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Symplice B. MVONDO
Le gendarme du monde et le prince mal appris (Conte des temps modernes)
Copyright 2013
(Tous droits réservés)
Il était une fois un royaume lointain, situé sur la route du soleil et traversé par un grand fleuve d’argent baptisé du nom d’un fauve royal. On raconte que ce royaume regorgeait de milliers de richesses dont la principale coulait en long fleuves noirs dans ses entrailles et suscitait l’envie de plus d’un dans les restes du monde. Cette richesse qu’on appelait pétrole, vous en avez certainement déjà entendu parler, lui donnait un orgueil immense. On raconte même que chaque famille de ce royaume disposait de son propre jeu de robinets à pétrole : un pour le brut, un pour chaque type de raffiné (carburant, gasoil, kérosène, etc.), un pour le gaz et plein d’autres encore, pour d’autres produits dérivés.
On raconte également qu’à la tête de ce royaume, régnait un homme terrible et terrifiant du nom de çadamedusang. Il était d’une cruauté sans bornes et sans pareil. La moindre rébellion était punie de la peine capitale. Tous les hauts dirigeants de ce royaume étaient de sa famille et lui étaient totalement dévoués et soumis. Sa colère était sans égal à l’endroit de quiconque, sans exception, essayait de s’opposer à lui. Ainsi, raconte-t-on qu’il n’hésitait pas à massacrer même des villages entiers, tuant femmes, hommes, enfants, vieillards, invalides même les animaux et les plantes, à coups de bombes et de gaz mortels !
Les média duMonde-dit-civiliséque pour passer du temps les soirs rapportent d’ennuis, le terribleçadamedusangà son jeu favori : la fabrication de bombes de s’adonnait destruction massive. Bombes atomiques, bombes nucléaires, bombes à fragmentations, etc. n’avaient aucun secret pour lui. D’ailleurs, tout son royaume, en était truffé, comme le rapportaient ces média. Pour tester l’efficacité de ses inventions diaboliques, il n’hésitait pas à s’en servir contre ses voisins ou contre sa propre population.
Çadamedusangn’était pas seulement dangereux pour son propre peuple, mais il l’était encore davantage pour les restes du monde et surtout pour les républiques et principautés voisines comme la paisible petite principauté de laCouette.
La Couetteétait une paisible petite principauté, ami duMonde-dit-civiliséet possédait des richesses presque égales à celle du royaume voisin deçadamedusang. Il se raconte que cette paisible principauté était d’une très grande générosité et partageait volontier ses immenses richesses avec ses amis duMonde-dit-civilisé. Ce que le roiçadamedusang ne digérait pas. Car pensait-il, une si grande générosité était si ce n’est un grand signe de faiblesse, signe de naïveté ou pire, signe de prédisposition à la traitrise. Car une autre des choses que notre terrible roi détestait le plus c’était bien les habitants duMonde-dit-civilisé, qui étaient toujours prêts à juger les autres et à leur donner des leçons qu’ils n’appliquaient pas toujours chez eux. Ces derniers avaient crée une liste de royaumes dits de« l’axe du mal »laquelle figurait le nom du pays de dans  Çadamedusang! C’est pour cela que notre terribleÇadamedusangétait d’accord avec son lointain cousin, roi d’un autre royaume voisin aussi riche que le sien du nom d’Ira, qui pensait que ces pays duMonde-dit-civilisén’étaient rien d’autre que« des disciples du Grand Satan».
Pour Çadamedusang,la principautéde la Couetteétait trop faible pour mériter d’exister et il avait donc essayé, à plusieurs reprises, de s’en emparer. Mais cette dernière disposait d’amis puissants dans leMonde-dit-civiliséparmi lesquelsle Gendarme-du-monde,