Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Réponse au mémoire de M. Dubouchage, du mois de mars 1791, sur l'organisation des troupes et de l'artillerie de la marine ([Reprod.]) / par M. de Fautras, chef d'escadre,...

De
24 pages
[de l'impr. de Mignelet] (Paris). 1792. Artillerie navale -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS 1010o
(ANSI and tSO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRËSS
Ilcadington Hill llall, Oxford OX3 OBW, UK
A
P- 0 N
DU If A G E,
Sur l'organisation des Troupes et de
de
Par Clief
dc et des Armées
JLes officiers généraux dc la marine capitaines de vaisseau,
et autres officiers des différens grades qui ont eu connois-
sance du mémoire de M. Dubouchage qui a paru en novembre
sur l'organisation des troupes et de 'l'artillerie de la
marine, ont généralement pensé
moire comme un libelle contre le corps des officiers de la ma-
rine militaire, son artillerie, ses canonniers et ses troupes

V[«'I1 ne méritoit pas qu'on y fit plus d'attention qu'à un dit
mêiué genre 'dti i3 févricr soussigné d'un officier d'arV
tilleric des colonies ot d'un ingénieur géographe. Ces deux mé.-
moires faits dans le môme esprit, pour décrier le corps de la
marine militaire, et snr tout l'ancienne administration des
troupes et de Fartillexie de la marine,* ne peuvent en effet
produire aucune impression sur l'esprit des personnes qui ont
suivi les opérations de ces deux corps. La marine a par elle-
même une existence et une réputation si bien acquise par ses
services, entr'autres ceux de la guerre dernière et par les con-
noissances théoriques et pratiques qu'elle a fait paroître dans
toutes les circonstances qu'elle pourroit se dispenser de des.-
cendre jusqu'à répondre aux inculpations fausses, que, ces
mémoires contiennent je me serpi^iraposé le môme silence,
à l'exemple de mes camarades si je ne
directement et nommément dans le mémoire
chage, d'une manière d'autant plus injuste et désobligeante
que je n'ai jamais vu en société ni parlé dans mes mémoires
de l'auteur ni des officiers ses camarades, que pour en faire
l'éloge je ne puis croire qu'il ait eu intention de m'offenser
mais seulement d'employer le style le plus fort et le plus
persuasif,pour détruire ce que j'avois avancé dans mes mémoires
en et faire valoir un projet qu'il croit sans douteplus
utile que les miens. L'on. m'a fait pressentir que l'auteur avoit
été particulièrement mécoritént de ce que j'avois proposé de
remettre les détails de l'artillerie de la marine comme ils
étoient avant l'ordonnance de 1786, et par conséquent de rendre
à l'artillerie de terre de très-bons officiers qu'elle prétoit à la
marine en pure perte je ne devois pas présumer que cette
proposition pourroit déplaire des officiers d'un corps aussi
distingué et aussi actif que celui de l'artillerie de terré dé les
faire rentrer à leur corps en les faisant renoncer à dés places
purement civiles, où ils ne doivent jamais faire 'là guêtre
(3)
répondre
S me sera possible,
tolite ma\ie *«* dUKren. articles q« regardent parti-
crflicmnent les troupes de la marine ou me concernent pciy
LntlLent. M. Le Bègue chef d'escadre anc.cn Recteur
de l'artillerie de la marine à Brest et
depuis plus de 3o ans, et M. de Norbec, capitainede vaisseau
dateur de l'artillerie
qu'ils sont bien plus en état de connoître qac*noi /quoique
je n'y sois pas étranger.
J'observerai d'abord que dans l'intitulé du mesure de M
Dubouchage il est qualifié de' directeur de 1 artt llenc de la
qui paroiten quelque sorte minutieuse, n'est poi,.l
pal que le titre que s'est donné l'auteur, annonçait une an-
cienneté qu'il n'a pas et une expérience qu'il ne peut .arcu,
n'ayant jamais fait la guerre ni sur terre ni sur mer; q«
expérience consommée dans les deux services. Ccrt p '««,,) e
un:des. moyens qui. avoit fait parvenir l'auteur, à se fu.rc de,
partisans dans l'ancien comité de marine de l'assemblée nntio-
uale constituante, où, malgré l'avantage qu'on lui avoit procure*
dV lire et discuter les différent articles de son mémoire il
n'avoitpu cependant réussir à le faire adopter. Il compte sans
doute être plus heurcux par ses nouvelles instances auprès du
comité actuel rle la marine puisqu'il vient de faire imprimer
son mémoire, et de le distribuer avec profusion dons 1 assem-
blée lé «nslative et dans quantité de maisons de Pans ou il
n'étoit pas même connu il a fait prôner tellement son esprit çt
ses lumières que bien des
tère de la marine mais jusqu'à présent il s'est contente de cher-
cher à instruire les Gfficiexs
croit savoir qu'eu parce qu'il a passé quelques mois
X4):
le bureau de l'artillerie da
port uo ih'esl. Oii nijêrae esprit -d'un-
parliivUlc tyiû Il dirigé l'ancien comité de marine portera les
inombrç's du comité nctuel h repousser le mémoire et le projet
présenté sous le nom de M* Pubouchage quand ils auront
pris connoissance des répoiises>qui contiennent la réfutation,
la plus claire et la pl us positivedo toutes les assertions avancée*
dans ce mémoire ils rejetteront sur-tout son projet d'organi-
sation des canonniers et des troupes, dui non-seulement nc
peut convènir au service de la marine, mais qui tend à ramener
par des moyens et des routes différentes aux même abus si
fort reprochés à l'ordonnance de 1786 ordonnance qui a dé-
truit les vrais canonniers det la marine pour les remplacer
par des canonniers toujours en apprentissage et la plupart
sans espoir de pouvoir jamais se former, ni être propres à
ce service.
Je crois superflu de m'occuper des citations de M. Dubou-
chage, sur l'existence des troupes et de l'artillerie de la marine
depuis 1627 j cette érudition fort utile pour composer une
histoire de la marine est aussi déplacée au sujet d'une or-
ganisation projetée pour. 179a, et dans l'intention de corriger
les abus de l'ordonnance de que le seroient les détails de
la marine des Grecs et des Romains. Je me contenterai donc
de prendre son mémoire à l'année -où l'artillerie et les
troupes de la marine de nos jours ont souffert quelques chan-
gemens. Je puis en parler ajrec un peu plus de connoissance
et de certitude que- l'auteur car c'est dans ce temps que
j'ai passé de l'artillerie de terre dans la marine, major de
la brigade d'artillerie au département de Brest, avec le brevet
de lieutenant de vaisseau. M. de Lastic fut nommé de même
à celle de Toulon; M. de la Geneste, à celle Je Rochefort,
et un aide-major et un sous aide-major à chacune des-
dites brigades tirés des lieutenans en premier et lieutenans
T€S second T du corps royal d'artillerie de terre ce qui fait en
brigué
de la marine, et non la plupart de. officielle ces brigades
comme le prétend l'auteur du mémoire. 11est' vrai qn il avoit
donné un projet à M.
composer les brades d'artillerie
corps royal d'artillerie de terre; mais ce ministre, d'une sa-
oacité rare, ne
Trompé et ne voulant entièrement
à ce «rejet Une fit exécuter que ce qui pouyoit ne pas nuire
au service de la marine. Il reconnut qu'après la. guerre la plus
désastreuse que la marine de France ait jamais essuyée les
canonniers et les soldats de la marine pouvant être épures,
il falloit chercher les moyens d'y suppléer, et de les remplacer
du mieux qu'il seroit possible; il reconnut en même temps que
les coimoissanccs théoriques et pratiques se trouveroient en-
core plus sûrement dans les oiÏicicrs de b marine que la
guerre avoit épargné?, etqui étoientau fait desdétails, que dans
les officiers d'artillerie de terre les plus instruits de l'attaque
et défense des places puisqu'ils ne seroient long-temps que
novices pour toutes les parties du service de la. marine. Il
nomma donc M. de Morogues capitaine de vaisseau, chef
de la nouvelle brigade d'artillerie à Brest et MM. de Missiess^
et de la Br&ee du même grade, a celles de Toulon et de
Rochefort. Les lieutenans-colonels de ces trois brigades furent
pris également parmi les capitaines de vaisseaux les pins ins-
truits, tel que M. de la Tullaye a Brest j les compagnies furent
données à. des lieutenans de vaisseaux et les lieutenances à
des enseignes.; il n'y avoiy donc dans chacune de ces trois
brigades créées en 1761 que trois officiers-majors étrangers à
la marine, qui étoient plus chargés de la police, discipline
et détails de la troupe, que des instructions auxquelles ils
avoient besoin eux-mêmes de se former. Si l'auteur voulofc être
d'aussi bonne foi que nous, il nepourroit disconvenir que s'il
a la moindre idée du service de l'artillerie de la marine il le
nous avons pu former
en 1761 et années suivantes un fqnds de troupes*, dont on
retrouve encore aujourd'hui le bon esprit et l'instruction, nous
le devons aux officiers de la marine qui commandoient et nous
dirigeoient,aux officiers-majors-lieutenans do vaisseaux dont
on avoit augmenté successivement les états-majors, et aux
maîtms cauonniers et sous-officiers qui venoient dés compa-
gnies Ue bombardiers
en dire pour prouver que l'auteur n'est nullement au fait de ce
qui s'est passe avant lui dans la marine quelque prétention
qu'il ait de paroître instruit.. r
A l'égard de l'attaque qu'il dirige contre les anciennes direc-
tions des détails du port, et sur-tout celles de l'artillerie,
j'ai déjà dit que MM. le Bègue et de Norbcc se sont cllarbés
d'y répondre, et je m'en rapporte bien à eux.
Je passerai aussi rapidement sur les pages 9, 10, 11, 12, i3,
14 iS et 16 du mémoire qui parlent des inconvéniens de
l'ordonnance de 1786, des modifications que celle de 1789 y a
apportées, de tous les avantages prétendus que l'auteur cher-
che à démontrer que la marine a reçus depuis l'ordonnance de
1786, dans les arsenaux de marine et de l'éloge particulier
de son mérite appuyé d'un très-beau certificat des maîtres
canonniers de Brest, qu'il avoit sous ses ordres. C'est à MM. le
Bègue etdeNorbec l y répondre
un moment à la page 17, où l'auteur a la bonté de se ressou-
venir de mon nom, révoque en doute des faits que j'ai avancés
dans un premier mémoire en 1788 qui n'a point été imprimé,
et dans un second en 1790 que j'ai fait imprimer pour le pré-
senter à ces inculpa-
tions et peu à
la vérifé, composer son
le corps royal
les trois ports, plus de
trois mille soldats des anciennes divisiônsqui n'ont pas voulu
se rengager.
z.° Que les noeuf états-majors qui ont été crées par celle
nouvelle formation, coûtaient beaucoup plus que les trois qui
existaient avants cette époque pour le corps royal de la'
marine.
Qu'une seconde cause d'augmentation de dépense se
trouve dans la solde des accorde
indistinctement ( c'est-à-dire sans avoir
la mer.)
4.0 Qu'on ne doit point se laisser éblouir par les états de
comptabilité imprimés la suite de cette Ordonnance, qu'on
retrouve dans tous les bureaux majors et qui ne présente
qu'une inutile compilation.
Je suis bien éloigné de contester le fonds des quatre articles
ci-dessus de mon mémoire de 1790; j'observerai seulement
que l'auteur a cru devoir retrancher ce que j'ai dit clairement
à la page 8 dudit mémoire qu'en quatre années la perte de
3000 hommes qu'on peut avoir faite pas pu
éteindre en entier l'ancien .fonds ce qui, devoit laisser encore
une ressource pour rétablir les choses, comme elles étaient
avant l'ordonannee dô
vquh*
que mais
été con-
du
et nombre 4'anciens soldats, arrivant ù .Paris
.corps

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin