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Absolute Destiny, Atlantide

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589 pages
« À l'aube du XXIIIème siècle, alors qu’une formidable mission spatiale vers une planète inconnue se prépare, Mara Desmarez, l’une des meilleures pilotes d’engins spatiaux de son époque, découvre que son fils Luc est atteint d’une grave maladie dégénérative.
Dans l’espoir de trouver dans un autre monde un potentiel remède pour sauver son fils, elle décide d’incorporer la mission Persephone, visant à aller à la découverte de la mystérieuse planète du même nom découverte quelques années plus tôt aux confins du système solaire, et dont un étrange signal radio semble s’en s’échapper.
Parviendra-t-elle à sauver son fils d’une mort certaine, alors même qu’une mystérieuse organisation terroriste met tout en œuvre pour que l’expédition spatiale ne puisse pas partir ?
Au-delà de sa propre famille, cette mission pourrait bien faire une découverte qui changera à tout jamais les croyances et le destin de l’Humanité. »
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Absolute Destiny
Atlantide
“Au-delà de nous et de notre Univers”
Une histoire écrite par Jonathan Hearl Hinger
1Synopsis d’Absolute Destiny, Atlantide :
« À l'aube du XXIIIème siècle, alors qu’une formidable mission
spatiale vers une planète inconnue se prépare, Mara Desmarez, l’une
des meilleures pilotes d’engins spatiaux de son époque, découvre que
son fils Luc est atteint d’une grave maladie dégénérative.
Dans l’espoir de trouver dans un autre monde un potentiel remède
pour sauver son fils, elle décide d’incorporer la mission Persephone,
visant à aller à la découverte de la mystérieuse planète du même nom
découverte quelques années plus tôt aux confins du système solaire, et
dont un étrange signal radio semble s’en s’échapper.
Parviendra-t-elle à sauver son fils d’une mort certaine, alors même
qu’une mystérieuse organisation terroriste met tout en œuvre pour que
l’expédition spatiale ne puisse pas partir ?
Au-delà de sa propre famille, cette mission pourrait bien faire une
découverte qui changera à tout jamais les croyances et le destin de
l’Humanité. »
*PROLOGUE*
Je m’appelle Lergus Heda Na.
2Vous me connaissez, ou peut-être que vous m’avez connu un jour, ou
que vous me connaîtrez dans une autre vie. Et il vaut mieux pour
l’instant que l’endroit depuis lequel j’écris demeure inconnu de vous.
Je rédige cette histoire en l’an 2230 de la Terre, soit deux années après
la fin des longs évènements qui vont vous êtres contés.
Mais cette planète-là, la Terre, existe-t-elle encore au moment où je
m’apprête à vous parler de cette histoire qui s’est déroulée bien avant
maintenant ?
Vous le saurez sans doute, un jour.
Je ne suis pas un ancien habitant de la Terre, et pourtant, l’histoire que
je vais vous raconter concerne une race dont je ne faisais partie qu’à
moitié. Celle des humains, et des races humaines dont la planète
d’origine était bien celle que l’on nommait la Planète Bleue.
On disait qu’un jour arriverait l’Âge d’Or de l’Humanité.
Mais quelle civilisation humaine ? Celle qui naquit sur la Terre voilà
des millions d’années ? Ou peut-être une autre ?
Ce que l’on savait d’eux, en tout état de cause, c’est que l’Âge d’Or de
des humains de la Terre n’était pas encore arrivé, loin de là.
À l’ère du monde moderne, de nombreuses civilisations terrestres
étaient entrées dans les mythes et légendes populaires. Certaines
avaient prospéré, tandis que d’autres avaient failli pour de
mystérieuses raisons. Quoi qu’il en fût, à cette époque, celle-ci existait
toujours. Il fut un temps où l’Homme pointait l’œil vers une simple
pierre pour créer le feu, puis vint l’art du dessin, puis de l’écriture.
Puis enfin, en l’espace de quelques centaines d’années seulement, tout
s’accéléra.
À partir du XIXème siècle, les yeux de leur monde se tournèrent vers
la toute-puissance de la machine à vapeur qui révolutionna l’industrie
humaine, et au-delà, leur mode de vie, à tout jamais.
Quand tout s’accéléra à la fin du XXème siècle avec l’explosion des
technologies numériques, cette fois-là, le tournant n’était plus de
savoir vers où ces humains allaient, mais quand est-ce qu’ils y
arriveraient.
3Mais arriver à quoi donc ?
Tout simplement parvenir à pousser la technologie jusqu’au seuil qui
permettrait à leur Humanité de ne plus seulement pointer leur regard
vers les étoiles, mais d’embrasser l’une de leurs destinées : d’y vivre.
Si la race humaine dominait la Terre, peut-être que d’autres
dominaient d’autres mondes. Si des guerres avaient lieu sur Terre,
peut-être que d’autres se déroulent ailleurs au moment même où vous,
lecteur, vous lirez ces lignes.
C'est donc maintenant que commence l’ultime histoire de l’Humanité.
Mais pas seulement l’histoire de cette espèce-là, celle de bien plus que
cela, au-delà de vos rêves et fantasmes les plus fous, mais aussi de vos
pires cauchemars. Une aventure épique sans limite, dans laquelle la
seule frontière est celle de votre imagination.
Un fantastique périple qui mena la plus incroyable mission spatiale
jamais imaginée par les humains de la Terre aux confins de leur
système stellaire, et qui révéla à ses explorateurs des secrets dont nul
n’aurait pu soupçonner l'existence.
*CHAPITRE 1 – UN AUTRE MONDE*
4Sur une grande planète, quelque part dans l’Univers.
Des millions de petites lumières parsemaient la surface d’une planète
qui ressemblait beaucoup à la Terre. Mais contrairement à l’astre de
l’Humanité, celle-ci était deux fois plus large et était recouverte à près
de quatre-vingts pourcents d’eau. De nombreuses petites formes de vie
lumineuses paraissaient exister partout à l’intérieur de l’un des deux
océans géants qui couvraient une bonne partie de la planète.
D’étranges villes à moitié souterraines surmontaient en grande partie
les continents. À leur surface, de très grands bâtiments de toutes les
formes étaient recouverts de plantes vertes. Leur végétation était en
parfaite symbiose avec leurs cités, au point même qu’il était difficile
de distinguer ce qui était artificiel et ce qui ne l’était pas. Tout était
vert brillant et somptueux. D’étranges créatures à poils gris et à six
pattes étaient surmontées par une forme de vie qui était dissimulée à
l’intérieur d’un halo d’énergie blanche. Les jambes et les bras de cette
étrange entité étaient tendus sur des harnais qui lui permettait de tenir
l’animal. Ce fut comme si un fantôme ou un ange était dissimulé à
l’intérieur de cette lumière.
Soudain, l’animal et son maître stoppèrent face au rebord d’une
cascade qui s’écoulait sur plusieurs kilomètres de profondeurs dans
une pleine multicolores qui était envahie d’une végétation luxuriante.
Plus beau paysage de rêve, il ne pouvait y’en avoir ailleurs. Sauf
peutêtre jadis sur la Terre, à une époque qui n’était plus.
Une seconde créature à six pattes s’avança derrière elle. Cette dernière
était tout autant surmontée par une autre forme d’énergie vivante.
Une voix stridente raisonna dans une langue inconnue.
— Ils sont tous à l’abri maintenant, commença celle qui était le plus
au bord des chutes d’eau et qui apparemment avait senti la présence de
l’un de ses semblables juste derrière elle.
Le timbre de sa voix n’était pas naturel, quelque chose emplissait le
cœur de cet être d’un sentiment dont personne ne voudrait avoir à
souffrir. C’était à la fois la volonté de vivre, de survivre, mais au fond
d’elle-même cette entité de ce monde savait que quoi qu’elle puisse
faire, rien ne changerait plus quoi que ce soit au destin si sombre qui
5l’attendait.
— Oui, mais nous avons perdu le contact avec toutes nos colonies
dans ce système et les autres alentours.
— Et pour la première attaque ?
— Une partie de la population a pu être évacuée juste à temps. Elle a
été transférée en toute sécurité vers la planète refuge principale,
Lordamon. Tout le monde a été accepté. Un territoire nous a été
octroyé.
— Nous sommes sauvés. Notre race est sauve, pour l’instant en tout
cas.
Sans l’ombre d’un doute, cette nouvelle avait réussi à apaiser cet être
de ce monde. L’espoir d’un avenir meilleur pour certains de ses
semblables ne pouvait que rendre moins terne la fin de sa vie. Partir en
paix ? Non, certainement pas, il savait que ce ne serait pas le cas. Mais
au moins, il lui restait cette petite satisfaction pour le soulager un tant
soit peu.
— Certes, mais tout n’est pas encore terminé, nous n’avons pas perdu
la guerre.
— La guerre non, mais toutes les batailles précédentes, nous les avons
toutes perdues. Comment dire à ceux de notre propre peuple restés ici
qu’ils n’ont aucune chance ? Crois-tu que je puisse faire une telle
chose ? Leur ôter tout espoir alors qu’ils espèrent tous que nous
pourrons les faire partir d’ici ?! demanda la première créature qui
scrutait le ciel, toujours au bord de la cascade.
En observant le ciel, on pouvait apercevoir un étrange halo de lumière
orangé tout autour de la planète, comme si un bouclier magnétique
entourait ce monde tout entier. Mais pour le protéger de quoi ?
— Tu sais que nous ne pouvons pas évacuer tout le monde, nous
sommes des milliards, c’est impossible. Nous n’avons plus le temps !
— Je le sais, acquiesça bien malgré elle l’autre créature.
À l’intérieur de son halo d’énergie, elle pouvait observer ce qui se
passait dans le ciel, et au-delà. Elle ressentit un phénomène dans l’air.
Quelqu’un… ou quelque chose, était en train d’arriver.
— Tu vas bien ? demanda la créature juste derrière elle.
6Celle-ci ne répondit pas. Puis après quelques instants, elle annonça la
nouvelle… la pire qui soit.
— Ils sont là … lâcha-t-elle, son cœur serré comme jamais il ne l’avait
été de sa vie.
Elle leva les yeux vers le ciel, n’osant même pas regarder ce qui était
en train d’approcher.
Et justement, dans l’espace, une flotte de milliers de vaisseaux
spatiaux de guerre sphériques, blancs, d’environ un kilomètre de
diamètre chacun, attendait patiemment qu’un avènement se produise.
Et cela arriva.
Brusquement, face à eux en orbite de la planète, une lumière
aveuglante commença à émerger de quelque chose qui n’était pas là
auparavant. C’était une sorte de portail gris blanc scintillant et
tourbillonnant qui s’ouvrit dans l’espace, vers un autre monde.
Quelque chose s’apprêtait à s’introduire dans ce système stellaire …
*CHAPITRE 2 – LA FAMILLE DESMAREZ*
7Pendant ce temps, en Juillet 2221, sur Terre.
C’était un magnifique hôtel au bord de la mer. Un lieu d’une
transcendante beauté.
Cette somptueuse plage de sable fin était d’une extraordinaire
splendeur, un pur paradis terrestre comme il en existait encore peu. Il
s’agissait de la petite île artificielle de Los Gatos, du même nom que
celui d’une petite municipalité de Californie. Son identité lui venait
d’un homme originaire de cette région des États-Unis qui avait eu
l’audace de lancer ce projet titanesque : créer une île au large de la
Floride, État fédéral américain qui fut à l’époque envahi d’industries
aérospatiales et qui avait perdu une grande partie de sa beauté
d’autrefois.
À ce moment-là, la conquête spatiale était fulgurante, au centre de
toutes les autres préoccupations des humains. L’Humanité essayait
tant bien que mal de conquérir ce que ses ancêtres avaient toujours
pensé qu’un jour ils investiraient : les étoiles.
Mais ce n’était pas encore le cas, les autres soleils étaient encore bien
trop loin de la Terre et la plus proche de leur système solaire, Proxima
Centauri, était elle-même éloignée de quelques années-lumière.
Jusqu’au début du XXIIIème siècle, les humains s’attelaient à
s’installer sur la plupart des astres qui étaient les plus proches de la
planète bleue.
Sur cette petite plage de sable blanc, deux personnes étaient occupées
en famille. Mara Desmarez était assise sur une chaise en bois dont les
quatre pieds étaient enfoncés dans le sable après des heures restés à
cet endroit, à moins d’une dizaine de mètres des vagues qui
sursautaient sous un radieux soleil couchant. Elle était en compagnie
d’un petit garçon, Luc, son fils. Celui-ci était assis juste sur sa gauche,
et les deux s’affairaient sur une toute petite table, également en bois.
Mara était née à la fin du XXIIème siècle, en l’an 2192. Elle était âgée
de vingt-neuf ans, blonde, les cheveux très soyeux et longs. Celle-ci
faisait environ un mètre soixante-quinze. Ses magnifiques yeux gris
auraient rendu fou amoureux n’importe quel homme… et justement,
elle n’était pas seul !
8Elle était la fille du scientifique Edward Philip Desmarez, de
renommée internationale. Sa famille était connue depuis des décennies
comme une lignée de savants qui travaillaient dans divers domaines de
recherches de pointe. Son père était notamment responsable,
officiellement, d’un programme de recherche civil lié aux ElectroMed
(une technologie de régénération cellulaire très avancée) et travaillait
dans une zone militaire secrète qui était située quelque part en Alaska.
Officieusement, il était affilié au programme « Morguez », un projet
ultrasecret dont la zone de déroulement des opérations fut classifiée
top secrète, et donc inconnue de tous. Mais nul ne savait exactement
de quoi retournait ce mystérieux projet gouvernemental qui demeurait
au XXIIIème siècle un mystère aussi grand que ce qui pouvait bien se
passer dans la très célèbre Zone 51. Ce projet visait, officiellement, à
sonder les plus profonds secrets de l’esprit humain sans que quiconque
ne sache exactement ce dont il s’agissait.
Contrairement à son frère Alexander qui avait intégré Harvard, ainsi
que l’ensemble de sa famille, Mara se prédestinait depuis déjà très
jeune à voyager dans l’espace. Elle rêvait depuis toujours de pouvoir
rejoindre la colonie martienne qui était déjà largement développée à
l’époque de cette histoire.
Mais son père fut toujours très réticent à l’idée qu’elle puisse un jour
partir dans le cosmos, lui indiquant à plusieurs reprises qu’elle n’était
pas prête, sans que celle-ci ne sache vraiment quelle signification
avaient ces mots.
En l’an 2219, elle sortit major de sa promo qu’elle avait intégré au
sein de l’ISU (International Space Union), l’organisation responsable
de toute la conquête spatiale humaine qui était née de la fusion de la
NASA et des autres agences spatiales internationales. L’établissement
principal se trouvait à Cap Canaveral. La jeune femme était
considérée comme la meilleure pilote de navettes spatiales G.S.G.
(Ground Space Ground) : les premières classes de vaisseaux spatiaux
qui étaient capables d’atterrir sur Terre et d’aller dans l’espace sans
nécessité de lanceurs spatiaux. La même année, elle se fiança avec son
époux dont elle avait fait la connaissance lors de ses études : Clark
9Eastwood. Ensemble, ils eurent un enfant, un fils, au cours de l’année
2215.
Mara observa dans le ciel bleu l’espace d’un court instant. Il était
magnifique. Aucun nuage ne survolait la zone sur des centaines de
kilomètres carrés. Une petite lune était même visible en pleine
journée.
Un petit objet lumineux s’élança rapidement à travers l’espace : c’était
probablement encore un des autres nombreux satellites qui tombaient
régulièrement dans l’océan, comme tous les plus anciens.
Tout autour de la Terre, ce fut à cette époque près d’un million de
satellites qui avaient envahi le cosmos. Autour de la Lune, près de
cinq-cents, et en orbite de Mars plus de cent-mille.
Très loin de là, de l’autre côté de la mer, on pouvait apercevoir le
centre de lancement de Cap Canaveral à une soixantaine de
kilomètres, sur la côte. Mais à cette distance, il paraissait minuscule.
Un nouveau vaisseau venait encore de décoller, ce qui fit que le fils de
Mara fut rapidement déconcentré par ces décollages aléatoires.
— Luc, concentre-toi s’il te plait ! lui demanda-t-elle en fronçant les
sourcils, agacée que même sur cette petite île isolée, il n’y avait pas
moyen d’être hors de portée du bruit généré par les engins aériens et
spatiaux.
Un livre d’astronomie entièrement transparent pour les plus jeunes
enfants était grand ouvert sur la petite table. Un hologramme affichait
l’ensemble des planètes du système solaire. La colonie sur Europe,
ainsi que Jupiter autour de laquelle elle orbitait, étaient toutes les deux
mises en avant. Alors qu’elle essayait tant bien que mal de lui
apprendre des informations sur l’astronomie et l’histoire spatiale, Luc
fut de nouveau déconcentré par un autre engin qui venait de s’envoler
et qui laissa derrière lui une très longue traînée blanche qui s’élançait
vers le ciel.
— Maman, je croyais que la base ne servait plus à envoyer des
vaisseaux ? Tu m’avais dit que c’était terminé, fit-il remarquer.
Apparemment, une information lui avait échappé et le petit garçon se
sentit perdu.
10

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