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L'Adorée

De
241 pages

BnF collection ebooks - "Je voudrais m'éveiller de ce mauvais rêve où vacille ma raison, oublier cette suite de jours lamentables qui se sont succédé coup sur coup comme dans une tempête les sourds appels des steamers en détresse. Est-il possible que tout cela soit vrai, que j'aie tué un homme, que je sois condamné en plein bonheur à n'être plus heureux ?".

BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.


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À propos de BnF collection ebooks

 

BnF collection ebooks est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection fine réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF par un comité éditorial composé de ses plus grands experts et d’éditeurs, BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés.

Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.

Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.

À ALEXANDRE DUMAS

Au maître moderne qui a écrit :

L’Affaire Clémenceau et Francillon,

CETTE ÉTUDE D’AMOUR EST DÉDIÉE.

Je n’ai pas changé une ligne dans ces notes écrites au jour le jour, cette confession très intime que m’a léguée un de mes amis les meilleurs et les plus anciens. Et je comprends aujourd’hui pourquoi ce malheureux a fini à moitié fou dans une maison de santé, ayant cependant tout ce qu’il fallait pour être heureux, une adorable femme, de la fortune et de l’intelligence. J’ai l’impression de ce lent martyre volontaire et absurde, enduré heure par heure, semaine par semainede ce cancer de l’amour qui s’appelle la Jalousie.

R.M.

Antibes, avril 1887.

… Novembre 1884
 

Je voudrais m’éveiller de ce mauvais rêve où vacille ma raison, oublier cette suite de jours lamentables qui se sont succédé coup sur coup comme dans une tempête les sourds appels des steamers en détresse. Est-il possible que tout cela soit vrai, que j’aie tué un homme, que je sois condamné en plein bonheur à n’être plus heureux ?

Je me suis rappelé en une étrange comparaison de souffrances la nuit de panique dans la neige à l’armée de la Loire, où mon sang s’écoulait goutte à goutte par trois blessures. Ô les râles désespérés qui se perdent au milieu des vagues ténèbres, qui ne soulèvent aucun écho, l’affreuse sensation que l’on va mourir sans un viatique, sans une poignée de main d’ami, sans le moindre secours, là, sous le blanc linceul qui s’épaissit, que s’abattront à l’aube les corbeaux par vols épais et que l’on ne reverra jamais ceux qui gardent la moitié de votre cœur. Ô les minutes longues d’agonie où l’on implore instinctivement l’inconnu, où l’on s’épuise à réciter une prière, à tendre les mains vers le ciel et le silence de solitude qui glace jusqu’aux moelles – ce silence si morne, si épeurant après le tumulte affolé de la bataille !

Mais que furent ces angoisses, ce martyre d’une nuit à côté de l’irrémédiable mal qui me ronge aujourd’hui, qui m’écrase de la formidable lourdeur d’une croix, qui empoisonne l’amour dont j’avais fait le but de ma vie, – le but unique et attirant, – l’amour à travers lequel m’apparaissaient les béatitudes du Paradis.

Maudit soit le jour où malgré moi, avec la honte de commettre une mauvaise action et le haussement d’épaules du mari qui ne doute pas de sa femme, j’eus cette curiosité d’ouvrir le coffret en bois de santal où Marthe enfermait ses lettres, ses bijoux, les babioles inutiles qu’on ne sait pourquoi, les jeunes filles et les jeunes femmes conservent comme des reliques.

Maudites soient les minutes brèves où phrase par phrase – avec le cœur qui battait à se rompre et des bourdonnements dans les oreilles – je lus ces billets, ces pages où un autre que moi lui parlait de son amour, de ses désirs, la suppliait, évoquait des souvenirs de flirt, de valses valsées avec elle, de fleurs tombées de son corsage, de furtives coquetteries qui affolent, lui écrivait ce que je lui ai écrit, moi, depuis que je l’adore, quand nous étions fiancés et plus tard quand pour quelque voyage nous nous séparions avec tant de peine – les effusions, les aveux, les folies avec les mêmes mots.

Il y avait seize lettres en leurs enveloppes entourées d’un ruban bleu. Seize lettres sans commencement ni fin, énigmatiques, respectueuses en leur ardente convoitise et crânement signées comme lorsqu’on aime vraiment une femme et qu’on nargue tous les dangers pour la posséder et la séduire. Ce n’était qu’un prélude d’une extrême et croissante tendresse et dont Marthe, en sa pudeur, aurait eu à peine le droit de s’irriter. Et, pourtant, il me sembla alors qu’en ma poitrine se creusait une plaie insondable, que quelque chose s’écroulait, m’ensevelissait sous des décombres. Comme un juge d’instruction qui dissèque un dossier, j’entrevis en un instant la perfidie, la fausseté de cette âme en laquelle j’avais mis toute ma confiance, tout mon amour.

Certes, elle n’eût pas sans raison et seulement par un enfantillage de pensionnaire qui s’amuse à l’étourdie, gardé de pareils souvenirs. Lorsqu’on ne brûle pas une lettre amoureuse, c’est pour pouvoir la relire ensuite dans les moments d’ennui et s’en délecter, s’en imprégner comme d’une odeur subtile qui grise. Et quel motif l’avait incitée à si bien cacher ce secret, à ne point m’avouer comme une histoire drôle dont ensemble on se raille, cette façon de roman ridicule ?

Douter, s’imaginer le pire, se débattre en des hypothèses ambiguës qui enfièvrent, rassembler des amas de circonstances passées, de minuties, pour arriver finalement à la conclusion torturante qu’on a été trompé et se crucifier comme à plaisir, s’entêter dans cette idée fixe ! Je ne sais pas un plus implacable supplice, je ne le souhaiterais pas à un ennemi et je l’ai enduré, et je l’endure encore, sans espérer une accalmie, sans voir au bout de pareilles rancœurs le terme qui délivre et qui annihile.

En des minutes qui me furent longues comme des siècles, je souffris tout ce qu’un homme peut supporter d’amertume, de désillusions, de désespoir. Je l’aimais tant et tant, avec de telles croyances, une ferveur comme les femmes en ont pour la Vierge. J’aurais donné ma vie pour lui épargner seulement un chagrin, le dépit d’un caprice inexaucé.

Quand Marthe revint de la messe des paresseuses, à deux heures, selon son habitude, elle se heurta à mon corps qui barrait la chambre et voyant le tiroir ouvert, les lettres éparpillées, comprit ce qui s’était passé. Je repris mes sens dans ses bras, sous ses câlineries, sous ses larmes et je n’eus plus d’énergie en la revoyant si tremblante, si triste et si blonde.

J’écoutais machinalement le timbre clair de sa voix, les explications désordonnées en lesquelles elle se perdait avec une volubilité fiévreuse, les gronderies qu’elle me prodiguait. Était-ce bête d’attribuer tant d’importance à des sottises, à des curiosités futiles de femme qui s’est amusée à jouer avec le feu, à flirter, à se moquer des gens ? Est-ce que j’avais le droit de douter de son amour et ne m’en avait-elle pas donné mille preuves ? Est-ce que toutes les Parisiennes n’en faisaient pas autant et leurs maris pensaient-ils à prendre les choses au tragique ? Tout cela entremêlé de ces paroles tendres, qui réchauffent et qui engourdissent, des longues caresses qui calment comme un baume.

J’avais si besoin d’elle, je lui appartenais tellement, j’avais si peur d’être seul, de ne plus la voir, de recommencer une autre existence vide et funèbre que j’eus la lâcheté de céder, que je m’efforçai de sourire aussi sans croire à toutes les menteries dont elle-même s’étourdissait. Et comme elle fronçait les sourcils avec cette moue impérieuse et irritée qui rembrunit ses yeux glauques, comme elle haussait les épaules d’un air de commisération pour quelque fou, j’eus la bassesse de lui demander pardon parce que j’avais lu ces lettres, parce que je l’avais soupçonnée. Aussitôt, elle les jeta au feu et, éclatant de rire, murmura :

– Êtes-vous content, vilain jaloux ?

Ce soir-là, au club, comme par une étrange fatalité, ce fut lui qui me tendit le premier la main et s’exclama d’un ton ironique, gouaillant avec impertinence :

– Est-ce que vous avez enterré quelqu’un aujourd’hui, Treillemont ?

Et j’eus la prescience que je ne sortirais pas du salon où bruissaient les questions brèves du banquier et des pontes, le froissement sec des cartes sans l’avoir souffleté, sans l’avoir provoqué pour le premier prétexte venu. Nul ne m’eût empêché de l’insulter, de le châtier et avec un sang-froid absolu, je préparai la scène où sans compromettre l’impeccable réputation de ma femme, l’honneur intact de mon nom, j’allais enfin pouvoir réclamer des comptes à ce maraudeur et lui apprendre à respecter celles qui méritent de ne pas être confondues avec la tourbe du commun.

Querelle rapide comme un froissement d’épées. Partie brusquement interrompue par une apostrophe brutale qui cingle un homme au visage mieux que les cinq doigts éployés et les joueurs qui se lèvent en tumulte, qui s’interposent, les cartes qu’on échange avec un afflux de sang aux joues. Ah ! dans le tremblement de mes mains, dans la colère qui allumait mes prunelles et les rauques inflexions de ma voix, M. de Bercillac dut comprendre que l’un de nous deux devait y passer et que j’avais lu ses lettres ! Il était l’offensé pour le monde et, comme nous avions été tous deux officiers de cavalerie, il choisit le sabre. Le choix des armes, les conditions et le lieu du combat, tout fut bâclé en un quart d’heure. Et Marchessy, que j’avais choisi comme témoin, s’écria en mâchonnant son cigare :

– Sont-ils bêtes ? Je parierais que c’est pour la petite Lalie Spring des Bouffes !

Je ne dis rien à Marthe. Elle m’attendait dans sa chambre. Il y avait sur la cheminée un gros bouquet de violettes russes qui embaumaient l’air tiède. Le samovar chantonnait au milieu d’un plateau d’argent. Les larges oreillers ourlés de guipures avaient à la tête du lit quelque chose d’attirant, de reposant. J’eus l’impression tuante du bonheur impossible dans le bonheur. L’hôtel dormait. Je vis au fond de ses yeux encore inquiets qu’elle avait cinquante fois interrogé le cadran de la pendule avec l’anxiété de ne pas entendre s’ouvrir et se refermer la grille, qu’elle épiait avidement mon retour et que de la nuque aux talons, si jolie avec ses cheveux dénoués sur les épaules, son déshabillé de surah rose et ses mules pointues, elle avait espéré qu’elle me reprendrait aussitôt comme par un enchantement, que j’aurais seulement la force de lui répéter les phrases qu’achèvent des baisers.

– Comme vous êtes resté tard au cercle, fit-elle. Vous ne m’aimez donc plus ?

L’inoubliable nuit alternée d’ivresses délirantes, de courtes prostrations où tout s’effaçait, où nos lèvres se rivaient comme engourdies de béatitude, où m’extasiaient les lueurs languides braisillant entre les cils, les frissons de son corps blanc et rose, les pointes triomphantes de sa gorge et le frôlement soyeux de sa chair ; le réveil où j’eus honte de moi-même, où je me souvenais, où je songeais que dans quelques heures, à cause d’elle, de ses cheveux blonds, de sa beauté troublante, deux hommes allaient se battre et peut-être se tuer.

Elle sommeillait comme un enfant, la bouche entrouverte, les bras pendants sur les draps et ne se réveilla pas lorsque à l’aube je me levai avec mille précautions.

… Novembre 1884
 

Cela s’est passé à Saint-Cloud, dans une petite villa qui appartient à Marchessy. Tous les détails, toutes les sensations de ce drame si rapide se lèvent dans ma mémoire avec une morne netteté. Voici le salon tendu d’andrinople et de fougousas japonaises où j’ai jeté contre un fauteuil ma redingote et mon gilet, tandis que les médecins sur le piano à queue recouvert d’une simarre en étoffe ancienne d’un vert fané dépliaient leurs trousses et leurs bandes de linge et qu’au dehors, les témoins allaient et venaient dans une brume grise et humide de fin d’octobre, discutaient à mi-voix, essayaient, après avoir tiré au sort les armes et la place, l’allée soigneusement balayée au milieu de laquelle, par instants, s’abattait une feuille morte. Il y avait des chrysanthèmes couleur de rouille dans les vases et un portrait d’actrice accoté à la tige minée de l’un des chandeliers. Dans la transparence des rideaux se profilaient des arbres presque défeuillés, une pelouse avec des massifs de géraniums rouges et, contre un mur éclaboussé de points noirs, une cible de tir dont les averses avaient délayé les cercles.

Et je ne sais par quelle bizarre récurrence d’idées, à ce moment, comme si on eût chanté près de moi de la musique d’amour, me revint dans toute sa joie l’une des meilleures journées de notre voyage de noces.

C’était en mars, à Menton, quand le printemps commence, lorsque la mer est si bleue et qu’il fleurit des violettes dans l’ombre des oliviers. Un après-midi – nous nous levions si tard tant les nuits nous paraissaient brèves, – Marthe avait eu le caprice de voir les maisons peintes de Vintimiglia, la route brûlée de soleil qui domine des gouffres bleus, des brèches au loin liminées de glaciers étincelants et que coupent de torrentueuses rivières aux jolis noms italiens. À moitié route, pour faire souffler les chevaux, le voiturier s’était arrêté à la « trattoria Garibaldi », et sous une treille de roses blanches inondée de belle clarté, nous avions bu de ce vin d’Asti mousseux qui laisse aux lèvres une saveur de raisin muscat.

Je voyais la Méditerranée unie comme un miroir, sans une voile, sans une frange d’écume, étincelant à perte de vue, encadrée parmi les grappes de pétales qui pendaient d’un arbre, parmi les buissons d’héliotropes et les citronniers en fleurs d’où s’exhalait comme la vapeur d’un pressoir empli de philtres magiques. Je voyais la jolie fille brune qui nous servait avec un œillet rouge piqué dans les cheveux et comme un sourire de bienvenue, une hâte de s’enfuir, une crainte d’être de trop, de troubler notre quiétude d’amants. Je voyais Marthe en une toilette de serge rayée et un chapeau de paille fleuri de coquelicots, comme au printemps un champ de blé, se pencher sur la rustique table d’ardoise, lire les noms entrelacés, les dates et tout à coup se recueillir dévotement devant ce paysage d’églogue dont le calme suprême l’envahissait, l’enveloppait, ne plus prononcer un mot, ne plus faire un geste, la joue posée sur sa main, les yeux noyés d’une inconsciente langueur, les lèvres serrées ainsi qu’après une longue caresse.

Puis elle s’était écriée :

– Que je suis heureuse de vivre ! Que c’est bon d’être deux, d’aimer et d’être aimée ! Tu m’aimeras toujours, toujours, dis ?

Et l’évocation de ce bonheur aiguillonnait ma haine avec une telle intensité que j’eusse embrassé Marchessy lorsqu’il ouvrit la porte du salon, et d’un accent un peu ému, me détailla les dernières conditions du combat, réglées avec les témoins de M. de Bercillac.

– Surtout, mon cher, insista-t-il, ayez du sang-froid, beaucoup de sang-froid, et tout se passera bien !

Du sang-froid.

Certes, j’en avais à m’épouvanter moi-même de cette inexorable volonté de punir, de frapper et je le sentis bien à la joie sauvage de bête qui reflua de mon cerveau à mon cœur au moment où je vis Bercillac en face de moi, avec son plastron pointillé de deux boutons d’or, son visage de noceur insoucieux, et où je serrai la poignée du sabre, cependant que lord Shelley nous mettait en garde lentement.

Les lames se heurtèrent avec de sonores vibrations. J’avais attaqué à fond de train mon adversaire et il parait les coups un à un, rompait comme avec l’arrière-pensée de m’épuiser, de m’affoler. Et j’eus peur, désespérément peur d’être moins fort que lui, d’être atteint de quelque ridicule blessure qui arrêterait le duel. Le soleil luisait pâle et jaune, allumait de scintillements les sabres croisés.

Marchessy cria :

– Monsieur de Bercillac, vous êtes touché !

Les témoins se précipitèrent avec les deux médecins. Il se contenta de sourire avec une hautaine impertinence et de montrer sa peau intacte sous la manche éraflée d’une estafilade. Lord Shelley, après quelques secondes de repos, nous remit en garde. Et profitant de ce que je me découvrais, d’un brusque coup de manchette, Bercillac m’entailla l’épaule gauche. Le sang jaillit, macula d’une large tache rouge la chemise. Le docteur Calvin pansa aussitôt la plaie d’une bande de diachylum. Bercillac avait jeté son paletot sur ses épaules et se promenait dans une autre allée en piquant les arbres de la pointe de son sabre. Et comme les témoins consultaient les deux médecins, délibéraient à mi-voix et s’apprêtaient à déclarer l’honneur satisfait, d’un ton grave qui n’admettait pas d’objection, je rappelai Marchessy et lord Shelley :

– Messieurs, leur dis-je, ma blessure est insignifiante. Monsieur de Bercillac et moi nous ne nous battons pas pour la galerie, pour seulement avoir un procès-verbal dans les journaux. J’exige que le combat ne soit point interrompu, vous m’entendez bien, je l’exige et je déclare que je ne suis nullement en infériorité, quoi qu’en prétendent les médecins !

Lord Shelley bougonna avec un...

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