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Partageurs d'émotion 3 - revue littéraire

De
37 pages

La revue "Partageurs d'Emotion" est faite par des écrivains pour des écrivains : interviews d'auteurs, chroniques, méthodes, nouvelles - chaque numéro nous apporte une information originale et récentes.

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Ajouté le : 23 mars 2014
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LE SEUL MAGAZINE DEDIE AUX AUTEURS INDEPEN-DANTS ET AUX LECTEURS CURIEUX !
Bernard BEKA Rédacteur en chef contact@jelivremonhistoire.com
Couverture :banque d’images fotolia Maquette :Bruno Cammareri - 06 63 29 68 57 Impression :DIGITAL PRINTING - 10, Bd Paumont 13015 Marseille Rédacteur en chef et Publicité :Beka Bernard 06 09 22 20 34 Responsable d’édition et du comité de lecture : Véronique Rénier Les Partageurs d'émotion est édité par"je livre mon histoire" autoentreprise. Siret 423 374 594 83600 Fréjus Site web :http://www.jelivremonhistoire.com Page facebook : https://www.facebook.com/ lespartageursdemotion L’éditeur décline toute responsabilité quant aux contenus formulés par les articles dans les différentes rubriques. Tous les textes, photos et dessins ont été soumis à l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le magazine sans rétribution de l’auteur. Toutes reproductions, traductions, pour tous pays et tous supports, intégrales ou partielles, faites sans le consentement de l’auteur et de la rédaction du magazine, sont illicites. Toute copie autre que destinée à un usage personnel est strictement interdite. Dépôt légal Avril 2013 - Numéro ISSN : 2260-1325 Commission paritaire :N° 0215 K 91694
C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous vous présentons ce troisième numéro de notre magazine.
De plaisir… car c’en est vraiment un que de recevoir vos textes, de plus en plus nombreux, preuve évidente que, doucement mais surement, nous trouvons notre place.
De fierté… car comment ne pas être fiers d’avoir dans les colonnes de cette revue, une interview exclusive de notre marraine : Régine DEFORGES !
Nous sommes toujours vigilants sur la qualité des textes que nous publions et les nombreux compliments que nous recevons par mail nous récompensent.
Vous le savez, notre crédo est de faire savoir au plus grand nombre, aux sceptiques aussi, que le talent existe chez les auteurs indépendants. D’ailleurs, beaucoup de lecteurs nous l’écrivent et félicitent la rédaction pour ses choix édi-toriaux et pour la diversité des écrits publiés.
Vous savez aussi que nous avons un objectif : nous hisser au niveau des revues littéraires « professionnelles » en étant, un jour prochain, présents en kiosques.
Dans ce but, nous avons signé un contrat avec une atta-chée de presse connue et reconnue par la profession. Ellea pour mission de faire connaître « Les Partageurs d’émo-tion » aux principaux médias (presse, radio, télé). C’est un passage incontournable si l’on veut atteindre rapidement « l’objectif » !
Mais, au-delà de tout, c’est d’abord grâce à vous, lecteurs et auteurs du premier jour que ce rêve deviendra réalité.
Pour ce numéro 3 : Béatrice Ortéga, Alain Diracca, Vladimir Nicolas, Nicole Charles, Pascale Quiviger, Isabelle Boncio-lini, Pierrick Lozé, Laétitia Proust et Christian Vanlierde, s’unissent à moi pour vous souhaiter une… Bonne lecture.
Bernard BEKA
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Edito................................................................................................................. 1 Bernard BEKA Les auteurs prennent la parole.................................. 3 Entretien avec Régine DEFORGES Tribune libre............................................................................................... 7 Laetitia PROUST Coup de projecteur............................................................. 8 Alain DIRACCA - écrivain public Témoignage............................................................................................... 11 Isabelle BONCIOLINI - Correspondances Des nouvelles de nos auteurs.................................. 12 Pierrick LOZE Rue des poètes.................................................................................... 16 Vladimir NICOLAS Notre coup de coeur..................................................... 18 Béatrice ORTEGA - Editions en gros caractères L'eau à la bouche.............................................................................. 20 Pascale QUIVIGER - Cérémonie assassine Atelier d'écritue................................................................... 26 Christian VANLIERDE - Ecrire une nouvelle tittéraire Le goût de l'étrange......................................................................... 30 Nicole CHARLES - Alkemilla Abonnement......................................................................... 35Carnet d'adresses............................................................................. 36
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Les auteurs prennentla parole...
Régine DEFORGES Née à Montmorillon en Poitou, elle poursuit ses études dans différentes institutions religieuses. Elle crée, en 1968, sa propre maison d’édition L’Or du temps et devient la première femme édi-teur en France. Les ouvrages édités, des livres érotiques, font alors souvent l’objet d’interdic-tions diverses, de procès et d’amendes. Régine DEFORGES est une femme d’engage-ment. Elle a été présidente de la Société des Gens de Lettres et membre du jury du Prix Femina dont elle a démissionné par solidarité avec Madeleine Chapsal, suite à l’exclusion de celle-ci. Elle est notamment l’auteure de la célèbre qua-drilogie romanesque dont le premier tome est La bicyclette bleue, le dernier volet Noir tango étant paru plus tard. Ce grand succès populaire (plus de dix millions d’exemplaires vendus) a été adap-té en série télévisée en 2000 (avec Laetitia Casta dans le rôle de l’héroïne Léa Delmas). À titre personnel, elle est membre du Comité d’honneur de l’Association pour le Droit de Mou-rir dans la Dignité et cosigne en 2009 un texte réclamant la dépénalisation de l’euthanasie. Son dernier ouvrage, paru en 2012, s’intitule Toutes les femmes s’appellent Marie (Editions Hugo & Cie).Les auteurs  prennentla parole...
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Interview
’est avec beaucoup de plaisir et d’émotionBB :Oui. Un auteur m’a même dit, récemment, C que je me suis rendu fin décembre 2012 auque cette revue se devait d’exister car elle était « domicile parisien de la marraine de notredémocratique » ! revue, Régine DEFORGES, pour parler, discuter RD :C’est vrai ! Tout-à-fait, tout-à-fait. avec elle de notre passion commune : l’écriture. Ce que vous allez lire est la retranscription deBB :Vous avez vous-même été éditrice parle pas-cette discussion àbâtons rompus où l’auteure sesé. Comment s’opérait le choix de vos auteurs ? livre avec beaucoup de sincérité et de pudeur. RD :Je recevais les manuscrits par la poste, je les li-Nous avons rendez-vous en fin d’après-midi. sais tous et je mettais de côté ceux qui me semblaientMalgré la bruine pénétrante et le froid, ce quar-intéressants mais il y avait beaucoup de déchets et tier de Paris (Saint-Germain, Odéon) est toujours puis après une deuxième lecture, je demandais à voir magique, magnifique. C’est le quartier des ar-l’auteur, puis on se rencontrait. tistes, des écrivains, des peintres… J’arrive pile à l’heure. Je n’avais jamais rencontré Régine DE-BB :Vous dites que vous ne reteniez pas beau-FORGES auparavant. Nous n’avions eu que descoup d’ouvrages. Mais au fond, pour vous, c’est échanges téléphoniques.quoi un bon livre ? L’accueil est courtois puis très vite chaleureux. RD :Un bon livre, c’est un livre que l’on ne lâche pas. L’appartement est tel que je l’avais imaginé. Spa-cieux, des livres et des tableaux partout, des lu-BB :Alors cela n’a rien à voir avec la « qualité de mières douces et indirectes…Mes pas font cra» ?- l’écriture quer le parquet. Du vrai parquet. Puis mon hôtesse RD :Si bien sûr ! Si c’est trop mal écrit, si c’est bour-me propose de prendre place sur un gros fauteuil ré de fautes de français et d’orthographe…ça vous dans lequel je m’enfonce confortablement. Après tombe des mains mais un livre qui se tient entre les qu’elle m’ait offert une tasse de thé, je mets mon deux, sur lequel on peut demander à l’auteur de retra-dictaphone en marche… vailler… faut y aller ! Bernard BEKA :Madame DEFORGES, tout BB :Quels types de livres receviez-vous ? d’abord merci de votre intérêt pour « Les parta-geurs d’émotion ». Comme vous le savez, notreRD :A l’époque, c’étaient des romans érotiques. magazine poursuit deux objectifs : donner la pa-BB :Ah oui, eh bien cela aussi c’était plutôt « gon-role aux auteurs indépendants et ouvrir à nos lec-flé » ! teurs la possibilité de ne pas être dans la pensée RD :Ah ça ! (rires) Et j’en ai édité, je ne sais plus, une unique en découvrant des textes qu’ils ne liront soixantaine, une centaine…J’étais alors la première à pas ailleurs. Quand je parle de « pensée unique », éditer ce genre d’ouvrage, j’ai « essuyé les plâtres » ! je veux dire qu’aujourd’hui, ce sont les médias qui nous expliquent comment nous habiller, comment BB :En France, il y a plusieurs millions d’auteurs manger et ce qu’il faut ou ne faut pas lire. Ce sont amateurs. Je dis « amateur » mais ils préfèrent en « toujours les mêmes » que l’on voit et que l’on général le qualificatif « indépendant » car « ama-entend. Que pensez-vous de notre initiative ? teur » est devenu trop péjoratif. A l’origine c’est Régine DEFORGES :Oh, eh bien, elle est « culottée »un très joli mot qui veut dire en latin « celui qui et c’est d’ailleurs parce que je trouve votre démarcheaime », c’est comme ça. Pourtant, malgré ce juste et sincère, parce que des textes d’auteurs indé-nombre important d’auteurs indépendants, les pendants, c’est déjà beaucoup, lutter contre la « pen-principaux médias ne s’intéressent pas à nous (je sée unique » c’est un dur combat qui vaut la peinem’inclus dedans ayant moi-même écrit deux ou d’être mené, que j’ai accepté de devenir la marrainetrois ouvrages). Nous n’avons pas « voix au cha-de votre revue. Si la pensée est unique, ce n’est paspitre », pas de radio, pas de journaux (à part de intéressant car il n’y aura plus que des œuvres com-temps à autres la presse régionale) et pas de télé. plètement formatées sans aucune originalité.Avez-vous une explication à cela ?
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Régine DEFORGES
RD :C’est parce que les médias ne parlent que de ce dont on parle ! Vous n’avez qu’à voir, dans les hebdos, ils parlent tous de la même chose, la même semaine. Je suis d’accord avec vous, c’est agaçant, c’est lassant. Ils n’aiment pas prendre de risques. Ils pensent que s’ils parlent de tel « truc », ils auront un minimum de lecteurs.
BB :Mais alors, et ces millions d’auteurs qui sont aussi des lecteurs de ces hebdos seraient au contraire ravis qu’on parle enfin d’eux !
RD :Oui, je sais bien… Ils ne font pas leur boulot… C’est-à-dire qu’ils ne veulent pas prendre de risques…
BB :Pensez-vous que le monde de l’édition a changé et si oui qu’elle est votre analyse ?
RD :En fait, il s’est féminisé. Il y a beaucoup plus de femmes éditeurs qu’il n’y en a jamais eu mais qu’ilait changé en profondeur, non. Non parce que tous les éditeurs sont à la recherche de « coups » ! Un bon coup, un truc qui va marcher. Très peu suivent une ligne avec un type de collection précis.
BB :On a quand même le sentiment que les grands éditeurs ne prennent pas de risques et qu’ils n’éditent que les noms connus.
RD :Non, ce n’est pas vrai. Ce sont des idées re-çues. Non, non, ils prennent aussi des risques. Il y a beaucoup de premiers romans édités par les grandes maisons d’édition. Simplement ils ne le clament pas forcément sur les toits !
BB :Et le chemin pour se faire éditer par ces grandes maisons d’édition ?
RD :Le même que celui que vous connaissez. Soit par la poste, soit vous avez un ami écrivain qui va re-mettre le manuscrit à un directeur de collection mais si l’ouvrage n’est pas bon, il ne sera pas pris, même si c’est présenté par Camus…
BB :Il y a quelques temps, j’avais un ami qui tra-vaillait pour un grand éditeur et qui me disait que cette maison recevait deux cents à trois cents manuscrits par jour, que bien sûr, la lecture était impossible et qu’au bout de deux mois, l’auteur recevait un courrier comme quoi son livre, bien qu’intéressant, n’avait pas été retenu.
RD :Oui, mais en France tout le monde écrit. Tout le monde a un manuscrit qui traîne dans un tiroir.
BB :Pourtant le talent n’appartient pas qu’à une certaine élite.
RD :Bien sûr que non ! Le talent est partout mais c’est assez difficile de le dénicher dans ce magma… Vous savez quand vous lisez dix manuscrits qui vous sont tombés des mains, le problème c’est qu’hélas, le onzième a peu de chance de retenir votre attention. Il y a la lassitude du lecteur qui se fatigue, qui n’en peut plus des histoires mal écrites, pleines de fautes, inintéressantes… Il faut comprendre !
BB :Alors cela veut dire qu’il n’y a pas que le talent mais qu’il faut aussi compter sur le facteur chance ! Je veux dire être lu par la bonne per-sonne au bon moment !
RD :Oui. Ce facteur existe. Voilà pourquoi il faut en-voyer son ouvrage au plus grand nombre de grands éditeurs possible.
BB :Quels conseils donneriez-vous alors à nos lecteurs / auteurs pour que leurs livres soient lus par les personnes ayant cette charge dans les Co-mités de lecture au delà des dix premières pages ?
RD :D’abord proposer un manuscrit propre. Pas ra-turé dans tous les sens, pas écorné. Il ne faut pas que l’on voit qu’il ait fait le tour de toutes les maisons d’édition. La présentation d’un manuscrit est très im-portante. Pas de livre écrit manuellement, personne ne le lira.
BB :Pensez-vous que l’ouvrage doive être préala-blement corrigé par un professionnel ?
RD :Pourquoi pas si vous en avez un sous la main mais ce n’est pas une obligation. Il y a des gens qui ont des tours de plume qui sont les leurs et il ne faut pas y toucher.
BB :un peu de vous maintenant, chère Parlons Régine DEFORGES. Qu’est-ce que l’écriture vous a apporté ?
RD :La liberté, rien que ça ! Je suis devenue écrivain parce que j’adore lire. Je ne pensais pas du tout que je deviendrais un écrivain puisque j’aimais les livres des autres. Je n’étais pas à la hauteur si vous voulez. Il a fallu que j’aie l’incident du « cahier volé » quand j’avais quinze ans pour que je me jette là- dedans, pour que je me prouve à moi-même que je pouvais mettre le mot « fin » au bas d’une histoire. (NDLR «le
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Interview
cahier volé », 1978, Editions Fayard. Roman en par- onvous humilie trop, il y en a qui se mettent à genoux tie inspiré de l’enfance de l’auteure). On a volé monet qui pleurent et d’autres qui font face, ce qui a été journal intime quand j’avais quinze ans. Il a été lu surmon cas. J’ai eu beaucoup de chance. Beaucoup la place publiqueet mes déboires avec la police ont de chance de réussir, oui, et puis parce que réagir commencé à ce moment- là. C’est quelque chose qui comme ça était dans ma nature… Je suis un lion/ m’a beaucoup marqué. Le fait d’avoir réussi à mettre scorpion alors… (rires) et puis de réussir par l’écri-le mot « fin » au bas de mon premier livre a été pour ture, par le livre… Ça, c’était une vraie victoire. moi une grande victoire. BB :On dit pourtant des scorpions qu’ils ont un BB :Vous avez utilisé le mot « liberté ». De quoi côté « auto destructeur » ! vous êtes- vous libérée ? RD :Oui Bernard, vous avez raison, j’ai ce côté-là. Je RD :Je me suis libérée de la peur que l’on me vole ne le revendique pas… Je le subis, c’est comme ça. ce que j’écrivais… Que l’on me le fasse brûler, ce qui avait été le cas précédemment. Vu le contenu de mesBB :Notre petite discussion à bâtons rompus se textes, j’avais peur qu’on me les prenne, qu’on metermine. Une dernière question sur votre prochain les arrache physiquement je veux dire … Oui, oui. Ceouvrage. Vous allez donc publier vos mémoires ? texte a été le départ pour moi. Plusieurs éditeurs me RD :Effectivement. Mes mémoires sortent en mars/ l’on demandé et j’ai choisi celui qui me proposait le avril 2013. Cela a été un travail extrêmement intéres-plus d’argent (rires). sant mais alors là, pour le coup, véritablement auto BB : Aprèstoutes ces années de succès mais destructeur ! J’avais fini par oublier à quel point ce aussi de démêlés divers et variés, notamment que j’avais vécu à certaines périodes était difficile… avec la Justice, quel est le regard que vous portez et à quel point on est seul… toujours seul. aujourd’hui sur tout cela ? BB :Et le fait d’écrire tout cela, de vous replonger RD :Un regard amusé. Là je viens de terminer mes dedans, c’était un exutoire ? mémoires et je me rends compte que je l’ai échappé belle bien des fois. J’ai eu beaucoup de chance, queRD :Non ce n’était pas un exutoire. J’avais décidé de c’était difficile et si c’était à refaire… je pense que jesigner un contrat pour écrire mes mémoires, j’écris n’aurais pas la force. Je ne recommencerais pas àmes mémoires ! C’est tout. Mais véritablement je ne être éditeur en tous cas (condamnation pour outragespensais pas alors que ce serait si difficile même si, aux bonnes mœurs, privation de ses droits civiques.encore une fois, l’écriture de ce livre est à mon initia-NDLR). Vous ne pouvez pas savoir comme cela a été tive. J’en ai parlé à plusieurs éditeurs. Certains édi-terrible : la misogynie, la mesquinerie, la bêtise… J’ai teurs m’on fait des propositions, j’ai accepté celle de eu droit à tout ! Robert LAFFONT et voilà ! BB :Oui, je comprends et pour tout vous dire, c’est BB :Merci Régine pour ce moment rare, précieux, tout cela qui m’a poussé à vous demander d’être passé ensemble et... la marraine de notre magazine et à vous rencon-RD :Oh, Il y en aura d’autres ! trer aujourd’hui. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de courage et beaucoup d’envie de « casser les BB :Avec plaisir.moules ». C’est ce que j’essaie de faire moi aussi, à mon plus petit niveau et sans les mêmes enjeux sociétaux que vous. RD :Oh vous savez, le courage on sait qu’on en a quand on est au pied du mur. Avant… On ne sait pas ! BB :C’est-à-dire qu’il n’y a pas de courage quand on n’a rien à perdre. RD :Oui et on réagit bien ou non selon les cas. Quand
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Tribune libre...
Le magazine « Les partageurs d’émotion » est un espace de liberté où chacun peut s’exprimer sur les sujets relatifs à l’écriture et à la lecture. Amis auteurs, lecteurs, cette rubrique est la vôtre.
Dans ce livre, on apprend à aimer la vie malgré tout et ne pas baisser 'ai eu une vie mouvementée les bras...JAMAIS !Pour financer ce livre, j'aiparticipé à des émissions Jsur france 2 et enfin "attention à la marche" où j'ai gagné 4000 euros qui, je pense, m'a propulsée de télé comme "ça passe ou ça trappe" sur NRJ12 puis "ça se discute" dans le plaisir des mots afin d'oublier mes maux. J'ai été pla-afin de payer les éditions du Panthéon !!! Être éditer c'est un parcours cée en famille d'accueil à l'âge de du combattant, mais je ne laisse pas tomber et tout en gardant la force, deux ans. Dans cette famille j'ai su-la motivation, je contribue à faire connaître mes livres. Le plus dur pour bis des humiliations, des douches moi c’est de voir tous ces éditeurs qui vous demandent des sommes froides… Sans cesse réduite à un énormes et à la finale j'ai été bien déçue des éditions du Panthéon (mais individu sans cervelle. J'ai com-ils ne sont pas les seuls) qui n'ont jamais pris la peine de faire la promo mencé à écrire à l'âge de douze de mon livre. N’est-ce pas le problème de tous ces éditeurs à compte ans. J'ai participé à des concours d’auteur ? de poèmes et sur, je ne sais plus combien de participants, prove-J'ai donc contacté moi-même des revues telles que «France dimanche» nant d’une centaine de pays, j’ai où j'ai eu une double page avec Danielle Evenou. J’ai aussi bénéficié terminé seconde ! Ce jour-là j'étais d’un article dans « Closer ». fière de moi. Après des études en J'ai versé, sur la vente de mon livre "Ephelides", un chèque au restos du sanitaire et social,je suis devenue cœur. Je suis égalementapparue pour cela sur le DVD de sol en si il y a maman de deux enfants : Tylan et trois ans : "les grands gamins" dans les bonus. Teeven. A mes heures perdues, afin d'oublier le stress ou faire ressor- Jem' engage dans diverses associations caritatives auprès de person-tir des choses qui sont en moi, jenalités célèbres, car j'aime donner et ouvrir mon cœur . peins. Cette passion alterne avec Je restefragile, douce, émotive et dans mes écrits je propose des aven-l'écriture lorsque j'ai le problème tures humaines, des dictons, des mots remplis de combats à découvrir. de « la page blanche ». Mon prochain livre "l 'œil écoute les mots" espère un éditeur digne de Arrivée dans le sud depuis trois ce nom. Ce livre conte l’histoire d'une femme qui cherche à comprendre ans avec mes enfants, jetravaille pourquoi son cœur bat si vite sans explication à n’importe quel moment. auprès de personnes âgées en fin On y découvre une maladie, des solutions…puis cet homme près d'elle de vie, enfants ou personnes han-si mystérieux et qu'elle ne voit pas. On comprend ce qui les unis tous les dicapées à domicile. deux pour le meilleur et pour le pire. J'ai auto publié un recueil de J' entretiens tous les jours ma page facebook «Proust éphelides poèmes» poèmes "les coulisses de l'amour". où chaque jour, le nombre d’abonnés augmente et ça me fait chaud au J'ai, parla suite, publié aux éditionscoeur tous ces messages ! du Panthéon un livre auto biogra-J'ai reçupleins de messages de personnalités lors de différents salons phique "Ephelides" où je raconte du livre : Charlotte Valendray, ou encore Danielle Evenou…. ce que j'ai subi en famille d'accueil (le silence, les coups, un viol de huitPour finir, sachez que mon nom de famille est PROUST ! Je pensais que années, le suicide de mon frère,ce nom était « prédestiné », eh bien pas mal d’éditeurs m’ont demandé quelques bonheurs aussi).de prendre un pseudo !!! France quand ta culture fout le camp.
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