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Tête carrée

De
24 pages

Nouvelle : Paul Tendrebrun ne vivra pas son âge naturel ainsi en a décidé un gros gaillard à l'air sérieux et à la tête carrée.

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Ajouté le : 15 mai 2014
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Tête carrée. Tout commença, le matin où il se coupa la joue avec son rasoir. Un matin comme tous les autres, une soirée pas comme les autres. Comme il en avait l’habitude, Paul s’habilla avec des gestes rapides et désordonnés. Il acheva de nouer sa cravate comme il l’avait fait des milliers de fois. Maintenant qu’il était habillé, Paul Tendrebrun ressemblait au parfait Monsieur Toutlemonde.Il contempla une dernière fois son reflet dans l’immense miroir de l’armoire qui occupait tout un pan du mur de sa chambre avant de s’adresser un clin d’œil et un petit signe de la main complice suivit d’un immense sourire. Satisfait de lui, Paul détourna le regard sans se départir de son sourire tout en tournant son corps. L’instant d’après, il enjambait le corps de sa femme gisant en boule sur le sol. - Ace soir chéri lança-t-il avec un léger accent narquois en claquant furieusement la porte de l’appartement faisant trembler de peur les rideaux de l’appartement. & Une fois sa journée de travail d’employé de banque dans une succursale pouilleuse d’un quartier pouilleux, Paul Tendrebrun rentra chez lui comme il en avait l’habitude du lundi au vendredi. Ses narines furent tout de suite assaillies par une odeur suspecte de cuisine. Une grimace de dégoût déforma aussitôt les traits de son visage. En avançant dans le couloir silencieux, les odeurs de cuisine furent progressivement remplacées par d’autres. Des odeurs de bébé en tout genre avec une dominante «couche culotte pleine de popo». Le cœur au bord des lèvres, Paul se rendit directement dans le salon qu’il traversa d’un pas rapide avec l’intention d’ouvrir lafenêtre pour chasser ces odeurs qu’il ne supportait plus. Il resta immobile à respirer l’air extérieur devant la fenêtre grande ouverte avant de dénouer sa cravate d’un geste las puis le bouton du col de chemise. En se retournantson pied heurta un camion en plastique jaune, un jouet d’enfant d’Harold son fils de sept mois. Il faillit tomber mais un moulinet des bras complétement désordonné lui permit de retrouver l’équilibre. Il se mordit les lèvres pour ne pas jurer. Puis tel un footballeur à l’apogée de sa gloire, il donna un grand coup de pied dans le camion en plastique. Léger comme l’air, le jouet s’envola pour finir sa course dans le couloir. « But » hurla mentalement Paul visiblement satisfait de son exploit. Après ça, il se mit en quête de débarrasser le canapé en velours de son fatras de peluches, de vêtements de bébé avant de laisser tomber son corps dessus. Dans le silence quasi monacal du salon, il laissa passer les secondes les yeux rivés sur le plâtre du plafond en tentant de s’extraire de son quotidien qui lui donnait de plus en plus souventnausées et indisposition en tout genre. Surtout depuis l’arrivée du bébé. En vain. Les fissures du plâtre qui attendaient patiemment d’être colmatées depuis leur aménagement le ramenaient inévitablement sans qu’il ne puisse se l’expliquer aux fissures de sa propre vie dont il n’avait pas réellement conscience. Il poussa un long soupir avant de fermer les yeux. La pièce disparut pour laisser la place à une rêverie qui l’amena dans la chambre d’une femme à l’allure distinguée qui prenait soin de son visage, de ses cheveux,
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