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Robespierre peint par lui-même, et condamné par ses propres principes, ou Dénonciation des crimes de Maximilien-Marie-Isidore Robespierre, né à Arras, député aux Etats-Généraux par le département du Pas-de-Calais, et à la Convention nationale par celui de Paris ; et Projet d'acte d'accusation ([Reprod.]) / par Laurent Lecointre,...

De
39 pages
de l'impr. de Rougyff (Paris). 1794. Robespierre, Maximilien de (1758-1794) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MICHOCOPY KEKXUTION TIST CHART
N&S ̃ 1010a
(ANSl ood ISO TEST CHAR! No 7)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford 0X3 OBW, UK
mSpT PAU LUI-MÊME,
E t CONDAMNE
PAR SES PROPRES PRINCIPES
OU
DÉNONCIATION
Des Crimes de
J\08ESPiERnK né à Arras Député aux
Etats- Généraux par le Département du
Pas-de-Calais et à la Convention Na+
tionale par celui de Paris
ET PROJET D'ACTE D'ACCUSATION
Déffnté du Département de Seine et Oüe, uuA
'Aiiemllèe» législative et Conventionnelle.
DE L'IMPRIMERIE DE ROUG.YFF,
Il RJ/E
&
LAURENT LECOiNTRE,
DÉPUTÉ
ifà DEPARTEMENT DE «EfXÊ ET àl$k
tA CONVENTION Nationale;
'AU
PEUPLE FRANÇOIS.
Pnn'st ce thermidor, de tad
>™«. de la Ripubtiqut, une si
"Citoyens,
\sg sera peufitre étonné de voir un acte d'accusatîon
contre un tYran attaqué, d/inisqué et puni, presque
<](vns le m{m« jour. Mai» les tyrans n'ont que trop do
juccess^urs et Il f«nt qu« l'histoire conserve avec soin
la souvenir des malheur» que pcoduit la tyronnte, de»"
erreur) qut facilitent l'exécution de ses projets et des
frime', qui «oïit tira'ni pour comprimer
le cour/ige et l'Hnergie des homme; libies. Il faut qui
ta Frar.oe et l'Univers enrier apprennentque, lorsqu'un'
scélérat cherclioit a recueillir les débris d'un trôna'
r«ivcrié par tant d'effoits héroi'q««s tt i détroîr^ It
Liberté" conqufse par cinq années de iscri/îc«i et do
combats glorieux le Peuple aroitdcs représentent /h
dcles et courageux qui préperoient dans le secret, le
tableau des «rimes, la honte et la mort du tyran qut
vouloit nom ramener l'avilissement de' la servitude.
L'édiaftud a puni le monstre de ses forfaits et
quoique sa mon n'ait i:i le résultat d'aucun plan
combiné, elle a cependant vengé la Représentation
Nationale, qui a piouvé, par son courage, quitte a
moins reJouté lo tyran, que la danger de le frapper
aans succès.
Son hypocrisie m'a trompé long-tems ce n'est
qu'au retour de ma mission au département de la
Manche qtio j'«i apperçu toute la honte des fers dont
Il nous avoit endulnés.
Je me suis, dès ce moment, attache la trace de
tous sespas;j'ai suivi, avec ur.o constance infatigable,
toutes ses pnroles et ses actions et j'ai mime essayé
son courage vis-à-vis de moi, par tous les genres de
provocativn qui ttoient en mon pouvoir.
Le 3o du mois d'août ir<)3 pendant sa prudence
je fai fore»- à respecter l'auioiié de l'assembla qu'il'
outragcoit, en proclamant des décrets que la convention
a'avoit pas rendus; et, par mon opiniâtreté, l'inno-
cence du (entrai Fcrrand a été reconnue (i\
/"ai démasqué, nux yeux de toute la France, les,
(1) Avant de lever la séance Robespierre me dit
qu'il it.oit /tonné que j'eusse soulevé contre lui qne
fartie^de l'assemblée, en le traitant de moniteur, et
(sv
A a
fcgtnsddîèu* qu'il d«?iinoît i *ir« les Instruirons <?•
ses fureurs, ou l'appui Je sa puissance Boucftotto, et
cette (innée de complices qu'il avoit dans ses bureaux,
ont M', il est vrai, plus puissanvquela justico et la
yérhê; nuis ils ont été plus connu.».
U'i jour cju'il avoit «iesiiné a son triouv, ho ( 20 praî-
tbi) ic me suis indigné lies rprl.iudisseniens qui
marquoient sa prtsenco; et j'ai aie, qneja le mépri-
ïoh autant qnô je t 'ai hormis, avec une f jrc* d'er-
« gan« que le» appliiu*lissi»me,w n'ont pu couviir. J'ai
porte5 ce'. te expression de ma liair.8 jusqu'à ses oreilles,
tontes les fois que les applhtiùKsewens se sont renou»
nlïeetilion; il s'en est p!«int, en disant,
la tribune tls la Coavo.it ion le 8 thermidor, qu'il
«voit <'tc in?i.i!i<5 \>ir un ir.eivibie, le jour <!e la fête de
et il éi a deinandé vengeance.
Lorsqna Amar et MoYsi-B\ir.F. n'iij'piiient, au
sahn de la lii>crïû, le prmiial, en picsei.ee de
\J,ill.irm<Çct dupublioqui nous^cou'.oit,
que le décret n«iionicide du aa prahial, «5tr>it siin
seul ©nvrMge, qu9 les comitt's n'y aboient anerme
part; Après leur avoir dit que les comités n'nvoiont
donc pas rempli leur devoir, j3 lsur proposai do
dénoncer moi-même a la Convention un f.ût aussi
extraordinaire ils par les consiJt'rntions
politiques qui dirigeoiont a!ois la Convention, la
.crainte d'une scission prreoe* et sans succès-
en disant quo je le forcerois respecter les volontés
de la Convention nationale.
Je lui r/-ponJis tu meconnois. Je n 'ai point allait*
le tyran pour en nvoir un autre.
Depuis c->tte époque, notre Laine a tic publique.
m
J'ai Interrogé' Rorért-Limdbt, le G ilierrnldor, tbi
j'opîrtion qu'il avoit d'un mouslre qui avoit plongé
la République d.itu un état d'avilissement et de sérvf-
Imte Mai déplorable. Le 7, j'ai paflé VA dès
fuieurs d'nno tyrannte dont rions ne serions pl'j»
feut-itre eu état d'arrêter les progrès. Tous m'ont
paru convaincus qu'ilfalloite'ncorà attend) e; et que1 ta'
moment favoiaLle nViott peut-élre p.as
A cette époquo, l'acte d'«cc«3a«ion qu#je pr^ps-
rois contre le ir.^ire et ses complices, «'toit «e)ie\é^
Fr('rom qui m'a «i»Jé Je ses !un) itres, Barr«s> Rovère^
Thirioa, Courtois, Garnir de l'Aube, Guffroy,
et Tnllien, ect. m'ont cottsetflé de l'attaquer sept, «Sa
rue le jucccs fut plus certain. Lés rôles Soient parrst-
g<:3, plusieurs d'entre eur avoienl des discours
rls pour appuyer mon opinion et corubatlreavecfoit»
le; sopliismcî de Ribespierrê tftn»s ils /tirent o'avît
qu'il f.ilfoit <j!iolein«;.iK>ire/nt \fr\Ymt et disliilaâ
une lreure «vant d'ciro lu à la Convention naiio-'
ra'e Gurfroy s'étoit charge ct avoh promis, cHs
le G, de, la faire inrprinicr; et il fut fait, par nous, le,
«ermeiu solcinnsl quesi, l,t vérité succoinUrit, noûî
fjiliooleriop» lo tyran en plein sénat.
Des ^vérwsnenj plus heureux ont devancé l'executif*
d'an prujet dont le swetis tloit incvitfrt^le, mais dont
les suite* auraient pu tiouUIev la tr.-vnquillitd publique.
Le inomira est mon il J par son ini| rudçnceersorc
délhe, révélé toute ï.isxlëratesvcde ses complots et de"
tes projets iVbrnickle»; mais «acliufcv.iuroit
»ï>oins compromis la libc.tô des citoyens si m o»
l'a ordro donn^, le 8 thermidor, a 10 Jic»k» du?
soir, i mon titre, notaire, rue MesVe, df se trouva*
ch«i son capitaine, nu'wo rue, n". le lendemain i
7 heures du matin, pour service extraordinaire, ai»
fit comprendre qu'il y avoîi de* projet!, et que ces
projet* Ploient diriges par le chef de la force auru'e
le cojnpUca lo plus daagoie^x, comme U plus cou-
pable du tyran; javois devind le» projet» de ce
tn\:tr«, et de» heures du soir, j'.nvois Vté.au co.
mitc4 da si\reté«g<?aérA!c en cliemîa je rencontrai
j» lui Ils conn^Uc, fn pri'senc*
de DuboiîrCrancéi le danger de laisser en liberté
Kenriot commandant, ta maire de Petit et l'agent-
nation al "îta^la commune qui mtfditoîent ndees-
̃«aireinsnt des projets désireux, l^vicomterie r'toit
seul; il ma promit Ja transmettre mes observations
à ses coii^u«i qui étoien^i i<unis au comité do salut
puUio^
Le lendemain 9 à wia heure et demie du matin
je »n« transpartai aux mimo* coini:^s*H'urii$ i!»
iléliWroient en secret; je fiii oL!i^<J do leur Ici ire;
jv leur rappoJI«i les presserttiine-nî.quo ire dônnoicnï
des ordres aussi porfules qu 'iti^'iiciidiis; je les pressai
dé sauter le chose publique pnr des'nirsmcs aussi
«âges que vigoureiises,.çonti« lcg<'&6al llcuriot,. le
maire çt l'ngent-'nAiV>n-il-.
Mon fréta est mandé l.o jour 9, ri quatre
heures du. matin: il se rend sui-!c-ch;npp «u\ comiirs
il Jcurconfirnvî co que y. loti avois t'iut^ii in n^ii^
ftcïiiion d'un ordre aussi pitcipiie", qui, ci la vi'iiiè^
lie lui a»ok été connnunl(U(5q<ic par son commandant,
Dnns la môme nuit, les comiu's eurent les uu'ine»
«vii et do plus prdeis encore du la 1),Il t, de noiro
t'uifto. p,u rorjjaa» de Cameo*. Vrtroa s«
(6)
prt'jcnta le neuf, una lieure du matin, iVins, la
s:e qui If lieu des tances du toniité de
«lut public il eut beau, se faire connoitre pour
Itcpi'ésent.ipt du Peuple, et dire qu'il veneil donne,
^n sus qui peu voit Silt.CI la rliose pi^liqùe; il fut
.conduit, et se r'rliroiiy'lc cî('ses| *.h «Imis fc mut,
Mi-'fii'il îcntoniia C»n>Lon; il s'ouviit à lui, et la
pressa tiq communiquer s» s vues et ses «ilarmcs, sur-
Ip-clmiiip, aux tciix coiviîti's, ctft'insisier p'inr qu'i'j
fit;e it arrêter avant la jour, J(finnott Ticulanger
Lava lot te Du mat, et louu h: maison Duptay afin
que la Ijimii fr/ifp •'• ds tt» tei;r resiAt «eul dan» sa
maison rom.ii.i Néron dans son caveau; et que, sans
ces mesures (la j.mcJencc, tout étnit 'rerJu que
Henriot vendu à Robespierre-, feroit iinmanqua-
blcmant lirer le canon dAillorme, et exciteroil contre
)n Conv<3;iiior: N.-iiiounJe une insiinection
dYi!ie;:rs lui l'icron venott
président <hiïril>r.nl u-vf/'ciiorn.iire, f.isditVr.spré-
p.ii.Tifi i:nr sa ict}=-'ia« f>t" p\ qu» .v l'ennno
<!c *.< ̃} ̃. "̃ *r k ̃ oiiu'.iïi i-.our h .Saisie r.vec
y..Vk>:i; ^l'firr.i1 ̃̃ :-t.r.ft Ions CPUX t'n-fi.1 'jlie
T'ri'rr.n ;>voj! ̃ î* «̃: e H li'>rrs do eoriliuvpr
5.1ns .T'ci!ne'v\tii!icc, leurs iikci'ï uvres niiiioiitcides.
C'« t 13 g-'r.ie de La liberté qui cevoil nous sauver.
SLnc L;.tir%r I.ic.OivirE "ri' p. on Papba*»
O ujaors O.vKNiriv de t'Aube, 1\oyî»Ej lHtç\o}f^
Tallick et CtriRoY.
(7)
D 1 S C O U IV S
Qui précède le urojct d'acte d'accusation
dirigé contre
Robespierre dcpi.tô à la Convention
Nr tionule.
Tout est mort sous l« joug dit» pouvoir
tyranniqne.
fijsn'avoîs, pour ta Rdpu».
Mi'.jne unalfocltcnient stip^iiour toute nuire cpnsi-»
dcmiioa h'.cn des motifs mo porteroieni tt'me uiio.
Dcsin,-i prt'H-.iriv; j jeunesse, ennemi de
d'oppression de q'ifl-ju» mantcau qu'cilrtss couvrît;
nvec j'Age, mon r le s'est necru à proportion 'lace que
la tyrannie pesait tînv.nntnge sur le peuple; tonjou;s }.•»
l'nî combattue sons les rois et dans fi personne de leur*
«gens mes ncifons vous sont connues elics le sont i.'e
la France et ne l'Ftiropo entière.
AuionrJ'lttii que Cnpet a subi la po>neilii»;î s.'i
crimes, qu'uno fiction puissante qui vouloît iossusiJ-
ter la royauté et I* tyritnnio « l'tc «ni'rtnli'î, qt«.
iVaiilifS aii)biliô!ix qui voulcient organiser tin (;ouv*r-
remoat pour ciu ob» pt!tl sur l\'«.ladud, un, stul
!8)
'fTentr* *o»i abuse de la popularité qu'il s'eat acquît
de la terreur qu'il a scu inspirer, pour tromper cf.
égarer, le peuple, et se montrer par-tout commet
régulateur, un protecteur un dominateur suprême',
cet homme abusant de la confiance que vous lui <rv£è
l'investissant de .l'exercice, d'une partie de
l'auioihi p;i!|ftnH!e,qi'e le Peuple neyous
que pour la diiiger en masse, et j.imai? pour élever au-
dessus de vous une autorité rivalo do la votre, tant
ce qui est un ciirno en Républi-
que cet lioniniejsul)jugu»nt,captant,cteniniposantfar
la terreur mime ses col^gues, prétend aujourd'hui
te perpétuer exçlusiverncnf dans i'eiercice des pou:
voirs l'aide d'une autre outoriic que celle de )a Ccn-
veniion natiçnMe; disons Mieux, il piétend éuel*
fyiandela France.
Je sçais que dévoiler a yoi yeuK,â
entier, les crimes de ce traître n ),i fnirie, à In libellé,
c'est ine livrer au glaive assassin dont vous lui avec
]jiiss<; la direction, en la l^gdlis.mt dnmscs mainsnalioT
«îcides; mais mon devoir me l'ordonne h pisce de
du Peuple quej'aj acceptée, m'en im-
poselaloi; parler est pn (rime digne à ses ye ux
du dernier supplice me taire en seroit un bien plut
Çilence et aux yeux de la post/rit^ qpi nous jugera
tous, die, qu inc verroitdans cesi!encequ'un)iîcl:equj
^'auroit détruit l'ancien tyran que pour couiberser-
yileijient sa tEte sous le joeg honteux d'un nouveau,
tnattre, rnè'prisô' de tout, mais ct^it.
Mon p^rii est ]>ri$.• je
(9)
fêtâmes timides appellent prudence, répptAtjon,
jageise t'abandonne ma femme mes enfant, plus
(cher» sans do«te mes yeux que mon existence rien
fle ino coùto prjr votre gloire, à laquelle la mienn*
fil colfa du Peuple François sont attachée*.
Je parte 'donc, et je dis: commcnt pourrais-]*
jjé'voiier la fiction qui veut un dictateur Un tjrt(»,
tans nommer le tyran lui.-ir.Crne ? je le nomme.
Je n'entreprendrai point ded/peindre çt tyran «$•
tuciaux; ma plume seroitirop foiLle je prendrai celle
d'un do ijos collègues il a peint Robespierre d'una
fACOii trop' caractéristique pour s'y tromper, et en
uiême-tein? pour que vous ne profiliez pas de cette
jnluMire lc?on; cette pièce qui fera époque dans Ici
annales de. h république } mùiic bien d'être citçe.
«Tout Peuple jilouj
» garde contre d<slioir.i:iej qui oc-
i> cubent des postes^ m inens; c'est la confiance aveu-
le gle qui enf.inio l'id otarie c'est i'i iolaiiic qui r^gni'f
l'amolli' propre, qui rt-vpilic j'.iml ition qui cor-
» vicleu-
I ses .Le fourbe IVi-lcIf se servit des çoiil urs popul.ii-
» re$ pour couvrir I^s aux /tlic-
» nipns; il fit croire lon^-Jems qu'il nc :iionto<i
la liihjipo sans se dire i lui-niénie: tu
etceuii'ire P«'it. Its^
» étant parvenu (l'une uuionlé" alsolu«,
>> devint lo «îpspotc lo plus s,iriguiiiaiie.
Çctie citation citoyens, appliquez-la
et reconnoi«ez l'homme. Pour moi, j'avouerai q»»
pendant long-terns il a joui de ma confiance; si dans
quelques circonstances, elle n'a pas tté ébranle, c'esl
que je n'ai pu croire qu'il vou!nt devenir le tyran de sa
patrie: j'<to>sméme confirmé d.msmonopinionjparca
que je n'ai vudanscetindividu que les petitsmoyensde-
[as tua et da la ruse mais jamais aucune grande vu»
de gouvernement; le seul, l'unique talent que j'ai
bien remarqué en lui, c'est l'art maclihvc'îiijae de tlj-
de semer les défiances entre-eux,
de mettre toujours en avant ceux qui ont confiance en
lui, de les abandonner ou do les soutenir selon ses vues
ambitieuses, ou selon que la disposition des esprits &oh
plus cu moins favorableàses projets; j'avoucrat qu'il
in 'a fnt illusion mes yeux ont t'té seulement dfVillrs
sur son compte mon retonr du département de la
Manche, en «7o/î/3ernier ( vieux siyle. )
L'intérêt puNicn/ordonne aujourd'hui d'attaquer ou-
v<;itcmcatcod(!scrlcurdcsdioi:idiipeup!e. Pour le faire
avec quclqui succis, jo ne prendrai d'autre t^inoin
'Jue lui mémo inos preuves Sftio.ilscs propres «uvres.
s et qu« je le ju^c par ses celions comparées â ses
tciits? Jo vous citerai donc ses principes, lorsqu'il
î/t toit qu'.ispirant Ii la tyran nie, qu'il exerce audacieu-,
sèment «ujourd'liui tyrannie qu'il Craignoit avec
nison i!ans un nuire, et vous comp^reir/. s'us ouvrages
r.vcc les (î«":<.ro;s qu'il vous fiit réndic 'Imquojour^
'i s cx''cutiv-5ns riLitrsircs et
Vint in.'iiic nu il réduit clinquQ
f,i^-i!lc cha |iift individu de la
patrie; et vous jugerez alors si I ht et CoLçurg,, donttl
( ni
août berce sans cesse ont de meilleurs iwls qu«Iui
dan» U Ri'pubfiqu» et dam nos années.
Vendu lui- mérna, p4r sa dévorante ambition A
cesennemisdu Rom François, Maximilisn Robespierre
ne vous parle si souvent d'eux que pour vous fniio
propre le change, en vous disant; mts jours sont
menacés par eux ils qui s? /•'̃-
venteonrre moi ;\orv\\t ce traira %t\\ bien «rue lui
̃ «sul les prépare et losniguise pir saoïnluite nrtificieuse,
Crue'le, tyrannicjue, conti'fiîre tous les principe! de.
morale de justice, de probité, de raison et d'huma-
nité quoiqu'il vous cri* tiie-tiie que toute» tes
vertus sont à l'ordre du jour.
Ne toyoz point fiion-n!s de voir toutes ces monstroo-
«ités1; toutes les fois qu'abjurant, les principes
t'tornftlj do la liberté des opinions de IVg«litd
rf'pii'j'icnine les d'un grand pauplc
oiibliant leurs devotrs nbandonn;mt les r^no*
du gouvernemont qui leur sont confwes concen-
treront dans un pc'ir nombre d'oriti'i-nx Jd souv<>-
raineté du'pouplft atiiiburr^nt à c« polit rwnbve lo
droit de vie et de mortsur tous ,et sur rux mêmes ?<»
droit provisoire d'incnrccier, d'accuser, sans hi^iih
ltre entendue, teJle victime qu'ils voudront choisir
parmi nous; nlors l.t passion tyranniqtio de dominer
s'e.nparera do ces' ini-mes homme!,
des républicains les plys pin s, de ceux- là mêmes qui
résdansle sein de la liberté, accoutumes à vivrn
dans IVgilité qui en est la fonJcment nourris il<i
leif'.nce dans l<
semblent devoir être inaccsssibl.s 4
tante Idée de vexation ou d'oppression. Pourquoi e$
changement, me direz vous ? Parce que d'une part,
il y a t'ooi le commandement et dan$
11 n« force vjoleme qui entiafce, qui «rrac?;<5
1r* hoir) pi.es les plus veilue.ux au;=, piWipcs qui lai-
soient loMr.caractc.re naturel; et que «le l'autre il y a
d?ns le coeur de l'homme gn pjnt|iant fuiitux pour
pour les dominer av«'C empire
pour letpone'r aux derniers, excès de yiplence et de,
cruauté, et pour lcur f.tiro oublier en inf-ine-tcros.
toutes les loix de la natuieet dclrt jnsilco ausù-iôt
qu'il trQuvo la plus U$hi% rts'ï^nco A».
volontés.
Chea toujlei peuples, du monde (le&, qu'on a ruJa
foiblesse docopfior uneautoriié s,iq« bornes ct.çontintia.
aune compagnie de çooyern^nierjt ,le Peuple a J'iiit
l*ôpr<Hive de cette triste car toujours le jirc-
jrier soi.n de ceux qu'on meta la itte du gouverne*
lient est de conipire.r pour se peip^tocr univer-
sellement, persévi'-raiiiprit et ttnl foi mé m«nt conirs
ceux qui les ont insriiu<ïs; pjïsundts rjucle droit dé-
vie et dx mort qu'ils ont sur loti%
sur ceux qui les or\t nonunôs, suffi™ seul pour
semer, avec la cninie,l<i division «nue tous, Seul
(uoyert, m.\i$ de sa înaintonir dans leur
puissance.
Robespierre le plus asiucicos des tyrans, loue
wodile et leur régulateur {toit si lien
fes grandes vérités, qu'ea da.ns un, tems on il
voyoit une nouvelle tyrannie sVIc^cr dar.s^ prrsonna
(relire l,afjyoue Il j oveit ça principe