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Réponse à l'auteur de la Défense des volontaires royaux

De
8 pages
impr. de Renaudière (Paris). 1815. France -- 1815 (Cent-Jours). 8 p. ; in-8.
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1
RÉPONSE
A
L'AUTEUR DE LA DEFENSE
(^LONTAIRES ROYAUX.
COMMENT ose - t - on élever la voix et
chercher à justifier les volontaires
royaux , ces artisans de guerre civile !
Quoi ! quand la plus heureuse des révo-
lutions s'effectue, quand le héros de
l'Europe, que les vœux du peuple et de
l'armée appelaient au secours de la patrie,
s'avance avec la rapidité de l'éclair , et
vient relever la puissance et la gloire de
la France, que l'infâme trahison avait
livrée à ses ennemis , on a voulu s'op-
poser à un si beau et si noble élan, et
tenter d'obscurcir le rayon de bonheur
qui luisait sur elle !
( 2 )
Non , la cause des Bourbons n'était
pas légitime y leur gouvernement était
anti-national. Etait-il légitime ce prince
que nous avait imposé les baïonnettes de
nos ennemis ? Etait-il légitime celui qui
foulait aux pieds les droits sacrés de la
nation, et prétendait que la France
était-lepatrimoineode sa famille ? (1) Etait-
il donc légitime celui qui ne gouvernait
que dans l'intérêt de quelques familles,
aussi avides qu'orgueilleuses j celui qui
ne s'entourait que d'hommes implaca-
bles ? de vils sectateurs du pouvoir ab-
solu; ennemis de notre gloire nationale
et du peuple Français; de ceux qui, de-
puis 25 ans, n'ont cessé dé conspirer
(1) L'hérédité n'a été établie que pour la tranquillité
de l'État, et non pour l'intérêt particulier d'une fa-
mille. Une nation n'appartient qu'à elLfc-même, et a
le droit d'expulser du trône un prince cruel , o~i un
tyran qui attente à la liberté publique ; et l'intérêt de
l'État est toujours la suprême loi.