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Subsistances. 1816. [Signé : Toulot.]

De
12 pages
Coquet (Dijon). 1817. In-8° , 12 p..
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SUBSISTANCES.
1816.
Se trouve,
A DIJON, chez COQUET, Libraire,
Pour être toujours en état de mettre ses troupes
en mouvement au premier signe , FRÉDÉRIC
entretenoit dans ses places, des magasins considé-
rables de grains , que dans les temps de disette il
ouvroit à ses peuples.
Monarchie prussienne, tom. 1er, pag. 163.
VUES GÉNÉRALES
SUR la nécessité de faire des achats
de grains à l'étranger pour parer
à l'insuffisance de la récolte de
1816.
Il est rare que l'on songe à seprécautionner
contre la disette quand on est dans
l'abondance.
EN récapitulant ce qui a été écrit et ce qui
s'est fait depuis un certain laps de temps dans
les momens de pénurie sur les subsistances,
on ne trouve rien d'applicable aux circons-
tances actuelles ( 1 ).
Nous sommes dans un état de choses qui
sort des règles ordinaires.
(1) Les économistes et leurs antagonistes ont tous
donné dans des extrêmes , témoin ces écrits sans
nombre qui ont paru depuis 1770 , époque de l'espèce
de guerre qui s'est élevée entre ces deux sectes. Chaque
parti, il est vrai, a fait sur cet objet , jaillir des idées
lumineuses, et il seroit à désirer que quelqu'un d'ins-
truit dans la science économique , fît une analyse rai-
sonnée et impartiale de tout ce qui a été écrit et dit de
, raisonnable pour ou contre.
( 4 )'
Depuis vingt- cinq ans, là France a été
menacée trois ou quatre fois de disette 5 le
mal n'étoit que local, même en France : mais
aujourd'hui il y auroit impéritie de la part
de l'administration, de se dissimuler que le
mal est général sur tout le continent, en.
Angleterre, en Ecosse, en Irlande, et même
sur les Côtes africaines.....
On doit ajouter pour la France, que, ce
qui aggrave encore sa situation , ce sont les
consommations forcées et extraordinaires
auxquelles ont donné lieu deux invasions
successives., en 1814 et 1815, des armées
étrangères coalisées ; de sorte qu'à l'époque
de la récolte de 1816, laquelle présente un
déficit de plus de moitié , comparativement
à une bonne année, il ne restoit presque
plus de grains provenans des précédentes
récoltes.
Cependant, au milieu de cette crise, il
faut s'occuper de suite des moyens assez ef-
ficaces pour y porter un remède salutaire.
On voit que par-tout en France la crainte
de la disette fait proposer des expédiens pres-
que tous hors des mesurés ordinaires. On
oublie qu'en général toute opération public-
que sur les blés est délicate, dispendieuse et
même dangereuse.
Ici, l'autorité locale entrave le commerce
des grains par de fausses mesurés
Là, la crainte de manquer donne l'idée
de former des magasins de réserve ; cette
crainte se communique, l'impulsion se fait
sentir aux extrémités , la terreur devient gé-
néralé, et que n'a-t-on pas à redouter quand

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