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Réponse d'un honnête homme, à l'exposé palliatif des torts de M. le duc d'Orléans ([Reprod.]) / par l'auteur de "La trahison contre l'état, ou les jacobins dévoilée [sic]"

25 pages
de l'impr. des bonnes gens (Paris). 1790. Orléans, Louis Philippe Joseph d' (1747-1793) -- Et la Révolution française -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Il
D''ÛN HONNÊTE HOMME,
A lexp6sé PALLIATIF,
D E S T OR-TS.
DE m. LE DUC DOKLÉANS
î'ar l'auteur de h trahison contre l'etat
"t- ou, les Jacebins dévoilée.
Gardez-vous en. Cet insigne vaut rien
En fera plus que tous, les gens de bien
• La vigilance est la venu du vice.
A PARIS,
DE l'Imprimerie DES BONNES Gens.
1 o.
'A 2
D'BN HONNÊTE HOMME,
A L EXPOSÉ PALLIATIF
DES T 0 R T S
DE M. LE DUC D'ORLÉANS.
J e n'ai l'honneur, M. le Duc d'être
m démocrate outré ni courtisan amb'i*
encore suis-je
vous allez en juger à la candeur de .mon
stile mais comme je I'ai déja dit, en
parlant de vos colaborateurs les jacobites,
je suis ami de Tordre et de la paix nous
sommes par conséquent fort opposés Pur
aPautre, pour l'ordre sur-tout, car pour
la; paix quand j'eus l'honneur de vous voir
-.h Ouessant, si vous ne Paimiez au moins
Ma désiriez-vous fort. On prétend même
<jvra totale-
Ment changé et que te 5 et 6 octobre
^Ver^illcs, vous bieRÏvouh*,
Malgré 'le courage Frénétique de vos
dignes açolitès être hors de 1? galère/où
vous apperceviez seulement que vous
VOps étie^ erpSairqu^
mais venons au fait les longues exordes
sont aussi enni^eu'ses que les écrits inuti-
des je vais donc sans façon, en vertu
de la liberté que tant vous prenez et que
tous n'aimez cependant guère, avoirThoBr
peur de vous répondre j*ai presque die de
de vous confondre. J'entre en matière.
Vous avez divine la France jugeant
• tptre affreuse conduite en trois classes..
fas démocrates outrés qui ont pensé,
dites-vous, que vous
uni république. Il
pauvres têtes fussent bien éxàltéci Rien
dans votre conduite ce me semble n'a
donné lieu a un pareil scupçcn car
même avec l'esprit de calcul, que vous
̃'(* )
vous, vous avez laissé' percer
si mesquine que
jamais pu parvenir avec votre
fortune à être le premier négociant de ce
nouvel etar. toujours
été le but ou ont tendu les princes de
votre maison ct depuis le fameux Ré-
gtnt d'odieuse, mcn-»ôire nous n'en avons
pas vu qui fussent même digne d'en
La seconde classe les courtisans am-
bitieux qui ont supposé clue vous voulk{
par une excessive popularité forcer la
Cour à vous accorder u^ic gralzde influence
dans l'administration. Ou pour, un. boni,.
me de Cour vous connoissiez bien peu
ces courrisens ambitieux où vous 5 avez
présumé qu'ils, n'avoicnt pis eu -assez
d'adresse potar pour vousc deviner le,
premier cas ne fait' pas honneur à vos
̃lument M. le Di:c, on
( 6
vooscohnoît trop à la Cour pour crain-
dre, ni même avoir jamais craint, que
vous pussiez avoir une grande inrîbence
dans l'administration. Voilà déjà «eux
parties de la division qu'il vous a plu
faire de vos juges, réduites au néant.
Vous les avez vu ce qu'ils ne peuvent
être croyez m'en ils vous ont vu', avec
toute TEurope ce que vous êtes.
La troisième classe est composée de
ce que vous appelez les méchants. Plaise
au seigneur que ceux que vous qualifiez
ainsi, ne soient pas ceux qui aient le
plus approcha de la vérité! c'est ce que
le châtelet' s'il peut braver les guindcs
que vous nous apportez de Londres
nous éclaircira sous peu. Quant a moi
qui préfère la conversion du pécheur â
sa punition exemplaire je suis loin de
souhaiter que votre altesse sérénissime
et- bourgeoise de Paris subisse avec
raison le sort que le juste et infortune
Favras a si bravement subi.
Les meilleurs patriotes 'ont -donc eu
aussi leur erreur. Hélas! oui eux seuls"
mêmes se sont entièrement trompés,
puisqu'eux sculs ont réellement été votre
dupe. Heureusement que le bandeau qui
couvroit leurs yeux est tombé, et que
le vice démasqué n'a plus d'appui chez
nous. Vous arrivez trop tard, la vérité
vous a précédé, et de nouveaux Gal-
lions peuvent seuls vous récréer de nou-
veaux partisans. Cette fois seulement,
pardonnez-moi cet avis, si vous semez,
ayez lé courage de recueillir. A coup
sur, vous recevrez la récompense de
vos hauts faits et lcs patriotes les 'dé-
mocrates, les courtisans ambitieux et
même les méchans vous la verront
recevoir avec plaisir.
Une confession ignominieuse eût sans
doute été une tâche pour Louis Philippe
:d'Orléans mais une confession captieuse
est une tâche pour tout homme d'hon-
(S)
de
nftiri Pourquoi donc quan-d personne
ne vous en prie-, et que vous !3\'CI que?
vous ne le. pouvez pas, ose»- atftthteF
que vous avez la ferme intention de tout
dïr<K? Je le vois h regret les Orléans/,
les' Montmorency ,'etc. etc. eti re-
nonçant a la noblesse qui peut-être
n'étoit pas faite pour eux ont renoncé
à la véracité aux sentimens d'honneur
et tout ce qui en est le véritable apa-
nage. Heureusement qu'un chêne antique,
qui tient h la terre par de profondes ra-
cilles que la coignée du bûcheron est
forcée de respecter comme Porage c]i,i
gronde dans les airs respecte sa
altière n'en est pas moins superbe
quand le temps d'un £ciip-dYile fait tom-
ber de son tronc 'quelques brioches que
les vers avoicnt gâtées il conserve son
ombre propice h arbrisseau qui croît
à ses côtés il méprisc scs^ajnes bra-
vades et nourrit encore de son suc le
lierre tortueux et vil qui pour prix
de ses bicnfairs les détruit et*.ne peut
survivre a sa perte.
Vous ave{ lu quelque part sans trop
vous -souvenir oh voyez mon
je vous tiens compte d'avoir lu si ce-
pendant vous avez en votre vie lu quel-
ques bons livres je voudrais eue vot!s en
eussiez profité. Vous lu qui chajue
homme naît avec un goût dominant ce
goût dominant, ajoute plus bas sa bour-
gcoiie altcsse, a de tout temps été chc{ moi
le goût de lu liberté. Mais monseigneur ne se
trompe-t-il p?s,ct ne faudioit-il pas subs-
tituer à 'ce met si doux celui de licence ?
la liberté m*cvoit de-
puis long-temps me répandre ci
Paris dans les différentes classes dc la so-
ciété. et pour les trouver plus facilement
réunies et confondues sans distinction,
nicnscigneu. a eu la pjpuhrké d'aller le
fins souvent possible au B. ? je n'ese