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Devenez votre propre éditeur : le guide de l'auto-éditeur

De
103 pages
Le guide de l'auto-éditeur vous permettra de découvrir tout ce que vous aurez besoin de savoir pour devenir votre propre éditeur. De la mise en page de votre ouvrage, en passant par sa diffusion, et jusqu'aux moyens de promotion à votre disposition, vous allez devenir incollable au sujet de l'auto-édition.
Vous serez alors en mesure de publier vous-même votre ouvrage, sans avoir besoin de passer par une maison d'édition. Vous allez voir. L'auto-édition va changer votre vie d'auteur.
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Vous aimerez aussi

12DEVENEZ VOTRE
PROPRE EDITEUR
le guide de l'auto-éditeur
3Textes : HOURSEAU Clément
Image de couverture : GUDO - Fotolia.com
Creative Commons BY-NC-ND 3.0 France - Clément HOURSEAU / Univers Parallèle
Format PDF / ePub
ISBN : 978-2-9530183-8-7
Prix : 1,95 €
èmeDépôt Légal : 3 trimestre 2012
1ère Edition
http://www.universparallele.fr
http://www.clement-hourseau.fr
Les marques et noms de logiciels cités dans cet ouvrage sont la propriété exclusive de leurs
détenteurs. Ils ne sont cités qu'à titre d'information, afin d'étayer le contenu de ce guide.
456SOMMAIRE
1. Trouvez votre style littéraire
• Les personnages 9
• Le déroulement de l'histoire 11
2. Écrivez votre histoire
• Réalisez votre livre à moindre coûts 15
• Les prémices de votre ouvrage 17
• La rédaction de votre ouvrage 19
• L'écriture est terminée 23
3. Devenez auto-éditeur
• Trouvez un éditeur 27
• Pourquoi choisir l'auto-édition ? 31
• Pseudonyme ou identité réelle ? 33
• Protégez votre ouvrage 35
• Quelle licence choisir ? 39
• Devenir son propre éditeur 43
• Vivre de l'auto-édition ? 51
4. Diffusez votre ouvrage
• Réduire le coût de revient de votre livre 55
• Fixez le prix de votre ouvrage 59
• Publiez votre ouvrage avec TroisièmeMonde.fr 61
• Faites la promotion de votre ouvrage 63
• Youscribe, Scribd... Diffusez vos textes via internet 67
• Où et comment vendre un ouvrage auto-édité ? 69
5. Annexes
• Les véritables coûts d'un livre 73
• Contrat d'édition 77
781. TROUVEZ VOTRE STYLE LITTERAIRE
Les personnages
Le choix de vos personnages est un élément important
de votre histoire et de votre futur ouvrage. C'est lui
qui dessinera les contours de nombreux passages de
vos écrits. Alors, vaut-il mieux avoir un héros
masculin, ou bien choisir une héroïne ? Ou peut-être
faut-il mêler les deux ?
Et bien sachez que cela dépend uniquement de vous en tant
qu'auteur. Bien sur, une telle réponse peut paraître évidente et
rendre l'écriture d'un article sur ce sujet... sans le moindre
intérêt. Oui, mais...
Vos personnages doivent être choisis en fonction de vos goûts,
de vos attentes, de la tournure que vous souhaitez donner à
votre histoire. Très souvent, aussi bien dans les livres que les
films, les deux sexes sont mêlés, et finissent par plus ou moins
se rapprocher à un moment ou à un autre. Sauf qu'il ne s'agit là
que d'une conception purement "sociologique", et surtout pas
d'une règle définie et inaltérable.
Dès lors, vous pouvez très bien décider de casser les codes, en
créant des personnages antinomiques. Rien ne vous interdit de
d'aller à l'encontre de ce qui se fait habituellement. En aucun
cas vous n'êtes obligés de développer une quelconque histoire
d'amour entre deux personnages de sexes opposés, tout comme
vous pouvez sans problème en créer une entre deux autres d'un
même sexe.
Rien ne vous pousse non plus à ce que votre héros soit un
homme, et qu'il soit épaulé par une femme. Vous êtes
parfaitement libres de faire le choix inverse, d'aller à contre
9courant. D'ailleurs, là je parle de héros et d'héroïnes... si vous
le décidez ainsi, vous tout aussi bien ne pas en avoir et vous
débrouiller avec toute une cohorte de personnages d'importance
égale pour votre ouvrage.
Tout ceci pour vous dire que le choix des personnages, mais
également de tout ce qui incombe à votre histoire vous revient
à vous, et uniquement à vous. Il n'y a aucune règle définie à ce
sujet, et vous avez une totale liberté de faire les choses comme
bon vous semble.
J'irais même jusqu'à dire que dans le monde dans lequel nous
vivons aujourd'hui, le plus difficile n'est pas de suivre ce qui se
fait "en général", mais bien de le prendre le contre-pied et de se
forger son véritable style personnel. Celui avec vous serez
véritablement à l'aise. Ensuite, peu importe les critiques
positives ou négatives. Du moment que votre histoire est
parfaitement structurée et bien écrite, que votre style est bien
affirmé, personne ne pourra jamais vous l'enlever.
10Le déroulement de l'histoire
Chaque auteur est parfaitement libre de développer
son histoire de la façon qu'il le souhaite. C'est ce qui
fera d'ailleurs votre style personnel. Néanmoins, il est
préférable de bien avoir en tête quelques conseils qui
permettront à vos lecteurs de se plonger plus
facilement à votre ouvrage.
Tout d'abord, lorsque vous débutez l'écriture de votre histoire,
vous devez déjà savoir, dans les grandes lignes, ce qu'il va s'y
passer (cf. Les prémices de votre ouvrage). Ensuite, il est
important d'alterner régulièrement différents styles de scènes
au fil des pages et des chapitres. Une scène plate, sans action,
nouveauté ou rebondissement aura vite fait de lasser vos
lecteurs. Aussi, il est nécessaire d'introduire de temps à autres
de petits rebondissements, qui relanceront l'intérêt de votre
lectorat.
Introduire un nouveau personnage, dévoiler un indice quant à
votre intrigue, sont des exemples de pistes à explorer tout au
long de votre ouvrage. Bien sur, la fréquence de leurs
apparitions dépendra avant tout de vote style, de votre
personnalité ainsi que de votre histoire elle-même, mais ne les
négligez surtout pas.
De même, lorsque vous arrivez au terme d'un chapitre, vous
devez vous mettre dans la peau de vos lecteurs, et penser cette
fin "intermédiaire" de façon à leur donner envie de découvrir la
suite de votre ouvrage le plus rapidement possible.
Ainsi, si vous concluez un chapitre par la résolution d'une
intrigue sans en lancer de nouvelle, la curiosité de vos lecteurs
11pourrait s'en ressentir amoindrie, les poussant inconsciemment
à ne pas chercher à connaître la suite de votre livre. Aussi, il est
préférable de conclure un chapitre sur quelques indices,
révélations, ou encore, questionnements. L'envie de vos
lecteurs n'en sera que décuplée et leur curiosité fera le reste.
N'hésitez pas non plus à alterner les styles dans la façon de
développer votre histoire. Dès lors que les transitions sont bien
faites, il est tout à fait possible d'alterner narration et dialogue
par exemple. Pensez également à décrire, au moins un
minimum chaque scène. Les personnages en présence, les lieux
et décors, les enjeux de la scène en question.
Tout ceci pour vous faire comprendre qu'il est impératif
d'alterner de façon harmonieuse les différents styles existants.
Vous pouvez bien évidement en privilégier un ou deux, mais
sans pour autant mettre totalement de côté les autres. Il en va
de l'intérêt des lecteurs pour votre ouvrage.
12
13
14
2. ECRIVEZ VOTRE HISTOIRE

Réalise z votre livre à moindre coûts
Vous vous en doutez certainement, les différents
logiciels utilisés par les maisons d'édition sont de
vraies perles, dotées de fonctionnalités spéciales et
très attrayantes. Oui, mais tout ceci a un prix. Et pas
n'importe lequel... Pourtant, des logiciels gratuits
suffisent amplement pour réaliser des livres de qualité
professionnelle. Même en auto-édition. Petit tour
d'horizon.
Pour l'écriture et la mise en page : Pas besoin d'acheter la
dernière version de Microsoft Office à plus de 100€ pour
l'écriture, ni le logiciel à la mode dans les grands groupes
d'édition à un prix probablement encore plus douloureux pour
votre porte-feuille. Pas besoin non plus de se rendre sur un
tracker ou site de téléchargement direct pour les obtenir
gratuitement mais illégalement.
Non. Le plus simple reste d'utiliser la suite OpenOffice ou
LibreOffice. Il s'agit de deux suites bureautiques complètes
offrant notamment un logiciel de traitement de texte à même de
vous permettre de réaliser votre ouvrage dans les moindres
détails. Alors certes, l'ergonomie est peut-être moins travaillée
que celle de Microsoft Office, et certaines options de travail sont
tout simplement absentes. Mais il n'en reste pas moins que les
deux suites Office citées ci-dessus vous conviendront
parfaitement.
Y compris pour effectuer la mise en page de votre ouvrage.
Vous serez en mesure de travailler les marges de vos pages,
afin de les adapter à la reliure finale du livre, vous pourrez
15également gérer les numéros de page, les différents styles de
votre texte (paragraphe, texte, titres...), l'agencement des
pages (pages en vis à vis).
Il se pourra que quelques fois des options importantes vous
semblent absentes. Mais dans ce cas une petite recherche sur
votre moteur de recherche favoris, et vous trouverez la réponse
à votre problème.
Pour la réalisation de la couverture : Tout comme moi vous
n'êtes pas graphiste, et vous ne souhaitez pas mettre des
dizaines, voir des centaines d'euros, dans un logiciel ultra-
complet mais tout aussi compliqué à prendre ne mains, telle
que la suite Adobe, par exemple.
D'autant plus que dans le même temps, un logiciel gratuit et
déjà suffisamment complet et puissant, The GIMP existe. Là
encore, il faut bien comprendre que ce logiciel conviendra à la
réalisation de la couverture de votre ouvrage. Si vous souhaitez
aller plus loin dans la création graphique, il est probable qu'il
deviendra rapidement beaucoup trop limité pour vous.
Mais lorsqu'il s'agit de travailler un minimum une image, de la
redimensionner, d'y ajouter un peu de texte et quelques effets
qui vous satisferont, pourquoi se ruiner à acheter la "Rolls" des
logiciels, alors que son équivalent "Peugeot" fera tout ce que
vous lui demandez de façon aussi professionnelle ?
Le gros avantage de ces logiciels libres et gratuits est qu'ils
peuvent également fonctionner sous des systèmes
d'exploitation autres que Windows. En particulier Linux.
A titre personnel et à titre d'exemple, mon ordinateur
fonctionne sous Debian (système d'exploitation Linux libre et
gratuit), et mes prochains ouvrages sont réalisés à partir
d'OpenOffice et The GIMP (logiciels eux aussi libres et gratuits).
Ainsi, les centaines (voir milliers) d'euros économisés en
n'achetant pas les "mastodontes" cités précédemment auront
pu l'être à d'autres effets, en particulier la publication de mes
ouvrages futurs.
16Les prémices de votre ouvrage
Une idée vient de vous traverser l'esprit. Une idée qui
pourrait bien faire l'objet de votre prochain ouvrage.
Une idée qui vous tient à coeur et qui ne vous laisse
pas tranquille. Une idée qui, vous en êtes certain, est
la bonne. Vous devez dès lors respecter certaines
règles qui vous permettrons d'aller au bout de cette
idée, et de la transformer en un livre.
Tout d'abord il faut savoir que chaque auteur est unique et
fonctionne selon ses propres méthodes, qui peuvent très bien
ne pas s'appliquer à d'autres de ses semblables. Cependant,
sans prétendre détenir LA vérité et LA technique qui
conviendront à tous, les conseils suivants peuvent grandement
aider des auteurs "débutants" ou plus confirmés, mais ne
disposant pas de méthodologie d'écriture pré-établie.
Pour commencer, il est important de ne pas se lancer tête
baissée dans la rédaction de son histoire aussitôt le sujet
imaginé. Bien que la tentation soit grande, c'est le meilleur
moyen de se retrouver confronté au "syndrome de la page
blanche", et d'être bloqué au bout de seulement quelques pages
d'écriture.
L'idéal, pour ne pas connaître ce problème, est de prendre le
temps de mettre vos idées, et rien que vos idées, noir sur blanc.
Imaginez le début de votre histoire, son développement, ses
rebondissements, ses évolutions, et organisez le tout sous
forme de trame. Ne rédigez rien. Ne notez que les idées qui
vous viennes à l'esprit. N'hésitez pas non plus à revenir en
arrière pour y intégrer quelque chose auquel vous venez de
penser. La trame de votre histoire est justement faite pour vous
17permettre de visualiser entièrement votre récit avant même que
vous n'en ayez commencé l'écriture. Elle n'a rien de définitif ni
de contraignant. Elle peut évoluer, être modifiée, adaptée, à
chaque fois qu'une idée nouvelle vous vient. Mais cette trame
sera la véritable base de votre histoire. Celle qui vous rendra le
travail plus facile lorsque vous passerez à la rédaction de celle-
ci.
Dans l'absolu, si vous ne vous sentez pas la patiente de
"tramer" la totalité de votre histoire avant d'en commencer la
rédaction, vous pouvez fonctionner par chapitres. C'est à dire
que vous vous imaginez, représentez et prévoyez le
déroulement de la totalité d'un chapitre, avant de passer à son
écriture.
Néanmoins, cette variante peux poser quelques problèmes si
jamais, plusieurs chapitres plus tard, vous souhaitez apporter
une modification de taille à votre histoire, puisqu'il vous sera
alors nécessaire de la modifier directement, ce qui n'aurait pas
été le cas avec une trame totale.
Gardez tout de même à l'esprit que l'écriture d'une histoire est
un tout qui prend énormément de temps avant d'arriver à son
terme. La création de la trame peut à elle seule durer plusieurs
jours, voir plusieurs semaines ou mois, selon votre implication
et la complexité de votre idée de départ.
Il est donc important de ne jamais baisser les bras, de
persévérer, et de ne pas hésiter à recommencer ou à modifier
votre travail si vous estimez que vous n'en êtes pas
suffisamment satisfait. Les plus grandes qualités qui doivent
vous caractériser en tant qu'auteur sont la patience et la
persévérance. Sans cela, vous risquez de connaître
d'importantes difficultés à mener votre projet d'écriture à son
terme.
18La rédaction de votre ouvrage
Vous venez de terminer l'écriture de la trame de votre
ouvrage, et vous êtes sur le point de le débuter par lui-
même. Vous pensez avoir fait le plus difficile, mais
détrompez-vous. L'écriture de la trame est un exercice
long, compliqué et fastueux. Celle de votre ouvrage
l'est encore plus. Mais rassurez-vous, car c'est
également l'étape la plus passionnante et la plus
marquante de votre vie d'auteur.
Vous l'avez devant vos yeux. Votre histoire entière
est retranscrite noir sur blanc. Elle n'est pas encore développée,
mais toutes les idées, rebondissements, chutes et autres points
importants sont là. Vous les avez imaginés, visualisés dans
votre esprit. Ils ne sont pas obligatoirement définitifs et seront
probablement amenés à évoluer quelque peu pour certains
d'entre eux, mais peu importe. Vous êtes désormais en mesure
de passer à l'étape suivante. La rédaction de l'histoire elle-
même.
Si vous êtes "vieille école", munissez-vous de votre plume,
prête à débiter son encre sur vos feuilles de papier. Si vous êtes
"moderne", vérifiez le branchement de votre clavier sur votre
ordinateur... et c'est parti !!
Pour bien commencer, un petit conseil que beaucoup trouveront
évident et parfaitement logique, mais qu'il peut tout de même
être bon de rappeler. Débutez l'écriture de votre histoire en
suivant son déroulement pré-établit dans votre trame. Il est
normal que l'écriture de certains passages à rebondissements,
ou d'action, soit plus intéressante que d'autres moins "actifs",
mais travailler de cette façon serait le meilleur moyen de vous
19embrouiller vous-même et de complètement vous perdre dans
votre propre histoire. Ainsi, commencez par rédiger le début, et
terminez bien par la fin.
Ensuite, une fois ce conseil bien assimilé, vous pouvez débuter
l'écriture à proprement parlé. Munissez-vous de votre trame,
relisez là bien, chapitre par chapitre, afin de vous la remémorer
dans ses grandes lignes, et débutez la rédaction de votre
histoire. Reprenez vos idées les unes après les autres, et
développez-les selon votre style personnel.
Certains auteurs auront tendance à donner un maximum de
détails à chaque scène, à chaque passage, pour que ses
lecteurs s'en imprègnent totalement. Au contraire, d'autres
auteurs, tels que moi, préféreront rester beaucoup plus légers
au niveau des détails, permettant ainsi à chaque lecteur de
s'imaginer sa propre vision de la scène, et de le laisser "libre de
sa pensée".
Bien sur, chaque auteur possède son propre style, et aucun de
ces styles n'est meilleur que les autres. Ils sont tous plus ou
moins différents, et apportent tous une certaine richesse
littéraire. Il serait dommage, et surtout idiot, de sacrifier son
style personnel juste dans l'optique de copier celui d'un autre.
Sur le plan de l'écriture, lorsque vous aurez trouvé votre style,
après quelques paragraphes ou quelques pages, prenez garde
de ne pas vous lasser d'écrire.
Comprenez par là qu'il ne faut pas que vous vous forciez à
écrire si vous n'en ressentez pas l'envie. A moins d'avoir signé
un contrat d'édition avec un grand groupe, qui vous impose une
date butoir pour la remise de votre manuscrit (ce qui n'arrive
qu'aux "grands" auteurs connus et reconnus), prenez tout votre
temps pour développer votre histoire. Même si vous n'en écrivez
qu'une page par jour, par semaine, ou par mois, l'écriture doit
rester un véritable plaisir et ne surtout pas devenir une
contrainte. Et si vous devez rester plusieurs semaines sans vous
plonger dans votre histoire, cela n'est pas grave. L'important
20n'est pas la vitesse à laquelle vous allez terminer son écriture,
mais le plaisir et le bonheur que vous aurez pris à aller jusqu'au
bout de votre histoire. Même si pour cela vous devez plusieurs
années.
Comme je l'ai précisé dans mon article précédent sur la création
de la trame (cf. Les prémices de votre ouvrage), les principales
vertus d'un écrivain doivent être la patiente et la persévérance.
A titre d'exemple, mon premier ouvrage, ...la suite du secret, a
été écrit en l'espace de sept mois. La trame m'a pris quinze
jours, et l'histoire elle-même six mois et demi. Mon second
ouvrage, IMAGINE, m'a pris trois mois (mais il est vrai qu'il est
assez particulier, et qu'il s'agit de chapitres introductifs, et non
pas d'une histoire). Et actuellement, mon troisième
ouvrage, Galaxia, est débuté depuis l'été 2011. Au jour
d'aujourd'hui, la trame des dix premiers chapitres est écrite,
ainsi que les soixante-cinq premières pages.
21
22L'écriture est terminée...
Vous venez de terminer l'écriture de votre ouvrage et
rêvez déjà à sa future publication, qui fera de vous le
nouveau Michel Houellebecq ou bien la prochaine J.K
Rowling. C'est bien, mais un peu prématuré pour le
moment.
Une fois l'écriture de votre ouvrage terminée, celui-ci est encore
loin de pouvoir prétendre être publié. Quelque soit sa qualité
propre, vous ne devez surtout pas sauter les étapes qui vous
séparent de sa publication. Car l'écriture en elle-même n'est
qu'une partie, la plus simple même, du processus de création.
Que vous écriviez pour vous sentir bien, pour vous détendre,
par envie ou par passion, vous le faites de bon coeur, dans le
but de mener votre histoire à son terme. Mais une fois le
dernier mot couché sur le papier, ne vous démobilisez surtout
pas. Il vous reste énormément de travail.
Tout d'abord, vous devez impérativement effectuer au moins
deux relectures complètes et sérieuses de votre ouvrage. La
première visera à corriger la forme (orthographe, grammaire...
). Une fois le problème de la forme réglé, la seconde relecture
vous demandera une réflexion encore plus importante. Cette
fois, il vous faudra vous concentrer sur le fond de votre histoire.
A savoir sur l'histoire elle-même. Est-ce qu'elle est
suffisamment crédible ? Est-ce que je ne me contredis pas ?
Est-ce que son enchaînement est logique et pertinent ? Mes
lecteurs parviendront-ils à accrocher ? Si à l'issue de cette
relecture vous n'êtes pas en mesure de répondre de façon
positive à l'ensemble de ces questions, n'allez pas plus loin.
Repenchez-vous sur la phase d'écriture et améliorez tout ce qui
23vous semble nécessaire avant de pouvoir passer à l'étape
suivante.
Ensuite, une fois que votre ouvrage vous semble prêt à passer à
l'étape de l'éditeur... il ne l'est en fait toujours pas. Avant de le
soumettre pour une future publication, vous devez vous faire
relire par une personne extérieure. Comprenez par là, une
personne qui n'a aucunement connaissance de l'histoire que
vous avez développé, mais aussi, si possible, une personne
extérieure à votre entourage proche, afin d'éviter que son
jugement ne soit biaisé.
Le but de cette troisième relecture est de confirmer celles que
vous avez effectué au préalable. Parce qu'on ne voit pas toutes
ses fautes, parce que la connaissance de l'histoire fausse notre
point de vue, il est primordial de se faire relire avant de passer
au stade de l'éditeur. Cela prendra un peu plus de temps, mais
la qualité de votre ouvrage en sera grandement améliorée, à
condition que vous preniez en considérations les critiques (tant
positives que négatives) de votre relecteur.
La relecture arrivée à son terme, une mise en page simple
agréable et votre ouvrage peut désormais être présenté aux
maisons d'édition. Mais attention. Le monde de l'édition est loin
d'être rose. Vous devrez déjouer une multitude de pièges et de
problèmes avant d'arriver à votre but ultime...
242526
3. DEVENEZ AUTO-EDITEUR

Trouvez un éditeur
Vous voilà maintenant prêt à soumettre votre ouvrage
aux maisons d'édition. Envoyer votre manuscrit par
mail, attendre la réponse d'ici quelques jours, se voir
en train de signer votre contrat d'édition, imaginer
votre ouvrage en vente dans toutes les librairies et
tous les magasins culturels grand public... Il est
important d'avoir de l'ambition, mais point trop n'en
faut.
Avant tout, vous devez absolument prendre conscience qu'un tel
enchaînement n'arrive jamais. Même pour les plus prolifiques
des auteurs les plus célèbres. Alors n'espérez surtout pas vivre
un tel "compte de fées". Je vous le souhaite, bien sur, mais vous
n'avez aucune chance. Cela relève du monde des Bisounours et
comme tout le monde le sais, notre monde réel serait plutôt à
l'extrême opposé de celui de ces petits êtres fantastiques.
Selon les critères de chaque éditeur, vous serez amenés à
envoyer votre manuscrit soit par courrier électronique, soit par
voie postale (imprimé et relié). Une fois réceptionné, bien
souvent, le délais de lecture est au minimum de 6 à 8 semaines.
Parfois même beaucoup plus. Ensuite, sachez que les maisons
d'édition reçoivent un nombre très important de manuscrits, de
plusieurs dizaines à plusieurs centaines chaque année (voir
plusieurs milliers pour les plus grandes), pour un nombre de
publications qui se compte sur les doigts des mains. Un primo-
auteur ou un auteur sans renommée (ce qui n'a rien à voir avec
la qualité de ses textes), n'a pour ainsi dire aucune chance de
27signer avec un grand groupe d'édition. Seuls les "petits"
éditeurs pourront éventuellement lui offrir la chance d'être
publié. Mais avant d'en arriver là, il vous faudra vous adapter au
monde compliqué mais passionnant de l'édition.
Votre premier objectif sera de trouver les maisons d'édition
auxquelles vous allez envoyer votre manuscrit. Chacune ayant
sa propre ligne éditoriale, vous devrez être très vigilant à ce
sujet. De même qu'il ne vous viendrait pas à l'idée d'envoyer le
manuscrit d'une histoire d'amour à un éditeur de manuels
scolaires, inutile de proposer votre roman policier à une maison
d'édition ne publiant que des ouvrages de science-fiction. Ce
serait rédhibitoire. Pour ne pas tomber dans ce piège, consultez
les sites internet des éditeurs que vous avez déniché. Tout
éditeur sérieux y indiquera forcément le style d'ouvrages qu'il
publie ou qu'il envisage de publier. Ne gardez que ceux
correspondants au(x) genre(s) de votre manuscrit.
Une fois la liste des éditeurs susceptibles d'être intéressés par
votre manuscrit établie, poussez un peu plus vos investigations
sur leurs différents sites. Votre mission désormais, découvrir le
type d'édition pratiquée par chacun de ces éditeurs. Il en existe
deux, radicalement différents l'un de l'autre. Le premier, que je
qualifierais d'édition "classique", est le compte d'éditeur. Dans
cas c'est l'éditeur qui prend tous les risques de la publication à
sa charge. Vous n'avez absolument rien à lui payer pour qu'il
publie votre ouvrage. Tout au plus devrez-vous, à sa demande
et par obligation contractuelle, vous investir dans la promotion
de votre ouvrage, la charge financière étant toujours supportée
ce dernier.
Le second est le compte d'auteur. Inversement au compte
d'éditeur, c'est ici l'auteur qui paye l'éditeur afin que son
ouvrage soit publié. Les sommes demandées sont très
importantes. Plusieurs centaines d'euros au minimum, allant
parfois même au delà du millier d'euros. Des sommes bien
évidemment sans aucun rapport avec les coûts réels
d'impression. De plus, l'auteur est bien souvent obligé de
commander (et de payer une nouvelle fois) ses ouvrages, mais
28aussi d'en assurer seul la promotion et la vente. Il va sans dire
que nous touchons là aux limites de l'escroquerie et que ce
genre d'édition est à déconseiller très fortement. Tout éditeur
demandant une somme d'argent, même minime, pour vous
publier doit être suspect à vos yeux.
En cas de doutes sur le type d'édition pratiqué par un éditeur,
n'hésitez pas à le contacter (mail, téléphone...) afin de lui poser
les questions qui vous rassurerons, ou au contraire vous
conforterons dans vos craintes.
Une troisième forme d'édition existe bien, l'auto-édition, mais je
reviendrais dessus un peu plus tard, dans un prochain article.
Vous voila maintenant, idéalement, avec une liste d'éditeurs
publiant des ouvrages du genre de votre manuscrit, mais aussi
pratiquant l'édition à compte d'éditeur. Maintenant, prenez soin
de vérifier la forme sous laquelle vous pouvez envoyer votre
manuscrit (mail ou papier) et lancez-vous. N'envoyez jamais un
manuscrit par mail à une maison d'édition s'attendant à le
recevoir sous forme papier par la poste, et inversement. Il ne
sera pas lu et vous aurez probablement perdu toutes vos
chances avec cet éditeur .
Généralement, le délais de d'examen de votre ouvrage est
annoncé sur le site internet ou vous est indiqué à la réception
de votre manuscrit. Inutile de contacter la maison d'édition tant
que ce délai n'est pas atteint. Une fois dépassé, vous pouvez en
revanche la relancer si vous n'avez pas de nouvelles. Il n'est
pas rare que du retard soit pris lors de cette étape. Si vous
n'obtenez pas de réponse ou que le nouveau délai qui vous a
été indiqué n'est pas respecté, contactez-la de nouveau. Mais
sachez que dans de pareilles situations, plus le temps passe,
plus vos chances d'avoir tapé dans l'oeil de cet éditeur
s'amenuisent.
Il est très rare de trouver un éditeur dès le début de ses
recherches. Il peut-être nécessaire d'en contacter des dizaines
avant de tomber sur celui qui saura identifier le potentiel de
votre ouvrage. Surtout ne baissez jamais les bras, même après
29plusieurs refus ou envois restés sans réponses. Vous pouvez
attendre des mois, voir des années, avant de trouver l'éditeur
qui deviendra VOTRE éditeur.
Mais une fois que vous l'aurez trouvé, un nouvelle étape
s'ouvrira à vous avec de nouvelles obligations de part et
d'autres... La signature de votre contrat d'édition (voir annexe).
Mais si tout cela vous rebute, envisagez de vous tourner vers
l'auto-édition...
30Pourquoi choisir l'auto-édition ?
Edition à compte d'éditeur, édition à compte d'auteur,
auto-édition... Les options s'offrant à vous sont
multiples lorsqu'il s'agit de publier votre ouvrage. Mais
vous n'êtes qu'un simple auteur, et ne savez pas
laquelle choisir. Cet article va vous expliquer en
quelques lignes ce que sont chacune de ces trois
possibilités, tout en donnant une plus grande visibilité
à l'auto-édition.
Edition à compte d'éditeur : Il s'agit là de l'édition "classique"
par excellence. Celle que tous les auteurs (du moins une grande
majorité) aimeraient connaître un jour. En effet, qui n'a jamais
rêvé de voir son ouvrage publié par une maison d'édition tout ce
qu'il y a de plus habituel ? Moi le premier... avant de découvrir
et de vivre l'aventure de l'auto-édition.
Edition à compte d'auteur : Je me garderais bien de qualifier ce
type d'édition d'arnaque, car il est probablement évident que
certaines structures le proposant l'édition à compte d'auteur le
font en toute bonne foi, dans le respect de l'auteur. Cependant,
je n'admets pas qu'un auteur se voit demander de payer
plusieurs centaines ou milliers d'euros uniquement pour que son
manuscrit devienne un livre papier.
Auto-édition : Il s'agit pour l'auteur de devenir son propre
éditeur. Exit les maisons d'édition, l'envoi de manuscrits,
l'attente de réponses, le stress et la déception de la lecture de
la vingtième lettre de refus.
31Avec l'auto-édition, c'est l'auteur lui-même qui effectue toutes
les démarches permettant à son manuscrit de devenir un
véritable livre papier digne de ceux publiés par n'importe quelle
maison d'édition. Il est vrai que pour un novice du monde de
l'édition, imaginer faire soi-même la mise en page, la création
des couvertures, l'obtention du numéro ISBN, le dépôt légal...
peut s'apparenter à un chemin du combattant. Pourtant, pour
les plus courageux, il est possible de trouver toutes les
informations nécessaires grâce à internet. Pour les autres, j'ai
moi-même créé mon propre service d'aide à l'auto-édition
(http://troisiememonde.fr), afin de mettre mes connaissances
et expériences au service des auteurs en ayant besoin.
En outre, l'auto-édition a le grand avantage que l'auteur, c'est à
dire vous, conservez la totalité de vos droits sur votre ouvrage,
ce qui n'est absolument pas le cas lorsque vous signez un
contrat d'édition. Ainsi, le montant de la vente de chaque
exemplaire que vous cendrez vous reviendra à vous, et rien qu'à
vous.
Bien sur, il ne faut pas s'attendre à devenir millionnaire et
célèbre (cf. « Vivre de l'auto-édition), ni à vendre de milliers
d'exemplaires. Néanmoins, la satisfaction de se dire que vous
êtes parvenus au bout de votre démarche d'écriture, d'avoir
"contourné" un système qui rends quasiment impossible la
publication d'un auteur inconnu, saura largement vous rendre
fière de votre parcours.
Cependant, pour vivre entièrement les "bénéfices" et les
apports de l'auto-édition, il reste préférable de s'y tourner par
choix et par conviction, plutôt que par dépit et renoncement.
Car dans ces deux derniers cas, il fort est probable que ce mode
d'édition ne soit pas en mesure de combler l'ensemble de vos
attentes comparé à celles que peuvent faire miroiter (souvent à
tord) l'édition à compte d'éditeur.
32Pseudonyme ou identité réelle ?
Connaissez-vous Agatha Mary Clarissa Miller ? Et
Agatha Chrtistie, la "reine du crime" ? Et bien il s'agit
d'une seule et même personne. Créatrice, entre
autres, d'Hercule Poirot et Miss Marple. Il s'agit donc
là d'un pseudonyme. Mais vous, pouvez-vous prendre
un pseudonyme ?
Vous n'avez pas la renommée de cet auteur, et encore moins un
lectorat aussi important mais vous ne souhaitez pas pour autant
publier vos textes sous votre identité réelle. Vous vous dites que
c'est impossible, que cela n'a aucun intérêt, et surtout, que,
pour une raison ou pour une autre, vous n'en avez pas le droit.
Et bien vous avez tort. Vous avez tout à fait le droit de publier
vos textes sous le pseudonyme de votre choix. Bien sur, ne vous
risquez surtout pas à utiliser l'identité d'une personne existant
réellement, qui plus est ayant une certaine renommée dans
votre domaine artistique. Il s'agirait là d'usurpation d'identité, et
c'est évidement totalement interdit et puni par la loi.
Néanmoins, si vous estimez que vous préférez publier, par
exemple, sous le nom de Stephen Mike en lieu et place de Jean
Dupont, vous en avez tout à fait le droit. Il vous sera
uniquement demandé, lorsque vous remplirez le formulaire de
dépôt légal, soit juste avant la publication de votre ouvrage, que
vous précisiez qu'il s'agit d'un pseudonyme. Vos lecteurs, eux,
n'auront bien sur pas accès à votre identité réelle, et ne sauront
même pas que vous publiez sous un pseudonyme. Sauf si vous
prenez vous-même l'initiative d'en parler...
33
34Protégez votre ouvrage
La protection de votre ouvrage est une chose
importante à prendre en compte avant de passer à
l'étape de la publication. C'est même un devoir moral
de le faire, afin de pouvoir faire valoir vos droits sur
celui-ci en cas de plagiat, voir d'appropriation pure et
simple de la part d'une tierce personne. Et ce quelque
soit le type de licence sous lequel vous souhaitez
placer votre ouvrage. Dans l'idéal, il est même
conseillé de commencer à "protéger" votre ouvrage de
façon régulière tout au long de son écriture.
Tout d'abord, il faut savoir que selon le code de la propriété
intellectuelle, article L.111-1, « l’auteur d’une œuvre de l’esprit
jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de
propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit
comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que
des attributs d’ordre patrimonial ». C'est à dire que le simple
fait d'écrire un ouvrage suffit théoriquement à son auteur pour
pouvoir jouir de l'ensemble de ses droits. En théorie
seulement... En effet. Car en cas de conflit de paternité sur
votre ouvrage, vous serez dans l'obligation de fournir des
preuves attestant que vous en êtes bien l'auteur. Et dans ce cas,
votre parole et votre bonne foi feront pâle figure face à votre
détracteur.
Ainsi, pour se prémunir de ce genre de désagréments, plusieurs
méthodes simple peuvent être utilisées. Pourtant, elles
comportent pour la plus part des imperfections plus ou moins
susceptibles de remettre en cause votre paternité dans le cas où
le conflit irait devant les tribunaux.
35Voici une liste non exhaustive de ces méthodes :
- La gravure sur CD/DVD vierge - Bien que très simple et très
peu onéreuse à mettre en place, elle consiste à graver les
fichiers que vous souhaitez protéger. Vous êtes alors en mesure
d'apporter la preuve que vous êtes l'auteur de votre ouvrage,
puisque vous justifiez de son évolution au fil du temps.
Conseils : N'utilisez que des CD/DVD vierges non ré-
inscriptibles.
Limites : En cas de conflit de paternité, votre salut résidera
dans le fait de pouvoir prouver qu'à une date T, vous étiez bien
en possession de votre ouvrage (même si il était seulement en
cours d'écriture). Seulement, il est très aisé de modifier la date
et l'heure d'un ordinateur et donc d'antidater une gravure, ce
qui limite énormément la portée de cette protection.
- L'envoi par lettre recommandée AR - Envoyez-vous votre
manuscrit, soit sous forme papier, soit gravé sur un CD/DVD,
par courrier recommandé avec accusé de réception. Une fois
que vous avez reçut votre propre envoi, conservez-le sans
jamais ouvrir l'enveloppe. Vous serez alors en mesure de
prouver, le cachet de la poste faisant foi, que vous étiez bien en
possession de votre ouvrage à la date T.
Conseils : Une fois reçu, n'ouvrez jamais l'enveloppe, et
conservez-là sans durée limite à l'abri de l'humidité.
Limites : Cette fois, le cachet de la poste vous permet de
prouver la date précise à laquelle vous étiez en possession de
votre ouvrage. Cependant, avec quelques appareils
électroménagers et un peu de patience, il est relativement aisé
d'ouvrir une enveloppe de façon propre et indétectable. Ce
faisant, en cas de conflit, votre adversaire pourra toujours
arguer que vous avez très bien pu modifier le contenu de
l'enveloppe après vous l'être envoyée.
- Le dépôt auprès d'un huissier de justice - Il s'agit de la
méthode la plus complète et la plus efficace afin de protéger
votre ouvrage. Un huissier de justice étant un agent
36assermenté, une attestation horodatée déclarant qu'à l'heure H
et la date T, vous lui avez remis votre manuscrit/ouvrage, sera
la plus fiable des preuves de votre paternité.
Conseils : Ne vous limitez pas à déposer votre ouvrage
uniquement lorsque son écriture est terminée. Il est toujours
bon de pouvoir justifier de preuves de son écriture au fur et à
mesure de celle-ci.
Limites : Devant la loi, le dépôt chez un huissier de justice reste
le meilleur moyen de se défendre. Malgré tout, faire un dépôt
auprès d'un huissier de justice n'est pas à la portée de toutes
les bourses.
Utilisant personnellement cette dernière méthode, je passe par
un site internet spécialisé travaillant avec un huissier ayant son
étude en France, et auquel sont transmis directement et en
temps réel les documents que je souhaite protéger. Le tout pour
un coût de seulement quelques euros. Après avoir comparé les
offres de ce site et de ces concurrents, j'estime qu'il est plus à
même de répondre à mes attentes.
Découvrez : http://copyrightfrance.com *
*L'adresse de ce site n'est donnée qu'à titre d'exemple. Je n'ai
aucun lien avec celui-ci, et ne saurais être tenu pour
responsable des expériences positives ou négatives qui
pourraient ressortir de l'utilisation des services qui y sont
proposés.
3738Quelle licence choisir ?
Si il y a une chose primordiale à laquelle un auteur
doit impérativement penser au moment de la
publication de son oeuvre, quelle qu'elle soit, c'est
bien la licence qui en régira les droits d'utilisation.
Réduirez-vous au maximum les droits d'utilisation
accordés à vos lecteurs, les autoriserez-vous à faire ce
que bon leur semble de votre oeuvre , ou bien opterez-
vous pour une solution intermédiaire ?
Tout d'abord, sachez que selon la législation française le simple
fait de créer votre oeuvre (un texte, poème, dessin...) suffit à la
protéger. Légalement vous n'avez donc aucune démarche à faire
afin de faire valoir vos droits d'auteur. Ils vous sont attribués
automatiquement du simple fait de la création de votre oeuvre.
Cependant, en cas de conflit avec un tiers au sujet de la
paternité de votre oeuvre, les juges apprécieront fortement que
vous puissiez fournir des preuves attestant que vous en êtes
bien l'auteur. Plusieurs types de preuves peuvent être fournies,
certaines ayant plus ou moins de valeur.
Vous pouvez par exemple vous envoyer à vous-même, par
courrier recommandé avec accusé de réception, votre oeuvre.
N'ouvrez jamais l'enveloppe et conservez tous les documents
attestant de la date l'envoi et de la réception. Néanmoins, en
cas de conflit, l'avocat de la partie adverse pourrait relativement
facilement rendre cette preuve comme nulle, puisqu'il est assez
aisé d'accéder au contenu de l'enveloppe, même si celle-ci
semble n'avoir jamais été ouverte.
L'idéal serait donc de faire un dépôt auprès d'un huissier de
justice. Là, toujours en cas de conflit, la partie adverse aura
39toutes les difficultés du monde à combattre cette preuve. Vous
allez me dire que déposer un manuscrit (ou autre), à différentes
étapes de sa création, auprès d'un huissier n'est pas à la portée
de toutes les bourses, et vous aurez tout à fait raison. C'est
pourquoi il existe des services de ce type sur internet. Des sites
proposant de déposer à votre compte vos création auprès
d'huissiers de justice partenaires et vous assurant la délivrance
de documents officiels émis par cet huissier en cas de conflit
judiciaire. A titre personnel, j'utilise le site copyrightfrance.com.
Je n'ai jamais eu à utiliser les services proposés en cas d'action
en justice, mais ses tarifs attractifs et ses services proposés en
cas de besoin me satisfont.
Pour en revenir aux différents types de licences existants, vous
devez dans un premier temps vous demander quelles sont les
libertés que vous souhaitez offrir à vos lecteurs. Si vous
souhaitez uniquement leur permettre de lire votre oeuvre et
d'en faire des copies à titre privé et personnel, vous opterez
pour le droit d'auteur tout ce qu'il y a de plus classique.
Inversement, si vous souhaitez leur permettre de faire
absolument tout ce qu'ils veulent de votre oeuvre, vous pouvez
la placer dans le domaine public. Vous n'aurez alors plus aucun
droit sur celle-ci. Vous pourrez bien sur l'utiliser comme bon
vous semblera, mais tout le monde pourra en faire autant selon
ses propres envies. Néanmoins, bien que quiconque pourra
adapter, modifier, transformer votre oeuvre sans vous en
demander l'autorisation, vous en conserverez malgré tout la
paternité. Rien de plus.
Si aucune de ces deux solutions ne vous convient, parce que
vous ne souhaitez pas "brider" vos lecteurs, tout en conservant
un minimum de contrôle sur l'utilisation qui peut-être faite de
votre oeuvre, vous avez la possibilité la placer sous l'une des six
licences Creative Commons (http://creativecommons.fr)
existantes. Vous pourrez alors, selon la licence choisie,
d'autoriser ou non la libre diffusion de votre oeuvre, d'autoriser
ou non son exploitation à des fins commerciales, ou encore,
40entres autres, d'autoriser ou non que des modifications y soient
apportées...
Tout comme le droit d'auteur "classique", l'ensemble des
licences Creative Commons ont une valeur légale. C'est à dire
qu'elles sont reconnues par la législation. Les droits que vous
réservez sont donc aussi bien protégés.
Au final, quelque soit la licence que vous adopterez -hors
domaine public-, vous resterez totalement libre d'accorder des
droits étendus à qui bon vous semblera. Vous pourrez
également modifier la licence sous laquelle votre oeuvre est
diffusée. Passer d'un "droit d'auteur classique" à une licence
Creative Commons, par exemple, ne pose en soit aucun
problème. L'inverse est un peu moins vrai puisqu'il s'agirait
d'appliquer des restrictions nouvelles sur l'utilisation de votre
oeuvre.
Prenez donc un petit de réflexion lors de la publication de vos
oeuvres, pour décider la licence sous laquelle vous allez les
diffuser.
Personnellement, la totalité de mes textes publiés sur internet
ainsi que les articles de ce site le sont sous licence Creative
Commons. Il peut m'arriver, selon les cas, d'utiliser l'une ou
l'autre de ces licences Creative Commons, mais en règle
1 2générale j'opte soit pour la BY-NC-SA soit pour la BY-NC-ND ,
selon le type de texte (fiction ou article) que je publie.
1 http://creativecommons.org/licences/by-nc-sa/3.0/fr/
2 http://creativecommg/licences/by-nc-nd/3.0/fr/
4142Devenir son propre éditeur
Vous souhaitez publier votre ouvrage sans avoir
besoin de céder vos droits à une maison d'édition
(compte d'éditeur) et vous ne voulez surtout pas
tomber dans le piège de l'édition à compte d'auteur.
Dès lors, ne voyant aucune autre solution s'offrir à
vous, vous pensez que vous allez devoir choisir, la
mort dans l'âme, l'une d'entre elles. En effet. Mais
c'est sans compter sur l'auto-édition. Pourquoi ne
deviendriez-vous pas, tout simplement, votre propre
éditeur ?
L'auto-édition, comme son nom l'indique, signifie que vous vous
éditez par vous-même. Vous conservez le contrôle sur
l'ensemble des étapes de la création de votre ouvrage, de son
écriture jusqu'à sa vente. Vous ne cédez pas ses droits à un
tiers, vous n'avez de comptes à rendre à aucune maison
d'édition, vous êtes la seule personne à décider ce qu'il va
devenir. En contre-partie de tout ceci, c'est à vous d'effectuer
l'ensemble des démarches nécessaires et obligatoires (légales)
avant publication.
Dès lors, il est évident qu'il ne faut pas choisir l'auto-édition en
tant que "dernier recours". Il doit s'agir d'une décision pesée et
réfléchie. Voici donc les étapes nécessaires (et imposées par la
loi pour certaines) qui vous permettrons de mener vous-même
votre ouvrage jusqu'à sa publication et sa mise en vente.
- La mise en page - Tout d'abord, les règles à suivre une fois
l'écriture de votre ouvrage terminée (cf. L'écriture est terminée)
s'appliquent de la même façon que si alliez le présenter à un
éditeur. Ensuite, la mise en page dépendra partiellement de
43vous. Pour un néophyte, c'est une étape qui pourrait sembler
simple et rapide. Pourtant il n'en est rien. Cela vous demandera
un certain temps pourvue qu'elle soit réalisée correctement.
Avant toutes choses, décidez de la police d'écriture que vous
allez "offrir" à votre ouvrage. Les plus classiques "Arial" et
"Time new roman" feront l'affaire sans aucun problème. Si vous
préférez en choisir une autre, rien ne vous l'interdit. Gardez tout
de même à l'esprit que la police choisie doit être sobre, claire et
parfaitement lisible. Quant à sa taille, adaptez-là. Elle se doit
d'être assez gosse pour être lue sans soucis par n'importe quel
lecteur, tout en étant suffisamment petite pour ne pas trop
augmenter le nombre de pages (ce qui a un coût écologique,
mais aussi financier lorsque vient le moment de l'impression des
exemplaires).
Il vous faudra ensuite organiser les pages de votre futur
ouvrage. Contrairement à tout ce qui touche à la police
d'écriture, cette étape ne vous laisse que peu de marge de
manœuvre puisqu'elle est standardisée pour n'importe quel
ouvrage. Rien ne vous empêche de la modifier à votre guise,
mais vous prendriez le risque de détourner un grand nombre de
lecteurs potentiels qui pourraient y voir une forme
d'amateurisme, ou tout simplement de l'appréhension du fait de
la "nouveauté".
Ainsi, les deux premières pages (la première feuille recto/verso)
doit rester vierge. Vous n'y inscrivez rien du tout. La page
suivante (à droite, page numéro 1 mais non numérotée*) sera
celle où est écrit le titre de votre ouvrage. Sur son recto (page
numéro 2, toujours non numérotée*) se trouveront les
informations légales suivantes :
. Nom et prénom du/des auteur(s) de l'ouvrage (y compris
l'auteur de la couverture)
. Licence sous laquelle est publié l'ouvrage (copyright, creative
commons...)
. Adresse de l'auteur auto-édité
. Numéro ISBN
. Prix de vente
44. Pays d'impression et nom de l'imprimeur
. Date du Dépôt Légal effectué auprès de la BnF (Bibliothèque
nationale de France)
La feuille suivante (pages 3* et 4*) reste vierge. La page 5*
(page de droite) est celle où vous pouvez placer votre sommaire
si vous souhaitez en mettre un. La page 6* est vierge et ce
n'est qu'à partir de la page numéro 7** (page de droite) que
votre ouvrage débute réellement. Soit par une préface ou une
introduction, soit par le récit lui-même.
Sachez qu'un chapitre commence toujours sur une page paire
(page de droite). Dans le cas où le précédent se termine sur
une page paire (page de gauche), afin de ne pas surcharger
votre ouvrage, laissez deux pages blanches et débutez le
nouveau chapitre sur la page impaire venant ensuite. Par
exemple votre premier chapitre se termine page 20 (page paire,
donc page de gauche), le suivant ne débutera que page 23
(page impaire, donc page de droite).
*Ces pages sont comptabilisées dans la numérotation globale de
votre ouvrage, mais pour respecter la "norme" il n'est pas
nécessaire de faire apparaître ces numéros. Si vous ne parvenez
pas à "effacer" les numéros de ces pages, la seule répercussion
sera d'ordre esthétique.
** Si vous n'avez pas numéroté les pages précédentes, c'est à
partir de celle-ci que vous devez commencer à faire apparaître
les numéros.
- Le numéro ISBN - Le numéro ISBN (International Standard
Book Number) est un numéro international permettant de
classer les différents ouvrages publiés sur l'ensemble de la
planète. En France son obtention est gérée par l'AFNIL (Agence
Française pour la Numérotation Internationale du Livre -
http://afnil.org). Elle est totalement gratuite mais peut
nécessiter un certain délais (quelques semaines) avant d'être
effective. Il est donc préférable de s'y prendre légèrement en
avance.
45Pour les auteurs auto-édités, la demande s'effectue en
remplissant le formulaire "particuliers", qu'il faut ensuite
renvoyer à l'AFNIL soit par courrier, fax ou mail. Les différentes
coordonnées étant indiquées sur le formulaire, disponible en
téléchargement sur le site de l'organisme. Une fois votre
numéro reçu, il ne vous restera plus qu'à l'indiquer sur votre
ouvrage (cf. "La mise en page").
- La réalisation des couvertures - Étape primordiale de la
réalisation d'un ouvrage, les couvertures. Pourquoi "les" ?
Simplement parce qu'il en existe deux. La première de
couverture ainsi que la quatrième de couverture. Toutes deux
jouent un rôle très important lorsqu'il s'agit d'attirer le lecteur
puisque ce sont elles (principalement la première de couverture)
qui retiennent ou non son attention.
La première de couverture indique le titre de l'ouvrage, le nom
et prénom (ou pseudonyme) de l'auteur ainsi que le le nom de
l'éditeur (ou de la marque éditoriale). Cette couverture doit
attirer l'oeil du lecteur et surtout le conserver. Pour cela il existe
deux formes de couvertures. La sobre, souvent un fond blanc
sur lequel sont indiquées, de couleur noire, les informations
précédemment citées et la "visuelle", qui elle sera graphique.
Bien que courantes, ces deux formes de couvertures doivent
être adaptées aux ouvrages auxquels elles sont destinées. Il est
préférable de favoriser les éléments graphiques pour tout ce qui
touche, entre autres, aux genres de la science-fiction et du
fantastique. Inversement, un roman d'amour pourra plus
aisément se contenter d'une couverture sobre.
La quatrième de couverture est tout aussi importante pour
l'ouvrage. Si elle peut être moins "tranchante" visuellement
parlant, elle donne de précieuses informations au lecteur. C'est
elle qui fourni un résumé de l'ouvrage. Résumé qui se doit, en
seulement quelques lignes, de bien décrire l'histoire développée.
de même, la législation impose de faire figurer sur la quatrième
de couverture, le numéro ISBN de l'ouvrage, le code barre EAN-
13 s'y rapportant ainsi que le prix de vente que vous avez
défini.
46- L'impression des deux premiers exemplaires - La mise en page
est terminée, les couvertures également. Il est maintenant
temps de passer à l'impression des deux premiers exemplaires.
Ceux-ci vous permettront d'effectuer le dépôt légal de votre
ouvrage. Pour trouver un imprimeur à la demande et
comprendre comment effectuer ces deux premières
impressions, rendez-vous ci-dessous, paragraphe "La
publication".
- Le Dépôt Légal - Il s'agit d'une étape obligatoire imposée par
la législation française. Tout ouvrage sur le point d'être publié et
mis à disposition du public (a titre gratuit ou payant), doit faire
l'objet d'un dépôt légal auprès de la BnF (Bibliothèque nationale
de France – http://bnf.fr). Ce dépôt est totalement gratuit. Il
vous faudra cependant remplir le formulaire dédié (soit en le
téléchargeant, soit directement en ligne.
Vous devrez compléter le formulaire par l'envoi d'un ou deux
exemplaires de votre ouvrage à la BnF. Si vous pensez en tirer
plus de trois cents copies, ce sont deux exemplaires qui devront
être envoyés. Si au contraire vous prévoyez un tirage de trois
cents copies ou moins, il ne vous sera demandé d'en envoyer
qu'un seul. L'envoi est à effectuer par voie postale classique. De
plus, la loi prévoie que celui-ci est totalement gratuit. Indiquez
"franchise postale - Dépôt Légal, article L. 132-1 du code
de patrimoine" en lieu en place du timbre poste et postez le
tout sans aucun soucis.
- La publication - Le plus simple pour vous sera de passer par
un site d'impression à numérique à la demande. Ce sont des
sites auxquels vous envoyez de façon électronique les fichiers
composant votre ouvrage (un fichier pour la partie texte et un
autre pour la partir couvertures) et qui vous permettent ensuite
de le faire imprimer et relier tel un véritable livre. Certains de
ces sites offrent même quelques services supplémentaires, tels
que la mise en vente de votre ouvrage dans un espace
spécialisé du site. Néanmoins, ces sites ne s'occupent
majoritairement que de l'impression. Toutes les étapes de
47publication citées dans cet article restent de votre
responsabilité.
A titre personnel, j'utilise les services proposés par lulu.com
(impression à la demande + mise en vente sur le site). Satisfait
des services proposés, mes ouvrages sont en vente sur le site
lui-même. Cette mise en vente aide les lecteurs à se procurer
les ouvrages, mais elle ne remplace en rien les démarches
personnelles consistant à faire sa propre publicité. Démarches
décrites de façon exhaustive ci-dessous.
- La promotion de votre ouvrage - En tant qu'auteur auto-édité
la promotion de votre ouvrage dépendra uniquement de votre
implication pour le faire connaître et pour le vendre. Tout
d'abord, une fois que avez fixé la date de mise en vente,
contactez les médias locaux (journaux, radios et éventuellement
chaînes de télé). Généralement, la presse écrite régionale
dispose d'éditions locales, lesquelles peuvent être intéressées
par la publication d'un livre par un auteur du coin. Ce n'est bien
sur pas la panacée, mais c'est un bon début pour se faire
connaître dans sa ville. Idem pour les stations radio et chaînes
de télévision locales, qui pourraient accepter de parler de votre
publication. De toute façon, l'envoi d'un mail ou d'un courrier ne
coûte pour ainsi dire rien du tout. Vous n'avez donc rien à
perdre, et tout à gagner à tenter votre chance.
Vous pouvez également démarcher les librairies situées à
proximité de votre domicile. Toutes n'accepteront pas de
prendre votre ouvrage mais ce n'est pas grave. D'une part cela
vous permettra de vous faire connaître des professionnels
locaux, d'autre part si ne serait-ce qu'un ou deux d'entre eux
acceptent de placer votre ouvrage dans sa boutique, ce sera
tout bénéfice pour vous. Attention, le fait d'être auto-édité peut
rendre votre interlocuteur dubitatif. Soyez donc sûrs de vous et
tenez-vous prêts à expliquer les motivations vous ayant poussé
à choisir l'auto-édition. Surtout, restez toujours positifs dans
vos paroles et votre tenue.
48Les salons du livres organisés un peu partout en France tout au
long de l'année peuvent être un mode de rencontre privilégié
avec vos futurs lecteurs. N'hésitez à vous inscrire dans ces
manifestations plus ou moins locales afin d'exposer votre
ouvrage et pourquoi de séduire de nouveaux lecteurs.
A l'heure d'internet et du tout numérique, pourquoi ne pas créer
un site (ou blog) dont le sujet serait votre ouvrage ? Dans le
même genre, vous pourriez également proposer celui-ci en
version électronique (fichier au PDF par exemple), ce qui
permettrait de le lire directement depuis un ordinateur.
N'hésitez pas non plus à parcourir les forums traitants du même
genre littéraire, et faites-y votre propre publicité si les règles du
forum vous y autorisent.
Que vous utilisiez un style "classique" ou plus personnel, il
existe encore bien d'autres moyens afin de faire connaître votre
création. Du moment que vous restez maître des informations
que vous diffusez (n'indiquez pas votre adresse ou numéro de
téléphone sur un forum par exemple), que vous vous
investissez et que vous êtes capable de rester suffisamment
humble quant à votre travail, il n'y a pas de raisons que vous ne
réussissiez pas un minimum.
Vous avez maintenant les clés pour vous auto-éditer dans les
meilleures conditions. Auto-éditer un ouvrage n'est pas chose
facile et n'est pas forcément à la portée de tous. Il s'agit malgré
tout d'une aventure très enrichissante et procurant beaucoup de
fierté lorsqu'elle est menée à son terme. Sachez que si vous
parvenez à vendre ne serait-ce que quelques dizaines (et
pourquoi pas centaines) d'exemplaires, vous pourrez vous
considérer comme ayant pleinement réussi votre auto-édition.
4950Vivre de l'auto-édition ?
Vous êtes votre propre éditeur. Vous fixez et vendez-
vous-même votre ouvrage, en utilisant tous les
moyens mis à votre disposition. Qu'il s'agisse de vos
"réseaux", d'internet, de votre famille, tout est bon
pour vous permettre de vendre un maximum
d'exemplaires de votre dernier "bébé". Mais voilà, en
tant qu'auto-éditeur pouvez-vous réellement espérer
vivre de votre passion pour l'écriture ?
Clairement, la réponse la plus honnête à vous faire est "non".
Non pas que l'auto-édition interdise à un auteur d'espérer vivre
de sa plume, mais tout simplement que le seul véritable moyen
moyen d'y parvenir est d'être un auteur déjà connu du grand
public ayant décidé de s'affranchir des éditeurs classiques, et
donc de compter sur ses lecteurs assidus pour vendre un
nombre conséquent d'exemplaires par ses propres moyens.

Comme la probabilité que vous soyez dans cette situation
est extrêmement faible puisque vous-vous posez cette question,
n'espérez pas pouvoir laisser tomber votre travail pour vous
consacrer uniquement à l'écriture.
Malgré tout, si vos ouvrages sont de qualité, que vous avez un
bon sens du commerce, et que vos relations, tant familiales que
littéraires, vous le permettent, il ne vous sera pas impossible de
fidéliser quelques dizaines , voir centaines de lecteurs, qui
n'hésiteront pas, dans l'avenir, à se procurer vos futures
réalisations.
Mais ceci demande une très grande implication dans la
promotion de vos ouvrages, beaucoup de temps, et surtout une
51perpétuelle remise en question de votre part. Car il pourrait
suffire d'une fausse note, un ouvrage décevant, une mauvaise
communication, et bien d'autres choses encore, pour que tous
vos efforts soient réduits à néant en très peu de temps.
525354
4. DIFFUSEZ VOTRE OUVRAGE
Réduire le coût de revient de votre livre
Faire relire un livre par un professionnel, réaliser la
couverture, le faire imprimer... Tout cela a bien sur un
coût. En particulier pour les auteurs souhaitant s'auto-
éditer. Pourtant, il est possible de réduire au minimum
l'ensemble de ces postes de dépenses, afin de faire
baisser le coût de revient de son ouvrage. Sans pour
autant, bien sur, en réduire la qualité. Démonstration.
Commençons par la relecture. Il est évidement conseillé de faire
une, voir deux relectures par soi-même avant toute autre
chose. Cependant, une vision extérieure est absolument
nécessaire afin d'assurer la meilleure correction possible à votre
ouvrage.
Dans ce cas, deux options coexistent. Soit vous connaissez une
personne, dans votre entourage, pour qui la langue française
est une passion et une évidence et qui accepte de vous faire
bénéficier de ses connaissances à titre gratuit ou peu cher, soit
vous passez par un relecteur professionnel, comme on en
trouve de nombreux sur internet. Néanmoins, ce genre de
services, surtout pour un roman, demande une importante
charge de travail au relecteur, et vous sera facturée à des
montant pouvant atteindre plusieurs dizaines, et sûrement
même plusieurs centaines d'euros. Le coût variant évidement
selon la taille de votre ouvrage.
Passons ensuite à la couverture. Si vous désirez effectuer un
véritable travail d'orfèvre, n'hésitez pas à travailler avec un
graphiste professionnel. Sauf qu'à moins d'en avoir un dans
55votre entourage, le prix qu'il risque de vous demander risque
probablement de vous donner un ulcère à l'estomac.
Dans ce cas, vous pouvez vous contenter d'une couverture
ultra-simple, toute blanche, sur laquelle apparaîtront
uniquement vos nom et prénom ainsi que le titre de votre
ouvrage. Cependant, dans pareil cas, votre travail risque de
dégager une forte impression d'amateurisme. Ce qui, sachant
que la couverture est le premier élément marketing d'un livre,
celui qui doit absolument attirer et surtout retenir l'oeil de vos
lecteurs, sera rédhibitoire pour vous.
Ne vous inquiétez pas. Il existe une méthode beaucoup plus
abordable et qui devrait pouvoir convenir à la très grande
majorité des auteurs auto-édités. Les banques d'images en
ligne. Il s'agit de sites spécialisés qui regroupent des centaines
de milliers d'images dont vous pouvez acheter les droits afin de
les utiliser de différentes manières, y compris pour créer vos
couvertures. Personnellement, c'est la méthode que j'utilise,
avec fotolia.com. Ainsi, après avoir sélectionné l'image qui me
convient, j'acquiers la licence d'utilisation correspondante me
permettant d'utiliser l'image comme illustration de couverture,
et pour une trentaine d'euros, le tour est joué. Il ne me reste
plus ensuite qu'à y insérer mon nom/prénom, ainsi que le titre
de l'ouvrage.
Au niveau de l'ouvrage en lui-même, son coût dépendra
particulièrement de son format, mais aussi du nombre de pages
dont il est composé. Ainsi, en utilisant les services d'impression
en ligne de lulu.com, un exemplaire de Imagine (70 pages au
format A5) me revient à environ 3,90 euros.
Néanmoins, pour réduire le coût d'impression, il suffit de réduire
le nombre de pages de votre ouvrage. Ne vous affolez pas, il
n'est pas nécessaire pour cela de modifier votre histoire. Non,
réduisez tout simplement la police d'écriture utilisée et surtout
sa taille. Ecrire en taille 11 au lieu de la taille 12 pourra vous
faire gagner un grand nombre de pages.
De même, vous pouvez également réduire quelque peu les
marges de vos pages. Aussi bien celles du haut et du bas que
celles de gauche et de droite. Mais ne le supprimez pas
complètement ! Elles sont nécessaire pour assurer une bonne
56impression. Aussi bien dans le sens "imprimer", que dans celui
"impression du lecteur".
Ainsi, en utilisant l'ensemble de ces méthodes, vous serez en
mesure de réduire très sensiblement les coûts de reviens de
votre ouvrage. Ce qui vous permettra soit de le proposer à la
vente à un prix plus réduit, ou bien d'augmenter votre marge,
selon vos préférences. Et pourquoi pas d'allier les deux ?
5758
Fixez le prix de votre ouvrage
En tant qu'auteur auto-édité, c'est à vous et à vous
seul de fixer le prix de vente de votre ouvrage. C'est
un choix important, qui impactera assurément sur les
ventes de celui-ci. Alors, comment devez-vous fixer
votre prix de vente ?
Le prix de vente que vous décidez pour votre ouvrage est libre.
Si vous souhaitez le rendre disponible à cinquante euros, vous
en avez parfaitement le droit. Néanmoins, à moins d'être
exceptionnel par son nombre de pages et sa qualité hors du
commun, vous pouvez être certain qu'à un tel niveau de prix,
vous ne vendrez absolument aucun exemplaire.
Pour fixer un prix "juste", vous devez le faire selon le coût
d'impression unitaire. A celui-ci vous rajoutez la somme que
vous souhaitez gagner personnellement, et vous obtenez le prix
de vente final de votre ouvrage. A titre d'exemple, un ouvrage
de 70 pages au format A5 (15x21 cm) auto-édité par le
service Troisième Monde (http://troisiememonde.fr) revient à
environ quatre euros l'unité. Aussi, si vous souhaitez gagner
trois euros par exemplaire vendu afin de compenser tout votre
travail d'écriture, vous pouvez fixer votre prix de vente à sept
euros.
Sachez tout de même que le prix d'un ouvrage doit être
communiqué à la Bibliothèque nationale de France (BnF) lors de
son dépôt légal. Il s'agit là d'une formalité obligatoire pour
chaque livre publié sur le territoire français (formalité comprise
dans le service d'aide à l'auto-édition TroisièmeMonde –
http://troisiememonde.fr). De même, le prix de vente d'un
59ouvrage doit figurer de façon claire et précise sur le livre lui-
même. Aussi, une fois le prix fixé, il n'est plus possible de le
modifier officiellement.
Vous pourrez toujours effectuer des remises, mais par contre, il
vous sera impossible de l'augmenter. Réfléchissez donc bien
avant de décider de son prix de vente.
60Publiez votre ouvrage avec TroisièmeMonde.fr
Une fois votre manuscrit enfin terminé vous n'avez
plus qu'une seule envie. Publier votre ouvrage... par la
voie de l'auto-édition. Dans ce cas, il vous faudra
encore passer de nombreuses étapes. De la mise en
page à la création des couvertures, en passant pas les
obligations légales et l'impression.
Des services d'impression à la demande existent sur internet.
Les deux principaux, à ma connaissance, sont lulu.com et
thebookedition.com. Malheureusement, tous deux ne vous
permettent que d'imprimer votre ouvrage. Vous serez aussi en
mesure de faire votre couverture, mais les quelques modèles
standards proposés n'ont pas grand d'attrayant ni de
professionnel. De telles couvertures ne tromperont personne et
donneront un goût d'amateurisme certain à votre ouvrage.
Cela ne remet bien sur pas en cause la qualité finale
d'impression de votre livre. Utilisant les services le lulu.com
depuis plusieurs années, je n'ai jamais eu à me plaindre de
l'impression de mes ouvrages.
Si vous souhaitez un véritable service qui réalise, en votre nom
et sans coûts cachés, j'ai moi-même créé TroisièmeMonde.fr. Il
s'agit donc d'un service qui réalisera absolument toutes les
étapes techniques permettant de transformer votre précieux
manuscrit en un livre de qualité professionnelle.
Réalisation de la mise en page, création des couvertures,
obtention de votre numéro ISBN personnel, prise en charge de
la procédure de dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale
de France, impression des tous premiers exemplaires (pour
pouvoir effectuer le dépôt légal), et possibilité pour vous de
61passer librement commande, à chaque fois que vous le
souhaitez, d'autant d'exemplaires de votre ouvrage que vous en
aurez envie.
Pour mettre tout ceci en place via Troisième Monde, je m'appuie
sur mes propres connaissances du milieu de l'édition, fondés sur
mon parcours d'ancien gérant de maison d'édition, ainsi que sur
celui d'auteur auto-édité. Les prestations de Troisième Monde
sont de qualité professionnelles ne pourront être que bénéfiques
à votre ouvrage.
Et afin d'établir encore plus de transparence, il convient de
savoir que toutes les opérations techniques (de la mise en page
jusqu'à la formalité de dépôt légal) sont réalisées par mes soins
uniquement. Seule l'impression des exemplaires de votre
ouvrage est "sous-traitée" à lulu.com. Ainsi, une fois le travail
technique de Troisième Monde terminé, vous pouvez très
facilement commander de nouveaux exemplaires de votre
ouvrage de façon totalement indépendante par rapport à mon
service d'aide à l'auto-édition.
Plus d'informations sur : http://www.troisiememonde.fr
62 Faites la p r omo t ion de votre ouvrage
En vous auto-éditant, vous faites le choix de faire vivre
votre ouvrage de A à Z. Vous l'avez imaginé, écrit, fait
naître sous forme de livre papier... maintenant est
venu le temps d'en faire la promotion. Il s'agit d'une
étape assez particulière et bien différente de toutes
celles que vous avez connues jusqu'à présent. Et
pourtant, il s'agit d'une étape incontournable à
laquelle vous ne pourrez pas échapper.
Puisque vous avez décidé de faire de l'auto-édition votre
nouveau mode d'édition, il est important pour vous de savoir
comment obtenir de la publicité à moindre coût. Tout d'abord,
assurez-vous de la qualité de votre ouvrage. C'est la toute
première chose à faire, afin d'obtenir les meilleurs articles et
commentaires possible.
Ensuite, dans un premier temps, puisque la meilleure chose à
faire est de commencer à se faire connaître dans votre région,
prenez contact avec les quotidiens locaux et régionaux
distribués là où vous habitez. S'agissant de "presse locale", si
votre ouvrage est suffisamment travaillé et structuré, il vous
sera relativement aisé d'obtenir un article, au moins dans votre
édition locale.
Pour ce faire, vous avez deux solutions. Soit vous faites parvenir
un email à votre rédaction locale dans lequel vous expliquez
votre situation et décrivez votre ouvrage, soit vous faites
parvenir un courrier auquel vous joindrez un exemplaire de
votre ouvrage. En général, lorsque les journalistes de la
rédaction estimeront que vous pouvez prétendre à un article
dans leur quotidien, vous serez contacté dans les jours qui
63suivent.
Vous pouvez également contacter les chaînes de télévision
locales, pour leur proposer de parler de vous et de votre
ouvrage. Les chances de réponse positive sont plus réduites,
mais peuvent exister.
Une autre piste à ne surtout pas éluder est celle d'internet. Le
web, réseau mondial accessible de tous et de partout, regorge
forcément de sites traitant du même genre littéraire que votre
ouvrage. Quelques recherches sur votre moteur de recherche
favori vous permettra d'en découvrir un maximum. Visitez-les et
contactez leurs administrateurs, en leur expliquant votre
situation. Certains d'entre eux accepteront peut-être de vous
faire un article, ou encore un lien.
N'hésitez pas non plus à en faire de même avec les sites
spécialisés dans la littérature en général, qui peuvent également
vous faire un peu de publicité.
Ensuite, allez faire un peu de démarchage près de chez vous.
Rendez-vous dans toutes les librairies que vous connaissaient,
et proposez-leur votre ouvrage. Vos chances de placer quelques
exemplaires sont assez réduites, mais en vous présentant sous
votre meilleur jour, sur de vous et la qualité et de la valeur de
votre ouvrage, vos chances existent malgré tout.
Et même si dans un premier temps votre libraire ne prends que
deux ou trois exemplaires, qui lui serviront, en quelque sorte, à
sonder sa clientèle, voyez cela comme une chance
supplémentaire de vous faire connaître. Car si les clients sont
intéressés, le libraire vous en commandera probablement
d'autres, et vous bénéficierez également d'un petit effet
"bouche à oreille".
Vous pouvez également envisager la participation à des salons
du livre. Pour débuter, ne misez pas trop haut. Inutile de viser
celui de Paris. Les petits salons, organisés chaque année à
proximité de chez vous sont un excellent moyen de rencontrer
vos lecteurs ainsi que de vous faire connaître. Il n'y a rien de
mieux que de les rencontrer directement et personnellement,
64d'échanger quelques paroles ou anecdotes avec ceux-ci. Ils
auront d'autant plus tendance à vous suivre dans le temps, en
particulier vos actualités futures, que vous leurs paraîtrez
ouvert et sympathiques.
Les réseaux sociaux, à la mode aujourd'hui, peuvent eux aussi
être un moyen pour vous de vous faire connaître et de donner
envie de vous lire. N'hésitez pas à parler de vous sur/via vos
différents profils, ni même à en créer d'autres qui seront
spécialement dédiés à vos activités en tant qu'auteur.
Il s'agit là de publicité gratuite, extrêmement facile à réaliser et
à adapter à vos activités du moment et surtout à vos actualités.
De même, ne négligez surtout pas la promotion "passive".
Depuis votre salon ou votre bureau, créer un petit site internet
ou un blog, entièrement dédié à votre ouvrage. Insérez-y des
actualités, des images, quelques informations sur l'histoire ainsi
que sur vous, en tant qu'auteur. Si vous possédez déjà votre
propre site, créez une nouvelle catégorie ou une nouvelle page,
dédiée uniquement à votre dernier né.
Bien sur, toutes ces astuces ne forment pas une liste
exhaustive. Tout moyen de le faire connaître ne pourra qu'être
positif. Cependant, ne perdez pas de vu que les chances que
vous deveniez un auteur célèbre (cf. « Vivre de l'auto-édition »),
vendant des dizaines de milliers d'exemplaires de vos ouvrages,
seront, quoi qu'il arrive, très faibles. La seule vraie solution pour
y parvenir serait d'être publié par une grande maison d'édition.
Ce qui est, en soi, quasiment... impossible pour un auteur sans
renommée, et ce peu importe que son histoire soit de grande
qualité.
6566Youscribe, Scribd... diffusez vos textes via internet
Vous n'êtes sans doute pas sans connaître Youtube ou
Dailymotion, les deux principaux services de diffusion
de vidéos en streaming au monde ? Mais en tant
qu'auteur littéraire, écrivain donc, qu'en avez-vous à
faire ? Pas grand chose en effet. Mais saviez-vous qu'il
existe des services du même type pour vous, pour
diffuser vos textes, vos ouvrages ? Non, vous n'en
aviez aucune idée ? Alors découvrez-les ci-dessous...
Tout d'abord, commençons par Scribd.com. Le service de
diffusion que j'utilisais pour mes textes depuis quelques années
déjà. Il s'agit là d'une société américaine, laquelle propose un
site plutôt bien développé permettant de diffuser au monde
entier des oeuvres littéraires (dont vous disposez des droits bien
entendu...).
Je fut donc un grand utilisateur de ce service. C'est un site sur
lequel l'ensemble de mes textes sont disponibles librement. Ils
sont tous accessibles directement depuis mon profil, mais aussi
sur mon site personnel (celui que vous lisez actuellement,
rubrique "Textes"), grâce au lecteur virtuel permettant
d'intégrer ses textes sur son site ou sur son blog.
De nombreuses options de publication sont disponibles, tant
pour choisir la licence sous laquelle vous décidez de placer ces
textes, que pour autoriser ou non vos lecteurs à les télécharger.
C'est un service qui m'a beaucoup facilité la vie et auquel je n'ai
rien à reprocher... A ben si puisque je le "quitte"... parce qu'il
est uniquement accessible en anglais. a titre personnel, la
langue de Shakespeare ne me posais pas de réel problème.
Mais pour des textes en français visant des lecteurs français, je
me suis dit qu'un site en français serait plus approprié. J'ai donc
découvert Youscribe.com.
67Il s'agit d'un concurrent de scribd, mais qui lui est entièrement
en français. Je ne l'utilise que depuis peu, mais je n'ai pas été
particulièrement dépaysé par l'interface graphique, qui a, de
mon point de vue, de nombreuses ressemblances avec scribd. A
moins que ce ne soit scribd qui ressemble à youscribe ? Je ne
connais pas la chronologie de ces deux sites, donc je suis
incapable de le dire.
Tout ça pour dire que la maîtrise de youscribe s'est faite en
seulement quelques minutes. Bien que je trouve les différentes
interfaces légèrement plus "fades" que chez le concurrent
américain, certaines choses m'ont, au contraire, semblé plus
travaillées. C'est le cas notamment de la gestion des
téléchargements et des nombreuses options qui y sont liées, qui
sont, à mon goût plus nombreuses sur le site français.
Le gros point noir de youscribe étant selon moi les publicités
google adsense qui se baladent sur certaines pages. Chose que
je n'ai jamais vu (où alors je n'ai pas suffisamment fait
attention) sur scribd. Mais celles-ci restant malgré tout
relativement peu nombreuses et ne gênant pas la navigation,
elles restent acceptables.
Je dirais donc que les deux sites se valent plus ou moins.
Néanmoins, le fait que youscribe soit en français, la langue de
mes textes et de mes lecteurs, fait que je vais en faire mon
service de diffusion principal, et ce malgré quelques difficultés à
intégrer le lecteur virtuel sur mon site personnel. Un problème
que je pense régler d'ici peu de temps, et je serais alors
pleinement en mesure de faire passer scribd au second plan.
Sans pour autant totalement l'abandonner.
68 Où et comment vendre un ouvrage auto-édité ?
J'ai déjà abordé les méthodes de faire la promotion de
votre ouvrage fraîchement sorti des presses de votre
imprimeur. Cette fois-ci, il sera question de plus entrer
dans les détails, tout en se concentrant uniquement
sur les différentes façons se présentant à vous pour le
vendre.
Votre ouvrage est maintenant imprimé. Bien sur, il réponds aux
exigences légales (code barres, numéro ISBN, dépôt légal,
affichage du prix...). Vous pouvez donc fixer sa date de parution
officielle. Date qu'il ne tient qu'à vous de fixer, tout en sachant
que le dépôt légal, dernière obligation légale à effectuer avant la
publication à proprement parler, doit intervenir au plus tard le
jour même de la mise à disposition. Après, c'est à vous de
jouer.
Tout d'abord, le plus simple est que vous possédiez votre propre
site internet ou blog. Dans ce cas, n'hésitez surtout pas à
mettre en vente votre livre via ce support. Pour cela écrivez un
article (ou créez une nouvelle page), et faites un lien vers le site
de votre service d'impression si celui-ci se charge de vendre et
d'imprimer à la demande selon les commandes. C'est le cas, par
exemple, des services tels que lulu.com et thebookedition.com.
Dans le contraire, si votre service d'impression ne permet pas la
vente directe au lecteur, faites-vous imprimer quelques dizaines
d'exemplaires, que vous garderez chez vous, et que vous
mettrez en vente via votre site ou blog, à l'aide de moyens de
paiements simples et efficaces, tels que paypal.
69Il ne faudra pas non plus hésiter à le mettre en vente sur
d'autre plates-formes plus ou moins spécialisées. Entre eBay et
PriceMinister, vous serez déjà en mesure de pouvoir toucher
plusieurs centaines de milliers de lecteurs potentiels.
Mais il existe également des sites déjà plus spécialisés.
Fnac.com par exemple. Pour que votre ouvrage y soit référencé
et vendu, il est nécessaire de se rendre le magasin de la
marque le plus proche de votre domicile, et de présenter votre
livre à un vendeur du rayon concerné. A lui ensuite de procéder
à son référencement sur la bas de données.
Un autre grand site de vente de livres, encore plus spécialisé
celui là, Chapitre.com. Sans doute connaissez-vous les librairies
"Chapitre", existant un peu partout en France ? Et bien il s'agit
là de la librairie en ligne de cette enseigne. Le référencement
s'y fait là encore relativement facilement. Il convient de
contacter le site par téléphone ainsi que d'envoyer par mail
l'ensemble des informations concernant votre ouvrage.
La vente en librairie est un autre moyen de toucher de
nouveaux lecteurs. Pour cela, il vous faudra prendre votre
courage à deux mains et aller vous-même démarcher les
librairies proches plus ou moins proches de votre domicile. Tout
sachant tout de même qu'en tant qu'auteur auto-édité, votre
ouvrage devra être d'excellente qualité si vous souhaitez avoir
une chance de pouvoir le placer en magasin. De plus, les
libraires prennent une marge de 30 à 40% sur le prix de vente
hors taxe d'un livre. Attendez vous donc à devoir négocier votre
prix lorsqu'un libraire acceptera de prendre quelques
exemplaires.
Inscrivez-vous également au FEL (Fichier Exhaustif du Livre).
Cette inscription est gratuite et permet de référencer votre
ouvrage sur la base de données utilisée par les libraires. Il est
toute fois impératif de tenir vos informations à jour
régulièrement, afin que les données du fichiers restent
d'actualité.
La participation à diverses manifestations, tels que des salons
du livre par exemple, sera également un bon moyen de vous
70faire connaître, tout en vendant quelques exemplaires de votre
ouvrage. Des centaines de ces actions sont organisées chaque
année en France. Il vous suffit de vous renseigner sur celles se
déroulant près de chez vous et de vous y inscrire.
Généralement, à moins de viser directement le salon du livre de
Paris, les coûts d'inscriptions sont relativement faibles et
abordables pour n'importe quel auteur auto-édité.
Un autre moyen de vendre votre ouvrage, le plus simple de
tous, est de vous tourner vers vos proches. Famille, amis,
connaissances. Informez-les de la parution de votre dernier né,
et proposez leur de vous en acheter un exemplaire.
Bien sur, il n'est jamais évident de vendre quelque chose à des
personnes que l'on connaît et dont nous sommes proches. Vous
pouvez tout à fait donner gratuitement quelques exemplaires de
votre ouvrage, c'est vous seuls qui décidez. Mais gardez bien en
tête que malgré tout, tout aussi minimes soient-ils, l'impression
de votre ouvrage vous coûte de l'argent. Ce simple argument
plein de bon sens, devrait si besoin se suffire à lui-même afin
que vos proches comprennent parfaitement le sens de votre
démarche.
Pour conclure, pour maximiser vos chances de bien vendre
votre ouvrage, il vous faudra ne négliger aucun de ces canaux
de distribution cités ci-dessus. Il vous faudra donc vous armer
de patiente, tout en n'hésitant pas à "mouiller le maillot" afin de
mener à bien toutes les démarches qui seront nécessaire à
l'avènement de votre ouvrage.
7172
5. ANNEXES
Les véritables coûts d'un livre
Dans un précédent article (cf. Réduire le coût de
revient de votre livre), il était question des techniques
permettant de réduire le coût de revient de son propre
ouvrage en mettant en place certaines techniques
simples et efficaces. Cette fois, il sera question
décortiquer le prix d'un livre, et plus précisément, de
comprendre où va votre argent.
Pour commencer et faire simple, fixons les caractéristiques du
livre que nous allons prendre comme exemple. Il s'agira d'un
livre auto-édité de 610 pages, imprimé en noir et blanc sur
papier standard, avec couverture souple en couleur, le tout au
format A5. Un bon livre bien classique en quelque sorte. Et pour
être encore plus "précis" dans notre analyse, supposons que ce
livre soit imprimé via le service lulu.com. Le titre de cet ouvrage
sera Test.
Une fois l'ensemble des étapes de téléchargement, de
paramétrage des différentes options etc..., le coût d'impression
de Test sera pour moi de 14 euros tout pile. Il conviendra
ensuite pour moi d'évaluer les divers coûts supplémentaires
induits par la création de l'ouvrage (relecture, achat des droits
d'image pour la couverture, ...), qui, si je table sur une centaine
de ventes (ce qui est déjà bien), vont alourdir ce coût d'au
moins 3 euros (considérons 0,30€ pour la couverture, et 2,70€
pour la relecture).
Va ensuite venir s'ajouter mes droits d'auteur, que je me
verserais sur chaque vente. Mettons qu'ils s'élèvent à 2 euros.
73Nous en sommes déjà à 19€. Et pour terminer, comme je suis
sous le régime l'auto-entreprise, chaque exemplaire vendu se
voit "taxé" de 13% de son prix (charges relatives à une
activité commerciale.
Ainsi, tous ces coûts additionnés, et c'est sans compter une
éventuelle campagne de promotion que je déciderais de mener
pour faire connaître Test, le prix de vente fixé sera de 21,85€.
Un prix de vente qui reste extrêmement raisonnable si on le
compare au prix de n'importe quel roman tout aussi volumineux
vendu en librairie. Néanmoins, cette démonstration est
parfaitement valable pour moi, auteur auto-édité qui fait
imprimer mes ouvrages à la demande. Mais en est-il toujours de
même pour une maison d'édition à comte d'éditeur ayant un
minimum de moyens ?
Bien sur que non. Et nous allons cette fois faire le raisonnement
inverse. Partons d'un roman identique, mais intitulé Argent et
lui aussi vendu au prix de 21,85€. Notez l'originalité du titre...
Commençons cette fois par les taxes. Lorsque vous achetez un
livre dans le commerce, celui-ci est taxé à 7%. Peut-être bientôt
de nouveau à 5,5%. Affaire à suivre. Reste donc encore
20,33€. Sur ce montant, l'auteur qui aura particulièrement bien
négocié ses droits, en touchera 10%, soit 2,03€. Sur ces même
20,33€, l'éditeur devra accepter une remise allant de 30 à 40%
pour être distribué en librairies et magasins spécialisés, soit, en
coupant la poire en deux à 35%, un montant de 7,12€ de
rabais, qui feront la marge du libraire/magasin spécialisé. Il
reste dès lors 11,18€ à la maison d'édition.
Comme vous avez parfaitement suivi jusqu'à présent, vous vous
dites "mon Dieu, un exemplaire coûte 14€ à produire, et il ne
reste plus que 11,18€ à l'éditeur...". Oui... mais non. Car les
14€ de coût d'impression sont pour moi, auteur auto-édité sans
le sous qui imprime à la demande et en très petites quantités.
La maison d'édition, qui elle imprime en une seule fois de très
grandes quantités d'un seul et même ouvrage, obtient
inévitablement des réductions par rapport aux prix à l'unité. Qui
74plus est, avec un bon pouvoir de négociation, elle est encore en
mesure de faire baisser le prix final.
Lorsque je gérais encore ma propre maison d'édition, j'avais fait
le choix d'imprimer par moi-même les ouvrages que je publiais.
Le coût d'impression pour un livre d'environ 160 pages se
trouvait aux alentours des deux euros. Aussi, pour une
puissante maison d'édition, il est évident que les coûts sont très
largement réduits.
Dès lors, il n'est pas trompeur d'imaginer que l'impression de
Argent reviendra, grand maximum, à quelque chose comme
2,50 ou 3,00€ par exemplaire. Si nous prenons la fourchette
haute, cela revient à dire qu'il reste encore la somme de 8,18€
à notre éditeur.
Un éditeur qui doit bien sur faire face à des charges de
personnel ainsi qu'à des charges de fonctionnement. Soyons
"généreux", et estimons celles-ci à 15% du prix hors taxes de
Argent, soit 3.05€.
Ainsi, une fois tous ses frais divers déduits du prix de vente de
l'ouvrage, l'éditeur dispose encore de 5,13€. Imaginons
maintenant qu'il soit imprimé et qu'il se vende 40 000
exemplaires de Argent et que l'équivalent de 1,20€ par unité ai
été prévu pour la campagne de promotion, cela signifie que sur
chaque vente, la maison d'édition a effectué un bénéfice de
3,93€ sur chaque vente. Un montant qui représente deux fois
plus que ce qui revient à l'auteur...
7576Contrat d'édition
Vous n'avez pas choisi l'auto-édition, et votre futur
éditeur vient de vous faire parvenir les deux
exemplaires du contrat qu'il vous propose. Il ne vous
reste plus qu'à les parapher (vos initiales en bas à
droite de chaque page), à les signer et à lui renvoyer
l'un de ces deux exemplaires.
Si votre confiance en cet éditeur est totale et que vous êtes
prêts à prendre le risque de lui céder les droits de votre ouvrage
les yeux fermés, tout se passera de cette façon. Si au contraire
vous tenez vraiment à savoir ce que vous signez, il vous faudra
prendre un peu plus de temps et bien lire l'intégralité du contrat
d'édition, qui fait immanquablement plusieurs pages.
Tout d'abord, voici un exemple de contrat d'édition classique. Il
s'agit du contrat anonymisé signé par une auteur publiée,
courant 2009, au sein de la maison d'édition que je gérais alors.
Ce modèle n'est pas original. C'est un modèle que j'avais trouvé
sur internet et que j'ai très légèrement adapté à mes besoins de
l'époque. Il n'en reste pas moins qu'il représente une variante
du contrat d'édition type qu'un éditeur sérieux se doit proposer
à ses futurs auteurs.
Les parties noircies sont là pour anonymiser le document, mais
aussi pour supprimer quelques informations relatives à mon
ancienne société qui n'ont plus lieu d'être diffusées aujourd'hui.
77Le modèle de contrat ci-dessous est un modèle
trouvé sur internet à l'époque, et adapté, par la
suite, personnellement à ma maison d'édition.
78CONTRAT D'EDITION
Entre
Mademoiselle Oriane MARTIN, née le 29 Novembre 1988
à NAMUR (Belgique), et demeurant 71 rue Vigneroule,
5100 JAMBES (Belgique)
Numéro de sécurité sociale 88.11.29-074.11
ci-après désigné "l'Auteur",
de première part,
Et
La Maison d'Editions, Editions Veevre, EURL au capital
de 4000€, RCS (Société en cours de, dont le siège social
est situé au 26 rue Alsace Lorraine, 51300 Marolles et ayant
pour représentant légal Monsieur Hourseau Clément
ci-après désigné "l'Editeur",
de deuxième part,
IL A ETE CONVENU CE QUI SUIT :
– OBJET DU CONTRAT
Dans le cadre du présent contrat, l'Auteur cède à titre exclusif à
l'Editeur ses droits de reproduction et de représentation sur son
prochain ouvrage qui a pour titre Le Royaume des amphibes, à
l'exception toutefois des droits d'adaptation audiovisuelle qui
font l'objet d'un contrat écrit sur un document distinct
conformément à l'article L.131-3, alinéa 3 du Code de la
Propriété Intellectuelle.
Les droits de reproduction et de représentation cédés pourront
être exploités en toutes langues et tous pays, sous toutes
formes et présentations et par tous procédés, tant actuels que
futurs.
79La cession est consentie pour avoir effet en tous lieux et pour la
durée de la propriété littéraire artistique sur l'œuvre, d'après les
législations tant françaises qu'étrangères et les conventions
internationales actuelles ou futures, y compris les prolongations
qui pourraient être apportées à cette durée.
De son côté, l'Editeur s'engage à assurer, à ses frais, la
publication de l'ouvrage et s'emploiera à lui procurer, par une
diffusion dans le public et auprès de tiers susceptibles d'être
intéressés, les conditions favorables à son exploitation sous
toutes formes.
– GARANTIES DONNEES PAR L'AUTEUR
L'Auteur garantit à l'Editeur l'exercice paisible et exclusif des
droits cédés. Il est tenu de faire respecter ce droit et de le
défendre contre toutes atteintes qui lui seraient portées.
Il déclare notamment que son œuvre est entièrement originale
et ne contient aucun emprunt à une œuvre de quelque nature
que ce soit qui serait susceptible d'engager la responsabilité de
l'Editeur.
L'auteur garantit également que son manuscrit ne contient rien
qui puisse tomber sous le coup des lois relatives à la
diffamation, l'atteinte aux bonnes mœurs ou à la contrefaçon.
– REMISE DU MANUSCRIT
L'Auteur cède à l'Editeur, à titre exclusif, et pour la durée du
présent contrat, le droit de reproduire, publier et exploiter
l'œuvre sous forme de livre.
80A ce titre, l'auteur doit mettre l'éditeur en mesure de
fabriquer et de diffuser les exemplaires de l'œuvre.
L'Auteur déclare conserver un double complet de son
manuscrit.
Le manuscrit et les documents fournis par l’auteur sont
la propriété de l’Editeur
Les fautes de composition et de saisie sont à la charge
de l'Editeur.
L'Editeur s'engage à envoyer à l'Auteur les épreuves de
l'ouvrage. L'Auteur s'engage à les lire, à corriger
chacune d'entre elles dans un délai maximum de 45
jours et à retourner la dernière revêtue de son bon à
tirer.
Au cas où l'Auteur n'aurait pas fait parvenir à l'Editeur
son bon à tirer dans le délai ci-dessus fixé, l'Editeur
pourrait confier les épreuves, aux frais de l'Auteur, à un
correcteur de son choix et procéder au tirage après en
avoir averti l'Auteur par lettre recommandée avec
accusée de réception.
Les corrections ou modifications apportées par l'Auteur
au texte définitif et complet, manuscrit et documents
sont à la charge de l'Auteur au-dessus de 10 % des
frais de composition.
81– OBLIGATIONS DE L’EDITEUR
L'Editeur s'engage à publier l'œuvre sous forme de livre dans
les conditions prévues au présent contrat et à assurer à ce livre
une exploitation permanente et suivie et une diffusion
commerciale, conformément aux usages de la profession.
L'Editeur ne pourra exercer des droits cédés que dans le respect
du droit moral de l'Auteur.
L'Editeur s'engage à publier l'œuvre dans un délai de 90 jours,
à compter de l'acceptation par l'Editeur du manuscrit définitif et
complet, sauf retard imputable à l'Auteur en cours de
fabrication.
Passé ce délai, le présent contrat serait résilié de plein droit si
l'Editeur ne procédait pas à la publication de l'œuvre dans le
mois de la mise en demeure qui lui serait faite par lettre
recommandée avec accusée de réception par l'Auteur. Dans ce
cas, toute somme versée en acompte lui resterait acquise à
titre de dédit forfaitaire.
L'Editeur s'engage à n'apporter à l'œuvre aucune modification
sans autorisation écrite de l'Auteur.
Il s'engage à faire figurer sur chacun des exemplaires le nom de
l'auteur, son pseudonyme ou la marque que celui-ci indiquera.
En cas de pluralité d'auteurs, le nom des auteurs sera
mentionné par ordre alphabétique, sauf accord contraire.
Dans le cas où l'ensemble des éditions de l'œuvre auxquelles
auraient procédés l'Editeur viendraient à être épuisées, le
présent contrat serait résilié de plein droit, sauf convention
particulière, si l'Editeur ne procédait pas, par lui-même ou par
cessionnaire, à une réimpression dans un délai de 90 jours, à
compter de la mise en demeure par lettre recommandée avec
accusée de réception qui lui serait faite par l'Auteur. Celui-ci
recouvrerait alors, purement et simplement, la libre disposition
de tous ses droits sur son œuvre et l'Editeur serait dégagé de
toute obligation ou indemnité vis-à-vis de l'Auteur.
L'édition est considérée comme épuisée si deux demandes de
livraisons d'exemplaires adressées à l'éditeur ne sont pas
satisfaites dans les trois mois
Au terme de la cinquième année d'exploitation du dernier tirage
de l'œuvre, sous sa forme première, si le nombre des
82exemplaires vendus annuellement s'abaissaient à un niveau
inférieur à 50 exemplaires, les conditions seraient remplies pour
que s'appliquent les dispositions prévues au Chapitre 1, intitulé
"Edition seconde", « du Code des Usages régissant les rapports
des auteurs et éditeurs en matière de littérature générale ».
La rupture du présent contrat serait sans influence sur la
validité des cessions et des autorisations consenties
antérieurement par l'Editeur à des tiers qui continueraient de
produire tous leurs effets à l'égard de l'ensemble des parties.
– ATTRIBUTION DE L'EDITEUR
L'Editeur se réserve expressément de déterminer pour toute
édition :
- le format des volumes,
- la présentation,
- le prix de vente et la collection,
- la date de mise en vente théorique,
Le tirage est également fixé par l'Editeur.
– VENTE EN SOLDES TOTALE TET MISE AU PILON TOTALE
En cas de mévente, c'est-à-dire lorsque la vente annuelle de cet
ouvrage sera inférieure à 25 % des exemplaires en stock,
l'Editeur aura le droit, après en avoir prévenu l'Auteur par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception deux mois à
l'avance :
- Soit de solder les exemplaires en stock, étant
précisé que le produit de cette vente lui restera
acquis sans droits d'auteur, si les ouvrages sont
revendus à moins de 20 ou 25 % du prix de vente
au public HT et que, dans le cas contraire, l'Auteur
touchera ses droits calculés sur le montant du prix
de vente du soldeur ;
- Soit de procéder à une mise au pilon totale.
Dans l'un ou l'autre cas, l'Auteur devra, dans les 30 jours
suivants l'avis qui lui sera donné de l'un ou l'autre mode de
liquidation, faire connaître à l'Editeur, par lettre recommandée
avec demande d'avis de réception, s'il préfère racheter lui-
même les volumes en stock à un prix qui ne saurait être
supérieur au prix de vente au soldeur en cas de solde, ou au
prix de fabrication en cas de mise au pilon.
83S'il achète effectivement ce stock, l'Auteur ne pourra mettre en
vente les volumes, lui-même ou par l'intermédiaire d'un tiers,
qu'après avoir fait disparaître le nom de l'Editeur.
En cas de mise au pilon totale, l'Editeur devra remettre à
l'Auteur un certificat précisant la date à laquelle l'opération aura
été accomplie et le nombre de volumes détruits.
En conséquence de la mise en solde totale ou du pilonnage
total, le compte de l'Auteur devra être liquidé et les droits
d'exploitation restitués à l'Auteur, tant pour l'édition en librairie
que pour ceux des droits dérivés cédés à l'Editeur qui n'auraient
pas été exploités par ce dernier ou cédés par lui à un tiers
avant la mise totale au pilon ou la vente en solde totale.
– VENTE EN SOLDES PARTIELLE ET MISE AU PILON PARTIELLE
Si, à quelque moment que ce soit, l'Editeur juge que son stock
dépasse le nombre d'exemplaires nécessaires pour répondre
aux demandes courantes d'achat, il aura le droit, sans que le
contrat soit pour autant résilié, de pilonner ou de vendre en
solde une partie de ce stock.
L'Auteur sera informé de tout pilonnage important d'ouvrages
neufs et se verra remettre un certificat attestant de la
destruction des exemplaires.
L'Auteur sera également informé des soldes partielles.
– DROITS D'AUTEUR
La cession par l'auteur de ses droits sur son œuvre comporte au
profit de l'auteur la participation proportionnelle aux recettes
provenant de la vente ou de l'exploitation.
Ainsi, pour prix de la cession consentie de ses droits
patrimoniaux, l'Editeur devra à l'Auteur, pour chaque
exemplaire vendu, un droit ainsi calculé sur le prix de vente au
public hors taxes.
Sur les exemplaires ordinaires :
- 10 % jusqu'à 500 exemplaires
- 15 % à partir du 501ème exemplaire
Les droits d'auteur ne porteront :
- Ni sur les exemplaires remis gratuitement à l'Auteur
(les exemplaires qu'il désirerait en plus de ceux-ci
84lui seraient facturés avec 35 % de remise sur le prix
de vente hors taxes. Ces exemplaires sont
incessibles) ;
- Ni sur les exemplaires destinés au service de presse
;
- Ni sur les exemplaires destinés à la promotion et à
la publicité ;
- Ni sur les exemplaires destinés au dépôt légal et
dont le nombre est fixé à 2 ;
- Ni sur les exemplaires destinés à l'envoi des
justificatifs dont le nombre est fixé à 2 ;
- Ni sur les exemplaires mis au pilon ou détruits par
cas malheureux.
Toute utilisation supplémentaire d'exemplaires gratuits devra
recevoir l'accord de l'Auteur.
– ETENDUE DE LA CESSION DES DROITS DERIVES
L'Auteur, considérant les obligations mises à la charge de
l'Editeur par le présent contrat, et notamment l'engagement
qu'il souscrit de publier l'œuvre sous forme de livre et de lui
assurer une exploitation permanente et suivie, les risques
financiers de la publication que l'Editeur assure seul, les
avantages que comporte l'unité de gestion et les possibilités
d'autres exploitations que la publication sous forme de livre
assurent à l'œuvre, cède également à l'Editeur, à titre exclusif
et pour la durée du présent contrat, le droit de reproduire, de
représenter, de publier, d'exploiter l'œuvre en tous pays et en
toutes langues ainsi que suit.
L’éditeur est habilité à accorder à des tiers, tant en France qu’à
l’étranger, et le cas échéant par voie de cession, toutes les
autorisations de reproduire ou de représenter, de publier ou
d’exploiter dans la limite des droits qui lui sont conférés par le
présent contrat.
1. Droits de reproduction et d'adaptation
graphique
Les droits comprennent notamment :
- Le droit de reproduire l'œuvre sous d'autres
présentations que l'édition principale, et notamment
85en édition Club ou format de poche, illustré de luxe
ou autre collection.
- Le droit de reproduire tout ou partie de l'œuvre sur
tout support graphique actuel ou futur, et
notamment par voie de presse (y compris en pré et
post publication), photocopie et micro reproduction.
- Le droit d'adapter tout ou partie de l'œuvre pour
tous publics et sous toute forme modifiée, abrégée
ou étendue, et notamment édition condensée ou
destinée à un public particulier, roman photo,
bande dessinée, pré ou post publication et de
reproduire ces adaptations sur tout support
graphique actuel ou futur.
2. Droits de reproduction sur des supports
autres que des supports imprimés.
- Le droit de reproduire, adapter et traduire tout ou
partie de l'œuvre en toutes langues et par tout
procédé électronique actuel ou futur, quelque soit le
mode d'enregistrement (analogique ou numérique),
le type de supports (magnétique ou optique tels
que disque dur, disquette, bande magnétique, carte
à mémoire, CD-rom, y compris livre audio, CD-I et
DVD…) et le mode d'accès (directement sur
ordinateur ou par réseaux ouverts ou fermés à
l'aide de tout protocole y compris WAP) ou le mode
de présentation (fichiers au sein d'un support
précité, e-book, bundel,…).
- Le droit de reproduire l'œuvre, ses adaptations et
traduction en toutes langues par photocopie,
diapositive, micro carte, micro fiche ou micro film
ou tout autre procédé existant ou à venir.
863. Droits de traduction
- Le droit de traduire en toutes langues tout ou partie
de l'œuvre et ses adaptations et de reproduire ces
traductions sur tout support graphique actuel ou
futur.
4. Droits d'adaptation et de traduction autre que
graphique
- Le droit d'adapter et de traduire tout ou partie de
l'œuvre en toutes langues pour toute exploitation
autre que graphique, et notamment exploitation
théâtrale, sonore et musicale, visuelle,
radiophonique ou électronique. Les adaptations
audiovisuelles et la reproduction de ces adaptations
et traduction sur tout support d’enregistrement
actuel ou futur doivent faire l’objet d’un contrat
séparé.
- Le droit d’établir, à partir de l’édition électronique
précitée toutes version complètes ou partielles,
françaises, étrangères ou multilingues ainsi que
tous doublages et sous-titrages en toutes langues.
5. Droits d'intégration dans une œuvre
multimédia ou d'adaptation sous forme
d'œuvre multimédia
On entend par œuvre multimédia une œuvre
regroupant sur un même support, en général optique
ou numérique, des œuvres de natures différentes telles
que des photographies, des reproductions d'œuvre
d'art, des textes, des séquences musicales, des
prestations d'artiste interprète dont la structure et
l'accès sont régis par un logiciel permettant
l'interactivité de la consultation.
Ce droit ne comprend pas le droit d'adapter l'œuvre
sous forme d'œuvre audiovisuelle, cette adaptation
87s'entend de la création d'une séquence animée
d'images, sonorisée ou non, dont le scénario est
constitué par l'œuvre.
Ce droit fait l'objet d'un contrat ou un document
distinct.
Ce droit comprend celui :
- de reproduire l'œuvre en tout ou partie dans une
œuvre multimédia en procédant, le cas échéant,
aux adaptations nécessaires ;
- d'adapter l'œuvre sous forme d'œuvre multimédia
er consultable dans les conditions définies à l'alinéa 1
du présent paragraphe ;
L'adaptation de l'œuvre sous forme d'œuvre multimédia
est susceptible d'entraîner des modifications dans la
présentation, les modalités d'accès et de consultation
de l'œuvre. L'Editeur est le seul juge de ces
modifications, sous réserve de l'accord de l'Auteur,
chaque fois qu'elles sont susceptibles de modifier,
d'une manière substantielle, le contenu ou l'esprit de
l'œuvre.
Lorsque les modifications ne sont déterminées que par
des impératifs techniques ou des choix éditoriaux
visant à permettre la diffusion et la consultation de
l'œuvre dans les meilleures conditions, l'Editeur est
maître des choix qui sont effectués.
Les conditions d'adaptation de l'œuvre sous forme
d'œuvre multimédia font, en tant que de besoin, l'objet
d'un avenant au présent contrat, notamment lorsque
l'Auteur doit, à cette fin, procéder lui-même à des
adaptations de l'œuvre ou participer à l'élaboration de
l'œuvre.
6. Droits de reprographie
Le droit de percevoir ou de faire percevoir en tous pays
les rémunérations dues à l'occasion de toute
reproduction par reprographie de tout ou partie de
l'œuvre et de ses adaptations ou traductions.
Ce droit comprend tous les types de reproduction visés
88à l'article L.122-10 du Code de la Propriété
Intellectuelle, que la publication de l'œuvre en emporte
cession à une société de gestion collective agréée ou
que l'exploitation se fasse dans les conditions de
l'alinéa 3 de l'article L.122-10.
7. Droits de prêt et de location
Le droit de percevoir ou de faire percevoir en tous pays
des droits dus à l'occasion du prêt ou de la location des
exemplaires de l'œuvre, de ses adaptations et
traductions sur tout support prévu au présent article.
8. Droits pour la rémunération pour copie privée
Le droit de percevoir ou de faire percevoir en tous pays
les droits dus au titre de la copie privée tels que prévus
par les articles L.311-1 et suivant du Code de la
Propriété Intellectuelle et les décisions de la
commission prévues à l'article L.311-5 du Code de la
Propriété Intellectuelle relative à la rémunération pour
copie privée de tout ou partie de l'œuvre, de ses
adaptations et/ou traduction.
L'Editeur représentera l'Auteur dans toutes les
négociations relatives au droit de rémunération pour
copie privée et lui versera la rémunération convenue.
9. Droits de représentation
Le droit de représenter tout ou partie de l'œuvre, de
ses traductions et de ses adaptations en toutes langues
et en tous pays, à l'exception des adaptations
audiovisuelles, par tout procédé actuel ou futur de
communication publique, des paroles, des sons et des
images, et notamment par lecture ou récitation
publique, représentation théâtrale (dramatique ou
lyrique), chorégraphie musicale, par tout procédé de
diffusion par voie hertzienne, par satellite, par
télédiffusion, par tout moyen de télécommunication,
par câbleau distributeur.
Ce droit couvre notamment la diffusion de l'œuvre, de
ses adaptations et traductions, graphiques ou non
graphiques, à partir d'un support dans des réseaux
89internes à des entreprises ou des groupes
d'entreprises, des bibliothèques ou des groupes de
bibliothèques, des établissements d'enseignement de
tous degrés ainsi que toute autre personne morale de
droit public ou privé.
Dans le cadre du présent article, l'Auteur s'engage à
communiquer à l'Editeur toute demande qui lui serait
adressée par un tiers en vue d'une acquisition de droits
sur l'œuvre ou toute adaptation, reproduction ou
représentation.
De son côté, l'Editeur s'engage à rendre compte à
l'auteur de toute demande de même nature qui lui
serait adressée par un tiers ainsi que de toute cession
qu'il aurait consentie.
L'Editeur cessionnaire des droits ci-dessus s'emploiera,
dans toute la mesure de ses moyens, à les exploiter au
mieux de l'intérêt réciproque des parties. Faute de cet
intérêt réciproque, la non exploitation de l'un ou
plusieurs de ces droits ne peut, en aucun cas, être la
cause de résiliation du présent contrat, lesdits droits
étant cédés irrévocablement à l'Editeur, en contrepartie
non seulement des droits prévus par le présent contrat
mais aussi de l'engagement pris par lui de publier
l'œuvre et de le couvrir éventuellement du risque qu'il
court en procédant à cette publication.
– DROITS D'AUTEUR SUR LES DROITS DERIVES
- Exploitation directe par l'Editeur des droits cédés
L'Editeur devra à l'auteur, en cas d'exploitation par
ses soins des droits visés à l'article 9 du présent
contrat, les rémunérations suivantes.
1/ Droits de reproduction et d'adaptation
graphique :
Pour chaque exemplaire vendu, un droit
correspondant à 10 % du prix public hors taxes fixé
par l'Editeur lorsque la reproduction ou l'adaptation
concerne l'ensemble de l'œuvre.
Un droit fixé d'accord entre l'Auteur et l'Editeur si
90l'adaptation ou la reproduction ne concerne qu'une
partie de l'œuvre.
2/ Droits de traduction :
Pour chaque exemplaire vendu, un droit
correspondant à 10 % du prix public hors taxes fixé
par l'Editeur lorsque la traduction concerne
l'ensemble de l'œuvre.
Un droit fixé d'accord entre l'Auteur et l'Editeur si la
traduction ne concerne qu'une partie de l'œuvre.
3/ Droits d'adaptation et de traduction autres que
graphiques :
Un droit de 12 % sera perçu sur les recettes hors
taxes à provenir de l'exploitation des adaptations
autres que graphiques de l'œuvre.
4/ Droits de reproduction de l'œuvre, de ses
adaptations et traductions graphiques ou non
graphiques sur des supports autres que des
supports imprimés, notamment par l'intégration
d'une œuvre multimédia ou adaptation sous forme
d'œuvre multimédia :
Pour chaque exemplaire vendu, un droit
correspondant à 20 % du prix de vente hors taxe le
plus élevé au détaillant lorsque la reproduction
concerne l'ensemble de l'œuvre.
Il est convenu que la rémunération définie ci-dessus
pourra être calculée sur une autre assiette,
notamment sur le prix public, en particulier si le
droit positif imposait une telle assiette.
Dans cette hypothèse, il est convenu que le
pourcentage sera converti de telle sorte que
l'Auteur conserve une rémunération équivalente à
celle définie au paragraphe précédent.
Un droit fixé d'accord entre l'Auteur et l'Editeur si la
reproduction ne concerne qu'une partie de l'œuvre
ou si l'œuvre n'occupe qu'une partie du support.
915/ Droits de reprographie :
Un droit de 20 % sur la rémunération perçue à
l'occasion de la reproduction de l'œuvre au sens de
l'article L.122-10, alinéa 3 du Code de la Propriété
Intellectuelle.
Dans le cas où ces reproductions sont confiées par
mandat ou accord à une société de gestion
collective, la rémunération de l'Auteur est fixée à
l'article L.122-10 et s. du Code de la Propriété
Intellectuelle.
6/ Droits de prêt ou de location
Un droit de 25 % sur la rémunération perçue à
l'occasion du prêt ou de la location de tout support
reproduisant le contenu de l'œuvre ou de ses
adaptations ou traductions.
7/ Droits de représentation de l'œuvre et de ses
adaptations et traductions graphiques et non
graphiques :
Un droit de 25 % sera perçu sur les recettes hors
taxes à provenir de la représentation de l'œuvre, de
ses adaptations et traductions.
Il est convenu que la rémunération définie ci-dessus
pourra être calculée sur une autre assiette,
notamment sur le prix public, en particulier si le
droit positif imposait une telle assiette.
Dans cette hypothèse, il est convenu que le
pourcentage sera converti de telle sorte que
l'Auteur conserve une rémunération équivalente à
celle définie au paragraphe précédent.
Lorsqu'une reproduction, une adaptation ou une
traduction sera réalisée par l'Editeur, dans le seul
but de permettre l'exercice du droit de
représentation, il est entendu que seuls les droits
prévus pour la représentation sont dus.
92- Exploitation par un tiers des droits prévus :
L'Editeur devra verser à l'Auteur une rémunération
où l'assiette sera constituée par le prix de vente au
public hors taxes pratiqué par des cessionnaires de
droit.
Dans le cas où la référence au prix de vente au
public hors taxes serait impossible en raison des
circonstances de la cession, l'assiette de calcul de la
rémunération de l'Auteur sera constituée par les
recettes hors taxes que l'Editeur aura perçues.
Il en ira ainsi notamment pour les droits de
reproduction graphique de l'œuvre sous autre
représentation que l'édition principale tels
qu'énumérés à l'article 9 ci-dessus (Club, Poche…)
et qui, bien qu'assis sur le prix de vente au publie
hors taxes pratiqué par des cessionnaires, n'ont pu
être déterminés quant à leur taux lors de la
signature du présent contrat.
En toute occurrence, le pourcentage de
rémunération de l'Auteur sur le prix de vente au
public hors taxes pratiqué par le cessionnaire sera
déterminé de telle sorte que soit garantie à l'Auteur
une rémunération identique à celle qui aurait
résultée d'une répartition dans les proportions
suivantes des recettes hors taxes encaissées par
l'Editeur, soit 30 % pour les cas prévus à l'article 9,
alinéa a, b, c et d.
- Droits de reproduction, droits de prêt et de location,
rémunération pour copie privée des phonogrammes
et vidéogrammes, DVD :
L'Editeur devra verser à l'Auteur 50 % des
rémunérations hors taxes que l'Editeur aura perçu
auprès de la société de gestion collective agréée ou
de tout autre organisme habilité.
– COMPTES
L’éditeur est tenu de rendre compte.
Le compte des droits dus à l'Auteur sera arrêté tous les ans le
30 septembre
Les relevés de compte seront adressés au cours du 2ème mois
93suivant la date de l'arrêté des comptes.
L'Editeur devra ainsi remettre à l'Auteur, en même temps que
les relevés de compte, un état mentionnant le nombre
d'exemplaires fabriqués en cours d'exercice et précisant la date
et l'importance des tirages, et le nombre d'exemplaires en
stock.
Cet état mentionnera également le nombre des exemplaires
vendus par l'éditeur, celui des exemplaires inutilisables ou
détruits par cas fortuit ou force majeure, ainsi que le montant
des redevances dues ou versées à l'auteur.
Cette obligation d'envoi systématique des comptes est limitée
aux cinq premières années d'exploitation de l'ouvrage, au-delà
le compte sera établi chaque trimestre et tenu à disposition au
siège de la société ou communiqué à l'Auteur à sa demande.
– MISE A JOUR DES NOUVELLES EDITIONS
L’auteur s’engage à apporter, à la demande de l’éditeur, les
modifications nécessaires à l’œuvre pour que celle-ci conserve
son actualité ou la convenance à son objet, et ce sans
augmentation des droits ;
si l’auteur n’était pas en mesure d’effectuer lui-même cette
mise à jour, l’éditeur pourrait, d’accord avec l’auteur ou avec
ses ayants droit, la faire exécuter par un tiers dont la
rémunération viendrait en déduction des droits dus à l’auteur
ou à ses ayants droit en vertu du présent contrat.

– HERITIERS ET AYANTS DROIT DE L'AUTEUR
Le présent contrat dans son intégralité, notamment en ce qui
concerne l'exercice du droit de préférence, engage les héritiers
et tous les ayants droit de l'Auteur qui devront, dans la mesure
du possible, se faire représenter vis-à-vis de l'Editeur par un
mandataire commun.
En cas de mort de l'auteur, si l'œuvre est inachevée, le contrat
est résolu en ce qui concerne la partie de l'œuvre non terminée,
sauf accord entre l'éditeur et les ayants droit de l'auteur.
– CAS MALHEUREUX
En cas d'incendie, d'inondation ou encore de tout cas accidentel
ou de force majeure ayant eu pour conséquence la
94détérioration, la destruction ou la disparition de tout ou partie
des exemplaires en stock, l'Editeur ne pourra être tenu pour
responsable des exemplaires détériorés, détruits ou disparus et
il ne sera dû par lui à l'Auteur aucun droit et aucune indemnité
sur ces exemplaires.
– ATTRIBUTION DE JURIDICTION
Avant toute contestation devant les tribunaux, une phase de
conciliation sera obligatoirement mise en place. Cette tentative
de conciliation devra à peine d’irrecevabilité être respectée
avant de saisir les tribunaux.
En cas d’échec de cette conciliation, pour toute contestation
pouvant naître à l'occasion du présent contrat, l'attribution de
juridiction est faite aux tribunaux compétents de la ville de
Reims.
Fait à Marolles,
le 17 Janvier 2009
En 2 exemplaires originaux
L'Auteur L'Editeur
Un vrai contrat d'édition se doit donc, en tout premier lieu,
d'identifier parfaitement les parties signataires. A savoir l'auteur
(nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, numéro de
sécurité sociale) et l'éditeur (dénomination sociale, forme
juridique, capital social, numéro RCS, adresse du siège social,
représentant légal signataire au nom de la société). Tout contrat
qui ne présenterait pas toutes ces informations doit vous alerter
sur le sérieux, le professionnalisme et peut-être même sur
95l'honnêteté de votre interlocuteur. Quoi qu'il en soit, si ces
informations manquent, exigez de l'éditeur qu'elles soient
rajoutées. Si il refuse, passez votre chemin sans hésiter.
L'objet du contrat - Cet article, généralement le premier du
document, vise à décrire la raison d'être du contrat. Il doit y
être écrit noir sur blanc le titre de l'ouvrage pour lequel vous
allez céder vos droits. Sans cela le contrat n'aurait aucune
valeur puisqu'il ne serait lié à aucun ouvrage précis. Sont
également indiqués les différentes étendues de la cession de
vos droits (pays, langues, formes, procédés, durées). Vous y
trouvez aussi les principaux engagements de l'éditeur, tels que
"publier à ses frais", "conditions favorables d'exploitation sous
toutes formes". Ces termes peuvent paraître vagues et sans
intérêts, mais ils ont leur importance. Ils sont notamment le
signe que vous avez bien à faire à une maison d'édition à
compte d'éditeur, ce qui est primordial.
De plus, généralement, lorsqu'une maison d'édition obtient les
droits d'un nouvel ouvrage, elle propose également à l'auteur de
lui céder les droits d'adaptation audiovisuels sur ce même
ouvrage. Ainsi, si un jour une société de production souhaite
adapter votre histoire au cinéma ou à la télé, elle négociera
directement avec votre éditeur. C'est une pratique courante et
admise sans aucun problème. Malgré tout, la législation
française est très claire à ce sujet, l'éditeur est obligé de faire
signer un contrat de cession des droits audiovisuels à l'auteur
en plus du contrat d'édition. Il est absolument interdit à un
éditeur d'inclure la cession de ces droits dans le contrat
d'édition lui même. Théoriquement vous pouvez donc refuser de
céder vos droits d'adaptation audiovisuelle, tout en signant
votre contrat d'édition.
Garanties données par l'auteur - Par cet article l'auteur s'engage
auprès de l'éditeur, en particulier sur l'originalité de l'ouvrage.
96L'éditeur se dégage donc de certaines responsabilités dans le
cas où l'auteur aurait fauté (plagiat...). Si des faits de cette
nature devaient être prouvés, l'éditeur pourrait alors casser le
contrat et se retourner contre l'auteur en personne afin de se
couvrir.
Remise du manuscrit - Cet article règle les conditions dans
lesquelles l'auteur remettra à l'éditeur les différents éléments
permettant de procéder à l'impression de l'ouvrage, sachant que
le manuscrit original n'est jamais celui qui servira de base
l'impression de l'ouvrage. L'éditeur y apportera forcément des
modifications, qui devront ensuite être acceptées ou non par
l'auteur. Ce sont ces "échanges" de manuscrit qui sont encadrés
par cet article.
Obligations de l'éditeur - C'est dans cet article que sont
indiquées l'ensemble des obligations de l'éditeur. L'article tel que
présenté dans l'exemple de contrat ci-dessus est parfaitement
adapté pour des publications à faible tirage. Les indications
concernant le nombre d'exemplaires peuvent être adaptés par
l'éditeur. De même, les délais indiqués dans cet article peuvent
varier selon les maisons d'édition.
Lorsqu'un contrat d'édition vous est proposé, si vous estimez
que les conditions prévues dans cet article sont trop favorables
à l'éditeur, vous pouvez très bien lui demander d'en modifier
certaines. Attention tout de même à ne pas exiger des
conditions que ce dernier pourrait juger trop restrictives à son
égard. Il pourrait alors les refuser et annuler sa proposition de
contrat.
Attributions de l'éditeur - Par cet article l'éditeur se réserve le
droit de modifier certains aspects ou caractéristiques de votre
ouvrage sans avoir besoin d'obtenir votre consentement
préalable. Un éditeur sérieux et à l'écoute de ses auteurs vous
97fera connaître ses intentions, mais rien ne l'obligera à accéder à
vos demandes.
En général ces attributions sont le format du futur livre, sa
présentation, son prix de vente, son tirage ainsi que sa date de
mise en vente théorique. Il est très peu probable qu'un éditeur,
quel qu'il soit, accepte de renoncer à ces prérogatives. A moins
de certaines attributions que vous jugeriez extravagantes, il
n'est pas utile de négocier ce point du contrat.
Vente en solde partielle/totale et mise au pilon partielle/totale -
Article encadrant la "liquidation" des stocks d'exemplaires de
votre ouvrage si ceux-ci sont trop important au regard du
nombre de ventes effectuées. Dans tous les cas, cet article doit
prévoir les conditions par lesquelles votre éditeur vous annonce
ses intentions. Ceci doit être fait par courrier recommandé avec
accusé de réception.
Chaque éditeur adaptera les nombres et pourcentages à sa
guise. A vous ensuite de les accepter ou de demander à ce
qu'ils soient revus.
Droits d'auteur - Voilà l'un des articles qui vous intéressera le
plus. Celui qui encadrera vos revenus en tant qu'auteur. Tout
d'abord, sachez qu'un éditeur est obligé de vous rémunérer dès
le premier exemplaire vendu de votre ouvrage. Seuls quelques
exemplaires, tels que ceux qui vous sont remis gratuitement ou
ceux qui sont utilisés à des fins marketing et promotionnelles ne
vous rapporteront pas de droit d'auteur. Votre éditeur peut
également vous offrir une réduction substantielle sur les
exemplaires que vous souhaiteriez commander en plus de ceux
qui vous sont remis gratuitement. Dans ce cas, vous ne
percevrez aucun droit d'auteur sur ceux-ci.
Concernant le montant de vos droits d'auteur, ils représentent
un pourcentage fixe, calculé sur la base du prix public hors
taxes. Il peut être prévu que ce pourcentage évolue après un
98certain nombre de ventes. Il peut également être modifié suite
à la signature d'un avenant à votre contrat d'édition.
Généralement, la rémunération moyenne d'un auteur est de 7 à
10% du prix public HT. Il est bien sur possible de le négocier,
mais à moins d'avoir déjà une certaine reconnaissance du
monde littéraire, il vous sera extrêmement compliqué d'en
obtenir un meilleur. Il peut arriver parfois, selon la politique de
la maison d'édition, que la rémunération prévue soit un peu plus
importante. Mais même dans ce cas, pour commencer, ne
comptez pas obtenir plus de 12% grand maximum.
Inversement, certains éditeurs peuvent proposer des
rémunérations inférieures à cette moyenne. N'hésitez alors pas
à négocier pour la faire remonter au maximum. Si vous
parvenez à obtenir un pourcentage conforme à la moyenne,
contentez-vous en. Vous n'auriez que peu de chance de le voir
augmenter encore. Par contre, si l'éditeur reste sur ses
positions, alors posez-vous la question de savoir si vous
acceptez de "brader" votre travail ou pas. Vous avez tout à fait
le droit de ne pas être d'accord avec ce qui vous est proposé et
de refuser de signer le contrat. Si l'éditeur veut vraiment vous
garder, il fera un geste.
Etendue de la cession des droits dérivés - Cet article qui règle
tout ce qui concerne les autres droits que vous cédez à l'éditeur
(traduction, reproduction...). A vous de négocier ceux que vous
acceptez de céder dans le cadre de la publication de votre
ouvrage.
Pour rappel, il est interdit à l'éditeur de faire apparaître dans le
contrat d'édition tout article ou clause incluant la cession des
droits d'adaptation audiovisuelle. Ces droits doivent
impérativement faire l'objet d'un contrat annexe.
Droits d'auteur sur les droits dérivés - Tout comme pour les
droits d'auteur sur votre ouvrage, cet article défini le montant
99de vos droits d'auteur sur l'ensemble des droits dérivés que
vous cédez à l'éditeur. Chaque éditeur a son propre barème.
N'hésitez pas à négocier chacun de ces droits dérivés.
Comptes - C'est ici que sont définies les modalités par lesquelles
l'éditeur vous versera la totalité de vos droits d'auteur pour la
période en cours. Selon le contrat qui vous est proposé, vous
pouvez toucher vos droits deux fois par an (tous les six mois)
ou une seule fois.
La date d'arrêt des comptes doit être clairement fixée. De
même, le délai de paiement de la part de l'éditeur ainsi que ses
modalités doivent y être clairement présentés. Lors de chaque
paiement, l'éditeur est tenu de vous établir un document
mentionnant le nombre d'exemplaires imprimés, en stock,
vendus, utilisés à des fins promotionnelles et détruits
(accidents...).
Les quatre derniers articles du contrat ci-dessus ont une relative
importance, mais ne font normalement pas l'objet de
négociation. C'est la raison pour laquelle je ne les traite pas au
même titres que les autres.
Vous voici désormais en mesure de décrypter plus efficacement
un contrat d'édition. Ce que vous pouvez accepter, négocier ou
ce qui doit vous amener à vous poser des questions sur votre
interlocuteur.
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