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Le Sacrifice des dieux

De
75 pages
Suivez un enquêteur du Saint Office au jour le jour par l'intermédiaire de son journal. Vivez son enquête de l'intérieur. Soyez confronté à ses découvertes, à ses cauchemars, à ses doutes. A la lecture d'un livre terrible, il plongera au cœur des secrets les plus obscurs. Son esprit résistera-t-il à ces révélations que l’Église nous cache ?
Partez sur les traces de l'indicible dans un voyage initiatique et parcourez l'Europe. Assisterez-vous au sacrifice des Dieux ?
Le sacrifice des dieux est le prologue de la série Codex Memoriæ.
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LE SACRIFICE DES DIEUX
Christophe MICHAUD
LE SACRIFICE DES DIEUX
RÉCIT ILLUSTRÉ
Lutter contre le piratage des oeuvres numériques est, selon moi, un effort inutile. Chacun est res-ponsable de ses actes en son âme et conscience.
Si d’aventure vous aviez obtenu cet ouvrage de manière illégale, vous pouvez toujours régulari-ser votre situation dès maintenant.
Le tarif de ce livre numérique a été étudié pour permettre à tous de pouvoir l’acquérir. J’ai fait un effort, à vous de faire le vôtre ;-)
www.lesacrificedesdieux.com
Photos sous licence Creative Commons : Cimetière des Fontanelles issue de Wikimedia Long curly brunette with highlights de colourauthority.com
Photos sans restrictions connues d’utilisation : Jiddu Krishnamurti - United States Library of Congress’s
Collection de l’auteur : Carte postale Chiesa et Campanile del Carmine
ISBN : 978-2-9542973-0-9
L’auteur
© Christophe Michaud - Tous droits réservés - Reproduction interdite v. 1.3
A ma mère et à mon père
REMERCIEMENTS
L’élaboration de ce récit illustré n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien inconditionnel de Delphine J. qui m’a toujours poussé et encouragé à aller au bout de mes idées. Matthias L. a également été indispensable pour ses remarques et les ajustements graphiques, de même que Carole, son épouse,qui aime les virgules, pour son aide précieuse à la correction. Jean-Baptiste F. pour avoir “essuyé les plâtres” et m’avoir ac-compagné de ses lectures avisées tout au long de mon écriture et les différentes versions. Une pensée amicale envers Sébastien B. et Arnaud Ch. pour leur bienveillance. De même pour l’aide précieuse d’Yves D. et Maud P. pour les petits correctifs web. Pour terminer, je remercie Joseph Béhé pour les merveilleux moments passés à l’atelierbd.com à ses débuts et qui m’ont per-mis d’acquérir les bases de la narration que j’espère avoir utili-sées de manière adequat.
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Préface
Quand j’étais un petit garçon, j’adorais m’amuser avec une machine à écrire que mon père possédait. C’était une machine à écrire avec un capot muni d’une poignée qui permettait de la transporter n’importe où assez facilement. Elle possédait même une réserve où se trouvaient feuilles blanches et carbones. Je mettais une feuille sur le rouleau et je frappais n’importe quoi. Parfois, je le faisais juste pour le plaisir d’entendre le son des petits marteaux qui imprimaient les lettres. J’avais hâte d’arriver en bout de ligne pour entendre le “ding” de la petite clochette. Puis, au fur et à mesure, j’ai appris la dactylographie. Je trouvais curieux que mon père possède une telle machine. Il n’était pas littéraire et je ne l’ai jamais vraiment vu s’en servir. Pourtant, je ne me souciais pas d’en connaître la raison. Pour moi, c’était un jouet merveilleux et cela me suffisait amplement. En grandissant, j’ai oublié cette petite machine à écrire en me tournant davantage vers les ordinateurs. Un jour sans qu’on sache pourquoi ou comment, mon père a disparu sans laisser d’adresse. Du jour au lendemain, sans aucun mot, sans prévenir, il était parti. Il a tout laissé. Des recherches ont été menées sans succès. Qu’est-il devenu ? Je ne sais pas, on ne l’a jamais retrouvé. C’est seulement dix ans après sa disparition, quand mon père a été déclaré officiellement mort, que j’ai retrouvé cette petite machine à écrire dans ses affaires. Les souvenirs me sont revenus. Naturellement, j’ai ouvert le capot pour la regarder. Une liasse de documents s’est échappée comme s’ils étouffaient et cherchaient de l’air. Je suis resté perplexe. Ils provenaient de la réserve de feuilles désormais vide. Il y avait une quantité de notes dactylographiées assez importantes ainsi qu’une très vieille pochette en cuir qui contenait un carnet ancien rempli d’annotations manuscrites et quelques documents d’époque. J’ai essayé de déchiffrer ce carnet... mais sans succès. L’écriture était pourtant lisible, quoique, mais les mots n’étaient
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qu’une suite de lettres sans queue ni tête. Certaines pages du carnet avaient été déchirées rendant sa compréhension encore plus compliquée. J’ai rapidement compris qu’il était codé. Que mon père ait possédé de telles archives a toujours été pour moi une curiosité. Percer le code lui a pris des années. De ce que j’en ai compris, il a fini dans les années quatre-vingt-dix. Je ne saurai dire quand précisément. Les efforts qu’il a fournis sont assez importants car il a eu affaire avec un double cryptage. Cela doit être assez rageant de percer un code pour en découvrir un autre. C’est assez troublant de savoir qu’il a caché ce travail de fourmi pendant toutes ces années. Je comprends mieux certaines choses, comme ces soi-disant insomnies ou ses lectures de textes bibliques. J’ai passé des semaines à tout remettre en ordre avant de comprendre de quoi il retournait. J’ai lu l’ensemble des pages dactylographiées agrémentées de crayonnés, probablement issus des pages déchirées du carnet. J’ai mis du temps à comprendre que mon père avait entrepris de décoder le carnet, sans jamais évoquer comment il avait obtenu ces documents. Je comprenais mieux pourquoi il avait une machine à écrire. Je suppose qu’il a trouvé ce carnet dans les années soixante. Peut-être l’avait-il obtenu auprès d’un bouquiniste car je sais qu’il aimait flâner le long des quais de la Seine. Dans mon enfance, on restait des heures à regarder tous ces vieux livres, ces vieilles affiches qui donnaient un côté pittoresque à ce secteur touristique de la capitale. Ce ne sont que des suppositions, évidemment. J’ai demandé dans son entourage mais personne n’a pu me répondre. L’ensemble de ces documents représente une somme d’au moins trente à quarante ans de travail. La lecture de ces notes m’a interpellé. Le contenu est assez explicite et remet en cause les croyances établies. Je pense que c’est pour cette raison qu’il a voulu garder tout cela secret.
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Maintenant je me pose encore plus de questions sur sa disparition. Est-il parti de lui-même sur les traces de ce carnet ou a-t-il posé trop de questions et l’a-t-on fait taire ? J’imagine que la lecture de ce carnet a perturbé mon père. En tout cas, moi, il m’a ébranlé. Je pense qu’on ne peut pas sortir indemne d’une telle lecture. Inévitablement on se pose des questions où le rationalisme s’oppose à la croyance. Au final on est seul juge de ce que l’on doit croire. Les documents que je vous livre ici ne sont pas innocents. Ils ont déjà fait couler du sang et j’espère que ni le vôtre ni le mien ne viendront s’y mêler.
Les seuls changements que j’ai apportés sont une reformulation de certaines phrases pas toujours compréhensibles. Les éléments graphiques ont été scannés pour permettre leur publication dans de bonnes conditions. Les articles de journaux ont été traduits afin de simplifier la lecture. Les parties illisibles seront indiquées de la manière suivante : [...].
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Un pour Un
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