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L'Espion aérien

De
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BnF collection ebooks - "On était à la fin de l'hiver, de cette interminable série de neiges et de froids aigus qui semblaient coalisés avec les armées allemandes. On eût dit que le roi des vents se tournant contre notre République, avait pris le commandement d'un régiment de hulans. Il y avait bientôt cent jours que la noble et fière capitale jetait au monde civilisé ses héroïques protestations."

BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.


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Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.

Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.

AUX MANES D’ERNEST PICARD MINISTRE DES FINANCES DE LA RÉPUBLIQUE PENDANT LE SIÈGE DE PARIS

Pour ne point avoir désespéré.

De la France à cette sombre époque,

En gardant du Gaulois qui se moque

Tout le feu, tout l’esprit déluré !

Un Ami.

LE CABARET DE LA Marianne CI-DEVANT DU Petit-Caporal
CHAPITRE ILe cabaret de la Marianne

On était à la fin de l’hiver, de cette interminable série de neiges et de froids aigus qui semblaient coalisés avec les armées allemandes. On eût dit que le roi des vents, se tournant contre notre République, avait pris le commandement d’un régiment de hulans. Il y avait bientôt cent jours que la noble et fière capitale jetait au monde civilisé ses héroïques protestations et que ses hardis ballons portaient les proclamations de Jules Favre aux quatre coins de l’horizon.

Déjà Gambetta, le grand patriote, était, comme le génie de la guerre, descendu de la nacelle de l’Armand Barbes ; le ballon de Norvège avait accompli sa merveilleuse odyssée ; le Jules Favre avait entraîné Prince, l’aéronaute martyr, dans le fond des gouffres océaniques.

Les jours se terminaient sans crépuscule ; ils semblaient naître sans aurore et Paris avait faim sous son épais manteau de neige.

Au milieu d’une ruelle étroite et fangeuse du quartier de la Santé, on remarquait une masure basse grossièrement construite, envahie de moisissures rousses verdâtres ; on aurait juré voir la tête d’un géant rongée par la lèpre et le corps enterré jusqu’au menton, car, pareilles à deux orbites vides de leurs yeux, les fenêtres de l’étage supérieur complétaient l’illusion.

L’on avait établi depuis longtemps au rez-de-chaussée de cette bicoque un cabaret borgne dont l’on parlait trop souvent dans le voisinage ; bien des fois la police y avait capturé, non sans luttes sanglantes, de dangereux malfaiteurs, que l’hôte avait le talent d’y attirer, et dont il tirait probablement parti de plus d’une manière. Le bouge même s’était acquis une certaine célébrité dans les derniers temps de l’Empire, parce qu’un rédacteur du Siècle l’avait signalé comme un repaire des blouses blanches.

La porte s’ouvrait autant dans le sol que dans la muraille, et ressemblait à celle d’une de ces caves habitées qui se rencontrent quelquefois encore dans les bas quartiers de nos grandes villes du Nord.

Avant la révolution du 4 septembre, ce tapis franc portait l’enseigne du Petit Caporal ; au-dessus de la singulière porte que nous venons de décrire, se trouvait pratiquée une espèce de niche dans laquelle trônait la statue du grand homme ; – on disait dans le quartier que c’était à la vertu magique de cette madone en redingote grise, que le propriétaire devait de ne pas avoir plus souvent des démêlés avec la police ; on ajoutait qu’il lui serait sans doute difficile de compter le nombre d’années de prison ou de galères auxquelles il avait échappé, grâce à la magique influence de cette idole dynastique.

Dès le 5 septembre au matin, elle était remplacée par une figurine en plâtre, grossièrement barbouillée de couleurs écarlates. Au-dessous, on avait écrit, sur une planche blanchie à la chaux et avec une couleur qui ressemblait à du sang de bœuf, ces trois mots : À la Marianne.

Jamais titre n’avait été arboré d’une façon si opportune, car on pensait déjà aux moyens de débarrasser Paris du Petit Caporal ; mais la rapidité avec laquelle s’était effectuée sa transformation, avait touché le cœur de certains écervelés, qui, la veille encore, auraient accroché volontiers son patron au bec de gaz voisin.

Il est vrai qu’en payant habilement quelques tournées, pour célébrer sa conversion aux bons principes, le père Louchard avait singulièrement avancé ses affaires. Comme il avait poussé la franchise jusqu’à exprimer publiquement ses regrets d’avoir eu si longtemps une taie sur ses yeux, il avait désarmé les soupçons de ces incorrigibles qui croient que de vieux pécheurs convertis peuvent voir la lumière au milieu des grandes commotions politiques et sociales.

Depuis lors, son horrible baraque était devenue le lieu de réunion d’une catégorie de consommateurs qui, anciennement, se seraient crus déshonorés en y mettant les pieds. C’étaient de zélés propagateurs du plébiscite, dont le patriotisme s’était exercé en criant sur les boulevards : Vive la guerre, lorsque l’opposition républicaine de la chambre cherchait à arrêter le gouvernement sur la pente fatale d’une stupide et folle entreprise, et qui, comme le père Louchard, avaient passé par leur chemin de Damas. La ferveur de ces néophytes dépassait celle des vieux républicains, qui avaient usé leur jeunesse à lutter contre le gouvernement de décembre.

On y voyait aussi affluer nombre de gardes nationaux qui ne voulaient pas se faire inscrire dans les bataillons de marche, parce qu’ils se réservaient pour la levée en masse. C’était le rendez-vous de tous les mécontents, qui défilaient, lorsque la nuit était venue, pour déblatérer contre Jules Favre, Jules Ferry, le général Trochu, et pour vanter le patriotisme des arrondissements qui avaient l’intelligence de prendre pour maires les héros du 31 octobre.

On y lisait à haute voix les articles de la Patrie en danger, du Combat, l’on n’y jurait que par les citoyens Blanqui et Félix Pyat.

Quand on avait descendu trois marches rendues gluantes par la neige, que les pas avaient transformée en boue, on poussait une porte assez mal assujettie, fermée par une serrure grossière, mais à toute épreuve, et l’on pénétrait dans l’unique pièce qui formait le rez-de-chaussée.

Tout d’abord, l’œil n’apercevait que des ombres confuses, tant l’atmosphère était obscurcie par la fumée que produisait la lampe au pétrole, seul luminaire de l’endroit.

Une salle très vaste, mais où l’on ne voyait jamais clair, juste assez élevée pour que les clients facétieux de belle taille pussent faire prendre des allumettes au plafond, était encombrée de tables et de bancs en bois souillés de graisse et de taches vineuses. Aux murailles noircies, de grossières enluminures, des placards multicolores et des fragments de journaux ; tout autour, à la hauteur des têtes, les chevelures des consommateurs avaient laissé une trace noirâtre, sorte de suie humaine. Sur le sol en terre battue roulaient des détritus de toute espèce et des guenilles indéfinissables.

Derrière un comptoir en étain, encombré de brocs égueulés, de choppes et de verres ébréchés, de verres éraillés, de tasses fêlées, d’assiettes sales, de couteaux et de fourchettes en fer, à pointes inégales, tordues dans tous les sens, trônait une femme d’âge plus que mûr, dont la lampe à pétrole éclairait violemment le visage couperosé et le nez en bec d’oiseau de proie.

Cette vieille à l’œil petit, vif, gris bleuâtre, émerillonné par la méchanceté et les passions malsaines, était vêtue d’une camisole en loque de ton bistre, et cachait les mèches grisonnantes de ses cheveux ébouriffés sous un de ces vieux foulards à carreaux, connus vulgairement sous le nom de mouchoirs d’invalides.

Elle écoutait en minaudant prétentieusement les propos galants de deux rôdeurs de catégorie infime, dont l’uniforme ne déguisait guère la honteuse profession, prodiguant leurs grossiers hommages d’une voix hoqueteuse.

Quelquefois l’on pouvait admirer en personne le citoyen Louchard : c’est ainsi que, depuis le 4 septembre, se laissait appeler le mari de cette horrible mégère.

Cet homme à la mine futée, au visage couturé par la petite vérole, portait pour costume un tricot brunâtre, crasseux, troué, étroitement serré dans un long tablier d’étoffe noire à bavette. Il avait le menton fuyant, les joues maigres, mal rasées, de telle sorte que sa barbe rude toute grise marbrait son visage terreux et maladif.

Il pérorait au milieu d’un groupe d’une vingtaine d’auditeurs assis autour d’un énorme poêle chauffé à rouge, dans les entrailles duquel un enfant de misérable apparence engouffrait sans relâche des poignées de combustibles innommés, glanés un peu partout, surtout sur les tas d’ordures dont l’enlèvement ne se faisait plus.

Les gens qui entouraient le sieur Louchard et qui semblaient, pour ainsi dire, boire ses paroles, étaient recrutés parmi les éléments les plus disparates.

Dans des temps plus heureux, la majeure partie de ces pauvres diables étaient d’honnêtes ouvriers, sincères soutiens de cette vaillante démocratie française qui avait lutté contre toutes les séductions de l’Empire. Ils avaient voté avec enthousiasme pour Ernest Picard, Jules Favre et Jules Simon. Ils rêvaient une république laborieuse, égalitaire, faisant rayonner sur le monde la grande figure d’une France amie de toutes les gloires, ennemienée de toutes les oppressions, alliée de toutes les nations martyres.

Mais parce que tous ces honnêtes travailleurs étaient en proie à ce que l’on a si justement appelé la folie obsidionale, insensiblement ils avaient pris des habitudes intellectuelles nouvelles ; les paroles envenimées de leurs nouveaux amis avaient jeté dans leur cœur des ferments de méfiance contre leurs anciens guides. Ils attribuaient leurs malheurs à l’ambition de ces hommes de cœur, qui avaient été au pouvoir comme d’autres allaient à l’ennemi, sans autre pensée que de dévouer leur énergie, leur vie, leur honneur même pour sauver la république et la France du grand naufrage.

Des accoutrements moitié militaires, moitié civils, des barbes hérissées, des visages brunis, des yeux luisants sous des képis déformés, voilà ce que révélaient tout d’abord à l’œil de l’observateur les fauves lueurs du poêle. Les boutons de métal des uniformes, les plaques des ceinturons, les poignées des sabres et les douilles des baïonnettes faisaient par moment jaillir de ce fouillis de furtifs éclairs.

Autour de ce groupe principal, sur les tables, on voyait les dos de quelques dormeurs ronflant à poings fermés.

Dans un des coins les plus obscurs, deux individus assis en face l’un de l’autre, causaient à voix basse, sans paraître s’occuper de ce qui se passait à côté d’eux, et tous deux, chose rare à cette époque, étaient vêtus en civils.

MADAME LOUCHARD RECEVANT LES HOMMAGES DE SES NOMBREUX ADORATEURS
LE CITOYEN LOUCHARD APRÈS SA CONVERSION DU BONAPARTISME AUX PRINCIPES DE LA PURE INTRANSIGEANCE
LA SŒUR DE LANCELOT EMBRASSANT LES PIGEONS DE LA RÉPUBLIQUE

Le plus âgé, le crâne presque dénudé, portait une épaisse barbe d’un blond fade et était habillé avec une élégance qui contrastait avec les vêtements plus que négligés de son compagnon.

Ce dernier, en effet, n’avait rien dans sa mise qui fût de nature à prévenir en sa faveur. C’était un homme petit, trapu, à fortes attaches, remarquablement robuste et bien muselé.

Ses mains courtes et velues, pleines de force, grossièrement découpées, étaient évidemment habituées à remuer des objets pesants.

Sur son facies hargneux, se lisaient les traces d’une ivrognerie habituelle, et, sans beaucoup de perspicacité, on devinait que lui seul avait vidé la majeure partie de la bouteille d’eau-de-vie qui était sur la table.

Autour de son cou se tordait un épais cache-nez effilé en laine jadis rouge ; sur sa tête était prétentieusement posée une casquette brune, sans visière ; tout son corps obèse était emballé plutôt qu’enveloppé dans une vieille houppelande frangée et tachée d’huile.

« Maître Falempin, disait le premier de ces buveurs mystérieux, il ne faut pas que vous puissiez partir ce soir ! Il est indispensable de remettre ce voyage au moins jusqu’à demain…

– Oh ! n’ayez pas peur, monsieur Hoffmann, j’ai pris toutes mes dimensions, et je vous assure que quand même l’opération se terminera bien, j’ai fait une omission qui la rend inutile, et je défie l’enseigne de la réparer… On n’est pas pour rien Falempin, et l’on connaît toutes les petites ficelles.

– Voilà qui est parfait, et je n’oublierai pas de récompenser votre dévouement… ; l’humanité… : car nous sommes les vrais amis du peuple, nous autres…, nous ne faisons pas de bruit…, mais nous faisons du bien…

– Je m’en suis bien déjà aperçu quelquefois, monsieur Hoffmann…, et j’espère bien m’en apercevoir encore, » ajouta Falempin, avec une sorte de malice effrontée, qui ne parut nullement surprendre son interlocuteur. M. Hoffmann fit un mouvement qui le porta encore plus près de Falempin. À ce moment, les deux têtes se touchaient tellement qu’il était impossible d’entendre un mot des paroles sans doute très mystérieuses, qu’échangeaient les deux interlocuteurs, mais un petit bruit métallique imperceptible semblait indiquer que l’on maniait doucement de l’or.

CHAPITRE IILes suspects

Deux inconnus entrant brusquement dans le cabaret attirèrent l’attention de tous.

Le plus grand, après avoir rabattu le capuchon de la vaste houppelande qui le recouvrait, laissa voir une figure distinguée, pleine de franchise, et empreinte en même temps d’une résolution à toute épreuve.

Il portait le costume des officiers de la garde nationale ; mais comme il n’était pas de service, il n’avait pas jugé nécessaire de se surcharger du sabre, que certains personnages n’ayant de militaire que le nom, traînaient alors derrière eux avec une affectation comique.

Un peu plus jeune, son camarade n’avait ni un visage moins sympathique, ni une allure moins décidée.

Il était de taille moindre, brun de peau, de cheveux et de barbe ; il avait l’œil fendu et brillant, et était coiffé d’un képi orné de trois galons.

Lui aussi commença par secouer la neige qui chargeait son caban poilu, et lança à son camarade un coup d’œil significatif en contemplant la taverne.

Après être restés ainsi quelques instants sur le seuil, hésitation bien légitimée par l’odeur âcre et fétide des vapeurs alcooliques mêlées à la fumée du tabac, et aussi par l’aspect peu engageant de l’intérieur du cabaret, les deux nouveaux venus allèrent s’asseoir à une table située à côté de celle occupée par Falempin et M. Hoffmann.

Quoiqu’il ne fût pas insensible à ses succès d’orateur, et qu’il s’écoutât parler avec complaisance, maître Louchard avait pris pour principe qu’il ne faut jamais laisser un client seul à ses réflexions. Il s’approcha donc rapidement.

« Donnez-nous deux tasses de café et de la lumière, je vous en prie, lui dit le plus grand, nous avons à écrire.

– Deux tasses de café, répéta en grommelant Louchard, qui espérait qu’on lui demanderait quelque chose de plus corsé ; en voilà des aristos. » Et tout en les servant, il les dévisageait d’un air gouailleur.

Le plus grand tirant une liasse de papier de sa poche, ajouta en s’adressant à voix basse à son ami :

« Je vais, mon cher Lancelot, mettre à profit les quelques instants qui nous restent. Je veux te mettre à même de t’acquitter d’une mission que je t’envie…

– Certes, tu étais bien l’homme qu’il fallait pour cette entreprise !…

–… Ton amitié te fait exagérer mes talents. Mais il faut que je te donne des explications, car tu ne peux être transporté comme un paquet. Il était si simple de faire un apprentissage…

– Recommence ce que tu me disais, car il faisait si froid dehors que mon cerveau était presque gelé… »

Mme Louchard, qui n’avait quitté de l’œil les deux jeunes gens, vint elle-même poser devant eux la lampe en esquissant le plus séducteur de ses sourires, tandis que son mari s’empressait de servir le liquide noirâtre et nauséabond.

Sans prêter aucune attention à l’obséquiosité inaccoutumée du couple Louchard, les deux amis restaient penchés vers le papier sur lequel Léonard traçait de temps à autre quelques croquis.

Bientôt ils devinrent complètement étrangers à tout ce qui pouvait se passer.

Mais il n’en fut pas de même autour d’eux ; Hoffmann restait ébahi, comme s’il avait été en proie à quelque surprise que, malgré son habileté habituelle, il ne lui était pas possible de dissimuler, et dont Falempin, qui ne brillait pourtant point par la finesse, s’était lui-même aperçu.

Saisissant avec empressement le chapeau qu’il avait déposé sur la table, Hoffmann s’en couvrit par un geste rapide, aussitôt qu’il fut revenu de sa stupeur passagère.

Se penchant vers son acolyte, qui, après avoir avalé d’un coup un nouveau verre d’eau-de-vie, essuyait ses lèvres de sa manche crasseuse, il lui dit :

« Connaissez-vous, maître Falempin, l’homme que vous allez enlever !

– Je sais que c’est un nommé Lancelot, un bien triste personnage…, un des gardes nationaux qui ont fait manquer le 31 octobre… et qui ont mis la main sur le vieux…

– Vous ne l’avez jamais vu ?

– Jamais.

– Eh bien ! regardez-le, le voilà, c’est un de ces deux gaillards qui…

– Tonnerre ! gronda Falempin, comme s’il allait se jeter sur son voisin.

– Pas de bêtises, dit Hoffmann en posant ses mains sur le bras de Falempin… De la patience, et nous allons lui faire payer ici même ce qu’il a fait. »

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