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Ecrivez...et vendez tous vos écrits - tome 2

48 pages
Table of Contents Guy Poursin Les contrats Comment éditer votre livre. Le contrat d'édition Le contrat à compte d'auteur. Le compte à demi. L'autoédition ou éditez-vous vous-même. Comment éditer votre livre. Guy Poursin Les secrets pour éditer votre livre Collection : Les guides pratiques de l'écriture Les quatre solutions dont vous disposez Solution 1 : Faites éditer votre livre par un « vrai » éditeur ou le contrat « à compte d'éditeur » Solution 2 : Une variante, le contrat dit « compte à demi »à demi Solution 3 : Passez par un « faux éditeur » ou le contrat « à compte d'auteur » Solution 4 : Publiez votre livre vous-même ou l'auto- édition. Comment éditer votre livre. VOUS avez le choix entre plusieurs solutions. Avant de les passer en revue, dites-vous bien une chose : vous seul, en tant qu’auteur, avez le droit de vous éditer. L’article L. 121-2 du Code de la Propriété Intellectuele (ancien article 19 de la loi du 11 mars 1957) est on ne peut plus clair à cet égard : « L'auteur a seul le droit de divulguer son oeuvre. Sous réserve des dispositions de l'article L. 132-24, il détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celle-ci. » Cela signifie en clair que l’auteur peut aussi bien s’éditer lui-même que céder par contrat son droit de divulgation à un éditeur. Le contrat d'édition C’EST là qu’intervient la première solution : il existe des éditeurs sur le marché du livre qui sont là exprès pour publier des ouvrages.
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Table of Contents
Guy Poursin
Les contrats
Comment éditer votre livre.
Le contrat d'édition
Le contrat à compte d'auteur.
Le compte à demi.
L'autoédition ou éditez-vous vous-même.
Comment éditer votre livre.
Guy Poursin
Les secrets pour éditer votre livre
Collection : Les guides pratiques de l'écriture
Les quatre solutions dont vous disposez
éSdoiltuetiuor no 1u  :l eF caiotnetsr aét di«t eàr  cvootmrep tliev rde'é pdiatre uurn  »« vrai »
Solution 2 : Une variante, le contrat dit « compte à demi »à demi
Solution 3 : Passez par un « faux éditeur » ou le contrat « à compte d'auteur »
Solution 4 : Publiez votre livre vous-même ou l'auto- édition.
Comment éditer votre livre.
VOUS avez le choix entre plusieurs solutions.
Avant de les passer en revue, dites-vous bien une chose : vous seul, en tant qu’auteur, avez le droit de vous éditer. L’article L. 121-2 du Code de la Propriété Intellectuele (ancien article 19 de la loi du 11 mars 1957) est on ne peut plus clair à cet égard : « L'auteur a seul le droit de divulguer son oeuvre. Sous réserve des dispositions de l'article L. 132-24, il détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celle-ci. »
Cela signifie en clair que l’auteur peut aussi bien s’éditer lui-même que céder par contrat son droit de divulgation à un éditeur.
Le contrat d'édition
C’EST là qu’intervient la première solution : il existe des éditeurs sur le marché du livre qui sont là exprès pour publier des ouvrages.
Pour ce faire, ils s’appuient sur l’article Article L132-1 du CPI (ancien 48 de la loi du 11 mars 1957) qui stipule : « Le contrat d'édition est le contrat par lequel l'auteur d'une oeuvre de l'esprit ou ses ayants droit cèdent à des conditions déterminées à une personne appelée éditeur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de l'oeuvre, à charge pour elle d'en assurer la publication et la diffusion. »
Ces éditeurs existent, ils ont pignon sur rue. Dès lors, vous vous dites : «Pourquoi ne pas leur envoyer mon manuscrit ? Ne l’attendent-ils pas ?»
! NON
Que ceci soit bien clair dans votre esprit : aucun éditeur n’attend votre manuscrit pour l’éditer. C’est vexant, vous ne trouvez pas ?
Vexant ou non, c’est la réalité !
Le chemin suivi par votre manuscrit
Quelles sont donc les arcanes d’une maison d’édition «normale» ? Par parenthèse, oui, il en existe des «anormales» dites aussi «attrape-gogos». Vous pouvez si vous le voulez les baptiser d’une autre nom, légèrement plus court mais tout aussi expressif !
Pour les résumer, suivez le trajet de votre manuscrit. Vous l’envoyez par la poste aux éditions «E.D.I.T.I.O.N.» Où va-t-il se retrouver ?
Il va suivre un chemin assez complexe avant de paraître en bonne place - peut-être - dans la vitrine d’un libraire.
La réception de votre manuscrit
Il passera d’abord par le service littéraire de «E.D.I.T.I.O.N.». C’est avec ce service que vous aurez le plus de contacts. Ne vous leurrez pas sur le mot «service». Si dans tous les cas il se charge de la sélection des manuscrits à publier, des contacts avec les auteurs, des relations avec la presse, etc., il peut comprendre un nombre très important de personnes.... ou seulement quelques-unes, voire une seule dans le cas des petites entreprises d’édition !
Quoiqu’il en soit, sachez que c’est là que votre manuscrit subit ses deux premières épreuves, les plus importantes et aussi parfois les plus frustrantes pour vous : le tri et la lecture.
Bien peu d’auteurs novices soupçonnent l’importance énorme du tri effectué par le service de réception des manuscrits.
À ne jamais faire !
Votre manuscrit est rédigé à la main ? Il comporte de très nombreuses fautes de dactylographie qui le rendent difficile à lire ? Vous l’avez surchargé de corrections manuscrites ou de rajouts ? Vous n’en avez pas relié les pages ? Vous avez alors toutes les chances de ne pas dépasser ce stade. « E.D.I.T.I.O.N. » vous retournera votre manuscrit, au bout d’un temps plus ou moins long, avec un petit mot d’accompagnement disant que « Malgré ses qualités, notre maison n’a pas jugé bon de retenir votre manuscrit qui n’entre pas dans le cadre de nos collections » ou quelque chose d’approchant.
Ne croyez pas que ce soit une vue de l’esprit : statistiquement, les deux tiers des manuscrits arrivés par la poste dans n’importe quelle maison d’édition française sont éliminés ) ce stade. En d'autres termes, ils sont rejetés sans que qui que ce soit les ait lus.
Maintenant vous le savez. Alors, faites attention à la présentation du vôtre !
La première lecture chez votre éditeur potentiel
Supposez que votre manuscrit ait franchi sans
encombre ce premier stade. Il doit encore en subir un autre avant d’être dans les mains d’un lecteur.
Ce second stade est celui de la «pré-première lecture». Votre manuscrit est lu «en diagonale», rapidement, par un spécialiste de la maison. C’est vraiment un spécialiste : s’il trouve que votre manuscrit ne correspond pas du tout aux ouvrages publiés par E.D.I.T.I.O.N., il vous le retournera avec le petit mot cité plus haut ou quelque chose d’approchant.
Tirez-en immédiatement une conclusion : n’envoyez JAMAIS un manuscrit de roman à un éditeur qui ne diffuse que des ouvrages pratiques ou un manuscrit de textes érotiques à une maison spécialisée dans la publication d’ouvrages religieux, etc.
Votre manuscrit, feuilleté par le spécialiste dont je viens de vous entretenir, est en même temps jugé : cette personne a lu quelques paragraphes au hasard, parfois une dizaine de pages. Si elle a trouvé que votre manuscrit était illisible ou sans intérêt, elle le rejette encore. Vous recevez alors le petit mot frustrant en question ! Et c’est définitif : inutile de retourner une seconde fois votre manuscrit à cette maison, car il subira le même sort, sauf si vous l’avez complètement changé... et que vous n’oubliez pas de le signaler sur sa lettre d’accompagnement !
Sachez qu’à ce stade neuf manuscrits sur dix sont éliminés. Souvenez-vous : un tiers des manuscrits a été retenu après le «tri». Donc, seulement 3% environ des manuscrits reçus chez E.D.I.T.I.O.N. arrivent enfin au stade de la lecture.
La lecture de votre manuscrit par un lecteur « maison .»
Fort heureusement, le vôtre l’atteint. Que se passe-t-il alors ?
Votre manuscrit est lu par un lecteur. Un seul. Vous avez intérêt à lui plaire, forcément. Vous l’avez d’autant plus qu’il lit des manuscrits de toute sorte. Après lecture, il retourne votre manuscrit chez l’éditeur
avec un compte-rendu de lecture qui comprend à la fois un résumé du contenu de votre ouvrage et son avis motivé.
Vous avez compris que cet avis est de première importance : s’il est bon, votre manuscrit sera relu en deuxième lecture ; s’il est mauvais, il vous sera retourné. Sans appel.
Ne croyez pas toutefois que les lecteurs soient des écrivains frustrés qui souhaitent se venger sur de pauvres débutants des humiliations qu’ils ont pu eux- mêmes connaître : pas du tout ! Ce sont des gens qui adorent lire et qui font ce métier - très mal payé - par amour de la lecture, justement. Ils sont réellement capables de donner leur avis sur le texte qu’ils viennent de lire. Et - détail très important pour vous - ils lisent votre manuscrit en entier.
Les lectures suivantes.
Votre manuscrit a réussi à franchir victorieusement ce cap ? Parfait... pour vous. L’éditeur le juge digne d’intérêt et le fait lire par un deuxième lecteur, éventuellement par un troisième, etc. Finalement, après qu’il ait été lu et apprécié, votre manuscrit subit la dernière épreuve, celle du «comité de lecture» ; c’est l’organisme qui décide en dernier ressort de publier ou non votre manuscrit.
Le célèbre et redouté « comité de lecture ».
Ce comité de lecture mythique est de temps à autre composé de dix personnes, voire davantage ; souvent, il y en a beaucoup moins. Parfois, c’est l’éditeur qui est à lui seul le «comité de lecture». Il a une raison essentielle à cela : c’est lui qui est responsable juridiquement (voir ci-dessous) du contenu de votre ouvrage une fois que celui-ci est imprimé !
Votre manuscrit est accepté par E.D.I.T.I.O.N. C’est la gloire, pensez-vous. Vous recevez un coup de téléphone ou une lettre vous proposant un rendez- vous chez l’éditeur.
La surprise possible du premier rendez-vous.
Vous allez à l’endroit et à l’heure proposés. Parfois, vous vous trouvez devant deux personnes : l’éditeur et un «rewriter» ou «nègre». Il s’agit d’un spécialiste de l’écriture qui a pour utilité, à la demande de l’éditeur, de remanier totalement votre texte en fonction des desiderata de celui qui le publie. Ne soyez pas vexé ou outragé parce que l’éditeur vous propose la collaboration d’un «nègre» : nombre d’ouvrages ont été revus de cette manière et personne ne s’en est jamais plaint. Songez que si on vous enlève, sur votre contrat, 2% à 5% de vos droits d’auteur pour les confier à votre «rewriter» mais que, grâce à son travail, votre ouvrage est vendu en 30 000 exemplaires au lieu de 3 000, calculez aussi que 10% de 3 000 ne représentent que 300 (nombre par lequel il vous suffit de multiplier le prix de vente hors taxe de votre livre pour connaître le montant de vos droits d’auteur) alors que 8% de 30 000 représentent tout de même 2 400 (ce qui implique 8 fois plus de droits d’auteur !)
Votre contrat.
Qu’il y ait ou non un «nègre», il y aura un contrat à signer. Là, cramponnez-vous, parce que l’éditeur - grand patron de la maison E.D.I.T.I.O.N. - va vous expliquer que tout coûte de plus en plus cher, qu’il vous fait l’inestimable honneur de publier votre ouvrage à ses frais, contrairement aux voleurs qui pullulent et s’engraissent sur le dos des auteurs dans le cadre de l’article 49 de la loi du 11 mars 1957 (voyez ci-dessous la deuxième manière d’éditer votre livre), qu’il va investir des sommes ahurissantes pour la fabrication et la diffusion de votre ouvrage, etc.
Ne cédez pas à l’apitoiement, d’une part parce qu’il a besoin de vous (que ferait un éditeur s’il ne pouvait pas publier de livres ?), d’autre part parce qu’il existe des habitudes en matière de droits d’auteur que vous devez connaître et que voici :
 s ivuos têse nu reé ld«bétunat,» vuos eprcverze
généralement 10% du prix de vente hors taxe de votre livre. De toute manière, statistiquement, il s’en vendra