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Réponse au mémoire de M. Dubouchage, directeur de l'artillerie de la marine, sur l'organisation des troupes et de l'artillerie de la marine ([Reprod.]) / par M. Texier de Norbec, directeur de l'artillerie de la marine à Toulon

De
74 pages
de l'impr. de Boulard, impr.-libraire (Paris). 1792. Artillerie navale -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THEfRENGH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANC AISE
MAXWELL
Headington Êill Hall, Oxford 0X3 OBW, UK
'de la marine,
de l'artillerie de la
on ne connoh l'auteur ermie Production que sous
des titres avantageux doué de connoissances et d'agréincns
pour le monde tout lecteur de la même profession ne peut
la rechercher qu'avec l'espoir S trouver à profiter,
\et de lui rendre les justes éloges mqrités dès annonce
s%re ibndé sur la vérité et l'utilité de l'état et
<( i ) A, Paiis, de l'imprimerie dé Boulard imprimeur libraire
p;our
44 aujs- dans

de
seaux comme dans le port en paix
bonne artillerie de marine, soit des officiers qui- en doivent
connaître par théorie et par pratique, la meilleure
tion et l'emploi de
toute espèce les
soit de l'espèce paij
celte doiven* s'attacher particulièrement
à. ses- progrès pour l'honneur et ks intérêts de ceux
du propres
la pratique delà et ne devraient
II est "d'autres erreurs dans ce mémoire y bien surprenantes
et aùssi préjudiciables' au service" qu'à.
des officiers du corps colonial les
arsenaux de la marine. 'I
Pour k>s relever avec plus d'ordre et 3e en
placerai correctif répondant chaque h du
mémoire où elles se trouvent c'est une charge que lé zèle
impose à la justice honorabl^ 4u®
à un corps respectable et qui ne ralentit; jamais l'application
à ses services dans aucunes circonstances. Quoi qu'on
répondre au ayant pasdé un
nombre d'années dans chaque espèce de détail de la tfoupe
et de 'l'artillerie de terre .et your
counoitre on croit devoir laisser ce qui regarde la manu-
trntioii des' troupes au chef d'escadre (M. de Fautras) qui
lormé dans le principe et toujours administré les canon-
jiiers de la troupe de marine, avec l'utilité l'estime et la
considération qui l'ont porte avec justice au grade d'officier
général, pour ne parler que de l'artillerie de la
marins pour son exécution dont
chargé et occupé.
île
M. sûr l'orga-
troupes et de
l'artillerie de la marine.
Contre l'artillerie de la marine.
Page 1 iix
Mémoire
ligne ij.
Année 1627
P. a 1. 39.
V 3P.Î.K.4.
1.0 J'aurois desiré ne traiter
dans ce mémoire que des direc-
tions de l'artillerie de l'instruc-
liondescanonniers marins, et de
la formation des écoles qui peu-
vent tondre ù en assurer le suc-
qui
ont été publiés sut cet objet ont
sans cesse confondu l'existence
et l'organisation des troupes de
la marine avec les travaux le
commandement le service et
l'instruction de l'artillerie dans
les ports je me crois donc obligé
de suivre la même marche pour
remplir complettement la tâche
que je me suis imposée.
a,° Le canon étoit abandonné
aux matelots.
pour, le servir c'étoit ignorance et négligence à -clier<]iei- les moyens d'en
de les préférer toujours aux nouvelles
suais chez toul.es lvs puissantes maritimes le cation fut aussi sLamloimé aux mate-
lots cette maxime ne seroit-olle point fondée eu nti»oii iiaiurclle contre l'au-
teur dit mémoire ? quoiqu'il en soit, la France ne fut assurément pas des pre-
mières puis&auces à établir- et à cultiver par elle-même une marine militaire, sur-
tout en armes de, jet* pur la poudre il est facile de s'en convaincre par ce qui »er«
dit dans la suite?t
30. Si cette espèce d'indiffé-
rence sur le service clePdFtillerie
dans les années et dans les places,
étoit en quelque sorte justifiée
par le peu d'influence qu'eUe
avoir alors sur l'issue des com-
son transport, suite naturelle de
'AU X
Le premier des redressement né-
cessaires au.. mémoire, est à celte
page ci-contre, mais la.. plupart
mémoires «etc. IL e»t fondé sur ta .iiro»
'nologie dea- époque!, par lequel li*s ont
pa»ié les troupes et l'artillerie de la.
marine depuis leur origine jusqu'à ce*
portée ci-après par l'auteur du mémoire.
contre lui que jusqu'à l'ordonuarice da
1761 exclusivement, l'existence et l'crga-
nisation des troupes de la marine n'ont
jamais été confondus avec les travaux
le Commandement le service et l'ins-
truction de l'artillerie dan» les ports; on
le prouvera plus amplement quand on
sera au temps vrai du mélange le plut
déplacé.
Cette expression dénote que
l'on faisoil alors peu de cas du canon
et que les matelots éliuent u-sez lioni
peut, cnnsidérer les progrès
de L'artillerie sous trois époques. La pre-
mière depuis i366 ju»qu\:n ujço1 la
seconde de i,jy8 sous Louis XII, jusque*
vers L'an i65o où commence la troisième
pour l'objet dont il s'agit ici qu'il con-
vienne d'entrer dans tous les détruis qui
les faiscnt connoître dans chacune tics
trois époques; on s'astreint, pour la satis-
faction du lecteur rapporter la. Sa
A. 3.
iCSi.P-
0lie étoit à cette époque elle
A'étoit des vais-'
plus sauvent se
battaient à l'abordage et dont
la construction ii'açlmcttoît en-
général que peu d'artillerie.
été considérablement diminué^ et les
«-ffpts de l'artillerie arment déj ^-beaucoup plus d'influence sur l'issue des combats,
iju'il n'est dit au mémoire page 3'. Elle «voit été parliculièrement perfectionnée
sous CharW- Qiiiiit dont elîe'faisoit l'admiration de l'Europe elle le fut
encore ;.ar Moniécnrulli au commencement de la troisième époque. La poudre
avoir été imm améliorée même dès la deuxième époque. Si l'on se battoijt plus
_souv nt à l\ib;->rdiiHf, ta cause n'eu à l'ariiHeric nu à ses ageas,
j'iiï.scjii'oii trouve diiVanon de halles sur une galère Génoise, com-
mandée par IMiilippiu Doria pu iSzS et qu'à la.iin de ce seizième siècle it 7
eut ]>hi->ifMirs combats mt-niorabk'b de vui^caux par l'arlillerie dont à la vérité
If p.-irt nV-oit p»b Misrt'pliiilc des gros calibres qui eurent lieu pour le 24 et
12 en t638, et le 36 et 18 vers la fin da ct^'dix-septièjue siècle, mais au peu do'
rentrée des vaisseaux,' dont IViujimOîitation dans les derniers temps a rendu les
ab-.rd.ij;»>» braucoup plus ôifJîciU»; enfin la lenteur pour la perfection de L'arlil-
lene on hall ce pt-ut être rapportée à
ran.-iîi-iii des l1u>L tlans les gnuvuincmens poitr les guerres
pai Une jîuîùf qu'à la nixr et il. la pénurie dés finances qui fiie pouvoient
•.uflirc aux grandes di'prnics m'cfî-.aiies en même temps sur les deux élément ils ne
Oevi.io.-ii pas douter que leur$ lumières et leurs pouvoirs-n'eussent fait aaitre et ptos-
].i':ifr 1i-n l.-iLiis par do bonnes initil-utions par la sévère discipline et par les justes
^'i!; bVn étaient ménagé les mnypns par
q..i iï.jî:, devancèrent alors.
-̃{." multiplié
dans les armées navales et in-
Huant chaque jour plus particu-
li-jreincjit sur le succès U.us-gôbi--
bats, Louis XIY créa, deux com-
pagnies de bombardiers destinés
à ce service et il institua des
écoles dans les ports,
où. les j^mu'S iimti'loU étoient
t'i.uii huit mois, pour y 1 eccvuii"
des instructions sur la pratique
du caiioiiiiage.
»i les va'îôicanx doivent être construits pour. les canons, on ceux-ci fîiu pour
les dont ia solution dépend de la réunion des meilleures qualités subor-
enir'c-lles dans l'une et l'autre hartir Ce qui ne peut
avo;r lieu qu'autant que le constructeur "'et l'artilleur feront nitûiaiamini jïratique
de Ut mer. On éti.it loin dani ce t«mps-là du songer à ces moyens.
J Vu-ci à U fin. dd <]î*con«.
les-
nient
l'artillerie dans les. armées -dans les
les poids des pièces et «î»s attirails avaient
Il n'étoit pas possible qu'un'
chef û'cinjiiro d'une ame élevée qui
s'vtoit duÙM des ministres analogues
ne sentit pas qu'une
ses
viii*in«,' éloit «Sscntielli: aiîxiiiférèî^, d'une
grande nation dont le gér.ie se déployoît
dans tous les genres il est bicxi j;ié*u-
nublo que les grand* avantages d'une
ar!i!i>-rii.' 'le calibres jilu5 fort. que ceux
usités pour fut de l'accroisse.
mciit des progrès d:inb la construction des
iai»sraiix, et que chaque objf.-t ayant élt
parlé à un point considérable par les
artistes respectifi san^ se concilier, ils
ont fait naître par la suite la question
<!<• t«»iie
l'iiislitution ¡le ainsi que les mineur^. Oit
n'a pas trouvé l'époque fies di-ux
pour la terre maie le régiment des bombardit-r-s fut créé çji i61ty. Il nVit pas
mention, de bombardiers <3ans la 'matin!' avant 1680, où
qui iualgrâ toutes d'opi-
nions, sur-tout dans la deuxième tentative tjni fit soumettre Aigri- en ¡681:.
Toutes lus écoles éloiuut de pratique cnvuji en
i68f pour y faire conimiinx-r une instruction ne
réussit point, Plusieurs officiers il
y en eut aussi un nombre a. Toulon t suivant les anciens rocistruà du ̃
uo la manne. fc
1689. P. 3,
IN C U L P A TIONS.
Par -l'ordonnance de 1689,
dans ï'arinée
militaires de commissaires gé-
les premiers dans tonte l'étendue
confié 5 les autres dans les ports
d'inspecter et de surveiller la
de toutes les armée de guerre
attirails, d'artillerie et d'infante-
rie ils eurent le, commandement
des canonniers -bombardiers en-
tretenus dans- 1rs ports la direc-
tion des écoles d'instructions
théoriques et pratiques, que de-
voient suivre les canonniers-bom-
bardîors et les jeun-es matelots
qui y étoioiit appelés.
Lorscpu: les commissaires gé-
néraux hYuiIjarquoient à la suite
dts année* navales ils y étoient
chargés do lont
l'ctoiont de i'âtaUlisseuu'nt des galiotes h bombes <\c la distri-
bution des
de ce. qui
cerne U'. service do l'établissement des batu-ru-s
R E V 0 N S È S,
théoriques lurent, établies pour ii/s sardws
de la marine les jyuncc j;<'iii> qui se des-
n'rn parle pas <iioit lésiHaîlïes onirut«<t
nus qui donuoijpnt toutes les instructions
de pratique ntV«i*dis"ant de tbâorie, sur
le pilotage ,'1'lt AlrograjJûo l'artillerie
etc. 50 us ,les, ofteiers préposés rolalivfl-
ment à chaque jisjriic. Le corps du l'ar-
pajjnies de bombardiei-Ji efdc ccllis des
apprentis canonnière commandées par
des ofiitiers, de marins oh de- galiotes
indëpcndaus ciufc-ux f*t des m.iitrrs
r.anoijpiiërs
parles écoles de pratique, sous ks (,rdrt:s
du commissaire général de l'artillerie;
«'toit toujours commandé par If: rn<)ic.iin0
de vaisseau qui en avo?f la conduite "( )
qui ne di;voit que fourutr nux'coin-
3Hiss.aircs le nombre d'appn:i!tis qu'ils
-de l'artillerie. _Touà éroior.î raiique.-» d;ms
la navigation et avoient k-nr rang
tnirb dans la marine. EnJi'n l.-s tomniii-
Jeric dans les porte cl ù la m< y.
seau et les capitaines
»6ip.V. 4,
1. «S.
INCULPATIONS.
une nouvelle ordonnance sur l'ar-
tlllërie de la marine dans la-
quelle il est exprimé que la
ses services l'engage à l'aug-
menter. Le nom bi u des compa-
et il fiat créé six compagnies de
canonniers.
Les officiers
vie».' de l'artillerie consistèrent
en deux commissaires généraux,
trois commissaires ordinaires
six capitaines de galiotes et d'ar-
tillerie )#neuf lieutenans neuf
sous -lit-utenans et neuf aides
d'artillerie. Les écoles de canon-
nage établies 'dans les ports,
furent mises dans une plus grande
activité; mais les ordonnances
.'i différentes épo-
ques sur cet objet, prouvent
qu'elles furent presque toujours
négligées ut mal suivies les
guerres continuelles de Louis
Xr\ les arrnetnt ris considérables
qui se succédèrent, firent en
grande partie disparoître cet in-
convénient les matelots conti-
nuellement embarqués acqui-
rent au moins la pratique du ca-
nonnage et l'on n'avoit encore
aucune idée juste sur la théorie
de cette science,
Depuis \(np jusqu'en
les troupes di- la
tant t ><̃: mais l'on ne peui &e
«.liîsiiimlt-r que .les
caiionnitr.s mais elle prouve au moins
que les connaissances et le zèle de ce
corj>* n'étoicut j>ai restés en arrière. Ou
rie sait
écoles marin mises dans
nulli-'inent conclure que tes ordonnances s
cet objet prouvent qu'elles furent tou-
jours négligées et mal suivies la preuve
en est qu'à ia pais de le comte
d'Eu grand -maître de l'artillerie, et
M. d'Argenaoïi ministre de la. guerre
donnèrent les ordres les plus iévères aux
coinniandan? de l'arlil'erie de terre pour'
que les le*'
plus grands
menaçant de que les capables $.
cependant tous les généraux et en par-
ticulier M. le maréchal de Saxe avoient
fait le! plus graii<î> '.loges rie l'artillerie
dans la guerre d'où l'on sortoit.
D'après les réponses précédentes et le?
notes.* il. l'appui
marine étoit-
peu nombrrux et comme diatiuct de ceux
apj.ii;juijs il. a jnanœiivro des vaisseaux
dé «'.n'-rre qu'on apn<i<iit le grand corps,
dont les 1;11(:[,; flan. les armées ou dans les
et If-f commandant des bikti-
iispii-. ,cj>.in: i'<:ciduii>nt^[»ar Tas victoires
iiir ii's c-jiiiiTiui il licite t-t la fortune
de l'état, en rt-< mi liaient j resrjiie toute
la cr)jj?idi.:ritlir> et tous les
par-là alisorbnjrnt dans.l'esprit jjijblic
la grande part qu'y avoient
ses tonnerre», iiir-tout tant que leurs
<h<.f> furent soumis à ceux i!u corp4 atï- •
minislralif i;!g;U!Î;aiioFi isj.îurc-11'i inr-ist
uiïp.iraLc à i.tilr l'un f.rrt)*>
(.(iimnissai'r' s'tnibar»
INCULPATIONS/
elles à l'artillerie pris duns le
corps de la marine partageant
ce. vais-
ce que la
nativigafion offre d'attraits à
l'étude d'une science qui n'oiïroit
eii compensatufn que de foibles
et aucune pers-
pective qui
Livré© dans son enfance et
long-temps après encore aune
routine aveugle l'artillerie n'a-
voit donc fait que peu de pro-
grès au département de la ma-
rine tandis qu'éclairée par une
théorie plus exacte et plus sûre
dirigée par des officiers instruits
qui se livr oient entièrement a
do réels au département de la
guerre.
ïiobité à l'amour de la gloire c'est qu'elle étoit connue le seul canai des
honneurs inilit aires; les grades distribuée
aux officiers soi-disant de l'art nautique; rien n'i-toil aftbtti'à celui de l'artillerie
quoique la cause efficace et sur les ennemis j
au contraire 'dans l'armée. 4e terre composée de six sortes de corps, chacun Il
toujours' eu xan nombre, dxf ces récompenses di:.tinctives qui lui éloienl. iiiTt'Clécs pro-
jiortÎDTineilement à sa grandeur; il «toit donc simple que des officiers navigateurs
dans le principe coiitinunsseut à s'y entretenir- et même à >'y pérf'jclioiincr au-
tant que po-j'iblo en s'y livrant aux connaissances de l'artillerie, .si analogues
il la meilleure application de la manoeuvre pour vaincre &ur in.tr et pour souinuttre
les places inaritiincj la mariuc n'eut' jamais àt,e de se-- pièces que quand
un i«s lui a procurée» t!3 l'étranger. IL est connu qu'en iy5i à Dunkerque bco
pièces de canons envoyées de Suède, reçues rn grande partie pur des ofiieierri de
rartiliovie de terre en beaucoup plus grau d" nombre
Dfijniij-loTs les. ofliciijrs d'artillerie de la marine envoyés dans tes fonderies à
coiu'ji drlluelle en Aii"omuois et. àe Saint-Gi -rvais en Datqiliiné, y rendirent d'utile»
services; ils y avantageux que les
ancietib mais rien au
passifs tlaiii» les manœuvres nautujWJ
pour Uombmdcr it pour iu»mll> r dnni*
les rades ( i )i <~>' il' «.'ojstinué ju qu'à
ce qu'enfin l'ai croîwmerit d*s muiuùs-
siïiu.es t'i le' bon
ont montre lu i:écev.ite d'allier le eéiiio
jiuvinati-iu1 au
tiMlif «le son .ntilicrifi à l'idhhic des rfirjv»
de l'arliilgyri cl du [;éiiie pour les année*
l^uj'.jitrs géré héji:iriMiii'iit
tout ce qui. est relatif à ïcurx piutiot, <î(f
iiiiinièru que rit
ionre cxérutinK.
Si l'aruilt-iio du la marine fut livrée
dans sou çufaiicc et A
iint; routine ce ne fut ijmi faute tIr l>ou>
lies écoles elles ne furent 'jamais mon-
tées, jusqu'à T uusii araiilagiiiiscnirut
que cclli's de terre, qui pourtaul ne ccrm-
jnencèrenl jus-
qut's-tà, et du temps .tprèd, tes progrès
ne f uront cn/rfav pratique ils Jurent être
bien mo^ures dans celles de la marin?
maitres ii'étoitnl que j>rali-
ques ur tous les subaltt-riics que
obligés de tirer seuls"
d'eux mêmes les couimissancos qu'ils
jionvoitnt se j^ocirrr d'un
si la navigation,
(S)
soit pour l'i'hs-
trucliuii <ie sas agens qw les de l'état sur ses
ennemi*? Le par son firtillrrie et ses iroupes,
dos <'oiu|ii<|cs >à Hall» f ix,
osr-l-ii doue «vanter que l'artillerie marine, ne.'fit aucun
donc nu moins
tiiut sur que sur mer, il lie fal dû
I,i. politique iiiouii: jusqu'alors des Anglais qui nous
Lai): fariï dérlavalion de p,nerre employés.
en iës b.Uiiuens de commi'rcc en temps de paix affoiblit sîn-
£>ilièreiBer?l la force vai&scaux de gi^r.rre la marine cria contre la
disfHe des canouuiir. ruarins (t); la. cause de la création
Aoa trois iinuvslles de canonniers, l'instar de celles de terre que M. de
MoroïjtK» proposa à M.' le duc pour là réparation ctas pertes de la marine.
Celte addition à l'arl illerie de, la murinc rôduite1, comme elle le fut peu npràs> êtra
toute entièri." pour l'nrtillfrie des vaisseaux et au grûcuient ,'ne cailla pa.. de change
mens fùchrux à l'ancien établissement, puisque les anciennes mrtximoÀ existèrent, et
que les officiers de l'état-mapr proveiius du corps royal de terre furent incorporés
au corps de la marine et obligés de s'y rendre capables de ses divers services pour
mériter de parvenir aux différens grades et récompenses.
INCULPATIONS.
r«g.6,.i, s.
Cette vérité qvi pe put
échapper sans doute au génie
du ministre qui réunîfesoit en
1761 le département de) t aerre
à celui de la marine inllui. peut-
être d'une manière marquée sur
les- ordonnances qui fuient ren-
dues à cette époque..
Les compagnies franclicsfurent
supprimées l'artillerie de terre
augmentée de trois brigades^ qui
furent formées avec les compa-
gnies de bombardiers et d'apreti-
tis canonniers des classes, et
dont la plupart des
rent pris dans le corps royal,
joignit à soiï Servies celui de l'ar-
tillerie de marine'; mais cette
essentiellement
liée à la circonstance
les deux déparremens sons le,
<W
y'.o Iî est Trai'que par l'ordonnança
ajoutées aux six anciennes jour que le
cet art
sur térre et que les officiers
durent ûtre \n-'u dudit corps sur
le: fortes représentations à M de Cli<ii-
seuil qu'on rxpostroit l'artilleriu des
servie par 'des individu!» qui n'avoient
nulle habilude de la mer,- et nul «sage
du service de celle artillerie qu'enfui
la grande consommation dr-s homme!, sur
tendroit iiifaillibl'ineHlà perdre les deux
artilleries, M. le Duc changea cette dis-
position et établit par l'ordonnance du
21 décembre que les officiers supé-
rieurs, capitaines et liruteuans, scroient
prip des officiers de vaisstou quf srtilfi-
nifnt trois .officiers-majors
brigade sêroient tirés du Corps d'urlil-
lcric, dont troi'î offifiers. généraux pré-
sidrt oient à. leur fonnatioti afin que la
police la discipline cl. les boss erre-
B
,iv/>.r.6,
leurs dans sa- 'rédaction.
j .ft Elle suppriment les compa-
gnies d' apprentis 'canonniers
des classes, établissement utile
pour, l'mstructien générale des
matelots, dans la pratique du
canôîinrtge.-
a.° Ces brigades dévoient être
exclusivement recrutées dans les
classes, disposition qui tendoit
également et à àffoibiir le
hre des matelots et à porter une,
tion des officiers mariniers de
Le ministère de la guerre ayant
¢té bientôt après la publication
de cette ordonnance séparé de
celui de la marine, cette dernière
circonstance en de traitât les
cipales dispositions les officiers
d'artillerie dèmarulèrentet obtin-
rent presque tous de rester au dé*
partèment de la guerre; ils furent
xemplacés dans les nouvelles
brigades par des officiers de la
marine, et les écoles établies dans
les ports furent toujours aussi
Les brigades d'artillerie, sub-
sistèrent avec quelques modifi-
cations jusqu'au février
et les troupes du département
de la guerre furent; employées
jusqu'alors h la garde des ports
des vaisseaux.
On Q.inettra ici l'organisation
de la marine militaire entière
parcs qu'elle étoit si contraire
au bien du service qu'elle fut
éphémère.
introduits;
ces
la mer • mais par la suite viles durant
recrutées de-
t'étoif un tort porté au canonise mftrïii
puisqu'il est de fait qu'il
niers engagés non marin'*
fond de leur province t;indiï ({n'nii m.i«-
brn de gen-1» classés ijui Informèrent, 'y
sont cxiitciffL prAls à y bervir..
fut utic erreur >i grande, que toufu la
1 marine ne cessa de les, et et iju'ils.
du mémoire ne
rétablissscmcnl et se fait-il de
blâmer cotte ordonnance, après 0.5 ans
de réparation, comme, s'il ni' la
soitpas? pourquoi aiiiiiincc-l-il q.uo les
cauonnicr» dcvoienl «tre recrutés ilau*
classes exclu.sive.ment Undi. qu'il n'«'n
étoit rien pour les matelots encore ntuins
pour les officiers mariniers de maii<ru\ro
et de pilotage qu'il fut toujours défendu
d'engager clans aucun corps? V.nlîn, tmut-
(pioi nnnonco-l-il encore la, Usépa--
•» ration des ministères de l.i guérie et
» de la marine, les
» et obtinrent presque tous, de ri".l.r
» au département de la guerre,» puiv[U(>
.des neuf qui en étoiçnl jiroveiuis, tr >i>
seulement y Quant '.on
inculpation favorite sur: les tt t-colos
̃» utiles ans. progrô* J'
du coinnieticetiient. MM.
pecleurs (:i) .iîot -de '̃ mps
bien établir, el, les cfiuurs .̃.cipiJrieurs
tning et de, Moiiy, licuïenans-f; i.cijuj., tc.cl" -k
ûrfiis lent partît1.
à répondre nulle circonstance n'en a fourni, fa preuve c'étoifc
les procédés dû
métal afin que sa ténacité n'égrenât pas
ses forets des malheurs seuls par des pièces crevées comme on
ce' maître
fondeur fit les éloges attachés pour lors aux forges
INCULPATIONS.
on du 2
cembre 1774 l'ammlla entière-
ment, établit les soldats de ma-
rine en cent compagnie^ de fusi-
de corps royal d'infanterie de
la manne dont les individus'
durent être instruits au service
du canon comme auxiliaires aux
canonniers marins sur» les bâti-
Il. fut créé trois compagnies
de bombardiers classés pour
compagnies lurent séparées du
corps royal d'infanterie de la
marine et employées dans les
ports, ainsi tjue celles d'appren-.
tis canonniers sous les ordres
des commanda» s en chef et en
second de l'artillerie.
L'ordonnance rendue le 2.7
septembre 1 <j<j6 sur la régie
Et l'administration des ports et
arsenaux confia so°us l'auto-
rité du commandant de la ma-
rine dans chaque port ,> la
direction des écoles et construc-
tions d'artillerie le commande-
ment des compagnies de bombar-
diers et d'apprentis canonniers,
des capitaines de vaisseaux
avecle titre dedirecteursetsous-
directeurs d'artillerie ces offi-
cïers avoient sous leurs ordres
Ce ne fat que par la sage prudence
du ministre de la marine alors que les
ordonnances de furent provisoires
vu les divers chan^emens peu satisfair-
sans qu'elles avoient subis» et relativement
par l'ordonnance de pour appliquer
taires de la marine des diverses parties
des arsenaux qui èunêttl la base immédiate
de leur étant, uir le grand principe com-
mun à toutes le» espèces d'arts que cha-
cun dans le sien le mieux
possible, les qualités, formes et quantités
des matières et es armes quant pu
militaire, iqu'il doit employer, sur-tout
dans la marine pour obvier aux iiégl"^
isolé de toutes res-
sources extérieures et n'en ayant à
tirer que de son propre fond mais ces
ordonnances ne furent nullement provi-
qu'elle n'eut lieu que quatre ans après
en. 1778, intervalle suf6sant pour établir
de bons principes et les mettre en usage.
Il n'y eut pas beaucoup à. faire on ternit
chaque choàe sa place "pour les agons
de. l'artillerie en les rétablissant t«ls
qu'en 1761 c'ust-à-dire que les maîtres
'entretenu 18 que les compagnies de bom-
l'artillerie qui avoient rendu à l'état les
tances, et on leur' remit les soldats de
ri-pasi» d»ns r»rtillerîe de la et doms Ici
manufacture* d'aune».
( il )
Ba
INCULPATIONS.
et d'enseignes de vaisseaux.
L'auteur de cette ordonnancé,
à qui on afait le reproche, fondé
petit- être certains égards d'a-
voir donné une trop grande in-
dépenses de tous genres à des
militaires consommateurs sous
une insuffisante responsabilité
avoit commis une plus grande
erreur, en appelant aux direc-
tions des ports des officiers peu
instruits dans les détails qui
leur étoient confiés peu jaloux
sur tout d'en remplir les obli-
gations qui s'accoutumèrent
bientôt a n'y voir que des places
créées pour l'avantage du corps
militaire de la marine afin de
lui assurer la suprématie ,dans
toutes les parties qui y sont
relatives et qui se crurent dès-
lors au-dessus des formes qui
leur étoient imposées autant
pour leur propre gloire que
pour l'ordre/et la sûreté du
service.
Mais n'éfcoit-iipas naturel de
prévoir i.° qu'une grande par-
tie des officiers de marine, ap-
pelés aux différentes directions
des ports, manqueroient.de çonr
noissurices nécessaires pour les
occuper avec succès
a.° Que l'officier instruit ne
voyant dans la place de directeur
qu'un emploi secondaire négli-
détails
et les soins que ce service exigé,
pour se livrer à l'étude et à la
pratique de la navigation.
S." Que les directions seroient
sur-tout abandonnées au moment
RÉPONSES.
marine pour auxiliaires par des exercice*
très-suivis avec la faculté
de parvenir dans le corps ou dans celui
de la manœuvre suivant leur intelligence
d'après leurs certificats de mérite à la
mer. Si l'ordonnance du 4 février 1782,
attacha un asse» grand nombre d'officiers
de marine sur-tout de sous-lieutenans
choisis parmi les sergens, c'étoit afin que
les premiers ne manquassent jamais de
temps pour leurs progrès dans toutes les
parties de la navigation soulagés des
petits détail de troupe par d'excellens
subalternes, alors il étoit facile aux capi-
Gainas et lieutcuajis de maintenir l'en-
tière exécution des ord nuances. A la
vérité ces chargés son), plus éloignes
qu'aucun autre du vrai service d'un offi-
cier de vaisseau. Il en est tout -autrement
de celui de l'artillerie, il.ést intrensèque au
savoir du navigateur puisque ses succès.
dépendent de la bonne manœuvre des
voiles et du gouvernail; d'ailleurs rien
n'intéresse et ne doit intéresser davantage
de
vaisseaux., que d'en avoir un certain nom-
bre d'entr'eux responsables des bonnes
qualités de leurs bouches à feu, de tous
leurs attirails et.de l'excellence de leur*
canonniers et bombardiers. L'honneur et
l'intérêt propre.: de ceux-ci les forcent à
devoirs; on ne doit
donc rien épargner pour le meilleur éta-
blissement de leurs écoles, ou pour tout
dire en un mot les monter 'exactement
comme celles du corps d'artillerie; les
moyens et les besoins des armées navales
sont au moins aussi grands et aussi im-
porlans que ceux des armées de terre.
L'assemblée nationale ne fera-t-elle
point cesser de prendre au-dehors de la
marine des instituteurs pour «on artillerie
qui ne la connoissent point et n'en doivent
pas gérer l'emploi à la mer, comme on est-
revenu, aux grands avantages de l'état
de se pourvoir de vaisseaux et de canons
C'est ici que commence l'effroyable
diatribe de l'auteur du mémoire contre
les officiers, de la marine qui ont été
chargés spécialement de son artillerie.
surveillance active et
principalement et et sentis.
directeurs., pris dans le corps
de la pas se-
instruits
teurs sous l'autorité de ceux qui
connoissances et le zèle desquels
reposaient' dans tous les temps
ces deux services importons.
C'est ainsi que la plupart des
dispositions prescrites par les
ordonnances de l'artillerie, celles
à l'écono-
mie et-K la sûreté du service
ont été négligées, et qu'aucunes
n'ont été régulièrement suivies.
Que les préjugés etles erreurs
nés dans l'enfance de l'artillerie
ont été transmis et perpétués
par des hommes peu ^instruits
dans cette science et qui ne
pouvoient être à cet, égard
que de simples dépositaires que
les bouches à feu ët munitions
ont été reçues dans les ports dé-
livrées aux vaisseaux sans examen
et sans choix avec des défauts
qui eussent dû les faire rebuter
et avec lesquels elles ne peuvent
Que les affûts et attirails d'ar-
leur
l'insouciance ̃ do
tendre une suprénùi lie assurée dans toutes
les,pàrlies;'le mépris des forme» qui leur
1rs
dant la marine, les chefs de l'artillerie
auroient.ujie bonne part à cette sortie,
lés uns pour s'être laissés tromper dans
leur choix', les antres pour avoir trompé
l'inculpateiir pciuvoit en fournir les preu-
punition du coupable soit accusant soit
scroiciit ir.capnbli's; que le directeur ins-
truit ne vtrroit dans la direction qu'une
place secondaire et la négligeroit conti-
nnellement pour ne se livrer l'étude
ett qu'iiiusi
et sans remords
à son honneur à ses devoirs et,aux vont-
des comptes en règle ?
L'on convient que les chefs des dîéec-
tions n'éloicnt pas excusables de s'en
absenter tous en même tpnips, ,même pouf
la guerre, contre la teneur de l'ordon-
nance qui pour toute espèce
ta*ir ne. s'absenteroient jamais en même
temps au pas
abiolummt du commandant du port et
du de laisser ainsi violtr des
(i3)
INCULPATIONS.
publié en i7<!6 lors<pie Tarl.il-
îerie de la marine a ote coniiee
à des officiers d'artillerie du dé-
partement de la guerre. Qu'enfin
sept calibres offrent^ dans les
ports vingt-trois espèces d^pa-
non-s différant tous essentielle-
mensions et entraînant là même
variété dans la construction des
usage.
J'ajouterai même que le$ maî-
cieux
servi -es à leur courage à leur
pratique hardie dans les manœu-
vres de l'artillerie des vaisseaux,
la réputation méritée qui les dis-
tinguent en Europe eurent rare-
nient l'autorité suffisante pour
provoquer et faire adopter les
améliorations et les changements
'*utiles qui.. leur étoient indiqués
par une expérience consommée;
que souvent ils ont eu à gémir
sur le peu d'intérêt habituel qu3on
portoit à ce cette par-
tie importante du service et au
sort des individus qui s'y étoient
voués que souvent ils
se plaindre des moyens insuffi-
du
mauvais état des approyisionne-
mens, et des attirails d'artîllerie
qui leur étoient délivrés., et con-
tre lesquels
réclamer.
Je iîèle et de courage ne doit-il pa» Cire
infimment affecté de -voir que les hon-
sont loiiv
dirigés au corps naviguant, et qui: quel-
ques, utiles services qu'il ait Tendus dans
sa direction ils ne le sauveront point
des passe-droits, parla mauvais*» maxiiii»
qu'aucun nombre de grades et t d'Kniun'ur.s
u'ci,t altàtliô fixement à *a
jiailie comnu il y eu a toujours eu
pour cluique 'corps de l'année de terre?
C'est avancer tro.jjraluitcment «t bien
tdmériiircinciit « que la plupart des dis-
» positions prescrites qui importent le
» plus à l'économie et il la. sûreté du
» service., ont élé négligées, et qu'au-
» cunes n'ont été suivies régiilièitmctit
» que les préjugés et erreurs né» Jaii?
3J l'enfance de t'artillerie ont été traiiMuia
m et perpétués par des Uomnuis peu ini-
» traits dans l'artillcvie, et qui n'eu pou-
s; voient être que de simples dépositaires:
que -les bouches à feu et les muni lions
» ont été rentes dans les ports délivrées
aux vaisseaux sans examen et salis
s> choix, avec des défauts qui eussent du
» les faire rebuter etc. 7; » Eh! quoi
notre Aristarque n'a pas encore su que
rien ne doit être reçu ni condamné dans
les ports _que par une commi.vsion com-
posée du 'commissaire ou de son délt'^uc'-
du. magasin j;é:;éral d'un du contrôle
d'un ou Je plusieurs officiers, selon 1«
besoin du premier maître de la directions
dont il s'agit et du garde magasin l'our
le coup, de Padministralion auront
participé aux inepties et aux mauvais
On croit pouvoir dt'-ficr l'auteur de
citer sept rc»lomciis du ministère depuis
ifS6 pendant trente ans, pour fi*er les
dimensions des canons.
Il n'est pas moins incroyable qn il y
ait dans les ports a3 espèces de canons
dans les sept calibres, et aussi
d'affûts différons dans leur» principal.^
`n'en est rien au' port de Toutou pour
là service des vaisseaux il y a bien quel-
venant dds ennemis.
Les maîtres canonniers
INCULPATIONS.
!̃!«(*. P. 10.
I. 1.
t. il, 1.34,
1786, le corps royal d'infanterie
de la marine et
créé én.quatre-vingt-ùne compa-
gnies sous la dénomination de
corps royal de canonniers mate-
lots.
diers ont été incorporées dans ce
nouveau corps 'lui a été essen-
tiellement constitué artillerie, et
destiné en' remplir exclusive-
ment le service à bord des vais-
seaux.
L'on ne peut se dissimuler que
plusieurs défauts importans dans
la rédaction de cettp ordonnance
et l'inexécution de quelques-unes
des sages dispositions qu'elle ren-
ferme, ont du nuire essentielle-
ment au succès que l'on eût pu
s'en promettre.
1. L'on créa canonniers un
corps de près de 8,ooo hommes,
dont, une grande partie 11'avoit
jamais reçu d'instruction suivie
dans un genre de service qui'en
2.0 Les fonctions de premiers
maîtres* seconds maîtres et aide-
canonniers qui n'eussent dû
être accordées qu'à l'instruction
et au mérite à la nier, furent
attribuées indistinctement aux
sous-officiers et soidats en rai-
son de leur grade et de leur an-
cienneté dans la troupe.
Les maîtres canonniers en-
tretenus furent supprimes les
officiers nariniers des classes ne
durent plus être employés en cette
qualité à 'bord'des vaisseaux,
qu'à défaut du corps royal des
canonniers
position souverainement injuste
contre, ne sont pas concevables; car cfo
tous les temps les officiers de l'artillen'i;
rendu la jus-
̃vice et leur
tain ment de, leur confiance particulière}
dans leur gestion et l'on s'est toujours
fait le plus grand plaisir, soit pour le
bieri du service soit pour eux-mêmes,
de. faire valoir leurs inventions utiles
et *de recevoir favorablement leurs re-
présentations fondées dajis toutes occa-
par l'intérêt As savoient trop bien qu'ils
trouveraient un appui dans quelques
officiers d'artillerie ou de vaisseaux, sous
lesquels ils auroient servi qûi, les pro*
tégoroient dans leurs vues. Quant à leurs
plaintes sur le mauvais état des approvi-
sionneinens, sur les attirails d'artillerie
moyens pour bien servir elles sont
lument condamnables ï&xt devoir étant
de visiter soigneusement tout ce qu'ils
ont eu à embarquer, quoique déjà visité
par le premier maître de l'artillerie en
présence d'un officiers 1'ordonnance les
a toujours à en dernander
l'échange au directeur, et veut qu'il ne
laisse rien ignorer au commandant du
vaisseau qui y est intéressé il est donc
bien singulier qu'ils aient contenu leur
grief en eux mêmes jusqu'à la rencontre
d'un nouveau sous directeur étranger.
Lorsque l'ordonnance du premier jan-
vier 1786 créa le corps des canonniers
chargé de la formation frortoit «que les-
bombardiers qui n'auroienl pa^ fini leur
temps «l'engagement à la compagnie le
finiroient dans les canonniers matelots
lant sa majesté qu'il n'y eût aucun homme
des classes dans cette troupe. L'autour du
que les compagnies de bombardiers furent
incorporées au corp» des,
telots il étoit de même trè-i- inutile qu'il
a été constitué artillerie
et destiné à en remplir exclusivement le
(i5)
«INCULPATIONS.
les maîtres canon uïers entrete-
nus et les canonniers des classes,
à la fin d'une guerre dans laquelle
multipliées de leur dévouement
à, la patrie étoit également nui-
sible au bien du service et au suc-
cèsde l'instruction du corps royal
des canonnïers matelots qui se
seroient formés à la pratique du
canonnage à bord des vaisseaux,
dres des maîtres canonniers en
tretenus avec
ceux des classes.
4'.° L'on attribua trop généra-
lement et trop exclusivement le
service de l'artillerie à bord des
vaisseaux à cette troupe /Wvant
de l'avoir mise en état, d'en rem-
plir avec succès toutes les fonc-
tions.
Un vice non rnoins essen-
tiel dans cette ordonnance se
trouve dans la suppression des
compagnies d'apprentis canon-
ni ers et dans l'anéantissement de
toute instruction sur le canon-
nage parmi les matelots car
loin de se promettre aucun suc-
cès de la disposition qui appeloit
tous lesans à la suite de chaque
compagnie des divisions, un cer-
tain nombre de jeunes matelots,
l'on dut prévoir qu'ils s'attache-
tion qui ne leur promettent plus
aucune perspective, et qu'ils ne
verroiejit, dans l'obligation qui
leur étoit cet égard
éloignoit gratuitement dé leurs
service à ^ord des vaisseaux puisque
titution si défectueuse qu'il fallut réta-
blir par l'ordonnance du ai janvier
le; anciens maîirts supprimas
\:Un décret de l'assemblée nationale :1'"
révoqué la division des vaisseaux en ntuf
escadres et leurs clats-majors et il 'est
vraisemblable que le corps des canon-
jiicr.s-niaielolsi subira sous pou un chan-
gement plus fructueux à lui-même > et
sur-lout" iinx vrais canonnière marins En
effet les sept principales erreurs citées
par l'auteur mêmes du mémoire contre
cette constitution, prouvent assez, sur-
tout d'après l'expérience qu'elle no
doit plus subsister, et que jamals deux
corps rivaiix soutenu!. par deux auto-
rités indépendantes l'une de l'autre dans
le même service ne peuvent .concilier
.l'harmonie si nécessaire à la manuten-
tion économique de toutes, choses à la
meilleure et plus prompte exécution des
opérations, et pour l'intérêt même de,3
individus respectif». Il est indispensable
que l'accessoire soit subordonné au corps
direct de la chose capitale et qu'il no
'soit jamais embarrassé dans Fa marche.
On citera pour preuve, quoiqu'il n'en
soit pas besoin que l'ordonnance du
25 janvier pour le rétablissement
des anciens tanonnii rs et pour l'avan-
et soldais aux
différens grades dans les canoniiicrs
rendit celui-ci plus imniédiaUinenl dO-
pendnnt de leurs mérite* à la mer; mtis
le règlement du méme jour pour riu-
nir les apprentis canonniers en com-
pagnie séparée n'a pas eu ils sont
toujours restés à la suite de chaque coin-
cieux que là seulement ils pourroient
peut dire que peu de personnes y pre-
noient intérêt leur serrice les tenant
continuelL'iueiil A L'artillerie étant tout-
à-fait iîolô de de$ soldais ils y
éliiiiiit comme pa^^iL (1).
( 1 ) Suv de* piaiiiu-s contre àts chargés de
une annee aux avantages que leur
offroit ia navigation du cota--
Le corps royal des canon-
mers matelots a réuni au service
de l'artillerie celui de la garde
des ports magasins et bâtimens
civils de la marine, et celui de
la garnison des vaisseaux. Cette
disposition .de t'ordonnance de
qui ne peut avoir étédic-^
ne sauroit se concilier avec l'ins-
truction d'une troupe d'artille-
Les chefs de compagnies
n'ont point été nommés aucune
des dispositions qui v sont rela-
tives prescrites par l'article 4 »
n'ont été1 inities exécution les
places du sous-lieutenans des di-
visions pas toujours été
et les officiers obligés' de prendre le commandement et
'les détails de plusieurs compagnies, se sont trouvés surcharges
de service. ̃
Les places* de maîtres canonniers été, rétablies
par une ordonnance du a;'» janvier 1^89. Les canonniers des
classes ontété remis en activité, et
divisions, le service de l'artillerie ù bord des vaisseaux 1 avan-
cément. des sous officiers et soldats aux différons grades dans
le été rendu plus immédiatement dépendant de
leurs services à la mer et des acquièrent} et
(O L'on eu avoit sculi les inconvéniens
tai.o»,ir« .lu cla.se
> U deuxième n'en fourniront qu'un tiers «tec^d*
» -aulr,s Mais outr. que- cette dernière
.r.isième claie H,,p celui de la première elle n'a jamau.
tion du moins Brest, où te service est ei multipl.é
de tontes
«̃, rlass«.s le tour trois ou quatre jours
<n» que ce
4 remplir.
l1 ordonnance de 1786 le gouvernement
pas
de plus savantes pour un corps tout
destiné qu'il étoit à êlre essentiellement
artillerle et ([ni faire exclu-
sivement le service à bord des vaisseaux
de tout temps pour les écoles des canon-
niers classés /n'ont pas été plus étendues
que la dernière. L'auteur Irouveroit donc
qui a manqué pour l'excellente instruc-
diiedions d'artillerie qui comme on
ministère les mêmes secours pour la
ltur» prêïs refusant de.
r. iij,i. 10,
par un règlement du même jour les apprentis canonniers ont da
ôtre séparés des divisions et réunis en compagnies à la suite
des directions d'artillerie..
Enfin les écoles et les instructions d'artillerie qui sont l'objet
le plus important et sans lesquelles on ne peut former de bons
canonniers jamais été
remeiît considérées sous ce dans- les ordonnances
rendues sur le corps des caHonnieors matelots.
INCULPATIONS.
9.0 Les dispositions de l'ordon-
nance de 1776 relatives aux di-
rections, ont été détruites par
celle s rendues le premier janvier
1786; les directions ont été con-
fiées à des officiers de port celles
des constructions à des directeurs
et sous-directeurs, choisis parmi
les-ingénieurs constructeurs. Des
officiers dû corps royal de l'artil-
lerie de terre ont' été appelés
aux directions des arsenaux, et
au commandement des écoles de
l'artillerie de la marine à l'iris-
pection des forges fonderies
et manufactures d'armes de ce
département. Les trois compa-
gnies d'ouvriers de l'artillerie
des colonies ontété employées
tous l'autorité des directeurs, à.
la confection des affûts et
rails d'artillerie pour le service
des vaisseaux et celui des colo-
nies.
Ces nouvelles ordonnances ont
eu pour objet commun de ra-
mener les officiers de la marine
uniquement à l'étude et à la pra-
tique de la navigation d'assurer
plus particulièrement le service
des arsenaux en en confiant les
différens détails des officiers
sur lesquels puisse porter une
entière responsabilité doritf
l'avancement et la considération
Les ordonnance» ou réglemena du
i.« janvier 1786 ont eu mûrement <1<î
bons motifs mais il est trop prouvé, par
l'expérience que les moyens employés
étaient si défectueux, que jamais i'ea-
semble n'a pu prendre une bonne max-
clie la plupart ont été changea ou sup-
primés par diverses lettres subséquente»,
du même ministre d'autres ont été con-
traires ou hétérogènes ou onéreux au
bien du service de ia marine comme on
va le voir:
Il, est facile de se rappeler dans
quel état d'inertie ont été le» officiers
militaires de la marine depuis M. Colbcrt
jusqu'à M. de Sartines n'étoient
chargés de rien dans les arsenaux les
revues faites les y appeloient et quels
résidens pouvaient-eUes y fixer? Cepen-
dant il est impossible à la boirtie foi de
nier qu'après l'étude d'une théorie s.uf/t-
santé,, celle de toutes le» matières pri-
mitives et essentielles., de leurs formes,
de, leurs emplois, ne soit dans l'arsenal?
Personne au monde doit-il être plus in-
téressé la soliditt: à' la conservation et
aux bonnes quaRtés des vaisseaux que
ceux chargés de manoeuvrer ces cita-
delles ambulantes dans les dangers dans
les combats, et de répondre à l'état de
leur bon emploi et du salut des'hommes
qui leur sont confiés? Il suit de-là que
les trois quarts au moins des officiers de
vaisseaux devraient è*ve vraiment ha biles
les commander mais s' ensuit-il aussi
que le même nombre devroit être aussi
versé à gouverner les escadres et let
armées navales ? Qui que ce soit ne le
pensera il 'est donc évidemment aussi
• possible de former dans le corps nom-
breux d'officiers de mer autant de
petits corps chargés d'élrc parfaitement
'WY
Plusieurs motifs encore et
non moins importons pourlc bien.'
du service, ont déterminé les dis-
positions particulières de l'ordon-
nance rendue sur l'artillerie en
eu principalement
de sortir l'artillerie de
la marine de cet état d'inertie
dans lequel olK: étoit depuis près
d'un siécii' de déterminer en-
fin, £iir des principes uniformes
eteonstans If- fabrication de ses
bouches à feu, celle de ses armes ̃
de guerre, d'établir dans toutes
les parties de ses constructions
cette résistance calculée et cette
• exactitude rigoureuse qui distin-
guent celles de ''l'artillerie de
terre et''dont les avantages sont
tant sous le rapport de recono-
mie, que sous ceux de la célérité
et%de Ja-= sûreté du service.
Ou ne peut en effet se dissi-
muler que cette uniformité ca-.
pablt1 d'accélérer les arméniens,
de faciliter les versemens à la mer
d'un bâtiment à l'antre les ra-
doubs les remplaceinens dans
les ports et aux colonies est
d'amant plus précieuse à acquérir
dans les armées navales, qu'elles
n'ont pas comme celles de terré,
des parcs d'artillerie à lotir suite.
L'on s'est encore procuré l'a-
vantage inappréciable, de cons-
les affûts, .et attirails d'artillerie
nécessaires pour le service des
du zèle et de l'exac-
instruits fins parties capitales et relatives
à la guerre dans les arsenaux comme
jt celles-
ci en ont à peu-près sept chacune par-
faitement ait fait do son art particulier
et toutes concourent simultanément, sans
l'institution la victoire. La raison en est
aux .("Tvicos distingué-; îles généraux d'ar-
en rlii'f les armées, ou do gros corpî
d'icelle mais combien en compte-t-on
même depuis qui; ce corps a por-ie ses
liilens à ar«[i:érir lit célébrité bien miVitéR
dont il jouit? K'esl-ce pas à son élude
pailiculièrû et isolée dans ses détails
armées fjii'U a .si puissamment secondé
leur force et leurs succès- ? Quoi! on -a du
tout temps adopté que le petit corps de
l'artillerie de. marine n'acquerioit les
grades que- dans le grand et- l'on ne trou-
vera pas encore dans les mille officiers
de.ce corps soixante individus pour les
trois ports capables de la perfectionner
''aussi bien dans son genre que celle do
terre pour-vii qu'on leur en donne les
mêmes moyens avec de semblables hono-
rifiques 1 Et ces artilleurs, appliqués dèî
-leur entrée au service, à la eut à
la pratique de la navigation .et de l'artil-
lerie, ne trouver oient pas assez de temps
pour se perfectionnes, pour satisfaire
souhait les besoins de l'une et l'autre
partie; et parmi eux, il ne se trouverait
guerre, ni irl'armée <lo terre, ni au corps
n'ont jamais connus se les seuls
» air qui j.uisse porter une
1 ponsabilité dont l'avancement et
m et
» plir les fonctions qui leur seroient
» attribuée»? 3' Cost
(i9>
Ca
INCULPATIONS.
époque dans chaque
colonie toujours
cuples de leur valeur en Frunce,
et e pluà, souvent, avec une irré-
gularité telle qu'en conduisant
F des dépenses excessives elles
L'on ne craint pas d'affirmer
que les vues de cette ordonnance
ont été parfaitement 'remplies
qu'il n'est aucune des parties
rclativesàrapprovisionnemcntet
{vux constructions d'artillerie, à
l'ordre et à la sûreté de' ce ser-
vice important, qui n'ait été per-
fectionnée., depuis cette époque,
dans les directions dans les
forges dans les fonderies et
dans les manufactures d'armes,
de la marine.
Les proportions des bouches
à feu et des armes de guerre ont
celles existantes dans les arse-
naux, les approvisionnemens et
les munitions de toute espèce,
ont été soumis une visite ri-
goureuse l'on a connu la situa-
ports
n'offroit pas signa-
Les fonderies ont été mises
dans une telle activité qu'on
a vu combler en peu d'an-
nées un déficit de. plus de
les
munitions de toute espèce. sont
parvenus dans les ports, dp meil-
leure qualité et ont été fournis
(les conditions, plus 8 vaut
noître l'étendue des ne-
cessaires pour bien, s'acquitter de l\um:
et de l'autre partie dan.sr ta maiine; t'i-st
ian'orer leur, union intime, qui port.it que
tout matin doit être artilleur on c'est ra-
baisser on ne peuldavantay les iacultc».
et le zèle des marins niai» no craindra-
t-on point de prêter à une juste critique,
des saviins in tonitnto, ( cl ne fora-Uon
) sedentes in thelonio. y
pas dire aux hommes instruits que c'est
réserver bien 'dit
C'est étrange et
voixlu lircr l'artillerie de la manne de
l'état d'inertie- où elle, clnil depuis pre»
Nun siècle; c'est
truire et de toute» les poivnmes mi fi-
liales qW out été à même de la connoi.re
on ose dire qu'il ne trouvera pas mtnio
dans son ancien corps des approbateur»
de- cette
3.0 qu'on a dé-
terminé sur des principes constans la
farication des bouches
rine et celle des .orrneï de fiin rre il
seroit très-curieux de les- conuoilrc 5 son
honneur 'son zèle et notre soliiulu'W à
nous iiiktrnirf! le somment de les «eve-
lopper, n'en auctrne trace
des coireclions a y
faire, dont ce tfc-sl pas ici le heu muw
que l'on verra ailleurs et sous peu.
Il en est ainsi de la résistance calcule?
dans toutes les partie!, des construction-,
formule! générale en seroit précieuse.
4 o* en ne voit nullement que
formité, dans toutes le* espèces d'armes
et d'attirails, soit capable
les arméniens ile faciliter' lesverse-
mens à la mer d'un vaisseau dans »«
aufre etc. etc. Passe le bon ordre
dans l' arrangement de tontes claoses eu
qui fut toujours indispensable dans «le
grands arsenaux et fut toujours
allé marine -i
A des affûts sans proportions
dont parties ne
( pouvaient être dépecées sains
entraîner de la confusion et du
désordre Mans le service ont
succédé des constructions uni-
formes et les nouveaux affûts
tint'procuré: un allégement de
14 tonneaux dans les batteries
d'un vaisseau (1).
Enfin l'on est en état de prou-
ver, que plusieurs établissemens
utiles et d'une importance ma-
jeur9 pour la marine sont dûs
à Brest aux 'officiers d'artillerie
Les maîtres canonniers entretenus
s'expriment ainsi dans .la déclaration
qu'ils ont adresaée l'assemblée nationale
le y septembre 1789 et qu'ils ont re-
nouvelée à l'époque de la fédération
Nous déclarons que. jamais cette
partie essentielle Gela force maritime n'a
été mise *ur un pied si avantageux. »
Doublement et particulièrement inté-
yessés à la perfection et au bon appro-
visionnement de l'artillerie des vaisseaux,
comme citoyens et comme canonniers
mous désirons qu'elle soit long-temps
conduite et dirigée par le même chef qui
mérite sous Ions les rapports notre
estime et notre respect.
Nous rensons qu'il importe essentiel-
lement au bien de l'état, que l'artillerie
de la marine continue être dirigée par
des officiers qui aient fait de cette
«cience une étude particulière, qui 1
livrent sans distraction qui, sur-tout,
ne s'en éloignent pas au moment d'une
guerre mais qui mettent toute leur
gloire à en préparer les succès et à
éviter les dangers trop réels tles mauvais
appoviiioniieinnns en ce genre et les
mites
An t. IV.
R
jets espaces im-
muables- et parcs des
des injures de l'air pour cèux qui le
craignt;nt> est digne de frapper les esprits
bien ordonnés.
on avoit pro.»
posé au ministère, sans l'obtenir, que
toutes les constructions neuves pour les
colonies fussent faites en France, et avec
du bois des îles bien plus propre que
tout autre à résister aux intempéries de
leurs climats.
En entendant l'assertion de l'auteur
que les constructions faites en France
» 'avant pour les colonies, l'étoient
le plus souvent avec une irrégularité
» telle qu'en décuplant les dépenses
M excessives, elles entraînoient encart! la
» nullité desapprovisionnemens.» Qui ne
croiroit pas que ces affreux gaspillage*
étoient fréquens et que ceux soit de
terre soit de nier, qui n'y remédièrent
pas, méritoient punition exemplaire? Mais
ce blâme excessif comme tant d'autres
de sa l'art, exige qu'il en cite des exem-
ples avérés pour être cru.
Comment affirmer que les vues «le
l'ordonnance de ont été paifai-
nions qu'elle reitfermoit qui en ont fait
changer, mutiler plusieurs parties, après
les plaintes que notre auteur même en
porte etde la disposition de ses écoles ?
L'ordre ctoit depuis long temps de
fnrirnir au magasin géoéral, dans le mois
d'octobre au plus tard, l'élat de tout ce qui
¡¡croit nécessaire a l'arlilleriepour l'aranée
suivante, et jamais MM. de l'administra-
tion ne l'ont laissé manquer de rien. L'or-
dre et la sûreté de ce service important
n'ont pas été perfectionnés,, tant les ordon-
nances antérieures de la marine y avoient
pourvu! qu'on cite un seul t-xcmplc de re-
dressement que les. proportions des piê.
arrêtées, ce
n'est pas dire qu'elles ont été perfection-
nées elles ne furent pas moins rigoureu-
setnent arrêtées dans les réglemens anté-
rieurs une fourniture entière de boulets
pu et été
il en arriva qu'une lettre ministérielle défendit d« Tis.il*» désormais dans les ports
les envois qui en seroient provenus dans toutes les parties seulement bi le*
extérieurs éloient conformes au modèle ainsi ce qui' devoit servira tenir les
entrepreneurs exacts et à assurer' la confiance dans les armes à ceux qui devoic.it
s'en servir produisit le contraire et les choses continuent sur le mésne pied,
Qui il mieux mérité les éloges d'exactitude et de visites rigoureux de L'ancien ou
du nouveau régime ?
7,0 3,ooo pièces «le canons fournies par les deux forges d'Indret et Ruelle pour
la marine c'est deux tiers par mois depuis six ans ou si l'on pu donue
Il Iudret comme beaucoup plus ce sera et presque cinq
sixièmes de tous calibres l'un dans l'autre par mois. C'est beaucoup, ¡nais on
y souscrit.
E.->t-il possible d'avancer" anc les affûts marins étoient faits sans proportions, dont
aucunes parties ne pouvaient être déplacées sans entraîner confusion et détordre,
tandis qu'il n'y a «sa* un des maîtres 'charpentiers et même des caiiounicrs qui ne
les ail écrites dans un cnliier et due' "jusqu'aux apprentis les apprennent
le cahier d'école ou par leurs cap:, de même .que les nouvelles constructions
d'arts qui ont Izlus de fer allègent les batteries d'un vaisseau de 74 t de 9 il 14
tonneaux ? Ce s'exposer à n'être pas cru (1) sur- tout quand on considérera que
nombre d'officiers de vaisseaux ont géré l'artillerie de la
générale et particulière des ministres et des' deux corps militaire et administratif,
et que plusieurs y sont parvenus aux premiers grades militaires: 011 n'a pas encore
oublié que. M. Le Bègue faillit à nVtrc pas compris dans la dernière promotion
des chefs d'escadres pour avoir soutenu constamment aux auteurs de la consti-
turion actuelle de l'artillerie de miirine, qu'elle ne ,convenait nullement àsonservier,
et -qu'il a fallu la justice de M. le maréchal de Castries pour céder à l'intérêt.
que tout le corps prenait au mérite de cet officier, si long-temps éprouvé dans l'ar-
tillerie à la mer et à la guerre notamment dans la dernière.
t)°. Si des ctablissemens d'une importance majeure pour l'artillerie de la marin»
sont daîs à Brest aux officiers du corps colonial qui y ont été employés on u'a
connu à Toulon que Ia machine 'former aussi exactement et promptement que
possible les groeses vis et leurs écrous celle couper et percer par la rhutn
d'un mouton les plaques rosettes, etc. de fer la courbure de chaque espèce
de son tourillon respectif le tour à percer-les roues d'atfuts rendu
J'ctoilc à mesurer Ips inégalités dans l'aine elle est ingénieuse, niais à améliorer.
On a rendu avec plaisir le tribut d'éloges drt à ces inventions; mais elles
du corps de l'artillerie de terre et rien n'éloit si facile ni moins dispendieux à. se
les procurer /ainsi que les autres fruits des cotmoissances de corps, coiitriiablcs
à la marine; en envoyant de temps à autre un artilleur marin en prendre les dessins
dans l'un de ses établissemens. On neparlera pas des vis de pointage, telles qu'elles
sont des hausses des rouleaux d'égorgeoirs à fourche doigtiers la plaliu»; 4
canon dont la raison d'adoption a été un ordre- ministériel de s'en servir
ment, etc. etc. objets dont les uns sont d'un usage inadntifisiblè dans les vaisseaux
les autres inutiles étant facilement et plus avaniageuicment suppléés ? et tous dis-
pendieux et hors de saison.
Les maîtres de Brest tint ils adopté ces dernières introductions ? il:} «croient
en contradiction manifeste avec nombre de leur semblable» aussi instruits qu'eux
et leurs éloges dont l'auteur s'appuie en ne s'éloignant pas du port même au
moment d'une guerre mettant leur gloire en préparer es
On ne peut avoir en vue ici le* première» pièces àe 56 que Vilkinton cobU k en
jnssis nombre contre lesquelles
les corps
pratique de tous-
tructible ? c<; jamais
connu I.l guerre propre véritablement
que des officiers d'sdmini-.trali»n civiL cependant le contraire
d'un siècle. nationale ne prendra pas une constitution
l'avantage de son auteur et à'ure njanîôre Létérogène au principe delà
f.-ii,
io.° .J'ai dit <jnu les vues qui
ont déterminé l'ordonnance du
3 ,CT janvier par laquelle les
directions et Je cominaiulciQCitt
tic l'artillerie ile.spOrts, l'inspec-
tion des forges fonderies et ma-
fiéïïia. des officiers tivûsdu corps
royal de l'artillerie, ont été par-
Faitemen remplies-
Cette i'orme deservicc a cepen-
dant trouvé nombre de contra-
dicteurs depuis son établisse-
ment, et elle a eu eIi cela le sort
de toutes les institutions 110 u-
opposas par cette espèce d'in-
qmét'ulc rp.ie fait naître au pre-
mter-moinc-nt dans h\ plu[>aitdc.s
esprits tc-ut ce qui les- sort de
leurs habitudes d'autres, parce
qu'elles blessent leur amour-pro-
qui est assez sage pour ne porter
ré par lui-même. C'est dans le
suffrage de ces derniers que
l'homme qui est appelé à soute-
nir le choc qu'éprouvent les meil-
leures institutions, trouve quel-
quels instans de satisfaction qui
le dédommagent des dégoûts
multipliés qu'entraînent les.
INCULPATIONS.
lu.0 silence les
ses em|-haîTqups cn.iire les contradicteur!
prétendus Je t'ordonnance de 1786} parce
qu'elles n prouvent rien du fond du sujet;
on. dira
que des hommes au fiit de
la mariné, jileins de franchise et de zèto
pour le plusjgrand bien dc son service, ne
,élevassent point contre ses défiitts et
ses erreur». L'auteur croit détruire en
style badin la plnNante ressemblance ci-
contre que des contradicteurs ont mise
entre les anillerîes de terre
en ilrmasulant
aiîroietit mii toute la science de l'arîille-
rie dans la manoeuvre du canonà.1wrd
des vjisjeiuix et s'ils concltieroient que
io plui lc>>te des clnrgeur^ et le plus
adroit pointeur est le meilleur officier
à'iniiliTJo mais si cei contradicteurs
z\uçfuitint et
ion i un individu ih'éori -pratique d'artit-
leric iiir h.rrc, et nullement à la mer,
ne «*r.t el!'? pa". jil:i, exacte, et. le
il- riM. ne
ce iai,(Miij qui pour êlro
([iitl-jiifî tfxpérieiiCi-s de t
cruirnit [>l>i-> capaltle de faire Éiïro des
j-.r.rii à c^îic
les arti.t!.s daHî la construction de leurs
iiistnimeiib ? A l'auteur du mé-
moire avoue qu'il pourrait s'être U'ompé
en lisant dans les principes d'artillerie
pour les c-iùves et les apprentis (1) ce
qu'il porte en note.
( 1 ) pareils -aient
éuî faits par un iial>il<! maître, il a
O3)
INCULPATION' S.
de répondre aux différentes oh- j
bris <;ui ]
le régime ncluel de l'artillerie
mon objet a été d'éclairer les per-
sonnes qui cherchent la vérité
de bonne loi sur le peu de fon-
légués contre les avantages de
celte administration. Je suis
mépris qu'ils méritent ceux qui
n'ont pas craint de cherche):
faire servir les, malheurs publics
au succès de leurs intrigues par-
ticulièies est je ne m'écarterai
Je ne sais si je dois mettre au
nombre des objections suscep-
tibles d'une discussion sérieuse,
celle que je trouve consignée
dans quelques mémoires sur le
peu de rapport de l'artillerie de
terre avec celle de la marine
ellc^ue cette seule ressemblance,
que les canons y sont également
( i ) li éloit dit calomnies
mains, la ritttuutetii
•iioîi des poudres élôit p*«" l* nature de
celle par- l'abus le.
.recueille des
les mêmes )
ils méritant qu'on l'-iir rende ju.tioe,
relaliwment
gens auxquels ,il f.uit inmlqui-r Iin jirin-
.cip'1! i«r li; spjitimpiil itiliir. plulni <ju«
iff-t, le n-priuhu
«lu
maître Vuwiussi
les trois règles qui; c-.t Unie de
croire-, diflRrêntc. de celles de terre sont
jnst«s la j'ivmièro pour i'oi:iti'r" un
« canon de luit <:ji blanc il f.mt 1" jioiti-
» 1er de
Or ce Un pri>;ioM.i«n i-sL vraie ot j;i.;ii<
ralc }>ar la scutn f.irce <l<6 t'irmes qui
indique l'objet if-
tr.-ijer.toirf (piP le but Sfiit dans le; même
]<lan horizontal de l'axe ou qu'il soit
lance est toujours celle du but en blanc?
c'esï-à-dire oille poids du boulrl, p.ir
sa tendance au des pravfs n'a pas
le temps de le sortir de la direction du
l'axe dans le but: maii, dit le maître, c'est
la Deuxième règle, si là baltviic est p
élevée que le but dans ces c.is', peiniez
de façon que le prolongement l'axe-
aboullise plus haut que le poil!! oÙ il
faut altî'jntlre parce que la vitissc du
fluide élasft^ue de la poudre cUnt beau-
coup plus grande que celle du boi.lel et
une accélération à la tendance de son
poids vers le centre des graves; le boulent
porterait donc plus bas qu'on ne veut, si
l'on ne corrigeoit cet incident PAr un
peu plus d'élévation; cette maxime est
très-juste pour le but en blanc dt-s an-
ciens et primitif des modernes: l'in-
verse dans le cas du ont M a la
batterie seroit, à la rigueur, aussi vraie;
direction ua le bou-
que les
corps projetés que les effets de
la résistance de l'air qu'éprouvent
meuvent
certaine vitesse,, sont soumis aux
théorie de l'artillerie
lement applicable surtQuslesélé-
mens que là résistance des bou-
chesà
celle des affûts et attirails éfcoient
soumises aux mêmes. calcula.
Me ou
bien les atiteurs de cet axiome
auroient-ils vu tetute la science
de l'artillerie dans la pratique lo-
cale qu'exige la manœuvre du
des vaisseaux ? En
celui qui
le charge et le tire avec plus d'a-
gHlté, estle
tillerie ? C'est comme si l'on di-
soit que le soldat qui exécute le
(i) Je serois tenté de le croire, en
lisant dans les principes d'artillerie des-
tines à. l'instruction des élèves et appren-
tis canonniers « que pour diriger un
» canon de but en blanc il; le
̃» pointer de manière ce, que l'objet
» prolongement de l'axe de la .pièce que
->j lorsque la batterie est plus élevée que
» le corps sur– lequel on tire comme
_» l'impulsion de la poudre agit alors
3i il faut pointer de façon que le pro»
loutenicnt de l'acte de la pièce abon-
» tissu plus liautque'le Point où
p faire donner le boulet que pour bien
̃» diriger une pièce d'e canon il faut
faire attention
̃ *> et pointer au vént de l'objet que l'on
INCULPATIONS.
blanc se-
règle
qu'il
de leurs mouvement» et dans de courtes
les bombes, grandes distances
ten l'air par un
n'étant poinj
appliqué eu la tendance de
sit pesanteur mais 'par coté de même
une bombe projetée contre la direction,
pas
une diminution dans sa portée, et au
contraire une augmentation si elle est
etc. ? Les loix, de la nature sont toutes
de raison les seuls incidens «»en fout
le doute de l'auteur rend justice peut-
tructions marines. On ne se rappelle pas
d'expériences qui. aient fait counoitrtîlu
surface de la, mer mais l'auteur du mé-
moire bien savoir que des physiciens
de Bologne ont trouve que des boulets
tires sur la surîiict: du I!ô éprouvèrent
plus de résistance de que ceux tirés
sur la plaine latérale. Quand la
la ce qui n'est
applicable sur tous les
à leur
etc. etc. :,de
même les forces de résistance des corps
ne sont pas soumises au* mêmes calculs 9
dés qu'il y a des causes étrangères qui
les varient ainsi les affûts marins et
leurs attirails éprouvent trois résistances
bien, le
plus
rien de pareil n'arrive aux affûts de terra;
mieux
1)
est
ces de physique, est le physicien le pins
de cette science et de diriger le»
artistes dans la construction
INCULPATIONS.
s'est peut-être le plus générale-
nient accréditée porte sur l'éta-
blissement des compagnies d'ou-
vriers dans les ports, tour l'exé-
dution des constructions d'ar-
tillerie. L'on a conclu
for mité et môme
de leurs traraux une seconde
cause d'augmentation
se, que l'on n'a pas manqué de
perflue.
En admettant ce que je prou-
verai ne point exister ) que l'en-
tretien de1 ces compagnies l'uni-
formité et la perfection apportées
dans la construction des affûts et
attirails d'artillerie, entraînent
une dépense plus considérable,
il n'en seroit pas moins constant
que cette augmentation fixe et
déterininée, seroit mille fois coin-
pensée par les avantages qui y
sont attachés.
Mais pour rassurer sur cette
prétendue cherté des compagnies
d'ouvriers, je présenterai ici le
résultat des dépenses compara-
tives que j'ai 6ou,mis avec plus de
détails à MM. de Borda et Poujet,
membres du conseil de marine,
pendant leur séjdur à Brest, au
mois
Je saisis avec empressement
c -tte circonstance de leur témoi-
gner toute ma reconnoissânce de
l'attention particulière qu'ils ont
Qu*»t aux J'ouvris
avoir mûrement comparé tas
qui en proviennent au service, a«<:o ce»*
da corps d'ouvriers fai
devoir en désirer la fixation
naux de e&j.rit àe
corps qui rend de
faire bien parler de »n compagnie et Imil
luiiiiairc instruit regarde comme la, b»s<-
fondamenlali' Jt".
d'instruction!! que
biles adresser mieux ot |>h'» j»ri>mpt«'-nip*tt
les novices, par t]!jl>
doivent lit
certitude ai;x officiers et aux chrf* <lo
travaux de bien plact-r U-wt
et de
besoin comme on l'e*t avec des ¡'on..
leurs; l'assurance de former ces homme*
à une bonne conduite par la prhaîion.
des sources de déraugeritens iiifiiii'iilf'
chez les hôlessfs comme les
enfin l'utilité d'avoir ses lra\aiLU:ui:. jour»
neliemsnt aux heures indiennes jjour tiim-
mencfr, suivre et ceucr l«s ouvrages,
et aux montons de dangers imprôvns de
nuit ou de jour; toutes ces coit-sidéiation*
ne se trouvent üas réunies dans l'usage
des ouvrier* externes. Si on allègue que
des ouvriers externes se trouvent parfois
beaucoup plus habilcsen goures liiflitile-
qu1 aucun d'une compagnie, qui rinp^tlic-
rnit de les prendre pour jounialirr- pen-
dant un temps, ne fùt-re qu« jiour <n
rendu un de la compagnie! au.>si F««rt
lequel en styleroit un autre, J!T on prt-
pétueroit ainsi la
fcclioii dans ce genre ? mai* trs cas.
seront très-fortuits. On peut auoii oji-
poser que li'sextcrnesj cmnmunc'niPiit ma-
riés sont sages i>t laborieux par le be-
*oi« et de plus donnent ilr» eniaa* à
du compte
les commissaires du conseil, de
la marine en mai
de 70 ouvriers externes
relevée sur les rôles d'appels.
Dépense qu'pxi-
rrinpiU'iiii- d'oUMÎiTS
ile piiyc à JO d'fii-
îïqta. L'on ci!: que clans ce calcul on
̃̃ établit que la compagnie
].)ose.5: jpnjVji
-Van ne; piuùt i'tju^riçr eu ;fifut«
L'on a auccptrfliEe; présçivté
les
iant pendant' 3 i;ï:
Savoir:
Savoir:
nution travail obligation
i>'iiu>.Ujtrier
doimtr de plus fortes journûes
nes qui sont.foix^s de payer un loyer
et -les, que
qui uvtjnl en trciupi^. Qiinrtf aux
vent de l'emploi par-tout, et que les
mais liien ceux dont l'él.M ,'coni.uu' les
que i« goiivcriichir-iÈt!
coûleroil quelque
à rarlillmtf d'un arse-
est,
Etat de la dépense d'une com-
vant la solde nrtiiflla (de
compagnie <nnipùtlo ri y"i hommes
dont ôo travailleurs pendant Jn jours
exur,
Da
valeurs; et cependant celui d'en-»',
tre eux
il est
malade pour toute autre cause,
prétendue augmentation de de-^
pense, que l'on suppose être la
suitH. de la perfection des nou-
vélins constructions d'artillerie.
ïl n'est personne qui ne sache
que dans tous les ouvrages d'arts,
l'exactitude et la régularité dans
les formes et dans les dimensions
est le plus souvent due à un outil
ou à quelquesjn.achin.es ingénieu-
ses qui présentent toujours le
double avantage delà perfection,
et d'une diminution réelle dans le
prix de la main-d'œuvre
C'est ainsi par exemple que
les roues d'affûts, qui antérieu-
rement 1L17B6, n'éloient tour-
nées qu'à la circonférence qui
pré.scuitoit: un frottement con-
sidérable et toujours inégal
contre le corps de l'essieu con-
percé au tour
à la main exigooit un travail
pénible de la part de l'ouvrier.,
et ne pouvoit erre que difficile-.
meut exécuté avec quelque exac-
titude dans les proportions
(r) Les vérins qui, main
17 livres 33 de de façon n'en-
loroirnt pas 6 liv. si Ici.
faites à 1.,i, muchiriR à vis établie, depnii
à la direction de l'artillerie et les'
jiïis <lo vis avec cettR i*«.i-
Ijié qu'ils ne peuvent que, trèn diftirile-
jhpi\1 avoir quand
.scftlise de 1 abns (->>ntraii'e
]û;ril lo travail de; l'i xttriK.' (c tr<'snr
jntbtic pai^iu; te s>nrplu^ de <"o «jnc cnt'ifiJ
>à l'h«f.ii;)! qui Il |>fn-
lu ji.uniûn d'iiû»
vriçr. de
surplus nécessaire, de
la' compensation respective n'est 'donc pas
̃*
Si l'aiigniiMitatiun du main il'oîuvre
-dans-le fini des ouvrnges par la v.ir!->|»«
ou le rabot et:par, la liim; c'-toil d'«:m
utilité ,réelle. il n'y auroii rien ;'i iluc j
i Jior-
miiiettf, qui; le-, df ux ruinii rii'i.slninii'uis
s pour la lime,
chacun '•ait qu'elU' ocifuii>ii;Hi j)lulAt et
,plus de rouille .111 fi r ù'ailliurs in liotis
forgeurs, externes nu de coji>pn£iiii''s
]>arent ti bien le fiT que- fVil n'a rien
y reprendre
lutticux or ce martelage
prt':0(-rve puïsMiinuieul de la rouille, (i)
l'industrie dans îtîs.arts doune lou» 1rs
joi^j des cxunpli-'i, frappant ik' p'n*
grands iulérèbeu ér--U:i;ii;i- aul lcrcnibrs
d'hommes par 1" moyen des r-i.'ti hiiiî's
les ouvrages; la ni.nliiiu; qui fn'ii. <!i'\i:!cr
à Lyon de fi luilmu-s à la i-)i-> o:i
de

n'en h dôhti 'et
aussi plus de rr-clu.rches par fins
sommalion îles matières prtmiôres 1 de-
là l'accélcration de la fortune des culti-
vateur». C'est vers cet étal 'et ver:; celui
du commerce maritime qu'il Jauilroit
iiufant de la <jù les
laisser qu'on rien

Un pour Un
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