ddçloTé le
genre de mort dcBerthieretde'FouIpn. S'ils étaient cou-
pables dé tous les crimes qu'on; leur'* imputés ils
devaient; périr mais leur supplice devait être un
sacrifice et- non pas un outrage aux loix. Mes
sentimens révolutionnaires ne franchiront jamais- ces.
limites. ̃'
C'est de. cette manière que j'ai toujours parlé dans
le Courier de l'Europe des catastrophes sanglantes, de'
la Révolution-; et ̃'c'est ce. qui a fait .'dire aux Bfissot
et Compagnie qui 'peut-être ne savent pas ce que c'est
que d'avoir. une opinion sans! être payés que Vafei\illeL
que j'écrivais était subordonnée aux Ministres efgo que.'
que j'étais UN
que l'on ne devait avoir aucune confiance en, moi, 'etc.
etc.etc." .•:•̃•.• i ̃̃̃/̃'̃-
-Je dé6e qui' que ce soit, de. prouver que, de-
puis le jour où je réussis à artêter la censure'de cet;té."
feuille,- elle air e'té subordonnée entre nies mains à aucun
pouvoir. Je l'ai entièrement dévduee'à propag;erdesf'pnn-
cipes constitutionnels. Si j'ai quelquefois radoté si'
jVi r'abâche,' si j'ai -présenté d'es' idées ''bizarres c'est'
(i7)
?'r
que je ne'suis pas plus iniàillible en politique que Bfiss'oî
en morale.
Jen'ai jamais été d'accérd avec aucun des exagérateu rs
ét je n'ai épousé' aucun parti pour plaire à tel ou tel
individu. Je 'ne* me suis dit ni indépendant ni tno-
déré; MArs je t'Ai été, et les deux partis extrêmes
'l'ont prouvé, -en se plaignant également de moi. Ce-
pendant je ne changerai ni de ton ni de manière'
persuadé que la ration Française ri'ira pas plus cher-
cher ses loix dans la soupente de Brissot que dans celle de
Royou, Je dirai toujours. franchement ce que je pens'e
des deux partis extrêmes. Lés principes et les opinions
des deux grands hommes que je cite sont également pro^-
près leur faire commettre d'e ces actions qui jadis con-
duisaient' à la' potence, et qui désurmais feront atta-
cher les candidats a la chiourme-
Pendant mon séjour en Angleterre je me suis at-
taché aussi à connaître sa marine son agriculture
l'économie rurale, sa cavalerie l'éducation des bes-
tiaux; les produits des revenus du pays,, les bons ou
mauvais effets de tels ou tels impôts, enfin tout ce
qui peut avoir rapport aux finances, aux ressorts po-
litiques,' et donner des notions sûres, tant stir les
choses que sur le caractère des hommes publics de
cette grande Nation. J'ai la preuve dans mes porte-
feuilles, que j'ai été à tous ces égards un espion ir-
fatigable, et je ne mourrai pas-sans avoir fait à ma
patrie IJhomitnage du produit de.cet tspionage'
J'ose croire que je serai un peu plus, utile par ces,
travaux que )si je m'avisais d'imaginer des systèmes
absurdes de gouvernement, et de propager la doctrine
scélérate, que c'est par de nouvelles convulsions que
la France peut être sauvée. Les idées chimériques que
l'on dieiche à accréditer depuis deux mois ne pouvaient
( ig)
avoir d'autre effet que celui de briser.tous les ressort
nouveaux que l'on a substitués à cetrx qui se sont -brisés
d'eux-mêmes. Mais n'av aient-elles pas un but secret?
Je ,le demande Brissôt. On peut tout croire
lorsqu'on voit un, misérable., comme lui ,s'ériger en
une nuit; en chef de parti. Je suis tombé indistincte-
ment sur tous les RepubKcimanes; mais je. crois de-
voir leur rendre ,la justice de déclarer,ici que je n'en
soupçonne qu'un seul d'être l'agent, de! Puissances étran-
gères; Erc'ESTBiiissOr. Je dirai pourquoi je le soup-
çonne. J'irai sûrement au-delà de la semi-preuve, tant
sur ce point qua: sur les libellais que des sammaieurs
anonymes proposaient de vendre au ministre en. 1784»
Mais je m'appcrçois que le zèle et, le patriotisme
m'emportent loin de moi et c'est de moi qu'il faut
parler. Ce n'est pas ma faute.si j'ennuie- mes .lecteurs
par tant de digressions. Je ne .suis pas moins fatigué,
qu'eux d'avoir à repasser la dégoûtante rapsodie à la-
quelle je suis forcé de répondre. Je reviens donc à
.la page 40 du libelle que Brissot appelle sa réponse.
cc Voulez-vous connaîtrc dit l'honnête Lamela la
» main qui', depuis .quelque temps, essaye ( le terme
» est modéré')., de mcj déchirer, .le norùmcr,.c''eSt
» le peindre, est le. condamner ( quelle éloquence 1 )
Morande est son nom. Je dois pour le bic-n public,
» faire une bonne fois justicc de cet insecte qui
» s'attache aux meilleurs patriotes.
J'ai essayî je l'avoue de déchirer non,. pas
l'homme, mais le masque. de' l'homme que j'ai com-
pare à Ambroise de Lamela r, .parce 'quc je trouve
entre eux Une ressemblance frappante mais les pla-.
tards que.l'on m'a attribués, ne; sont point de mpi:
j'ai mûme fait, prier l'Imprimeur du Chant du Coq de
dire à'JWM?» les Rédacteurs de ne point parler de
^Ai-gus -patriote 'ni de moi.' h n'ai pas voulu que
C 29)
l'6n s*imaginàt que c'était une ruse pour propage? ittc&
Journal.
Il est trés-vrai comme le dit Brissot que dans
le Courier de l'Europe j'ai plusieurs fois exprime
mon opinton^ur SON honnèteA. Il a même intente
-un ridicule procès *au propriétaire, au rédacteur, au
censeur et.aux distributeurs de-cette feuil* il y six
ans^,au sujet de quelques paragraphes que j'avais mis sur
son affaire avec M; Dèsforges. Ce sont ces paragraphes
qui occasionnèrent ce qu'il a qualifé dans sa réponse,
d'un,appel aux Tribunaux. J'en parlerai plùs bas. Le
sujet de ce procès sera mis à jour.
Brissot s'étaye astuticusement d'une circonstance sur
laquelle je dois faire ma profession de foi ct n'i-x-
cliquer clairement afin que les bons citoyens ne soient
pas trompés par le' reptile qui leur dit. que je suis
un insecte, et que- je m 'attache à tous 1es bons' Pa-
triotes.
Depuis mon arrivée à Paris d'e^cellcKs patriores, qui
connaissent bien mes principes ont voulu me per-
suader qu'il fallait fréquenter les Clubs; ils ont voulu
ine faire connaître plusieurs Journalistes estimables.;
il nv'a été proposé aussi, faire connaissance avec quel-*
qucs-uns des membres Je l'Assembléc nationale qui, lôiS
de ''mon arrivée étaient de différens partis et qui se
sont réunis'depuis mon retour sous les drapeaux de ia.
Constitution. J'ai remercié les persor.m-s qui m'ont
fait ces offres; et je n'en.ai point "pronté. Je leur ai
répondu que je ne voulais pr^'nd'rc les couleurs d'au-
'cun parti; et l'événement- prouve que je ne m'étais
point trompé'dans mon opinion qu'il n'y aurait bien-
tôt "qu'une sorte de patriotisme, comme il n'y avait
qu'une seule marche constitutionnelle. A un très-petit
nbmbre de membres près, que je n'ai nulle envie rlè
Voir, Je me regarderai comme très-ilattc aujourd'hui,
C r>.
.îorsqae l'occasion s'cn présentera de rendre
aux raiens et au pauioûsaie de quelques Membres à <yit
l n'a tenu qu'à moi d'Être présenté à. mon début. Je
li'^i pas, besoin d'en dire plus, jesuis entendu despar-
sonnes qui m'ont fait ces offres,
J'ai pris une couleur, me dira-t-an çeur-être oui.»
j'en ai pris-une et je la conserverai tant que j'gxis-
ter.ij. Çest la couleur nationale; c'est la couicur cons-
titutionnelle î c'est la couleur patriotique voilà le
livrée que je porte. J'ai regardé comme crstietni de la
itïtion de la Çonscttucion et du- patriotisme tous ics
écrivains et tous les membres de iJ Assemblée qui se
Goiu.montrcs Rêpuilicomcnes. les réputations ne
n'en ayent point imposé j je. n'ai peint tçté iniusie on
m'a dit que M. Coïdorcct était un honnête homme;
maison oe m'a pas persuade qu'il fut un. écrivain modéré
et conséque nt dans sesprincïpesjjeraïreprésente.commç
un homme faible, et comme unéenvain de circonstances.
fedesire m'être trorr-pé, et que le juge/nent qu'a porté
de lui i'Alcmhct: (i~) ainsi què celui que rai osé portes
caoi-tnéme, ne soient pas fondés. ̃̃̃.̃
On dit depuis que M. Robespierre estu^
homme bnikot du patriotisme îeplus pur Jamais cerjctit
dânt personne n'a pris la défense de sa sagesse; et j'ai
ciuievoir me. permettre de le peindre comme on me Ta
montré et comme je 14e vois depuis deux nns. Les car
lensHeMM. Péshion et Buzot sont connus mais leurs
principes'`le sont aussi, et le me suis cru autorisé à
combattre ces principes.
(1) motlêralioi»
de et de la jngetsb des idées de M.' Conàorcst îa-
iart i a'str i£ MoSï Eïk^j n'UN ciîirEAC CE
< 3*
Ce c^uê }'aV ait des étrangers qui jouent le paîrTo-
tismé dans nos Clubs, je l'ai pensé, je I'ai senti et
j'ai cherché à me faire entendre; si l'on relit tous
lès numéros de mon Journal, on verra quels ont été
més motifs. le ne redoute ni les calomnies ni les res-
scacicaens ni les complots d'aucun de ceux que j'ai
peints. Je dirai toujou.t& ce. <\m& utile à in on
Pays et si par-là je m'expose à de s dangers personnels,
je*' saitrai y faire &ce.
Oa me dira peut-être aussi que j'ai pris la couleur
Feuillantine an lieu de 3a couleur des Jacobins; mais
si on lit 'avec attention ce que '}Vi dit sm ces denx
clubs 3 on verra que je nrai défendu que les prir-
cipes généraux de ̃ l'institution des dubs er que je
n'aî 'pris parti pour aucun individu. Si les FeuLllatis
se rdMnissenr' aux Jacobins j comme on l'assure, et
si' la coalition des deux socles s'etablîr scir les
principes de 10. constitution si ks étrangers si les intù-
gans' si- les républicains n'y dommenr pas si les
«xagérateurs r>Jeriiraîncnt pas la société dans des dé-
sn'arches anti-constitutionJiclîes; si enfin on ne voit plus
aux Jacobins que des amis de la CorstitutkrJ j je serai
lé prenoier il dUrs^ii* -ce :lab, •> jjtii aéré îres-uùlî
peur, si ses membres le veulent, le
Mais ce ne sera pas en envoyant des adresses
toutes les sociétés affiliées du royaume, ni en en recevant
-d'elles qu'ils prouveror* cette uciKié et leur :amour
pour la Confliîutkrrj ce re se tu pas en rivalisant I«
cbrps législatif, er en attaquant les principes de.îa
considération dont il a besoin j ce 'ne sera pas en
paralysant les opérations du pouvoir executif, et en
fermant' une combinaison de moyens coniradifloiresi
ceuxque l'Assemblée, dormera au couver-
îiémeht les défenseurs du patrîo-
xne et dé la Constitution, V-o «lîib tel due' celui dts
(. 32-)
Jacobins était nécessaire pour assurer la Révolution;
Il. a été un temps où ses membres ne pouvaient réunir
-trop de moyens de force. Il est a désirer aujourd'hui
qu'il s'épure et que.si les deux sociétés se réunissent,
ce soit a'aprùs ces principes. Eiles.pourraient Former par
cette ic ait: ou U foyer du parti de l'opposition; mais
l'opposition d'un gouvernement libre ne doit pas avoir
.le pouvoir d'asservir ce gouvernement; elle doit avoir
des loix réglementaires et ces loix doivent dériver de
la conftituiiun. Si l'opposition avait assez de force pour
arrêter les opérations
donc deux gouvernemens ?
Il sufât que dans tous les temps' l'opposition puisse
indiquer librement les abus. Les .Ministires! les plus
enclins au despotisme avec ce correctif et leur i;espon-
sabilité sur leurs têt'<js ne seront jamais, dangereux.
Mais de quoi répondraient-ils s'ils étaient toujours en
transe ». Où serait la force nécessaire pour gouverner/un
aussi grand royaume, s'ils ne pouvaient-pas faire!
exécuter ce que la loi ordonne? •
Ce sont les cajoleries hypocrites qu'a adressées Bris-
sot aux Patriotes qui .me forcent d'entre,r franchement,.
dans ces détails, et de rendre compte des mpufsquj-
m'ont fait parler ;dê ^>
quelques individus dénommes patriotes et. de là
scission qui syest faite entre les Membres d'.ùne'Saci.étè"
patriotique qui^sîelle était épurée avec soin, serait lg.,
gloire dé la France et assurerait l'ordre dans tout le
Royaume. Cet épisode explique les raisons qiii.rn'pnç,
fait regarder les principes
comme les plus' conformes^ ceux de k efanfititutiop. Jç
nyiens h j; v,,v
a J'étais inconnu dans le monde,
» îa crise desParlemens en'^T^i .c'est alors qu,e j'.a.v^
le GaTctter cuirassé une de, ces productions.,
"̃•"̃
C 33;)
J-v:
^̃tellement infâmes qu'on rougit presque d'en pronon-
?j cer.le titre ..sx Dieux;, !que"Bri,ssot- est-modeste au-
jourdjhuil quelle honnêteté'! quelle -.vergogne Il peut
cependant se dispenser de rougir pour rnotj il aura
assez rougir pour son compte. L'historique quêtai donné
au commencernent de cette Réplique, répond 'il:, cet
article et je n'ai qu'un mot à ajouter c'est que je pré-
férerais aujourd'hui Ç quoique .j'aye vingt ans de .plus
sur la, tête que; lorsque j'imprimai le Gazetier) écrire
dix volumes semblables .à, cet ouvrage à avoir les
finirai
pas .cette -réplique sans .démontrer 'que cet- honnète-
Jiqmme a; faij pis. '̃
pote qui; -isc prouve de l'Encyclo-
pédie par M. de homme avait
;ses. faiblesses,et le était une.
et,. de temps en. temps,
il tombait sur de Un petit écrit. in-
qui prêchait une croisade con-
tre Londres; je fis une réponse
jl du Mup,hti ,qui.
être
èt'C l'auteur )'« A;v empalé. Je lui
fis .présent, d'un, paJ et il me renvoya un ^cordon ce
n'était Si j'étaisa vain je pourrais me
ne rapporterai point
ici une.autre ̃ anecdote i.qui j?-v$it .donné de l'huipeur
yo.lta\re. ,clle Jnct.fa,it.nçn:;à, mon affaire elle est
au?.,trx>is/.qu quatre lui. qui
.suivant copiée de'5, .questions;. sur l'Encyclqpe-
j'ai sijrné
CMJ
un dédit de cinq mille guinées que je ne les publie-
rais point', si Brissot peut fournir la preuve comme
':11'avance, que je les ai radrcs-
iîeVà; M. de Vancck
Je prends l'engagement de- signer le"raèmE;*dedit S
Paris', si ̃' celui que 'j'ai sï&né A lond'res Ve4t YAS
LtGAX EN FlUNCE. ••'̃' ̃'̃ • -̃
'J'ai répondu aussi sW'ce qui de.
La.uraguais et mpi", et j'oppose la stupïdé assircioTi dii
̃c'alornniatcvir Brissôt', «
m publique /ne ht imprimer
'à'erparei:llcs sottises 5, ce :et -que
le témoignage d:e.'Mv deiau-
le connais a's'àez- pour re'pohàrê que fut-il
.mon -ëntienir^il ne -permettrait
"citât à .-l'appui. d'un fait raux. '•' ••• •"̃ -l
'̃•Té n'ai pas'vu ̃M.de-VïHette
Jarri'vé à Paris» Un: de Ttres amis que j'ai1 prié ^d'aller;
voir "de ma part avec 'le libelle de Brrssbt à ld'rriain -j'
pour lui' faiîé
..reUx 'a" fait dé son nômv ne_l'it
̃ iui:et i'n'a ait
la
palier' Jernaridéf' à M.'dê: Villeité 'dé 'qui "il a voulu,
:p"àder 'c!àriV'7là préfacé" de';sct (ïïuvrbs' V'ïe' sais que ce
;nè: peut pas être ''àa'-ttïtiP, et -.cèla^'mc' s/ùflit. Brissot
̃çaït '-qu'il :Sf. :.à eu iLondres^dés'iibéllistëS ,"ët':s'il met
sa 'm'auVisûr: Son 'cœur Il' nous parle
:des livres politiqifes^qu'il'a trad'ùits £t ne son ravau-
dage philosophique'^ n'aus
;d^utïe"s ^genrei. "II' .je1 -h'àu-
râ5s' 'jamais parlé :d'un: être roimmè'0 que je
n'ai; fait quVripercevoïn'
pas' ete ie.h'efais 'd'ùh'lib'clle c!«»Dt il a' ètë$\\ii' que l'iris-
( 35. )
tigate.urj.il m'a été prouvé qu'il en était en grande partie;
l'auteur, Brïs.sot brodait sur deux tambours en^ngJ^terrej
n avait un tambour pour la philosophie., et un .'tam-
bour pour les libelles- Des trouvent
rapports dans.le .Manuel de >“ Police prouvent
qu'il y avajt'des sommattuis à Londres je ferai voir
qu'ils ne lui étaient pas «aussi étrangers qu'il voudrait
aujourd'hui le persuader.
M, de 'ViHcçte peut don.c bien avoir reçu des lettres
'̃tic Londres, par .lesquelles on lui a. demar.de comme le
dit Brissqt .50 louis d'un n'eue ii 'anecdotes qui, le
il ne dira sûrement pas, que c'est
de moi qu'il, a, reçu cette lettre; et je m'en rapporte
r lui pour, expliquer cette anecdote.
M. de. Mirabeau est mort avec une réputation ccîa-
tante sa mort, ses talens, sa re'puwtion son patrio-
tisme., .ïesr.r^j-ets qu'inspire sa perte, tcutrn'jœpcsc
silence, sur les-raisons due j'ai eues de me p'aindre de
lui. Ce que je puis dire et prouver c'est; que je lui ai
rendu des services et que je n'ai jamais dciru:r.ï'cftçt
de ces services. Si pour dire uns .injure à M. de
Beaumarchais il cru devoir oublier ce que j'ai
fait, et extraire gratuitem«hc celte injure de 1 'opini.cn
de quelque Bn'isot, au-lieu de se rapelliyj ma. conduite
envers, lui,, je. n'ai point oubliii ce qu'il ,3 fait pour
la liberté. Ce n'est pas rr.a faute, si sa mémoire- été
infidèle. Si M. Mirabeau ne- s'était, distingué que pir
de pareils traits, ses maries ne seraient pas à Ste.-
Gènéviève.
J'ai par le Couder,
de la disputé que j'ai eu en 1735 avec le sieur U.w-
guet que- Ërissot fait Je critiquai
de donner
une édition corrigée des..csuyresv-de,. Voltaire. Sept i
huit lettres., quj se trouvent dans ,1c. Cou-r.er de l'Eu-
o {6 y
tope prouvent x*1. que' je l'ai" convàihclir'd>ighorahce'
lorsqu'il a'p'arlé de la banque je
l'aï empêche de 'donner une édition capùcïliè des ceii-
Vires de M. de Voltaire elles prouvent aussi 'cjfù'c si sa.
digne compagne le quitta pour se réfugier (fans un
logement, ou je la visitai, ce.ne fut pas moi 'qui l'en-
gageai à dénoncer l'Annaliste au Lord Mansficld pour
lui ayoir retenu ( elle disait volé ) 3 es effets.' Il est
'vrai que ce fut' moi qui la présentai M. Forth, et
que ce'fut M. Forth qui la' conduisit' chez 'le Lord
Mahsfiéld. Ge teridroV(piÎESQ'uÉ se^agérîaire"au'joitrd:'liu'0
Vêtant ràcbmmodé avec l'dbjet de sa
une connaissance de passade, à la ten-
dre réunion de ces tourtereaux, et elle ni'a 'imputé de
'lui avoir donne'' le conseil d'aller chez lè'Lofd Mâns-
̃field; Madame Bulte', ( c'est son nom1, si je né :mè
trompe ,') m'imputera-t-elle aussi de" lui 'avoir 'fait ra-
conter l'histoire àel'ikrgtiiilo/iade à Mylôrd "ivfârfsfickt
et de lui avoir fait dire que Lingue: 'je 'm'arrête'. Je'
'ne rappelé ce trait qU'e pour 'donner une explication du
p'aragiaphs des Annales 'rapporte* par."Bris'sot.'M." Mor-
'gan d'Amiens a été témoin qu'au milieU''de la 'rue de
"Piccadilly de Londres^
̃p'eh'se de ce; paragraphe.'Si je n'appuyai pas' avec forcée
'un instrument ,confendant 'sur
'dii moins la mesure. Linguct a. pu dire qiïW fallait
'traiter mon nom, coinme la' justice iràitefait'rnes cendrés
"itiâîs comme le vent "n'emportera' jamais' ce que je lui
ai .place' au miljeu du visage il peut se 'liguer avec
'Brissot. J'observerai, cnpa'ssant,'quele
'politique DE CES ex-
Les sont
passez connus pour re-
i\
'̃'• L'observateur' Allais èïr'jïr'JtiieWi tWrtipe J1ùrfe
̃CJ7?
tr&uctiori :d'ùn &rit par ttoiwtaine
à Londres, est
de^nu homme de Lettres 4;HSf/ U -paragraphe comte
M. se trouve 'dans 1a Chrom^uÈ
de ce banqueroutier-^ fctr encore Jouer le T^df
Gkzctkr ¡bus
-sc'Sbht donné 'le mot. Je suis étonné què Bristot "n'iit
yàsfaic une petite aussi,
̃que Ar«s iSsjr! Mfflà;r« jfèrew
Duharry^ Mis le Màrf-
a huit compilaitùhsde ces
•ceirime'Bris'sot, accouebenr d'un volurhé par mois' eà
ra imprimé et -réimprime vingt fi^s- 'depûîs vïogt 'tfns-,
toutes lestorfeûrâ de ma vie. –111 ces 'h o'rrcuts sè-Tt?-
paràgrâph'es âtixq.o'c-ls'je viens de r^ponvlts.
Je suis écotiné aussi que Brirfsot r.'àtc pas park'-idu
mîaik ''dans'im-blnmer ouvrage
-"pi "quant très-sp'îîitucA > ci- suï-toM
'de grandes probabiiKs ;qiie c'est 'avec son
papier, et sur'sa ,table;. si-ce n'est' 'pas DIT 'Si\.
':qWcti'-f>uvr'&gt\'a. étê-'tcrït. J'en suis encore le -héros.
't*m moi ne
-parce -qu'en ':cf/et j'-èrtt-
-fc[uc l'on n'aclictat des pruje'ts dj:
(-Briss6t'éL'a:t afërs â
̃?ibcàres.5 sVec le ^ûcinieuty-,
rp"ro'(ïosait de yçiiafc p titir quelques centaines' de guirrées.
V'Ce'fut mqi en; effet ^jui'fis le ̃projet
'rois'à M. de&tduëtlït
i pour cm pêcher Ws
/rémisà M. de Moastier,1 suries' de
'.poursuivre Ie's-Iibillrft«én
-Miriael pariai -à
Cî8j/
M. Marton.Pat de ce biil en présence de M. de Moustier.
;J'en' parlai aussi'. à- plusieurs autres membres du par-
été suivie a cette ¿poque',
il est probable, que ce bill aurait passé.
Voilà un dcs graves délits. que Brissot à. me, re-
procher; inde.'ifcr. -Il ne niera point qu'il y avait un
̃ sommateur à Londres qui se tenait- caché il ne niera
point non plus qu'un jeune homme. qui passait sa vie
eyee lui dans cette ville ( le sieur Eelport) n'ait hè em-
ployé' par et nJait proposé" à M. de Mousr
> tiçr,. Ministre. de lui faire remettre les xnar
nuscrits de plusieurs .libeUes, moyennant quelques,
centaines 4e; guinecs. On soupçonna M..de Pel;p.tirti,
,TAP,CS QU'ILNE VppLUT PoiNT NOMMER SQN COMMETTAMT;!
toutes les probabilités que des circonstances subséquentes
.oui fait tomber ensuitc sur Brissot, tombèrent alors
i.ur.lui.: Si l'ami Manuel n'avait pas. violé les dépôts
de la, police, il:aurait peut-être été assez, difficile de faite
.'concevoir aupubliccummentun homme aussi vertueux
Hiue BjussCXt., pouvait se trouver mêlé dans une pareille
.négociation. Mais,' il, a avoué un ouvrage, qui donne la
clef de ,sa conduite, voyez la;page 21 de sa repense.:
Brissot' nous .apprend « qu'iL a. publie en. 17.86 ,j
.>> en deux volumes ses .lettres philosophiques .sur
ajpufç:« qu'an sem.blable
71, ouvrage avait paru en Angleterre mais que c'était
» une apologie éternelle de. i'ar.istp'cratie des classes
M privilégiées, et une satyre du, peuple. » Eh bien.!
cet, ouvrage: t^s- agréable était ;de lui parmi 'les
notes qui se trouvent dans l'édition de Londres; il
S'en, trouve quelques-unes contre moi y qui me ;fircnt
faire des recherches et qui, sans un .désaveu de fa.part
aussi qu'il était fa-ux/lui^uroiçnt valu
un jour;quc,tje le rencontrai
dais et P11'}^1.
( 39 y
sïeurs personnes de prendre des informations sur l'au-
teur de cet ouvragé, ct cnfin elles :ue furent pas
infructueuses. M. de Navant de Douay et M.de-Jou-
berc cadet, de Boulogne ci-devant Officier au régi-
ment de Soubise!, peuvent certifier que l' apologie
DE -L'ARISTOCRATIE ET LA SATIRE DU PEUPLE qÙt S3
trouvent dans Ms Lettres- philosophiques (quoiqu'elles
He stiient pas' un' ouvrage original de -Brissot )', sent
une 'plate traduction faite par lui • et gâtSe par le rem-
palissage qu^il y" ajouta' ..•̃̃•
"Je-Vù sais si. M. de Pel-port, que je n'ai point vu-,
que je ne verrai 'point et que je ne dois point voir
d'après ce: qui s'est.-passé entre nous, 'jugera à-propos
d'expliquer la'partie secrète de'la négociation donr il
a tké ̃ chargé pàV Un libelîiste anonyme. [Quant à' moi j-
je ne ̃ desavoue point. lé rôle que 'j'ai jouédans cette:
aftairç: le voici- L ̃•̃ .!̃̃•'̃'
''J'avais 'connu assez légèrement M. de AToUsticr^dàns
y était
vée- à /Londres èn'^S^j je' désirai' '̃rcr.euveler con-v
naissance avec lui \z lui écrivis' pour le féliciter
Ûë -s"6n -avancement dans la carrière: -diplomatiqua
et 'pour lui demander ^un rendez-vous; II mêle don-
na, et dans cette première entrevue il 'rae-commu-
rtiqua.de3 nçtes qu'il avait reçues de Paris par les-
quelles il paraissait ce que plusieurs lettres anonymes
avaient été adressées à diverses personnes de la.
» Cour,, et qu'-elles annonçaient une foule de li-
»j belles qui's'imprimaient à Londres. Les lettres por-
'l'on ne donnait pas une ^semme • d^ar-
̃•gent les libelles seraient -publiés. » -II "'me demanda
de poursuivra les libcllistcs
et les :iômmaecur-s -erÈ ^Angleterre i' et remis
une elle était beaucoup plus étendue que-4'extraic

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin